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Nº 3075 du vendredi 3 mars 2017

Moyen-Orient. Un laboratoire pour les entreprises françaises
Pour beaucoup d’entreprises françaises, le marché libanais reste incontournable. Véritable base arrière pour pénétrer la région, il permet aussi d’accéder au monde grâce à la diaspora libanaise. «Il faut changer…
A partir de 2018. Le Liban dans le nouvel ordre fiscal
Il est urgent pour les Etats de conforter leur résilience en s’assurant des flux de recettes plus solides et plus fiables. Pour cela, de nouvelles normes fiscales internationales sont appliquées.…
Aéroport de beyrouth. Le péril aviaire écarté... jusqu'à quand?
Pourquoi les autorités ont-elles réagi rapidement, en usant de la manière forte, pour éliminer les mouettes de la zone de l’aéroport. Magazine fait la lumière sur toute l’affaire. Il a…
Yasmine Hamdan. La folle aventure d’Al Jamilat
Après Ya Nass, Yasmine Hamdan lance, le 17 mars, son nouvel opus, Al Jamilat, sur le label Crammed Discs. Un album dae compositions originales qu’elle évoque avec Magazine depuis Paris.…
La frénésie des bureaux. La demande est-elle au rendez-vous?
Depuis quelques années, les projets immobiliers de bureaux se multiplient un peu partout. Face à la saturation du marché résidentiel, les promoteurs se sont lancés sur ce nouveau créneau mais…
Apnée du sommeil. Un mal multidimensionnel
Troubles respiratoires, ronflements intenses, réveils brusques, fatigue constante... Autant de symptômes susceptibles d’altérer la vie de tout individu souffrant d’apnée du sommeil. Pathologie touchant les hommes plus que les femmes…
Yves Bigot, Directeur Général de TV5 Monde. «Notre chaîne se porte fort bien au Liban»
De passage au Liban, Yves Bigot, directeur général de la chaîne francophone internationale TV5 Monde, dresse un bilan positif de la notoriété de cette chaîne. Ce, malgré les nombreux défis,…
Quand la francophonie renouvelle son public
Le mois de la Francophonie 2017 s’annonce comme une véritable fête «4.0.», axée sur l’innovation, la diversité et le numérique. Magazine a rencontré Véronique Aulagnon, la directrice de l’Institut français…
Éditorial
Cette mafia qui pille l’Etat

Une association secrète de malfaiteurs» ou un «groupe occulte de personnes qui se soutiennent dans leurs intérêts, par toutes sortes de moyens». Ces deux définitions du mot mafia dans le dictionnaire Larousse en ligne illustrent parfaitement le système en place au Liban. Depuis l’indépendance, et bien avant, cette structure n’a pas évolué, seuls les noms de ses opérateurs ont changé.Cette mafia transcende les communautés religieuses et les partis politiques. Elle est implantée partout où sa présence est nécessaire pour couvrir et protéger ses activités douteuses et illégales. Organisée comme une véritable structure criminelle, elle est composée de «consigliere», de «capos» et de soldats, dirigés par des parrains installés directement ou par proxys aux commandes de l’Etat. Parfois, des disputes entre chefs sur la répartition du butin ou le partage des zones d’influence dégénèrent en conflits violents. Lorsque l’un des parrains estime que ses intérêts ne sont pas pris en compte par ses collègues, il menace d’une guerre totale entre les grandes familles, qui prend alors la forme de guerre civile.Cette mafia étend ses réseaux tentaculaires partout où il est possible de réaliser des profits rapides et illégaux. Aucun secteur ne lui échappe. Elle est très influente dans les ports et à l’aéroport, où ses activités feraient perdre à l’Etat, en manque à gagner, des sommes colossales en raison des droits de douanes qui ne seraient pas perçus conformément aux lois. C’est en quelque sorte de la contrebande institutionnalisée, qui permet d’introduire au Liban toutes sortes de marchandises, favorisant des «commerçants» privilégiés, qui pourront casser les prix, à partir du moment qu’ils ne paient pas de droits de douanes ou la TVA.Les grandes familles de la mafia ont instauré un système quasi-monopolistique dans plusieurs secteurs. Elles sont présentes dans l’importation et la distribution des hydrocarbures, de certains produits alimentaires, de produits pharmaceutiques… Elle prélève sa part des profits générés par les générateurs de quartier, qui rapporteraient près d’un milliard de dollars par an, et par les distributeurs de bouquets de chaînes satellitaires, estimé à plusieurs centaines de millions de dollars.Cette mafia, qui dispose de partis-écrans et d’associations de bienfaisance, entretient une clientèle nourrie avec les miettes de l’argent pillé, qui finit dans les poches des parrains, au lieu d’être déposées dans les caisses de l’Etat.La volonté de réforme, qui consiste à transformer la caricature d’Etat en institutions authentiques, existe. Mais elle s’est toujours heurtée aux forces réactionnaires derrière lesquelles se cache la mafia. Pour la vaincre, il faut affaiblir son pouvoir économique, assécher ses sources de financement, qui lui permettent d’entretenir sa vaste clientèle. Il faut opter pour une approche graduelle, procéder secteur par secteur, en jouant les familles les unes contre les autres, et en offrant à celles qui le souhaitent, la possibilité de se repentir.


 Paul Khalifeh
   

LES CHIFFRES

News les chiffres
CNSS: 463 500 adhérents seulement Les adhérents à la Caisse nationale de la sécurité sociale (CNSS), qui auraient fait valoir leur droit à la retraite, bénéficieront des soins de santé jusqu’à…

Combien ça coûte

La taxe mécanique
Chaque année, les automobilistes se ruent pour payer la taxe mécanique qui leur est imposée par l’Etat pour pouvoir circuler librement. Comment les frais sont-ils fixés ? Pour la plupart des…

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