Confidences sécurité
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Nº 3076 du vendredi 7 avril 2017

Confidences sécurité

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    Raids israéliens à Palmyre Les radars russes en action Les attaques menées par l'aviation israélienne contre des positons militaires syriennes et du Hezbollah près de Palmyre, le 17 mars, confirment l'information parue...
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Raids israéliens à Palmyre
Les radars russes en action

Les attaques menées par l'aviation israélienne contre des positons militaires syriennes et du Hezbollah près de Palmyre, le 17 mars, confirment l'information parue en page 7 dans l'édition de Magazine de février dernier sous le titre: Davantage de raids israéliens en 2017. Face à ces raids qui sont appelés à se poursuivre dans les mois à venir, la Syrie a décidé de riposter avec l'accord de Moscou. Selon des sources bien informées, les conseillers russes ont réorganisé la défense anti-aérienne syrienne, très affaiblie après six ans de guerre. La pierre angulaire du dispositif sont des batteries de missiles sol-air S-200. En outre, la Russie a branché ses radars déployés en Syrie sur le système de surveillance syrien, ce qui lui a permis de détecter rapidement les avions qui ont attaqué l'aérodrome T4 près de Palmyre, le 17 mars.

Le fils de Maqdah est un jihadiste
L'un des fils du général Mounir Maqdah, ancien chef de la milice du Fateh au Liban, aurait rejoint depuis plusieurs mois le Front Fateh al-Cham, l'ex-branche d'al-Qaïda en Syrie. La source qui rapporte l'information indique que le général Maqdah a renié son fils et a interdit à tous les membres de sa famille d'entrer en contact avec lui. Il a affirmé qu'il refuserait d'accueillir son corps s'il était tué au combat.

L'aéroport, objet de convoitises
Les nominations sécuritaires à des postes sensibles à l'Aéroport de Beyrouth (AIB) font l'objet de tiraillements discrets entre le président de la République, Michel Aoun, et le chef du Parlement, Nabih Berry, d'un côté, et le Premier ministre Saad Hariri de l'autre. Le nouveau directeur général des Forces de sécurité intérieure (FSI), le général Imad Othman, souhaite nommer des officiers à des fonctions importantes au sein du service de sécurité de l'aéroport, afin de renforcer le contrôle des FSI et de leur service de renseignements sur ce site. Mais les présidents Aoun et Berry ont vu d'un mauvais œil les mesures prises par le général Othman, qui jouit du soutien total de M. Hariri. Ils ont donc bloqué les nominations et exigé une concertation préalable avant tout changement dans le dispositif sécuritaire de l'AIB.

Trois suspects
Trois Libanais détenteurs de la nationalité allemande, arrêtés en Turquie à la mi-mars, sont suspectés de connivence avec le Tunisien Anis Ameri, auteur de l'attentat au camion bélier qui a fait 12 morts et 50 blessés dans un marché de Noël, à Berlin, le 19 décembre. L'attaque avait été revendiquée le lendemain par l'Etat islamique et Ameri avait été abattu le 24 décembre à Milan. Les Libanais Mohammad Ali Khan, Youssef Darwiche et Bilal Hammoud sont inconnus des services libanais, qui ont été sollicités par la Turquie. Les suspects tentaient de regagner l'Europe via la Grèce pour y commettre des attentats, pensent les services turcs.

906
véhicules ont été volés au Liban en 2016, une centaine de moins que l'année précédente, selon les FSI.  Le pic avait été atteint en 2013, à l'apogée de la guerre en Syrie, avec 2 367 véhicules volés. 2012 avait été aussi une année «prospère» pour l'industrie du vol des voitures, avec 2 065 véhicules dérobés. La baisse drastique coïncide avec la prise par le Hezbollah et l'armée syrienne des régions de Qoussair et du Qalamoun occidental, par où passaient les voies de la contrebande.

La flotte aérienne du Hezbollah
Le site Middle-East Eye a publié une longue étude, largement inspirée d'un reportage de Russia Today, consacrée aux capacités développées par le Hezbollah en matière de guerre aérienne. Selon l'étude, le parti libanais chiite utilise, en Syrie, une large flotte de drones armés ou de surveillance, qui a prouvé son efficacité lors des batailles d'Alep et de Palmyre. La maîtrise de cette technologie par le Hezbollah, suscite l'inquiétude des stratèges israéliens.

Les islamistes de Aïn el-Héloué
Surarmés et bien entraînés

Le dernier round de combats entre le Fateh du président Mahmoud Abbas et les groupes extrémistes islamistes dans le camp de Aïn el-Héloué, fin février, a suscité une grande inquiétude chez les services de sécurité libanais. L'apparition d'armes nouvelles et l'utilisation de tactiques militaires de haut niveau ont montré que les groupes islamistes, proches d'al-Qaïda ou de Daech, disposent de moyens qui avaient été sous-estimés. Les armes légères et moyennes modernes, utilisées lors des affrontements, confirment les soupçons des services de sécurité selon lesquels les islamistes disposent toujours de filières suffisamment performantes pour renouveler leurs arsenaux et remplir leurs dépôts de munitions. De plus, les miliciens semblaient bien entraînés au maniement des armes et aux tactiques de combat dans des zones urbaines densément peuplées. Ces observations ont conforté l'Armée libanaise dans sa décision de construire un mur autour du camp.

Après les Britanniques
les Russes vont débarquer

Après le porte-hélicoptères britannique HMS Ocean, qui a accosté début mars au port de Beyrouth, un navire russe serait attendu ce printemps dans la capitale libanaise. Une source informée rapporte que les autorités russes concernées sont entrées en contact avec de hauts responsables libanais pour voir si des obstacles de nature politique empêcheraient la visite au port de Beyrouth d'un bâtiment de guerre russe. Ayant obtenu le feu vert du Liban, le ministère de la Défense à Moscou a commencé à préparer cette visite hautement symbolique, à un moment où la Russie cherche à renforcer sa présence en tant que principale puissance en Méditerranée orientale.  


la «Légion des opprimés» de Dahié
Ni le Hezbollah ni les services de sécurité ne sont encore parvenus à identifier les auteurs d'une lettre adressée au secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, et au président du Parlement, Nabih Berry, et portant la signature «La légion des opprimés» de Dahié. Ce message, qui s'est répandu comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux, dénonce les abus et l'insécurité dans la banlieue sud de Beyrouth, et se propose de «nettoyer» cette région des «bandes de voyous qui rackettent la population». Les yeux se tournent vers des participants à la réunion de personnalités chiites, le 25 janvier au Rotana de Hamra, dénonçant la mainmise du tandem chiite sur le Conseil supérieur chiite.

Fadl Chaker dans un état dépressif
Une source palestinienne dans le camp de Aïn el-Héloué rapporte que l'ancienne star de la chanson arabe, Fadl Chaker (de son vrai nom Fadl Chmandour), reconverti au salafisme et recherché par la justice libanaise pour ses liens avec le cheikh extrémiste Ahmad al-Assir, serait dans un état dépressif. Cette source croit savoir que Chaker a déjà versé une petite fortune au groupe extrémiste de Bilal Badr, qui lui a accordé sa protection. Il aurait vendu presque tous ses biens, y compris le restaurant qu'il possédait à l'entrée de Saïda, sa villa et plusieurs autres appartements, pour financer ses protecteurs, qui semblent bien profiter de son état de détresse. Fadl Chaker a rasé sa barbe et n'hésite plus à dire devant les rares personnes qui le rencontrent, qu'il regrette profondément de s'être laissé entraîner par la mouvance d'Al-Assir.       

 

La Finul teste le Hezbollah
Les incidents qui ont eu lieu en février entre des patrouilles de la Finul et des habitants des loca-lités de Majdel Zoun et Mansouri, dans le caza de Tyr,  ne sont pas fortuits, selon des sources informées. En entrant à Majdel Zoun sans être accompagnée par l'Armée libanaise, comme le stipule le protocole règlementant la mission des Casques bleus, la patrouille slovène a voulu mesurer la réaction des habitants, et à travers eux, celle du Hezbollah. La réponse ne s'est pas faite attendre: jets de pierres, rassemblements, communiqués des municipalités de Bint-Jbeil etc... Le Hezbollah a voulu montrer qu'il restait vigilant et réactif. Les incidents étaient assez graves pour que le patron de la Sûreté générale, Abbas Ibrahim, rencontre, le 4 mars, le chef de la Finul, Michael Beary.

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Éditorial
Saturation et indécence

Les interprétations optimistes des indicateurs économiques et les déclarations rassurantes des dirigeants ne cachent pas la réalité: l’économie tarde à prendre son envol. Les pronostics des institutions financières internationales et des cabinets d’études restent d’ailleurs assez modestes, même s’ils prévoient une légère amélioration. Le Fonds monétaire international (FMI) s’attend à une croissance de 2% en 2017, Business Monitor International (BMI, Grande-Bretagne) prévoit un taux de 2,2% et le fournisseur de données indépendant, Economena Analytics, pense que la croissance s’établira autour de 2,5%.Comment pourrait-il en être autrement lorsque les moteurs de croissance traditionnels du Liban, que sont le tourisme, l’immobilier et la construction, «ont subi des revers», comme le souligne le FMI dans son rapport sur le pays du Cèdre.Il n’y a d’ailleurs nul besoin de lire ce rapport pour mesurer l’étendue du marasme économique. Rien ou presque n’encourage les Libanais à reprendre la consommation, et ce ne sont pas les quelques milliers de clients des restaurants – ce sont les mêmes qui tournent d’un établissement à l’autre –, qui démentiront cette réalité.      Certes, l’approbation du projet de budget 2017 par le gouvernement, le vote des décrets sur le pétrole et le gaz, les propositions de loi pour lutter contre la corruption au sein de l’administration publique et pour protéger les lanceurs d’alertes, le plan de réforme du secteur de l’électricité… sont des mesures louables. Mais il y a tellement à faire dans tous les domaines, que tous les efforts entrepris jusqu’à présent, semblent insuffisants pour que redémarre l’économie.Et même si des réformes structurelles étaient lancées tous azimuts, le Liban continuera à traîner un énorme boulet, celui des réfugiés syriens, qui représentent plus d’un tiers de la population. Cela «est éprouvant pour les communautés locales, créant de la pauvreté, du chômage, et ajoutant de la pression sur les infrastructures et les finances publiques déjà fragilisées», souligne le FMI. Selon l’institution internationale, le coût indirect de la présence des réfugiés syriens aurait dépassé les 2,5 milliards de dollars en termes de dégradation des services publics.Les conséquences de la présence de ce nombre de réfugiés sont encore plus pernicieuses. L’Association des commerçants de Beyrouth (ACB) dénonce la compétition déloyale des Syriens installés au Liban pour les sociétés, les entreprises, les petites entreprises, les usines et les divers chantiers. L’ACB évoque un «cycle économique syrien qui prospère et se développe à l’intérieur de l’économie libanaise» et à ses dépens. «Même si tous les touristes du monde venaient au Liban, cela ne règlerait pas la crise car nous sommes confrontés à un problème structurel provoqué par la concurrence faite à l’économie libanaise par une autre économie», prévient l’ACB.Le Liban a donc atteint le point de saturation aussi bien au plan démographique qu’économique. La situation est d’autant plus grave que la communauté internationale n’a jamais tenu ses engagements financiers, ce qui a poussé le FMI à l’interpeler, en estimant qu’elle «doit jouer un rôle-clé pour répondre à la crise des réfugiés». «Le Liban a besoin et mérite un appui important», indique le rapport de l’institution financière internationale.A défaut d’une aide directe au Liban, qui pourrait ne jamais arriver, les agences de l’Onu et autres ONG devraient au moins avoir la décence d’acheter sur le marché libanais et aux entreprises locales les produits alimentaires, médicaux et autres, fournis aux réfugiés, au lieu d’aller s’approvisionner sur les marchés extérieurs. Cela permettrait de remplir quelques lignes dans les carnets de commandes, désespérément vides, de l’industrie libanaise.


 Paul Khalifeh
   

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