Fadi Khoury. Un talent qui fait danser les New-Yorkais
Logo

Nº 3053 du vendredi 13 mai 2016

Fadi Khoury. Un talent qui fait danser les New-Yorkais

  • taille de la police diminution de la taille de police diminution de la taille de police augmentation de la taille de police increase font size
  • A
    De
    Message
    Fadi Khoury. Un talent qui fait danser les New-Yorkais
    Avec son amour pour la danse et la chorégraphie, il a emporté le public ailleurs. Son ailleurs, ce sont les cultures assyrienne, syriaque et bédouine folkloriques du Moyen-Orient. C’est aussi...
  •  
Notez cet article
(0 votes)
A- A+

Avec son amour pour la danse et la chorégraphie, il a emporté le public ailleurs. Son ailleurs, ce sont les cultures assyrienne, syriaque et bédouine folkloriques du Moyen-Orient. C’est aussi l’Europe et les Etats-Unis. Bienvenue dans le monde multiculturel de Fadi J. Khoury.

Ils se sont unis pour la bonne cause. La LAU (Lebanese American University) et le consulat général du Liban à New York ont organisé un spectacle en l’honneur de Fadi Khoury. Un événement qui a permis à l’artiste et sa troupe de lever le voile sur l’étendue de leur travail visant à fusionner des cultures à travers la danse.
De quelle fusion culturelle s’agit-il? Et comment cet artiste a-t-il réussi à captiver l’attention? Tout débute en Irak, précisément dans une famille d’artistes. Son père, danseur et chorégraphe, a été directeur artistique du Ballet national irakien. Lorsqu’il a 13 ans, la famille déménage à Beyrouth. Le jeune Fadi est alors exposé au ballet classique, à la danse folklorique et au jazz moderne. C’est dans la capitale beyrouthine aussi qu’il poursuit des études à l’Université libanaise des beaux-arts. Il se produit également avec le théâtre des Rahbani. Durant cette période, Fadi Khoury découvre le monde de l’éclectisme définissant, depuis, sa vision de l’art, une tendance artistique fondée sur l’exploitation et la conciliation des styles du passé.

 

De succès en succès
Avec Caracalla, il part, en 2005, en tournée au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Quatre ans plus tard, il s’installe aux Etats-Unis et se produit au Kennedy Center à Washington, DC. Depuis, il enchaîne les succès et travaille avec des chorégraphes éminents, comme Gary Pierce, ancien champion Ballroom qui a cofondé et réalisé l’American Ballroom Theatre Company, à New York. Il a aussi collaboré avec Earl Mosley, professeur et fondateur de la Diversité de la danse Inc., un organisme à but non lucratif se concentrant sur l’éducation de la danse. Fadi Khoury n’a pas seulement réussi sur le terrain. Il obtient une bourse pour poursuivre sa formation en ballet et en danse moderne de l’American Dance Theatre Alvin Ailey à New York City. De 2009 jusqu’en 2013, il reçoit chaque année le prix Top enseignants d’Arthur Murray International et se place premier du classement.
Que ce soit dans un ballroom ou en face d’un étudiant, le succès de Khoury réside dans une chose: son art dépasse les frontières et les cases. Comme il le dit si bien: il a bel et bien assimilé plusieurs formes de danse, mais veut les rassembler, les regrouper. Ainsi, sur scène, sa pensée et son émotion deviennent-elles le mouvement lui-même. A la fois décomplexés et complétés par l’éclairage, la musique et les costumes font de sa danse un environnement en soi. Un environnement à découvrir absolument.

Pauline Mouhanna, Atlanta

http://www.fjkdance.com/

La connexion via la danse
Inspiré par une collaboration fructueuse avec Sevin Ceviker, Fadi Khoury a fondé avec cette danseuse turque, en 2014, FJK Dance (initiales de Fadi J. Khoury), une compagnie de danse contemporaine. Sa mission est de fusionner les vocabulaires des diverses formes de danse dans une langue expressive créative. Cette fusion va au-delà de la danse et comprend les costumes, l’éclairage et le son.

Photos: ©Jaqlin Medlock

Ecrivez un commentaire

Assurez-vous d’avoir inscrit les informations requises, là où c’est indiqué.

Éditorial
La gloire du vaincu

Il y a parfois, dans l’histoire, des batailles qui couvrent le vaincu de gloire et le vainqueur de honte. C’est exactement ce qui s’est passé lors des municipales de Beyrouth. Cette consultation populaire s’est terminée par l’élection de tous les membres de la liste parrainée par Saad Hariri, et supposée être soutenue par la quasi-totalité des partis politiques traditionnels, et la chute de tous les membres de Beirut Madinati, appuyée par l’omniprésente mais insaisissable société civile. Pourtant, cette victoire a, pour l’ancien Premier ministre, le goût amer de la déception, et dégage pour les vaincus un doux mélange de fierté et d’espoir.La réflexion autour des événements de ce dimanche 8 mai, à Beyrouth, permet de dégager un certain nombre d’observations qui devraient servir d’enseignements pour les prochaines échéances. Le premier constat est que le changement est possible par la voie des urnes, en dépit des obstacles, des blocages et autres verrous installés par la caste dirigeante depuis des décennies pour empêcher non seulement une véritable alternance du pouvoir mais aussi tout partage.Cependant, le changement ne vient pas tout seul. Il a besoin de femmes et d’hommes prêts à s’investir concrètement et disposés à consentir quelques petits sacrifices, qui apparaîtront bien dérisoires devant les immenses bénéfices qu’ils pourront en tirer. Malgré cela, un grand nombre de personnes sont restées passives, par désillusion, par paresse ou par bêtise.L’engouement provoqué par le phénomène Beirut Madinati a touché divers milieux politiques, sociaux et professionnels. Certains ont retroussé les manches, en apportant une petite contribution à cette aventure. Mais d’autres n’ont pas jugé bon de changer leurs vilaines habitudes. Du haut de leurs tours d’ivoire ou dans leurs salons feutrés, d’où ils promènent un regard condescendant sur tout ce (et ceux) qui les entourent, ils se sont réjouis d’avoir trouvé, enfin, un nouveau sujet de commérage. On échangeait des anecdotes sur tel membre de la liste, on racontait des blagues sur le père de tel autre, parfois on ironisait sur les motivations d’Untel, ou on se moquait des ambitions d’un autre. Ce ramassis de cyniques répand en ville un sentiment d’aigreur et une culture du défaitisme qui étouffent toute initiative susceptible de bouleverser l’ordre ambiant. Ces gens-là ne doivent plus être écoutés lorsqu’ils se plaignent de leurs conditions ou quand ils prétendent donner aux autres des leçons de civisme, de patriotisme ou de citoyenneté. L’occasion leur était offerte de changer - aussi bien leur mentalité que la situation ambiante - mais ils ont été incapables de la saisir, par ignorance, par arrogance, par fainéantise, ou les trois en même temps!L’autre constat que l’on peut établir est d’ordre politique. Les alliances qui ont rythmé la vie publique, ces dix dernières années, n’existent pratiquement plus, il n’en reste que des débris, de vagues réminiscences. Certes, les «Partis» se sont coalisés pour verrouiller le système, grâce auquel ils perpétuent leur hégémonie sur le pays pour mieux piller ses ressources. Mais ils se tendent des pièges, se poignardent dans le dos, se dénigrent mutuellement. Ce paysage recomposé aura certainement des répercussions lors des prochaines élections législatives qui ne peuvent plus être reportées sous aucun prétexte.Autre observation, découlant de ce même constat, les «Partis» ne sont parvenus à mobiliser que 10% de l’électorat de Beyrouth - les 10% restants ayant voté pour les autres listes -, ce qui porte un coup fatal à leur représentativité réelle dans la société. Cette élection peut sonner le glas de la domination des partis traditionnels sur la vie politique. 80% des habitants de la capitale, inscrits sur les listes électorales, sont, théoriquement, libérés de l’emprise des «Partis» et sont prêts à écouter et à adhérer à d’autres discours.Il y a une place à prendre avec une magnifique vue sur l’avenir. Y a-t-il des preneurs? 



 Paul Khalifeh
   

Santé

L’aspirine contre le cancer
L’effet protecteur de l’aspirine contre certains types de cancer est connu. Les patients soignés pour un cancer augmenteraient leurs chances…

Bannière
Designed and Developed by:   iBaroody
© Magazine.com.lb 2016 All Rights Reserved