La migraine. Bientôt un nouveau traitement
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Nº 3089 du vendredi 4 mai 2018

La migraine. Bientôt un nouveau traitement

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    Définie comme étant un état de sensibilité excessive du corps aux stimulations ou aux changements d’environnement intérieurs ou extérieurs, la migraine n’est pas une fatalité. A quoi est-elle due? Quelles...
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Définie comme étant un état de sensibilité excessive du corps aux stimulations ou aux changements d’environnement intérieurs ou extérieurs, la migraine n’est pas une fatalité. A quoi est-elle due? Quelles sont les nouveautés thérapeutiques?  

Les migraineux d’après le Dr Kamal Kallab, neurologue et ancien doyen de la Faculté de médecine à l’USEK, sont «les gens de l’extrême centre». La migraine se déclenche chez eux pour un rien. Certains changements d’environnement, intérieurs u extérieurs, peuvent la provoquer. Lorsque, par exemple, nous sommes frappés par la faim, la chute du glucose dans le sang peut causer une migraine. Chez les femmes, la survenue des règles peut provoquer ce mal, en raison du changement hormonal.
Les variations météo peuvent être aussi en cause. D’autres facteurs, comme la contrariété psychique, le manque de sommeil, certains aliments, etc. sont susceptibles d’être à l’origine de cette douleur, surtout chez les personnes qui ont un seuil de réactivité bas aux modifications de l’environnement. Cela fait partie de la constitution de leur corps, puisqu’elles ont une sensibilité excessive.
Fort heureusement, une personne migraineuse ne vit pas toute sa vie dans la souffrance. Elle fait, certes, face à des périodes difficiles. Cela se manifeste par des douleurs intenses, par la longévité de chaque épisode. Le «patient» peut souffrir, pendant cette période, 3 à 4 fois par semaine, voire même tous les jours. En revanche, dans le cadre des phases «faciles», il s’agit d’une petite migraine qu’une simple tasse de café peut calmer. Celles-ci sont généralement plus longues que les mauvaises périodes. Le Dr Kallab précise que les migraines peuvent s’estomper avec l’âge, principalement chez les femmes après la ménopause, avec une stabilisation des hormones. La gent féminine souffre davantage de migraine que les hommes, en raison du facteur supplémentaire d’instabilité dans leur organisme, à savoir le changement hormonal. L’hérédité joue aussi un rôle important dans la transmission de la migraine de génération en génération.

Quels traitements?
La migraine est très fréquente dans la population. « Le Liban doit avoir une prévalence égale à celle des autres pays. Dans ceux où l’on a entrepris des statistiques, 40% des individus sont migraineux. Sauf que sur les 40%, les trois quarts souffrent d’une petite migraine qu’ils sont capables de gérer seuls. Les autres ont besoin de se rendre chez un médecin », explique le Dr Kallab. Qu’en est-il du traitement ? Le traitement de la migraine n’est pas un traitement essentiel mais un traitement de qualité de vie. Dans les périodes dites «faciles» la prise d’antalgiques au besoin, suffit. Mais si la crise est plus douloureuse, 3 étapes sont impératives pour le traitement. Le premier c’est ce que le Dr. Kallab appelle les conseils de grand-mère: en essayant d’éviter les facteurs déclencheurs. Par exemple, éviter d’avoir froid aux pieds, la chaleur, la déshydratation, la faim, le manque de sommeil, etc.
Le deuxième volet consiste en un traitement préventif, pour pallier la survenue des crises. Plusieurs classes thérapeutiques peuvent être utilisées, en fonction de l’état de santé du malade, de ses antécédents médicaux. Ce sont notamment des comprimés à prendre tous les jours pendant 3 à 6 mois. Enfin, on peut recourir à des antalgiques spécifiques pour la migraine.

Les anticorps monoclonaux
Une classe thérapeutique envahit de plus en plus tous les champs de la médecine actuellement. Après les maladies inflammatoires et le cancer, ces anticorps s’«attaquent» aujourd’hui à la migraine. Traitement efficace bientôt disponible au Liban, il n’en demeure pas moins que des effets secondaires peuvent se présenter (augmentation de la possibilité d’attraper des infections et affaiblissement de l’immunité). Son prix, très cher, peut constituer une entrave.
Les recherches démontrent que l’origine des céphalées se situe au niveau de la pie-mère (une couche des méninges collée au cerveau et servant à le nourrir) et non au niveau de la dure-mère (couche des méninges externe et très résistante qui joue le rôle de protection du cerveau). Bien que les chercheurs affirment que l’identification des récepteurs impliqués dans la détection des messages douloureux pourrait constituer un nouvel axe de recherche pour le traitement de la migraine, le Dr Kallab précise qu’il ne s’agit que d’un simple détail qui ne suffira pas à révolutionner la prise en charge thérapeutique.

Natasha Metni

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Éditorial
La bombe des réfugiés

Un faisceau d’indices montre que la question des réfugiés syriens sera, dans les mois à venir, une source de tensions entre le Liban et la «communauté internationale». Chaque partie a abattu ses cartes et celles dévoilées par les Nations unies, l’Union européenne et autres «organisations internationales», ne sont pas de bon augure pour les Libanais. Le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR) a mal réagi au retour de 500 Syriens réfugiés à Chébaa dans leur village de Beit Jin. D’un autre côté, la conférence de Bruxelles II, organisée le 25 avril, appelle les pays hôtes à accorder aux réfugiés syriens un statut juridique, une résidence légale et un permis de travail au sein des pays d’accueil.Le chef de l’Etat Michel Aoun a dénoncé les résultats de cette rencontre dont les conclusions mettent «en danger le Liban en proposant une naturalisation voilée des réfugiés syriens», selon un communiqué présidentiel. Le Premier ministre Saad Hariri avait déclaré, dans son intervention, à Bruxelles, que le Liban s’était transformé en un immense camp de réfugiés syriens. «Les tensions entre réfugiés syriens et communautés hôtes se sont accrues, notamment en raison d’une compétition pour les ressources et les emplois», a-t-il dit.Le Liban plaide pour un retour «digne et sûr» des réfugiés syriens, alors que l’Onu et l’UE évoquent un retour «digne, sûr et volontaire». Ce dernier mot de trop traduit un différend fondamental dans l’approche des deux parties. En effet, lorsqu’ils auront obtenu des droits juridiques, légaux, sociaux et économiques, y compris un emploi, l’éducation gratuite (comme c’est actuellement le cas) et des soins de santé, il est fort probable qu’une bonne partie des réfugiés, surtout les plus jeunes qui n’ont pas ou plus d’attaches affectives avec la Syrie, n’envisageront pas de retourner «volontairement» dans leur pays. Cela nous amène à dire que l’approche prônée par la «communauté internationale» est soit irresponsable, soit suspecte. Le Liban accueille, selon les sources de la présidence de la République libanaise, 1,8 millions de Syriens, dont un million enregistré en tant que réfugiés. Nous retiendrons ce dernier chiffre. A l’échelle de la France, c’est l’équivalent de 16 millions de réfugiés, à celle des Etats-Unis, on arrive à 80 millions d’individus. De plus, les pays occidentaux connaissent parfaitement la fragilité des équilibres communautaires sur lesquels repose le système politique libanais et combien il est délicat de maintenir dans de telles conditions un minimum de paix sociale et civile.Le Liban n’a vraiment pas de leçons d’hospitalité et de bienséance à recevoir d’une communauté internationale hypocrite, qui n’a versé jusqu’à présent que 11% de l’aide promise pour le soutenir dans l’accueil des réfugiés, selon Saad Hariri. Il n’a pas non plus d’enseignements à tirer de pays censés être riches et développés, prônant les droits de l’homme, et qui font tout un drame parce qu’ils accueillent chez eux, au compte-goutte et après maints filtres, quelques petits milliers de migrants. Le Liban refuse de trouver une source d’inspiration dans ces pays où se développe un discours raciste et xénophobe qui n’a pas trouvé racine chez nous malgré le gigantisme des problèmes engendrés par la présence d’un nombre effrayant de réfugiés. Le plus grave serait de découvrir, un jour, que l’attitude de la «communauté internationale» s’inscrit en fait dans le cadre d’un plan machiavélique, destiné à modifier la démographie du pays dans l’espoir de changer les rapports de force. Qu’elle soit irresponsable ou suspecte, naïve ou réfléchie, la position des pays occidentaux constitue une menace existentielle pour le Liban. Elle n’est pas la bienvenue et ne le sera jamais. Le chantage au racisme ou à l’aide internationale conditionnée n’y changera rien.                                                                                                                                    


 Paul Khalifeh
   

Santé

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