Spécial universités 2017: Tout ce qu'il faut savoir
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Nº 3076 du vendredi 7 avril 2017

Spécial universités 2017: Tout ce qu'il faut savoir

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    Spécial universités 2017: Tout ce qu'il faut savoir
    Avec ses 41 établissements d’enseignement supérieur, le Liban dispose d’un tissu universitaire riche et dense. Tous les ans, les universités accueillent environ 150 000 étudiants. Cursus variés, stratégies d’enseignement et de...
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Avec ses 41 établissements d’enseignement supérieur, le Liban dispose d’un tissu universitaire riche et dense. Tous les ans, les universités accueillent environ 150 000 étudiants. Cursus variés, stratégies d’enseignement et de formation multiples, structures de gouvernance différentes, modes de recrutement distincts, tant d’éléments qui rendent le paysage académique libanais assez diversifié. Premier pays arabe à avoir connu un système d’enseignement supérieur moderne, le Liban compte une université publique (l’Université libanaise), les autres étant privées.

AUB
American University of Beirut
Première université à avoir vu le jour au Liban en 1866, l’Université américaine de Beyrouth offre plus de 130 programmes de formation, menant tous à la licence, au master et au doctorat.
Nombre d’étudiants: 8 750.
Coût du crédit: 786 -1 002 $.
Nombre de facultés, instituts et écoles: 6.
Langue(s) d’enseignement: Anglais principalement.

 

USJ
Université Saint-Joseph
Avec plus de 350 conventions avec des universités étrangères et plus de 400 professeurs étrangers en mission, l’Université Saint-Joseph a été fondée en 1875. Elle compte 11 centres et 33 laboratoires de recherche.
Nombre d’étudiants: 12 000.
Coût du crédit: 75 - 337 $.
Nombre de facultés, instituts et écoles: 32.
Langue(s) d’enseignement: Français, Arabe, Anglais.

 

LAU
Lebanese American University
Instaurée en 1835, la LAU a pour devise : «lutter, chercher, trouver et ne pas fléchir».
Nombre d’étudiants: 8 500.
Coût du crédit: 540 - 900 $.
Nombre de facultés, instituts et écoles: 7 (divisés en plusieurs départements).
Langue(s) d’enseignement: Anglais.

 

NDU
Notre-Dame University
Enceinte pluriculturelle regroupant un grand nombre d’étudiants aux talents multiples,
l’Université Notre-Dame met à la disposition du grand public des formations à jour, qui répondent aux besoins du marché local, régional et international.
Nombre d’étudiants: 7 170.
Coût du crédit: 333 - 400 $.
Nombre de facultés, instituts et écoles:  7 (divisés en plusieurs départements).
Langue(s) d’enseignement: Anglais (principalement).

 

UA
Université Antonine
«Si votre projet concerne la période d’une année, semez du blé. S’il est pour plus d’un an, plantez des arbres. Si c’est plutôt l’avenir du Peuple qui vous préoccupe, instituez des centres de formation». C’est sur ce principe que se base essentiellement l’Université Antonine pour forger de futurs professionnels et citoyens du monde.   
Nombre d’étudiants: 4 000.
Coût du crédit: 25 - 333 $.
Nombre de facultés, instituts et écoles: 12.
Langue(s) d’enseignement: Français, Anglais.

USEK
Université Saint-Esprit de Kaslik
Système d’étude flexible, vie étudiante dynamique, diplômes reconnus, ouverture à l’international… Tant d’éléments importants qui poussent tout individu à vouloir en profiter.

Nombre d’étudiants: 6 680.
Coût du crédit: 145 - 425 $.
Nombre de facultés, instituts et écoles: 15.
Langue(s) d’enseignement: Français (principalement).

LIU
Lebanese International University
Nombre d’étudiants: non communiqué.
Coût du crédit: 180 - 270 $.
Nombre de facultés, instituts et écoles: 5 (divisés en plusieurs départements).
Langue(s) d’enseignement: Anglais (principalement).

ULS
La Sagesse
La quête de l’excellence et la satisfaction de l’étudiant représentent un engagement historique sur lequel l’Université La Sagesse fonde ses stratégies d’enseignement supérieur.
Nombre d’étudiants: 3 800.
Coût du crédit: 100 - 200 $.
Nombre de facultés, instituts et écoles: 8.
Langue(s) d’enseignement: Français, Anglais.

LCU
Lebanese Canadian University
La Lebanese Canadian University a pour objectif de fournir une éducation de qualité supérieure, liée étroitement aux besoins du Liban et
de la région, particulièrement à ceux des pays du Golfe.
Nombre d’étudiants: 1 500.
Coût du crédit: 167 $.
Nombre de facultés, instituts et écoles: 4.
Langue(s) d’enseignement: Anglais, Français.

ALBA
Académie Libanaise des Beaux-Arts
L’Académie Libanaise des Beaux-Arts dispense une formation artistique pluridisciplinaire dont les maîtres mots sont la polyvalence, la créativité, l’accompagnement personnalisé, le travail sur projets et l’excellence. L’objectif est de permettre aux étudiants de maîtriser tous les outils susceptibles de stimuler leur créativité.
Nombre d’étudiants: 927.
Coût du crédit: 230 $.
Nombre de facultés, instituts et écoles: 6.
Langue(s) d’enseignement: Français.

AUST
American University of Science and Technology
Fondée en 1989, l’American University of Science and Technology se veut une institution d’études supérieures ayant récemment introduit la section française. Elle offre des programmes multiples grâce à la qualité et au professionnalisme des enseignants qui sont constamment à la recherche de nouvelles méthodes et de nouveaux programmes.
Nombre d’étudiants: 5 513.
Coût du crédit: 105 - 375 dollars.
Nombre de facultés, instituts et écoles: 4.
Langue(s) d’enseignement: Français, Anglais.

 

ULF
Université Libano-française
Fondée en 1996, l’Université libano-française (ULF) est un établissement d’enseignement supérieur libanais indépendant et laïc. L’ULF œuvre à respecter les plus hauts standards académiques dans l’élaboration de ses programmes. Son objectif consiste à faire de ses étudiants des professionnels responsables, mus par un fort sens de l’éthique et motivés par l’engagement citoyen.
Nombre d'étudiants: 1700
Coût du crédit: 60$ à 115$
Nombre de facultés: 4
Langue d'enseignement: Français ou Anglais

 

Natasha Metni

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Éditorial
Saturation et indécence

Les interprétations optimistes des indicateurs économiques et les déclarations rassurantes des dirigeants ne cachent pas la réalité: l’économie tarde à prendre son envol. Les pronostics des institutions financières internationales et des cabinets d’études restent d’ailleurs assez modestes, même s’ils prévoient une légère amélioration. Le Fonds monétaire international (FMI) s’attend à une croissance de 2% en 2017, Business Monitor International (BMI, Grande-Bretagne) prévoit un taux de 2,2% et le fournisseur de données indépendant, Economena Analytics, pense que la croissance s’établira autour de 2,5%.Comment pourrait-il en être autrement lorsque les moteurs de croissance traditionnels du Liban, que sont le tourisme, l’immobilier et la construction, «ont subi des revers», comme le souligne le FMI dans son rapport sur le pays du Cèdre.Il n’y a d’ailleurs nul besoin de lire ce rapport pour mesurer l’étendue du marasme économique. Rien ou presque n’encourage les Libanais à reprendre la consommation, et ce ne sont pas les quelques milliers de clients des restaurants – ce sont les mêmes qui tournent d’un établissement à l’autre –, qui démentiront cette réalité.      Certes, l’approbation du projet de budget 2017 par le gouvernement, le vote des décrets sur le pétrole et le gaz, les propositions de loi pour lutter contre la corruption au sein de l’administration publique et pour protéger les lanceurs d’alertes, le plan de réforme du secteur de l’électricité… sont des mesures louables. Mais il y a tellement à faire dans tous les domaines, que tous les efforts entrepris jusqu’à présent, semblent insuffisants pour que redémarre l’économie.Et même si des réformes structurelles étaient lancées tous azimuts, le Liban continuera à traîner un énorme boulet, celui des réfugiés syriens, qui représentent plus d’un tiers de la population. Cela «est éprouvant pour les communautés locales, créant de la pauvreté, du chômage, et ajoutant de la pression sur les infrastructures et les finances publiques déjà fragilisées», souligne le FMI. Selon l’institution internationale, le coût indirect de la présence des réfugiés syriens aurait dépassé les 2,5 milliards de dollars en termes de dégradation des services publics.Les conséquences de la présence de ce nombre de réfugiés sont encore plus pernicieuses. L’Association des commerçants de Beyrouth (ACB) dénonce la compétition déloyale des Syriens installés au Liban pour les sociétés, les entreprises, les petites entreprises, les usines et les divers chantiers. L’ACB évoque un «cycle économique syrien qui prospère et se développe à l’intérieur de l’économie libanaise» et à ses dépens. «Même si tous les touristes du monde venaient au Liban, cela ne règlerait pas la crise car nous sommes confrontés à un problème structurel provoqué par la concurrence faite à l’économie libanaise par une autre économie», prévient l’ACB.Le Liban a donc atteint le point de saturation aussi bien au plan démographique qu’économique. La situation est d’autant plus grave que la communauté internationale n’a jamais tenu ses engagements financiers, ce qui a poussé le FMI à l’interpeler, en estimant qu’elle «doit jouer un rôle-clé pour répondre à la crise des réfugiés». «Le Liban a besoin et mérite un appui important», indique le rapport de l’institution financière internationale.A défaut d’une aide directe au Liban, qui pourrait ne jamais arriver, les agences de l’Onu et autres ONG devraient au moins avoir la décence d’acheter sur le marché libanais et aux entreprises locales les produits alimentaires, médicaux et autres, fournis aux réfugiés, au lieu d’aller s’approvisionner sur les marchés extérieurs. Cela permettrait de remplir quelques lignes dans les carnets de commandes, désespérément vides, de l’industrie libanaise.


 Paul Khalifeh
   

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