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Nº 3100 du vendredi 5 avril 2019

Mariam el-Bassam. Créatrice de l’éditorial télévisé
Ses éditoriaux incendiaires et ses petites phrases lapidaires ont fait d’elle une journaliste redoutable et redoutée. Mariam el-Bassam est la directrice de l’information et responsable des programmes politiques de la…
Wardi (The Tower). La tragédie des Palestiniens dans le regard d’un Norvégien
Dans son film d’animation Wardi (The Tower), qui sera projeté lors du Metropolis Youth Film Festival le 13 avril, le réalisateur norvégien Mats Grorud raconte la tragédie des réfugiés palestiniens…
Plateforme Hiwayati. Simplifier la réservation d’activités pour enfants
Imaginée par Solène Esber-Atwi et Louis Munoz-Zagury, la plateforme Hiwayati met en relation les familles à la recherche d’activités pour leurs enfants et les professionnels des métiers de l’art, de…
Absence, de Lara Kanso. La terre comme cris de femmes
Après Les Noces de Zahwa et Le jardin d’amour, Lara Kanso revient avec une nouvelle création, Absence, qu’elle a écrite et mise en scène. Présentée au théâtre Tournesol jusqu’au 14…
Najat Aoun Saliba. Pionnière de la recherche sur la pollution de l’air
La professeure Najat Aoun Saliba est la lauréate du prix international L’Oréal-Unesco pour l’Afrique et les Etats arabes Pour la Femme et la Science décerné à Paris le 14 mars…
Challenge Startupper de l’année par Total. «Soutenir le développement socioéconomique»
En marge de la remise des prix décernés aux lauréats du Challenge Startupper de l’année par Total, Daniel Alvarez, Directeur général de Total Liban, a répondu aux questions de Magazine.…
15ème édition de Bipod. Et dansez maintenant
Rendez-vous annuel pour les passionnés du mouvement et de la danse, le festival BIPOD, organisé par l’équipe du Maqamat Dance Theatre, se tiendra jusqu’au 15 avril sur la scène d’un…
Walid Aouni. Un pionnier de la danse moderne
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Éditorial
Ces mafias qui nous gouvernent

La situation économique et financière a atteint un tel bas-fond que l’édifice risque de s’écrouler sur tout le monde. Le cercle vicieux déficit/dette/hausse des taux d’intérêt/baisse de la consommation/chômage risque de se refermer durablement si des mesures d’urgence ne sont pas adoptées. Pour ne prendre que l’exemple de l’électricité, chaque mois qui s’écoule coûte au Trésor 160 millions de dollars. Le temps est compté, et pourtant, les dirigeants ne semblent pas pressés. Le gouvernement a été formé il y a maintenant plus de deux mois et il n’a encore pris aucune décision sérieuse susceptible de freiner la chute. Celle-ci sera tellement brutale que le pays aura du mal à s’en remettre. Ce n’est plus de l’incurie mais carrément de l’irresponsabilité qui s’apparente à une haute trahison. Tous savent que le pays n’a jamais traversé une situation économique et financière aussi mauvaise, même du temps de la guerre civile. Malgré cela, ils continuent à palabrer, à polémiquer, à se livrer à leur jeu favori de la surenchère stérile et destructrice. Ce n’est plus de l’insouciance mais une perverse complicité avec ces mafias sectorielles qui contrôlent des pans entiers de l’économie et du commerce, et qui font des milliards, dans l’illégalité et l’impunité les plus totales, au détriment du portefeuille et de la santé de centaines de milliers d’honnêtes citoyens, qui, malgré leur dur labeur, ne parviennent plus à boucler leurs fins de mois. Sinon comment expliquer les tergiversations, les lenteurs, le laxisme et autres travers qui rythment l’action (ou faut-il dire l’inaction!) de ceux qui nous gouvernent? Pour ne parler que des générateurs privés, ceux-ci génèrent (en plus des particules hautement polluantes) entre un milliard et un milliard et demi de dollars par an. Cette manne providentielle est appelée à tarir progressivement puis à disparaître définitivement si le plan de réhabilitation du secteur de l’électricité est mis en œuvre comme prévu. Les propriétaires sans scrupules de ces générateurs, qui n’ont pas hésité, il y a quelques mois, à plonger 4 millions de Libanais dans l’obscurité pour faire pression sur l’Etat, accepteront-ils candidement de fermer boutique? Certains d’entre eux n’ont-ils pas comme partenaires, ou comme complices ou protecteurs, des hommes politiques hauts placés? N’utiliseront-ils pas leur influence, achetée à coups de pots-de-vin et autres cadeaux pernicieux, pour saboter le plan de réhabilitation de l’électricité? Ce cas de figure, il faut le multiplier par cent, par mille peut-être, pour d’autres secteurs de l’économie, du commerce et des finances. Tant que les passerelles ne sont pas coupées entre les mafias et les dirigeants, tant que le tri n’est pas fait entre les affairistes et les hommes d’Etat, l’espoir de voir un véritable changement s’amorcer dans le pays reste mince.


 Paul Khalifeh
   
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Santé

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