Cinq étapes gourmandes. Visiter le Liban par le goût
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Nº 3059 du vendredi 24 juin 2016

Cinq étapes gourmandes. Visiter le Liban par le goût

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Magazine a rencontré Anthony Rahayel, le plus gourmand des Libanais et auteur du blog No garlic No onions. Très loin des clichés, il nous fait découvrir un autre Liban, celui des délices. Pour lui, le pays du Cèdre est, sans aucun doute, le plus beau pays du monde et il est grand temps de le redécouvrir par ses saveurs. Visite guidée en cinq étapes: Byblos, Tripoli, Saïda, Baalbeck et Sour.

Byblos et son kaak mhammas
Pour Anthony Rahayel, «Byblos c’est les Phéniciens, le Liban d’antan et le vieux souk. Byblos est le contraste de l’ancien et du renouveau. C’est le tourisme, les saveurs du monde, c’est prendre un verre dans un des bars du vieux souk. Byblos est la jeunesse, le Bonheur! C’est la fraîcheur, c’est l’été».
Pour cette première étape, c’est un petit-déjeuner que recommande le gourmet libanais à Byblos. «Il faut goûter le kaak mhammas de Jbeil, cette grosse boule de pain croquante et parsemée de grains de sésames noirs. A déguster tout simplement avec un peu de labné et d’huile d’olive, c’est juste le bonheur. Pour le poisson, je préconise de faire quelques kilomètres de plus pour visiter la jolie cité de Batroun et s’y arrêter afin de déguster un sandwich de poissons».

Tripoli la ville aux 1 001 délices
Quand il parle de Tripoli, Anthony Rahayel a littéralement les yeux qui brillent. «C’est mon coup de cœur! s’exclame-t-il. Cette ville est littéralement bourrée de charme et de saveurs en tous genres!». Quel plaisir de se balader dans la vieille ville et de goûter une de ses nombreuses gourmandises aussi délicieuses que bon marché.
«Tripoli, c’est bien sûr l’achta, les desserts, le fameux halawit el-jeben ou la kaaké traboulsié, mais aussi tellement plus que cela!Tripoli, c’est un café turc à 250 livres libanaises (L.L.) sur le port, c’est le marché aux poissons à 6h du matin comme au bon vieux temps ou des surprises en série comme un sandwich de moughrabiyé! J’invite tout le monde à découvrir cette ville loin des clichés».

 


Baalbeck et la sfiha baalbakié
Baalbeck est, sans aucun doute, la ville la plus généreuse du Liban. «Vous aimerez ses habitants, là-bas tout le monde s’aime, c’est grandiose. Là encore, je répète: n’ayez plus peur de monter à Baalbeck, partez à la rencontre de ses habitants. Allez goûter le plus fameux des sfiha du pays et ne manquez pas la kafta cuite sur du bois à la façon baalbakiyée. La sfiha c’est leur hommos national, the blood of the city». n Soraya Hamdan

Sour la ville des pêcheurs
A Sour, il ne faut absolument pas manquer le meilleur hommos et foul du pays. Il est cuit pendant quinze heures. La petite échoppe ouvre à 2h du matin, car il s’agit du petit-déjeuner des pêcheurs. A 10h du matin, le succès est tel qu’il n’y a déjà plus rien! Sour c’est l’été: les sorties, la vie, une bière fraîche au coucher du soleil, les maillots de bain… Ici, tout le monde est heureux, c’est toujours la fête.

Souk el-Akel, le rendez-vous des gourmets
Tous les jeudis soirs, le centre-ville de Beyrouth est en effervescence avec Souk el-Akel, ce marché aux 1001 délices ou plus communément appelé Street Food Market.
L’ambition d’Anthony Rahayel avec cet événement qui fait un véritable tabac est de faire redécouvrir aux Libanais les régions oubliées du Liban en leur redonnant vie par ces marchés aux saveurs épiques.
«Nous avons choisi le centre-ville de Beyrouth, car il s’agissait d’une région de la capitale qui a gravement pâti des événements depuis 2005 et nous voulions lui redonner son dynamisme», explique Anthony.
Au mois d’avril dernier, Souk el-Akel a été délocalisé à Saïda et a attiré 7 500 personnes. Le gourmet ne compte pas s’arrêter là et va partir à l’assaut de tout le Liban: Zouk Mickael, Broummana et Zahlé. «Nous voulons redonner vie à toutes nos belles régions libanaises parfois tristement oubliées».

Pour bien boire, la route du vin
Le Liban compte aujourd’hui 55 producteurs de vins. Il y a les plus connus bien sûr, mais Anthony invite les curieux à aller chercher les petits producteurs. «Pour une jolie balade, il ne faut pas manquer les domaines de Batroun et bien sûr ceux de la Békaa. Il faut goûter le blanc de Kawan et le rouge d’Ixir», préconise Anthony Rahayel.

Soraya Hamdan

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Éditorial
Le «plan B» est en marche

Lorsque le secrétaire d’Etat américain John Kerry a évoqué, le 23 février dernier, un éventuel «plan B» pour la Syrie en cas d’échec du processus diplomatique et politique, de nombreux observateurs n’y ont vu qu’un bluff. Seule la Russie l’avait pris au sérieux et s’était hâtée de décréter un cessez-le-feu, brisant l’élan de l’armée syrienne et de ses alliés, qui avaient réussi à reprendre aux rebelles de tous poils, en cinq mois, plus de dix mille kilomètres carrés. Un mois plus tard, Vladimir Poutine annonçait, à la surprise générale, le retrait d’une partie de ses troupes engagées en Syrie, dans un geste de bonne volonté adressé, surtout, aux Etats-Unis. La Russie a voulu montrer à Washington qu’elle était capable d’exercer des pressions sur ses alliés et de leur faire admettre des choix parfois difficiles. Elle attendait, en retour, que les Etats-Unis en fassent de même avec leurs amis, afin de réunir les conditions nécessaires pour une solution politique.Quatre mois plus tard, force est de constater que les Américains n’ont pas rempli leur part du contrat. Car pour faire avancer sérieusement le processus diplomatique, il était impératif d’isoler les groupes opposés à toute forme de règlement politique, avec à leur tête le Front al-Nosra, la branche syrienne d’al-Qaïda, et toute une myriade d’organisations extrémistes, tournant dans son orbite. Au contraire, Washington a empêché l’inscription, sur la liste des organisations terroristes de l’Onu, d’Ahrar al-Cham, un groupe salafiste-jihadiste fondé, entre autres, par Abou Khaled el-Souri, le représentant personnel d’Ayman el-Zawahiri en Syrie, aujourd’hui décédé. En outre, les Etats-Unis ne se sont pas opposés à l’alliance militaire formée entre al-Nosra et les groupes dits «modérés», dans le cadre de l’armée de la conquête (Jaïch el-Fateh) à Alep, et ont fermé les yeux sur la livraison, via la Turquie, d’énormes quantités d’armes et de munitions, dont des centaines de missiles Tow et Fagot, provenant des dépôts des armées saoudienne, turque, qatarie et soudanaise.Au lieu que Washington convainc ses alliés régionaux de la nécessité de s’engager dans le processus politique, c’est l’inverse qui s’est produit. La Turquie et l’Arabie saoudite ont convaincu les Américains que le rapport de force, instauré grâce à la Russie, doit absolument être modifié afin que les négociations ne se transforment en reddition pure et simple de l’opposition syrienne. Washington n’a donc pas levé le petit doigt lorsque le négociateur en chef de l’opposition, Mohammad Allouche, a claqué la porte, fin mai.Sur le terrain, la coalition rebelle «modéro-extrémiste» est repassée à l’offensive et a enregistré une série de succès dans le sud d’Alep, reprenant une partie des territoires perdus et infligeant de lourdes pertes à l’armée syrienne, aux Iraniens et au Hezbollah. La Russie hésite encore à utiliser toute sa puissance de feu contre les assaillants, de peur de torpiller définitivement le processus politique. L’escalade verbale et les mises en garde américaines assurent aux rebelles une couverture presque aussi efficace que les Sukhoï russes.Dans le même temps, les Américains ont mis en œuvre l’autre phase du «plan B», dans l’est syrien. La «Nouvelle armée de Syrie», formée, entraînée et équipée par des pays membres de l’Otan (dont la Norvège), en Jordanie, commence à se déployer. La mission qui lui est assignée est d’essayer de reprendre à Daech la ville d’Abou Kamal, en collaboration avec des tribus sunnites irakiennes manœuvrant de l’autre côté de la frontière. Consciente des enjeux, la Russie ne s’est pas privée d’adresser un message aux Américains, en bombardant, la semaine dernière, des troupes de la «Nouvelle armée de Syrie», dans la région de Tanaf, où se rejoignent les frontières syro-irako-jordaniennes.La troisième phase du plan est appliquée par les Forces démocratiques syriennes, avec la participation directe d’unités spéciales américaines et, dans une moindre mesure, françaises et bientôt norvégiennes.L’objectif stratégique du «plan B» est de prendre le contrôle de la frontière entre l’Irak et la Syrie, afin de rompre la continuité territoriale entre l’Iran, l’Irak, la Syrie et le Liban. Il s’agit de saucissonner l’«axe de la Résistance», en isolant chacune de ses composantes dans son espace géographique.Damas, Téhéran et Moscou ont réalisé, avec un peu de retard, la nature et les objectifs du «plan B», et ont décidé d’y faire face lors de la réunion des ministres de la Défense des trois pays en Iran, le 9 juin.On comprend mieux, dès lors, les propos du leader du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, sur des «mois difficiles» en Syrie.


 Paul Khalifeh
   

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