Patrimoine, dépenses, business. Les Arabes au Liban
Logo

Nº 3077 du vendredi 5 mai 2017

Patrimoine, dépenses, business. Les Arabes au Liban

  • taille de la police diminution de la taille de police diminution de la taille de police augmentation de la taille de police increase font size
  • A
    De
    Message
    Patrimoine, dépenses, business. Les Arabes au Liban
    La résilience des Libanais aux chocs est devenue légendaire. Les acteurs économiques sont pleins d’espoir. Les touristes arabes seraient de retour pour les fêtes du Fitr, de l’Adha, et celles...
  •  
Notez cet article
(0 votes)
A- A+

La résilience des Libanais aux chocs est devenue légendaire. Les acteurs économiques sont pleins d’espoir. Les touristes arabes seraient de retour pour les fêtes du Fitr, de l’Adha, et celles de fin d’année. Et pour la saison d’été? L’hypothèse n’est pas à écarter. Quant aux investissements directs arabes, ils sont toujours là, à long terme, et certains groupes renforcent et multiplient leur présence.  


La position du Liban officiel au dernier sommet arabe, le 29 mars à Amman, était d’encourager le retour des Arabes au pays du Cèdre. L’image d’un pouvoir exécutif uni, solidaire, mû par une volonté de faire avancer le pays, serait le signe fort d’une décision de préserver la stabilité du Liban par rapport aux guerres qui secouent la région, a confié à Magazine un diplomate en poste à Beyrouth. Il ajoute que l’approbation – même au forceps – d’un budget après douze ans de fonctionnement des gouvernements successifs sur base de la règle de la 12ème provisoire, est une concrétisation de cette volonté ferme de sauvetage du pays. Nicolas Chammas, président de l’Association des commerçants de Beyrouth (ACB), a approuvé les réflexions du diplomate, tout en soulignant «l’importance des symboles» pour les Arabes, faisant explicitement référence au Premier ministre Saad Hariri qui a accompagné le roi Salman en Arabie saoudite à bord de l’avion royal. On y perçoit le signe d’un réchauffement des relations entre le chef du gouvernement et Riyad, après une longue période de froid. Pour le président de l’ACB, il est temps que la Ligue arabe joue le rôle pour lequel elle a été créée.
D’un point de vue macroéconomique, il est nécessaire de faire la distinction entre les Etats arabes dont les budgets sont affectés par la baisse des prix du baril du pétrole et le patrimoine financier des agents du secteur privé de ces pays, qui ne seraient pas touchés au même degré par cette conjoncture. Malgré la situation dans ces pays, les pronostics de l’ESCWA reflètent une amélioration du PIB dans le monde arabe, bien qu’inférieur au seuil requis. La moyenne de croissance du PIB progresserait de 2,5% et 3,2% respectivement en 2017 et 2018, alors que celle du Liban serait de 1,9% en 2017 et de 2,2% en 2018.   

Hausse de la détaxe
Global Blue, l’une des sociétés leader dans la détaxe, a noté une progression annuelle à hauteur de 8% de la valeur des dépenses détaxées au cours du premier trimestre de 2017. Cette amélioration des dépenses serait tributaire, selon certaines sources, de l’amorce d’un dialogue entre le Liban et les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG), même si le rétablissement des ponts entre les pays concernés n’a pas été exprimé d’une manière officielle et ostentatoire. Cette ébauche de rapprochement en douceur a eu au moins le mérite de juguler la tendance baissière enregistrée tout au long de 2016 au niveau de la valeur de la détaxe. Ainsi, les détaxes des touristes en provenance du Koweït, de l’Arabie saoudite et du Qatar ont progressé respectivement de 46%, 26% et 7%. Quant à la valeur des détaxes des touristes en provenance des Etats-Unis, elle a également accusé une sensible hausse de 46% sur un an, sur la période considérée. Ceci n’est pas le cas de dépenses de touristes de pays qui connaissent une conjoncture sécuritaire et économique perturbée tels l’Egypte (-29%) avec une dévaluation de la monnaie, et la Jordanie (-21%) avec la pression des réfugiés syriens. La part du lion des dépenses au 1er trimestre de 2017 est revenue aux Saoudiens (16%), suivie par les Emiratis (13%), les Koweïtiens (8%) et les Syriens (5%). La répartition des dépenses a montré que la grande partie de celles-ci est revenue aux vêtements et à la mode (73%) suivie loin derrière par la joaillerie et les montres (13%). Sur le plan de la répartition géographique, il n’y a pas de surprises puisque c’est Beyrouth, où se trouvent les plus grands centres de shopping, qui a concentré le gros des dépenses des touristes arabes, soit 81%, suivie par le Metn (13%) et Baabda (2%).
Dans le contexte actuel, c’est plus que les Libanais ne pouvaient espérer. D’ailleurs, les Arabes souhaitent éviter de nouveaux foyers de tiraillements pana-régionaux en l’occurrence au Liban. Le corollaire de la venue des visiteurs arabes est reflété par l’occupation des hôtels 4 et 5 étoiles. A titre indicatif, alors qu’aucune occasion particulière n’avait eu lieu, le taux de remplissage de cette catégorie d’établissements destinés principalement aux ressortissants riches du Golfe a enregistré 66,75%, en février 2017, contre 57% sur le même mois un an auparavant. Le rendement des chambres était de 79 dollars en février 2016, celui de février 2017 s’est fixé à 91 dollars. Néanmoins, la moyenne du tarif de la chambre a reculé de 1,3%, le prix étant de 139 dollars au deuxième mois de 2016 contre 137 dollars le même mois en 2017. Aussi est-il bon de noter que la partie importante de la contribution du tourisme et du voyage au PIB du Liban provient des ressortissants arabes, notamment ceux des pays du Golfe. D’une manière générale, la contribution du tourisme et du voyage a représenté 19,4% du PIB, soit près de 9,2 milliards de dollars en 2016, dépassant la moyenne de contribution de ce secteur dans le monde qui tourne autour 10,2%.

Les transferts de fonds

Les transferts privés d’argent de ressortissants non-résidents des pays riches de la région Mena vers le Liban progresseraient de 9,7% en 2017 sur un an par rapport à 2016, selon les chiffres de l’Institut de la Finance Internationale (IIF). L’apport de la diaspora est une importante source de devises étrangères pour le pays et de support financier à des millions de familles résidentes à faible et moyen revenus. Le volume le plus important de cette catégorie de flux proviendrait de la diaspora libanaise aux Emirats arabes unis, se classant en 1ère place, et celle installée en Arabie saoudite en 6ème position. Toutefois, le rythme des transferts pourraient fort bien ralentir dans les trois prochaines années, selon la même source. Le plus important demeure les investissements directs étrangers (IDE) des ressortissants arabes, qui sont par définition des placements à long terme et, par conséquent, ne constituent pas de «l’argent chaud» (hot money) ou «des actifs chauds» faciles à liquider et à faire sortir du pays au moindre problème. Toutefois, l’IIF a mis l’accent sur le recul en 2016 des flux de capitaux d’investissement de 23,4%. Néanmoins, il n’y a pas eu de retrait de projets, à l’exception du groupe al-Kharafi, à cause de problèmes de succession après la mort du fondateur (voir encadré).   

Investissements directs saoudiens
Les investissements directs des Saoudiens au Liban sont parmi les plus importants. La participation des sociétés saoudiennes en tant qu’actionnaires dans des projets de divers secteurs économiques productifs sont légion. Ces participations sont significatives dans le domaine du tourisme, accaparant la part de lion de l’ensemble des investissements du royaume wahhabite, soit 35%, suivie par celle de la vente au détail avec une part de 16%, de l’industrie 13% et la construction 8%.                      
Dans le domaine du tourisme, les Saoudiens ont contribué largement entre 2004 et 2016 à des projets importants, tels le Summerland Kempinski Hotel & Resort, d’un coût de 155,5 millions de dollars. Appartenant à la Société Générale d’Entreprises touristiques, une joint-venture saoudo-libanaise (le prince Metheb ben Abdallah en serait l’un des plus gros actionnaires), ce projet a permis la création de 221 emplois. Il est opérationnel depuis le dernier trimestre de 2016 et comprend notamment 153 chambres et un port de plaisance.
Olayan Group, fondé par Sulayman Olayan, conduit, pour sa part, le projet de construction au centre-ville de Beyrouth sur une parcelle de terrain d’une surface globale 75650 m2 un hôtel Le Mandarin (Parcelle 987; 4650 m2), des espaces bureaux (10 000 m2) et des unités de résidence (25 000 m2) sur la parcelle 1523. Ces parcelles sont nichées entre la mosquée al-Amine et l’église saint-Elie. Le lopin de terre 987 abrite le ciné-théâtre en forme «d’œuf» qui sera préservé, étant l’un des repères de l’avant-guerre. Les coûts préliminaires du projet sont estimés à 208 millions de dollars.
Par ailleurs, la Société Méditerranéenne des Grands Hôtels, un groupe mixte d’investisseurs libanais et saoudiens, est derrière la construction de l’hôtel 5 étoiles Grand Hyatt au centre-ville, à proximité de l’entrée du Biel. Le coût du projet est estimé entre 80 et 90 millions de dollars. Les travaux seraient achevés d’ici 20 mois. Ils avaient été reportés à deux reprises en raison des conditions difficiles du marché. La surface totale bâtie est de 65 000 m2, réparties sur 18 étages et 350 chambres.
Dans le secteur du tourisme, figurent également des sociétés saoudiennes celles Kingdom Hotel Investment, Nesco Group for Hotel Investments; Gulf Finance Investment Company; Zayzoom properties et Sama Sannine.
Selon les données d’Idal, la répartition des acquisitions des biens-fonds immobiliers entre les ressortissants étrangers, notamment arabes, ont montré que le royaume saoudien détenait en 2015 la deuxième plus grande part, soit 13,62%.
Les investissements directs étrangers des Emirats arabes unis (EAU) dans des projets au Liban ont représenté 1/5 des projets des IDE entre 2003 et 2016, selon FDI Intelligence Report.

Majid al-Futtaim
Les EAU ont contribué à la création du nombre le plus élevé de nouveaux emplois sur la période considérée, soit 18 509 postes. Quant à la valeur des investissements directs, ils ont atteint 7,7 milliards de dollars alors que le nombre de sociétés impliquées s’est élevé à 44 et le nombre de projets à 53. La plus large part de contribution des EAU a été enregistrée dans le secteur des services (33,8%), suivi de la construction et de l’immobilier (19,7%).
Majid al-Futtaim est le nom de l’investisseur émirati qui a brillé dans le monde des affaires au Liban. Il n’a jamais cessé de croire en la profondeur du marché local, malgré ses signes d’essoufflement depuis 2011. Fondé en 1992, le groupe a investi 300 millions de dollars dans l’édification du Beirut City Center, opérationnel depuis 2013. Aujourd’hui, son acquisition de toutes les branches du supermarché Le Charcutier n’a pas été confirmé ou infirmé. Une conférence de presse devait se tenir mais elle a été reportée au dernier quart d’heure. Ce supermarché, créé pendant la guerre, troquerait son enseigne contre celle de Carrefour. Le groupe émirati détient les droits exclusifs de la franchise Carrefour sur 48 marchés. Parallèlement, le groupe développe avec la société Joseph Khoury & Fils Holding The Waterfront City Business Park, à Dbayeh. Une fois le projet achevé, il comprendra 2 000 unités de logements, deux hôtels et un espace de points de vente de 12 000m2. D’après des sources proches du projet, des Libanais auraient acquis 75% des appartements vendus.     

Le secteur bancaire
Fin 2015, le nombre de banques opérant au Liban s’est élevé à 69, parmi lesquelles 53 banques commerciales et 16 banques d’investissements. Sur base du paramètre de la nationalité de l’actionnariat, on peut classer les groupes bancaires opérant au Liban comme suit: 32 banques libanaises S.A.L. dont l’actionnariat majoritaire et le contrôle sont libanais; 9 banques libanaises S.A.L. au sein desquelles des ressortissants arabes détiennent la majorité des actions et du contrôle mais dont les administrations sont libanaises; 8 branches de banques commerciales arabes et 4 branches de banques étrangères. Dans ce paysage bancaire, on dénombre 5 banques islamiques, un nombre réduit de banques privées alors que les autres établissements sont des banques universelles. En 2016, le nombre des banques a subi certaines modifications. Ont été notamment supprimées de la liste officielle, la Banque Pharaon et Chiha, à la suite de son acquisition par Byblos Bank (26 août 2016); The Saudi National Commercial Bank conformément à la décision de la BDL n° 12329 du 8 septembre 2016; Near East Commercial Bank S.A.L. à la suite de son acquisition par la Banque de l’Industrie et du Travail sur base de la BDL n° 122 269 du 31 mai 2016 et qui a changé de raison sociale pour devenir Saradar Bank S.A.L.
Dans les détails, les banques libanaises S.A.L. dont les  actionnaires sont majoritairement arabes sont:
● Banque Misr Liban (BML SAL): 91,95% à Banque Misr Egypt.
● Syrian Lebanese Commercial Bank (dont l’adhésion à l’ABL a été suspendue depuis 2014): 84,2% à Commercial Bank of Syria; 5% à Syrian General Establishment for Insurance et 10% à Popular Credit Bank.  
● North Africa Commercial Bank S.A.L: 99,56% à Libyan Foreign Bank.
● National Bank of Kuwait (Liban) S.A.L: 47,3078% à National Bank of Kuwait SAK; 9,25% à al-Kheir National For Stock &Real Estate; 3,335 à Kuwait Investment CO SAK; 0,0138% à Sheikha Khaled al-Bahr).
● Emirates Lebanon Bank S.A.L: 80% à Bank Sharjah PSC et El Capital 20%.
● al-Baraka S.A.L: 98,939% à ABG al-Baraka Banking Goup (un groupe bahreini).  
● Arab Finance Bank: 100% Qatar Islamic Bank.                            

Quant à la catégorie des banques arabes implantées au Liban, elle comprend:
● Arab Bank P.L.C., du fondateur feu Abdul Hameed Shoman.
● Rafidain Bank: 100% au ministère irakien des Finances.  
● Arab African International Bank S.A. co: 49,37% à Central Bank of Egypt et 49,37% à Kuwait Investment Authority.
● Al-Bilad Islamic Bank For Investment
& Finance P.S.C: 100% irakien appartenant à al-Bild Islamic Bank for Investment Finance P.S.C.
● Qatar National Bank S.A.Q-Liban: 100% à Qatar National Bank S.A.Q.
● Invest Bank PSC: tous les actionnaires sont de nationalité émiratie. Il s’agit de International Private Group L.L.C. 15,53%; Salem Abdullah Salem al-Hosni 8,71%; al-Mazroui investment L.L.C. 6,58%; Emirates Dev’tforGen.Trd.LLC (Inma Emirats) 6,65% et autres entités émiraties  62,53%.


Al-Kharafi se retire du Liban
La compagnie Mohamad Abdel Mohsen al-Kharafi & Fils, basée au Koweït, a vendu 3133 066 actions classe B qu’elle détenait au sein de la société Rasamny Younis Motor (RYMCO) à Shift Holding SAL, une compagnie holding locale appartenant à Fayez Rasamny. Les actions du groupe al-Kharafi représentaient 28,7% du total des actions en circulation de RYMCO.
Elles ont été cédées au prix de 3,07 $/action soit une valeur totale de 9,6 millions $. A la suite de cette opération, Shift Holding SAL détient désormais 38,07% de RYMCO. Etablie en 1957, RYMCO est le distributeur exclusif des marques de voitures Nissan, Infiniti et GMC au Liban. Depuis 2012, pour des problèmes liés à la succession du fondateur de la société, celle-ci a commencé par liquider ses actifs au pays du Cèdre, notamment l’espace points de vente situé à Aley puis la fermeture de ses propres bureaux à Beyrouth.

Liliane Mokbel

Ecrivez un commentaire

Assurez-vous d’avoir inscrit les informations requises, là où c’est indiqué.

Éditorial
Des pressions sur la livre

Dans son dernier rapport trimestriel sur le Liban, paru le 27 avril, la Banque mondiale tire la sonnette d’alarme: le modèle économique libanais n’est plus viable et doit être remplacé par une formule capable d’assurer les besoins financiers et économiques du pays.Le rapport de l’institution internationale regorge de chiffres et d’indicateurs négatifs. Les plus alarmants sont le déficit de la balance commerciale, qui a atteint 15,7 milliards de dollars, fin 2016, et le volume des importations, qui ont grimpé à 26% du produit intérieur. Cela signifie que plus du quart de la richesse produite par les Libanais est utilisée pour importer des produits de l’étranger.Ces mauvaises prestations macroéconomiques s’accompagnent de mauvaises nouvelles pour les ménages: une hausse des prix de 3,13%, selon l’Association des consommateurs. Cette hausse, qui intervient alors que l'érosion du pouvoir d’achat se poursuit, serait due à deux facteurs: le débat parlementaire sur la grille des salaires dans le secteur public et la nouvelle batterie de taxes et d’impôts envisagée pour la financer. Le vote de la grille a finalement été reporté sine die mais les commerçants en ont profité pour majorer les prix de certains produits de consommation, comme les boissons alcoolisées, les produits de luxe et les cigarettes.Cette conjoncture, couplée à la crise politique larvée qui menace d’exploser à tout moment, s’est traduite par des pressions sur la livre libanaise. Selon des sources bancaires, la Banque du Liban (BDL) a dépensé entre 1,5 et2 milliards de dollars en deux mois pour intervenir sur le marché des changes afin de soutenir la monnaie nationale. Par conséquent, les réserves en devises de la BDL sont tombées sous la barre des 40 milliards de dollars.Les pressions sur la livre seraient dues au débat politique concernant la loi électorale, qui a montré combien le fossé était profond entre les forces politiques, et l’incertitude quant au renouvellement du mandat du gouverneur de la banque centrale, Riad Salamé.       Pendant ce temps, la présence d’1,5 millions de réfugiés syriens continue de peser sur l’économie, en l’absence de toute aide internationale sérieuse, susceptible de réparer une partie des dégâts causés aux infrastructures.En parallèle, les milieux financiers s’attendent à un durcissement des législations américaines et internationales relatives à la lutte contre le blanchiment d’argent sale et le financement du terrorisme. Cette transformation des lois internationales limite les capacités du secteur bancaire libanais et le prive de certains de ses atouts, principalement le secret bancaire, réduit à sa plus simple expression.Face à ces réalités inquiétantes, la classe politique continue de se chamailler autour de la loi électorale et d’autres sujets, alors que chaque jour qui passe, la BDL dépense entre 20 et 30 millions de dollars pour soutenir une livre dont plus personne ne veut.


 Paul Khalifeh
   

LES CHIFFRES

La facture de la circulation: Un milliard de dollars par an
Une étude menée conjointement par les universités de Louisiane et de Harvard avec des entités libanaises a porté sur les répercussions du problème du trafic routier au Liban. Cette étude…

Bannière

Combien ça coûte

Tout savoir sur les taxes successorales au Liban
Calculer les droits de succession lors d’un héritage, comprendre la procédure de déclaration, les abattements et les barèmes à appliquer pour évaluer le montant de ces droits n’ont jamais été…

Bannière
Designed and Developed by:   iBaroody
© Magazine.com.lb 2016 All Rights Reserved