Magazine Le Mensuel Actualité Economique Politique et Lifestyle
Logo

Nº 3083 du vendredi 3 novembre 2017

Holy Lebanon. Une app’ dédiée au tourisme religieux au Liban
Nour Farra-Haddad a conçu une application très riche dédiée aux lieux saints, chrétiens comme musulmans, présents sur le territoire. Elle lance un appel aux dons sur une plateforme de crowfunding,…
Exclusif: Le rapport du Synaps. Les déchets   une bombe à retardement
Un rapport d’un centre de recherche, le Synaps, met en exergue le danger sur la santé publique que constitue le dossier des déchets au Liban. Magazine a recueilli en exclusivité…
Kurdistan. Quel sort pour les banques libanaises?
Les banques libanaises opérant au Kurdistan irakien ont peu de soucis à se faire. Ce n’est pas la première fois qu’elles sont confrontées à des complications et à des imprévus…
Location. Le commercial n’échappe pas à la crise
Des centaines de milliers de mètres carrés commerciaux sont à louer à Beyrouth. Selon les experts, le problème de l’immobilier commercial réside dans l’inadéquation entre les loyers demandés et la…
Roads for life. Sauver des vies
Pour que la mort de Talal, ce jeune homme de 17 ans fauché par une voiture alors qu’il allait à l’école le 19 octobre 2010 ne soit pas dénuée de…
Françoise Nyssen, ministre française de la Culture: Un pont culturel privilégié entre la France et le Liban
Troisième manifestation la plus importante après celles de Paris et Montréal, Beyrouth accueille du 4 au 12 novembre la 24e édition du Salon du livre francophone. Il sera inauguré par…
Sqwirl Lab. La start-up qui fabrique des start-up
Sqwirl Lab est le premier laboratoire de start-up à Beyrouth. Ici, les idées naissent, sont testées et développées avant leur lancement afin de maximiser leurs chances de réussite. Explications avec…
Deir Ezzor. Les tribus au cœur d’enjeux géopolitiques
Situé dans l’est de la Syrie, Deir Ezzor se trouve dans le prolongement stratégique de l’Irak, englobant ainsi les deux «wilayat» de l’Etat islamique d'al-Khair et de la Badia. Cette…
Rindala Jabbour. Journalisme et politique deux faces d’une même médaille
Journaliste, membre du bureau politique du Courant patriotique libre, présidente du Syndicat des employés de l’audiovisuel, candidate du CPL pour la circonscription de Rachaya-Békaa-ouest aux prochaines élections législatives, Rindala Jabbour…
Éditorial
La perception compte que la réalité

La première année du sexennat du général Michel Aoun, élu le 31 octobre 2016 après deux ans et demi de vacance à la première magistrature de l’Etat, vient de s’achever. Partisans et détracteurs du mandat avancent des bilans tellement contradictoires qu’on a l’impression qu’ils ne parlent pas du même pays. Les fidèles du chef de l’Etat égrènent une longue liste de «réalisations», qui n’auraient pu être concrétisées sans la présence, au palais de Baabda, d’un «président fort». Les réussites du mandat vont de l’adoption d’une nouvelle loi électorale introduisant le mode de scrutin proportionnel et le vote des émigrés, à la bataille de l’«Aube des jouroud», qui a permis la libération, par l’armée libanaise, du territoire des groupes terroristes, en passant par les nominations administratives, militaires, sécuritaires, diplomatiques et juridiques, bloquées depuis des années. Au crédit du chef de l’Etat, également, le renforcement de la sécurité préventive, qui a épargné au pays de nombreux attentats, la condamnation à mort d’Ahmad el-Assir et d’autres extrémistes, dont les procès avançaient au ralenti à cause de l’absence d’une volonté politique. Sur le plan économique et social, les partisans du mandat soulignent le vote du budget 2017, après 12 ans de dépenses selon la douzième provisoire – qui autorise toutes sortes d’abus –, et l’adoption de l’échelle des salaires dans la fonction publique, qui renforce le pouvoir d’achat de dizaines de milliers de familles. Dans le bilan des contempteurs du mandat, ces «réalisations» ont cédé la place à une interminable liste de fiascos, d’échecs et de défaillances. «L’Etat est en déliquescence», déplore l’ancien Premier ministre Nagib Mikati, qui se livre dans les colonnes de Magazine à un réquisitoire au vitriol contre le pouvoir actuel (voir page 16). Pour les détracteurs du président Aoun, les nominations ne sont qu’un partage du gâteau entre les partenaires de la coalition gouvernementale. Plus qu’une faute, l’échelle des salaires serait un péché, selon eux, car son financement impose des charges et des taxes supplémentaires aux chefs d’entreprises, aux sociétés, à la classe moyenne et les catégories les plus démunies. Le vote du budget n’est en aucun cas une source de fierté, car il s’agit de l’année fiscale écoulée, et déjà le gouvernement a dépassé les délais constitutionnels dans l’examen et l’approbation du budget 2018. De plus, la loi fondamentale votée au Parlement permet de mesurer la gravité du phénomène du gaspillage des deniers publics, avec des centaines de milliards de livres qui partent en fumée entre les administrations publiques, les dépenses inutiles et les fonds secrets (voir page 34). Entre ces deux descriptions antagonistes du Liban, il y a la perception qu’ont les Libanais de leur pays. Rares sont ceux qui ont le sentiment que leur vie s’est améliorée d’une année à l’autre. La tâche qui attend le mandat est tellement titanesque, que les réalisations accomplies, aussi importantes soient-elles, n’ont que très peu pesé dans le jugement que les Libanais se font des conditions et de la qualité de leur vie.


 Paul Khalifeh
   

LES CHIFFRES

News les chiffres
Universités 72 établissements… et ça continue! Comment peut-on combattre le chômage lorsque le nombre d’universités a atteint 72? Ces établissements délivrent des diplômes de fin d’études à des milliers d’étudiants…

Combien ça coûte

L’épilation au laser
Le prix d’une séance d’épilation au laser peut souvent sembler onéreux. Il s’avère qu’à long terme, les tarifs fixés par les professionnels du métier sont d’un excellent rapport résultat-coût. Si…

Bannière
Designed and Developed by:   iBaroody
© Magazine.com.lb 2016 All Rights Reserved