Magazine Le Mensuel

Nº 3070 du vendredi 7 octobre 2016

Une journée avec

Rony Araygi. Un gentleman

Rony Araygi.

De la gentillesse, du respect et une disponibilité à toute épreuve, qui cachent une grande fermeté et beaucoup de rigueur, sont les principales caractéristiques de Rony Araygi. Récit d’une journée avec le ministre de la Culture.

8h30 Petit-déjeuner en famille
Un moment sacré pour le ministre de la Culture qui tient à prendre son petit-déjeuner en compagnie de son épouse Wadad et sa fille Nadine. Le téléphone n’arrête pas de sonner. Tout le monde politique est secoué par la réunion qui a eu lieu la veille à Bnechai, entre Sleiman Frangié, le chef du courant des Marada,  qu’il représente au gouvernement, et Saad Hariri. Gentiment, avec beaucoup de patience, Rony Araygi répond sans un mot de trop.

 

 

 

 

 

 

9h Départ sans convoi     
Il s’installe dans sa jeep avec son chauffeur uniquement. Les bodyguards, les convois, les klaxons, les sirènes, ce n’est pas pour Rony Araygi. D’une grande discrétion, il n’aime pas déranger les gens. Le premier appel de la journée est réservé à ses parents. Il parle tour à tour à sa mère et à son père, avant de poursuivre ses coups de fil. En voiture, il peaufine un discours.

 

 

 

 

 

 


9h30 Au bureau, sans protocole
Bien qu’il dispose d’un bureau au ministère de la Culture, souvent, il se rend à celui de la DG des Antiquités. Plus d’une douzaine de rendez-vous sont fixés. Des citoyens qui viennent présenter leurs doléances, des associations demandant un parrainage, des fonctionnaires qui lui présentent des documents à signer. Il n’hésite pas à appeler lui-même les fonctionnaires ou les ministres pour faire avancer les dossiers. L’ambiance est décontractée, peu formelle et sans protocole.  

 

 

 

 

 


9h40 L’appel du bonheur
C’est sa fille Nicole qui l’appelle de Paris. Lui parler uniquement ne lui suffit pas. Il doit la voir sur son écran-téléphone via l’application Facetime. La famille est ce que Rony Araygi a de plus précieux. Certains le trouvent excessif, mais lui ne peut s’empêcher d’appeler sa fille au moins deux à trois fois par jour. Après ce court intermède, il reprend ses réunions. Il étudie des documents avec ses collaborateurs, interrompu par le téléphone qui n’arrête pas de sonner. Jamais il ne décline un appel.

 

 

 

 

11h30 Réunion aux Finances
En compagnie de ses directeurs généraux, de ses conseillers et du président du Conservatoire national de la musique, Rony Araygi se rend au ministère des Finances, où une réunion avec le ministre Ali Hassan Khalil est prévue. Comme à chaque déplacement en voiture, Araygi est au téléphone.

 

 

 

 

12h30 Retour à la DG des Antiquités
Le ministère ressemble à une ruche. Il y a des moments où l’on se retrouve à plus de dix personnes dans le bureau ministériel. C’est un va-et-vient incessant. Un journaliste de la LBC (Lebanese Broadcasting Corporation) recueille une interview express du ministre, concernant la visite, la veille, de Saad Hariri à Bnechai, où il a rencontré Sleiman Frangié.

 

 

 

 

 


13h45 Une visite inattendue
L’ancien ministre des Marada, Youssef Saadé, un ami d’enfance à Rony Araygi, effectue une visite surprise au ministre de la Culture. La discussion tourne autour de la visite de Saad Hariri et de ses retombées sur la scène locale.

 

 

 

 

 


14h15 Le point avec les collaborateurs
Dernière mise au point avec son équipe avant de se rendre à l’Aéroport international de Beyrouth (AIB) pour accueillir Michaëlle Jean, secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif).

 

 

 

 

 

 

 

 

 


14h Déjeuner sur le pouce
Le ministre de la Culture a à peine le temps d’avaler un sandwich. Le programme de l’après-midi est chargé.

 

 

 

 

 

 

 

 

15h Arrivée de Michaëlle Jean
Le ministre de la Culture accueille Michaëlle Jean et la délégation. Plusieurs personnalités sont présentes à l’aéroport, notamment le président de la municipalité de Beyrouth, Jamal Itani. A 16h, le convoi quitte l’aéroport mais la journée de Rony Araygi n’est pas pour autant finie. Une réunion est prévue avec la secrétaire générale de l’Oif, ainsi qu’une visite du Musée national, une autre du musée MIM, suivies d’un dîner… La journée est encore longue, mais Araygi ne se départit ni de son sourire, ni de son amabilité.         

Joëlle Seif 

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