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Formation. Un réseau de Business Angels au Liban?
Un programme de formation et d’accompagnement des Business Angels vient d’être lancé. Son but: développer un nouvel outil de financement pour les start-up au stade précoce et créer, à terme,…
Militaires otages. Les familles se remobilisent
A l’occasion de la seconde commémoration de l’enlèvement des soldats libanais à Ersal le 2 août 2014, les familles des militaires otages du groupe de l’Etat islamique ont appelé à…
Caution de 30 millions de livres libanaises. Hassan Yaacoub de nouveau libre
L’ancien député Hassan Yaacoub a été remis en liberté pour une caution de 30 millions de livres libanaises. Le parquet avait accepté la décision du juge d’instruction du Mont-Liban, Ziad…
Les scénarios du dialogue. Entre le pire et le meilleur!
Tout le Liban attend désormais les réunions du 2, 3 et 4 août dans l’espoir que le dialogue interne prévu à huis clos et sans interruption puisse aboutir à un…
Courant patriotique libre. Gebran Bassil fait le grand ménage
Comme le feu qui couve sous la braise, le «malaise» était déjà là depuis un bon bout de temps. Mais soudain, ce qui se disait tout bas dans les salons…
Caracalla inaugure les festivités de Baalbeck. Sur la route de la soie
Pour ses soixante ans, le Festival international de Baalbeck a invité, à son spectacle inaugural, le vendredi 22 juillet, la troupe Caracalla à présenter sa dernière création, Sur la route…
Yamal el-Cham. Sous le ciel arabe
«Yamal el-Cham, une célébration de notre héritage musical et culturel»; c’est sous cet intitulé que le Beiteddine Art Festival a convié le public, le 23 juillet, à une soirée exceptionnelle,…
Elie Marouni, député de Zahlé. «Nous risquons l’effondrement à tous les niveaux»
Dans une interview recueillie par Magazine, Elie Marouni, député Kataëb de Zahlé, brosse un portrait pessimiste de la situation au Liban, mettant en garde contre deux scénarios plausibles: une déflagration…
Olivier Cadic, sénateur des Français de l’étranger. «Le Liban doit être récompensé pour sa gestion des réfugiés»
Présent au Liban pour le Centre d’information et de formation aux métiers de l’eau (CIFME), projet créé l’année dernière en collaboration avec le ministère libanais de l’Energie et de l’Eau,…
Banque islamique. Un créneau pour le financement du terrorisme?
La lutte contre le financement du terrorisme et le blanchiment de l’argent sale fait l’actualité. L’inquiétude de la population, la réponse à la menace, tout pousse les autorités politiques et…
Un an après la crise des déchets. Le fond du problème n’est pas réglé
Le 17 juillet 2015, le pays plongeait dans la pire crise sanitaire jamais connue. Un an plus tard, où en est le plan de sortie de crise mis en place…
Pelé, the birth of a legend. Quand le foot déchaîne les passions
Sorti cette semaine dans nos salles obscures, le biopic Pelé, the birth of a legend, signé Michael et Jeff Zimbalist, retrace, en émotion et passion, l’ascension d’une légende célébrée et…

 

Éditorial
La terreur dans tous ses états

L’horreur n’a peut-être pas encore atteint son paroxysme. La France, apparemment cible privilégiée du terrorisme, n’a pas fini de payer un tribut que lui impose Daech. Un prêtre de 84 ans est égorgé alors qu’il célébrait la messe dans l’église d’une petite ville près de Rouen. L’un des assassins n’était pas inconnu des services antiterroristes français. Ce drame, s’il en fallait encore un, renforce la fragilité de la planète menacée par les attentats terroristes qui pèsent sur toutes les régions.Les dirigeants libanais, toutes fonctions et toutes communautés confondues, continuent à fermer volontairement les yeux et les oreilles et à refuser, sinon par quelques déclarations carrément anodines, de se sentir pris dans la tourmente planétaire. Dans leur vie quotidienne, les citoyens sont quasiment oubliés. Ils ressentent les dangers qui les guettent et leur impuissance à y faire face, alors que dans les hautes sphères d’une République privée de tête, ce ne sont que les Affaires avec un A majuscule qui prennent le dessus. Certains parmi ceux qui ont la charge de notre bien-être continuent à vivre dans le déni de leurs responsabilités et notamment dans celui des dangers que font courir au pays l’Etat islamique, Daech et consorts. Ces convertis à un radicalisme qui prétend sauver le monde en éliminant les «mauvaises graines» font un nombre incalculable de victimes, chez les enfants, les femmes, les hommes et s’en prennent maintenant aux religieux. Ils n’ont rien de véritables guerriers, mais sévissent dans des pays bien mieux structurés que le Liban d’aujourd’hui.Le Premier ministre, représentant le chef d’un Etat «fantôme» qui, de mois en mois, se fait oublier, participe à tous les sommets arabes ou internationaux. Il n’en recueille certes pas grand-chose mais rappelle au moins, l’espace de quelques jours, l’existence du Liban. Un pays qui semble avoir été rayé des agendas internationaux. Il peine toutefois à se faire accompagner par des membres de son gouvernement qui, sans être tenus d’intervenir directement dans les débats, craignent que leur seule présence soit une approbation des conclusions qui ne plaisent pas à leurs alliés et à leurs visions présentes et futures.Pour sa 27e session, qui s’est ouverte en tout début de semaine en Mauritanie, la Ligue arabe ne manque pas de sujets dont l’importance n’échappe à aucun pays arabe: la lutte contre le terrorisme, les crises politiques qui secouent le monde, et le Moyen-Orient en particulier, requièrent une coordination pour la sécurité et la stabilité des pays de la région. Des sujets sur lesquels, de toute évidence, les décisions sont critiques. Les raisons de l’absence de ministres aux côtés du chef du gouvernement au sommet sont claires. Mais quelle place aura le Liban dans tous ces débats et quels bénéfices en récoltera-t-il? Les expériences passées et actuelles prouvent que le Liban n’est plus inscrit sur les calendriers des grandes nations.Le président Tammam Salam a hérité d’un Etat en décrépitude. Le courant électrique sur l’ensemble du Liban, déjà rationné mais au moins programmé, réserve sans cesse des coupures-surprises. L’eau est polluée et le ministre de la Santé publique s’emploie à faire des annonces quasi quotidiennes mettant en garde contre de nombreux produits alimentaires jusqu’au blé, nourriture quotidienne de tous et parfois exclusive pour une classe sociale très peu, sinon jamais, prise en considération et dont le pain est l’aliment essentiel, pour ne pas dire parfois unique.Si les ministres lancent des promesses qu’ils savent ne pas pouvoir tenir, les citoyens n’y croient plus. L’augmentation des salaires des fonctionnaires, annoncée pour le mois prochain, les soins de santé gratuits pour les personnes de plus de 64 ans… et peut-être d’autres gracieusetés de ce genre qui auraient pu réjouir les bénéficiaires, si tant est que les caisses de l’Etat, vidées depuis belle lurette, le permettaient encore.On entend rarement parler encore d’une inspection centrale, pourtant jadis très active, ni de fonctionnaires déférés devant la Cour des comptes ou devant les juges spécialisés, et encore moins devant le Conseil de discipline. Tout cela appartient au passé. Et où sont les Libanais, de différentes générations, qui ont réussi à libérer le pays de tous les mandats étrangers pour, hélas, retomber chaque fois sous la houlette d’un autre occupant tout aussi étranger? L’avenir le dira. 



 Mouna Béchara
   
 
 
 
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