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Nº 3088 du vendredi 6 avril 2018

Salim Sfeir Pdg de Bank of Beirut. Pour le Liban des opportunités à saisir en 2018
Son père, entrepreneur, souhaitait que son fils Salim Sfeir devienne ingénieur. Mais lui a rapidement compris après de courtes études dans cette branche qu’il n’était pas fait pour ce métier.…
Prêts logement subventionnés. Le temps des largesses est terminé
Où en est-on avec l’affaire des prêts logement subventionnés? Inquiétude, questionnements, confusion et polémiques dominent l’opinion publique. Le point sur cette question sensible qui touche la tranche sociale à faible…
Place de l’étoile. Les commerçants priés de revenir
Trois mois après le retrait des blocs de béton aux abords du Parlement, la reprise de l’activité marchande se fait toujours attendre. Depuis, les autorités tentent d’inciter les investisseurs et…
Ibrahim el-Amine. Une seule constante: la résistance
Il voulait devenir ingénieur mais les circonstances, ou plutôt la guerre, en ont décidé autrement. Dans son bureau, où trône en bonne place un portrait de l’ancien chef militaire du…
Ali Chahrour. Le corps ganté de mémoire
Chorégraphe et danseur, Ali Chahrour a percé sur la scène locale et internationale à travers sa trilogie sur la mort, dont le dernier volet sera présenté en juillet au Festival…
Troubles bipolaires. D’un simple changement d’humeur au suicide
Entre 3 et 6% de la population libanaise souffrent de troubles bipolaires, alors que la dépression au Liban atteint deux fois plus de femmes que d’hommes.  Magazine dresse un état…
Michel Ocelot. Le conte pour parler de tout
Convié par l’Institut français du Liban, Michel Ocelot revient pour présenter des séquences de son prochain film d’animation, Dilili à Paris, au cinéma Montaigne. Il sera aussi l’invité d’honneur de…
La promesse de l’aube. Du mot à l’image
«La vie nous fait à l’aube, une promesse qu’elle ne tient jamais». Les mots éternels de La promesse de l’aube de Romain Gary sont transposés à l’écran dans une adaptation…
Éditorial
Déficit de confiance

Les Libanais n’attendaient pas la mise en garde du président Michel Aoun sur le danger de la faillite de l’Etat pour se rendre compte de la gravité de la situation. Un vent de panique, encore contenu, bruisse dans le pays. Des rumeurs mais aussi des informations vraies sur la fragilité des finances publiques foisonnent. On chuchote au sujet de la fuite de capitaux; d’un infléchissement de la politique monétaire de la Banque du Liban, suffisamment important pour provoquer l’effondrement du cours de la monnaie nationale d’ici la fin de l’année; on murmure que la banque centrale cherche, désespérément et difficilement, à acquérir des dollars pour renforcer ses réserves. Les analyses prévoyant un conflit régional d’envergure, dont une attaque israélienne contre le Liban ne serait que l’une des facettes, n’arrangent pas les choses. Les menaces israéliennes d’une «guerre destructrice» contre le Hezbollah, proférées lundi, les confirment. Les craintes sont tellement tenaces que même la «positive attitude» des plus optimistes ne parvient plus à les atténuer… ni les «bonnes nouvelles» attendues de la conférence Cèdre I.      Un déficit de confiance fondamental semble s’être installé dans le pays. Tous les jours, la méfiance grandit et enfouit ses racines plus profondément. Le plus grave, c’est que lesdites «mesures d’austérité» adoptées par le gouvernement dans le cadre du projet de budget 2018 ne sont perçues, par une majorité de Libanais, que comme de la poudre aux yeux. Ce n’est pas en réduisant de 20% les dépenses des ministères que l’on règlera le problème. Un telle démarche est non seulement insuffisante mais aussi contre-productive, car les coupes touchent indistinctement tous les ministères, y compris, par exemple, celui des Affaires sociales, qui apporte une aide modeste mais salutaire à des milliers de familles qui peinent à remplir leur panier de la ménagère.Une fois de plus, le gouvernement ne regarde que la partie visible de l’iceberg. Il ignore le vrai problème, celui de la corruption institutionnalisée, de ces minces mais intarissables filets de gaspillage, qui pompent des milliards tous les jours. Une fois de plus, l’Etat ponctionne le portefeuille déjà vide des classes les plus démunies, et ferme les yeux face aux abus des plus puissants. Qu’en est-il des biens maritimes exploités illégalement? Des évasions fiscales? Des catégories de privilégiés ou de protégés qui inondent le marché de biens manufacturés importés sans payer un sou à la douane? Des milliards dépensés par les officiels en voyages, aux frais du contribuable? Des commissions payées et perçues dans le cadre de contrats de gré à gré? La liste est interminable…Le déficit des finances est, désormais, couplé à un défaut de confiance. Les soins palliatifs ne sont plus utiles. Un traitement lourd est nécessaire. Y a-t-il un médecin dans la salle?    


 Paul Khalifeh
   

Combien ça coûte

Un passeport biométrique?
Le passeport biométrique est disponible au Liban depuis le 1er août 2016. Toutefois, la remise de titres de voyage relevant de l’ancien «régime» a toujours été permise pour les Libanais…

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