Une journée avec Emmanuel Bonne. Toujours à l’écoute
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Nº 3074 du vendredi 3 février 2017

Une journée avec Emmanuel Bonne. Toujours à l’écoute

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    Une journée avec Emmanuel Bonne. Toujours à l’écoute
    Depuis août 2015, Emmanuel Bonne est l’ambassadeur de France au Liban. Pourtant, le diplomate n’est pas étranger au pays du Cèdre, qu’il connaît depuis 1989 et qui occupe une place...
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Depuis août 2015, Emmanuel Bonne est l’ambassadeur de France au Liban. Pourtant, le diplomate n’est pas étranger au pays du Cèdre, qu’il connaît depuis 1989 et qui occupe une place importante dans son parcours.
Toujours à l’écoute, il accorde son attention à chacun. Que ce soit dans le domaine politique, éducatif ou social, Emmanuel Bonne est un homme disponible, toujours prêt à se rendre utile.
Pour lui, l’amitié franco- libanaise n’est pas un héritage mais un investissement pour l’avenir. «Quand on dit qu’on veut être ami avec tous les Libanais, il faut le prouver».  Dans son action, Emmanuel Bonne cherche à rester à égale distance de tous les acteurs politiques. «L’ambassadeur de France n’est ni 8 ni 14 mars. Il n’a pas à prendre parti». Les gens lui parlent en confiance, et ce qu’on lui dit, il le garde pour lui. «La diplomatie est l’art de trouver des compromis. La qualité essentielle d’un diplomate est de pouvoir se mettre à la place des autres et de savoir ce sur quoi ils ne peuvent pas céder». En parfait équilibriste, il sillonne le pays du Nord au Sud, de Jabal-Mohsen et Bab el- Tebbané à Cana.

7h30
Jogging matinal

Il est 7h30 tapantes lorsque l’ambassadeur de France, Emmanuel Bonne, apparaît sur le haut des escaliers de la Résidence des Pins, fin prêt pour entamer son jogging matinal. Une demi-heure de footing, des étirements, quelques push-ups et le voilà qui disparaît dans ses appartements privés pour ressortir en costard-cravate.


8h30
L’éducation au menu

Le ministre de l’Education, Marwan Hamadé, est l’invité de M. Bonne au petit-déjeuner. Il lui arrive souvent de recevoir, le matin, des hommes politiques ou des journalistes pour un échange. «C’est une marque de confiance de venir. En privé, on se dit beaucoup de choses. En tête-à-tête, on prend le temps d’écouter les gens. Dans sa logique, chacun a raison et tous ont des choses intéressantes à raconter».

 

 

 

 

 

 



9h30
Halte dans les appartements privés
Le temps de feuilleter un journal, de faire quelques pas sur la terrasse ensoleillée et c’est parti pour une journée bien remplie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

9h45
En route pour la Chancellerie

En voiture, l’ambassadeur n’écoute pas de musique. Il préfère le calme et profite de ses innombrables trajets pour peaufiner un discours, parcourir quelques dossiers, passer quelques coups de fil ou répondre à ses mails. «Même lorsque je n’ai pas grand-chose à dire, je réponds toujours à mon courrier». Dans un pays aussi lumineux, la pénombre de la voiture le dérange.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

10h30
Du social et de l’humanitaire

Aux Irakiennes, Syriennes et Libanaises du Centre social tenu par les sœurs du Bon-Pasteur, Emmanuel Bonne s’adresse en arabe, une langue qu’il maîtrise parfaitement. Attentif, il s’enquiert de leurs problèmes et de leurs besoins. L’une d’entre elles lui fait part de son souhait de visiter la France et l’ambassadeur propose à toutes ces dames de venir un jour déjeuner à la Résidence des Pins, un lieu qu’il aime ouvrir à tous, âges et catégories sociales confondus.

 


12h30
Réunion avec les collaborateurs

C’est à pied que l’ambassadeur emprunte les escaliers menant à son bureau, où il tient une réunion avec ses collaborateurs, signe quelques dossiers et passe quelques appels.



 

 

 

 

 

 

 


13h30
A l’ESA, la main à la pâte

La présence d’Emmanuel Bonne à l’ESA est une occasion pour rencontrer les jeunes entrepreneurs libanais et découvrir leurs start-up. Il n’hésite pas à enfiler un tablier et à préparer des pâtes sous les instructions du chef, avec lequel il échange quelques mots en italien. C’est aussi une autre manifestation de l’engagement de la France, à travers un investissement de 5 millions de dollars, destinés à rénover l’ancien bâtiment qui servira d’incubateur de start-up.

 

 

 



17h
A la Maison du Centre

L’ambassadeur de France rencontre le Premier ministre Saad Hariri à la Maison du Centre. Le but de la visite? Comment la France peut aider le Liban.

 

 

 

 

 

 

 

 


18h30
La Légion d’honneur à Bifani

De retour à la Résidence des Pins, la journée n’est pas finie. L’ambassadeur remet à Alain Bifani, directeur général du ministère des Finances, les insignes de Chevalier dans l’Ordre de la Légion d’honneur. Une décoration qui montre, encore une fois, tout l’intérêt que la France porte au Liban.

Joëlle Seif

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Éditorial
Des murs et des pas mûrs

Au nom de la sécurité nationale et de la sauvegarde de l’emploi aux Etats-Unis, le président Donald Trump veut construire un mur fait d’un mélange de ciment et de lois protectionnistes. A peine a-t-il signé les premiers décrets pour l’édification de ces clôtures, censées être érigées aux frontières, que des barrières ont surgi à l’intérieur du pays. Ces décisions choquantes, prises par un président controversé, constituent un cocktail malodorant, qui n’a pas tardé à exploser en manifestations de colère dans les aéroports et les rues des villes américaines. La période de grâce est un luxe auquel Donald Trump n’a pas goûté.D’aucuns jugeront déplacée la vague de condamnation soulevée dans le monde par les décisions du président américain. Il s’agit, somme toute, de mesures prises par un Etat souverain sur son territoire national. Cela aurait été vrai si les Etats-Unis avaient été un pays comme les autres. Or, ils ne le sont pas et ne l’ont jamais été. L’Amérique est une nation, dont le modèle a, de tout temps, inspiré les autres, dans le pire et le meilleur, dans le rêve et le cauchemar. Que d’autres dirigeants soient tentés de lui emboîter le pas est un danger réel, qui aboutira au cloisonnement du monde. A l’ère de l’Internet et de la mondialisation, celui-ci devrait plutôt se diriger vers davantage d’ouverture. Ce n’est pas de barrières dont le monde a besoin, mais de plus d’humanité dans les relations entre les Etats.Ici au Liban, l’application de la «méthode Trump» risque de provoquer des catastrophes en chaîne, surtout que la classe politique se contorsionne pour tenter d’imaginer une loi électorale acceptée de tous. Le critère de la représentation est, certes, essentiel pour apaiser la vie politique. Il n’est plus permis, en effet, que les lois électorales soient confectionnées sur mesure afin de sauvegarder les intérêts personnels de certains dirigeants, au détriment d’autres composantes de la société. Mais, dans le même temps, si la juste représentation aboutit à la construction de murs entre les communautés, le résultat sera pire. Il faut s’entendre sur une formule susceptible en même temps d’assurer une représentation authentique de tous et de réduire, à leur plus simple expression, les cloisons entre les communautés religieuses. La tâche est difficile mais pas impossible. De nombreuses propositions allant dans ce sens existent et ont été débattues. Il suffit de les remettre sur la table.Le seul inconvénient est que le temps manque. Non pas que les délais constitutionnels soient courts, car il y a toujours moyen de les rallonger. Le problème est que l’économie est plus que jamais tributaire de l’entente politique, sans laquelle les réformes urgentes et structurelles ne peuvent pas être lancées. Espérons que la classe politique ne ratera pas le coche une nouvelle fois, d’autant que les experts s’attendent à une relance de l’économie en 2017.    


 Paul Khalifeh
   

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