Une journée avec Hugo Shorter: Le cosmopolite
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Nº 3076 du vendredi 7 avril 2017

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Entre le Japon où il est né, le Brésil où il a vécu et étudié au Lycée français de Rio de Janeiro, Londres où il est diplômé de l’Université d’Oxford et Paris où il a fréquenté l’Ecole Nationale d’Administration, Hugo Shorter, l’ambassadeur britannique au Liban depuis septembre 2015,  s’apparente à un véritable citoyen du monde.
 

7h15 Café matinal
Il est 7h15 tapantes lorsque le serviteur de sa Majesté, Hugo Shorter, nous reçoit dans sa résidence. Sa journée commence à 6h30. Sirotant un café, profitant des derniers instants de calme avant d’entamer une journée au pas de course, c’est l’occasion d’en apprendre davantage sur lui. Hugo Shorter n’a pas toujours été diplomate. Il travaillait dans une entreprise d’audit avant de réaliser que cela ne l’intéressait pas particulièrement. Il présente alors le concours du Foreign Affairs Office et devient diplomate le 5 novembre 1990. Si, à Oxford, il a étudié la
littérature française et portugaise, dont l’ambassadeur maîtrise parfaitement les deux langues, un an et demi passés à l’ENA représentent pour lui une fenêtre fantastique sur l’administration et l’Etat français.

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

7h45 Art et Peinture
Pour Hugo Shorter, le Liban est un pays dont l’importance dépasse ses frontières et sa dimension. «Beyrouth résume toute la diplomatie internationale. C’est un carrefour entre le Moyen-Orient et l’Europe, entre la Méditerranée et le Golfe», dit-il. Il nous fait découvrir une collection de toiles, dont une en particulier, peinte par l’artiste anglais Tom Young, installé à Beyrouth, attire son attention. «Ce tableau
représente toutes les contradictions de cette ville».

 

8h Petit déjeuner convivial
La table du petit déjeuner est fin prête pour accueillir des invités. Hugo. Shorter a l’habitude de recevoir le matin, une occasion de s’informer et de garder le contact avec les multiples parties libanaises.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

10h Réunion avec ses collaborateurs
Tous les lundis matins, l’ambassadeur britannique tient une réunion avec ses collaborateurs et les responsables des différentes sections.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

10h50 En voiture
Même si les trajets que l’ambassadeur effectue en voiture sont rapides, il en profite pour passer quelques coups de fil ou mettre au point un dossier.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



11h Rencontre avec le ministre de l’économie
C’est en compagnie du responsable de la section du commerce international, Paul Khawaja, que l’ambassadeur Shorter rencontre le ministre de l’Economie, Raëd Khoury. «C’est la première rencontre formelle avec le nouveau ministre pour discuter de ses priorités, l’incidence des nouveaux impôts sur les produits britanniques. Cette rencontre fait partie de l’activité type d’un ambassadeur».

 

 

 

 

 

11h50 A pied
La distance qui sépare l’ambassade du Royaume-Uni du Grand Sérail est courte. M. Shorter y va à pied, en compagnie d’Amanda Loughlin, responsable de l’aide britannique au Liban.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

12h Réunion au Grand Sérail
En préparation de la Conférence de Bruxelles consacrée à la crise syrienne, les principaux pays donateurs se réunissent avec le Premier ministre, Saad Hariri, pour une mise au point. C’est aussi l’occasion de retrouvailles entre «collègues» et de quelques apartés.

 

 

 

 

 

 

 

14h30 Une boursière chez l’ambassadeur
L’ambassadeur reçoit Jessica Obeid, jeune Libanaise ayant bénéficié du programme ILP (International Leaders Program) et qui vient de passer une semaine en Grande-Bretagne. Elle l’informe de son séjour et discute avec lui de cette expérience. Une leçon d’arabe, prévue dans l’après-midi, est annulée en raison de l’emploi du temps très chargé de l’ambassadeur ce jour-là, mais ce n’est que partie remise.


 

 

 

 

18h Le «Chevening
Scholarship» L’ambassadeur Shorter rencontre, à l’hôtel Gabriel, les personnes ayant profité de cette fameuse bourse. Il se déclare heureux de rencontrer ces «Cheveners», qui travaillent dans différents domaines, avec pour objectifs de renforcer la sécurité, la prospérité et la stabilité du Liban. Chevening Scholarship est l’une des plus prestigieuses bourses accordées par le gouvernement britannique
pour un an aux personnes ayant les qualifications nécessaires pour devenir de véritables leaders.

Joëlle Seif
 


    
 

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Éditorial
Saturation et indécence

Les interprétations optimistes des indicateurs économiques et les déclarations rassurantes des dirigeants ne cachent pas la réalité: l’économie tarde à prendre son envol. Les pronostics des institutions financières internationales et des cabinets d’études restent d’ailleurs assez modestes, même s’ils prévoient une légère amélioration. Le Fonds monétaire international (FMI) s’attend à une croissance de 2% en 2017, Business Monitor International (BMI, Grande-Bretagne) prévoit un taux de 2,2% et le fournisseur de données indépendant, Economena Analytics, pense que la croissance s’établira autour de 2,5%.Comment pourrait-il en être autrement lorsque les moteurs de croissance traditionnels du Liban, que sont le tourisme, l’immobilier et la construction, «ont subi des revers», comme le souligne le FMI dans son rapport sur le pays du Cèdre.Il n’y a d’ailleurs nul besoin de lire ce rapport pour mesurer l’étendue du marasme économique. Rien ou presque n’encourage les Libanais à reprendre la consommation, et ce ne sont pas les quelques milliers de clients des restaurants – ce sont les mêmes qui tournent d’un établissement à l’autre –, qui démentiront cette réalité.      Certes, l’approbation du projet de budget 2017 par le gouvernement, le vote des décrets sur le pétrole et le gaz, les propositions de loi pour lutter contre la corruption au sein de l’administration publique et pour protéger les lanceurs d’alertes, le plan de réforme du secteur de l’électricité… sont des mesures louables. Mais il y a tellement à faire dans tous les domaines, que tous les efforts entrepris jusqu’à présent, semblent insuffisants pour que redémarre l’économie.Et même si des réformes structurelles étaient lancées tous azimuts, le Liban continuera à traîner un énorme boulet, celui des réfugiés syriens, qui représentent plus d’un tiers de la population. Cela «est éprouvant pour les communautés locales, créant de la pauvreté, du chômage, et ajoutant de la pression sur les infrastructures et les finances publiques déjà fragilisées», souligne le FMI. Selon l’institution internationale, le coût indirect de la présence des réfugiés syriens aurait dépassé les 2,5 milliards de dollars en termes de dégradation des services publics.Les conséquences de la présence de ce nombre de réfugiés sont encore plus pernicieuses. L’Association des commerçants de Beyrouth (ACB) dénonce la compétition déloyale des Syriens installés au Liban pour les sociétés, les entreprises, les petites entreprises, les usines et les divers chantiers. L’ACB évoque un «cycle économique syrien qui prospère et se développe à l’intérieur de l’économie libanaise» et à ses dépens. «Même si tous les touristes du monde venaient au Liban, cela ne règlerait pas la crise car nous sommes confrontés à un problème structurel provoqué par la concurrence faite à l’économie libanaise par une autre économie», prévient l’ACB.Le Liban a donc atteint le point de saturation aussi bien au plan démographique qu’économique. La situation est d’autant plus grave que la communauté internationale n’a jamais tenu ses engagements financiers, ce qui a poussé le FMI à l’interpeler, en estimant qu’elle «doit jouer un rôle-clé pour répondre à la crise des réfugiés». «Le Liban a besoin et mérite un appui important», indique le rapport de l’institution financière internationale.A défaut d’une aide directe au Liban, qui pourrait ne jamais arriver, les agences de l’Onu et autres ONG devraient au moins avoir la décence d’acheter sur le marché libanais et aux entreprises locales les produits alimentaires, médicaux et autres, fournis aux réfugiés, au lieu d’aller s’approvisionner sur les marchés extérieurs. Cela permettrait de remplir quelques lignes dans les carnets de commandes, désespérément vides, de l’industrie libanaise.


 Paul Khalifeh
   

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