Assurance vie. Une sécurité à long terme
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Nº 3077 du vendredi 5 mai 2017

Assurance vie. Une sécurité à long terme

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    Assurance vie. Une sécurité à long terme
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La branche de l’assurance vie se porte plutôt bien. Selon les chiffres du ministère de l’Economie, le total des primes de cette branche a progressé de 7,1% sur un an en 2016 contre 5,5% et 6,2% respectivement en 2014 et 2015.

Dix-neuf des 33 compagnies d’assurance dans le segment Vie ont enregistré une croissance à deux chiffres. Le secteur de l’Assurance vie mérite d’être défriché et les nouveaux produits, adaptés aux risques de nos jours, mis en lumière.
Dès l’âge de 30 ans, la nouvelle génération, plus consciente que les précédentes quant aux aléas de la vie et qui rêve d’une retraite confortable sécurisée, entame une recherche sur les produits d’assurance vie ou les plans pension-retraite les plus appropriés à son statut. «Créer des produits, c’est très bien, mais encore faut-il pouvoir les vendre». Selon Joe Nasnas, directeur commercial à AXA Middle East, un jeune souscripteur à une police d’assurance vie doit être conscient que celle-ci aura une durée assez longue et, par conséquent, qu’elle devra répondre à ses besoins non seulement dans le court terme, mais également dans le long terme. Ainsi, «nos agents conseillent nos clients et les aident à se projeter dans l’avenir. Ils procèdent avec ces derniers à une évaluation de leurs besoins financiers», dit-il. Néanmoins, ajoute Joe Nasnas, lorsque la demande d’assurances est reliée à un prêt, la position des banques reste dominante, et, par conséquent, celle de leurs partenaires assureurs. «C’est pour cette raison que les compagnies d’assurance partenaires de banques occupent une position très importante sur ce segment du marché», souligne-t-il. Le directeur commercial d’AXA Middle East estime que les jeunes représentent un segment de plus en important dans la souscription de polices d’assurance vie, notamment lorsqu’ils deviennent parents, ou souscrivent à des prêts logements et des prêts personnels. Il est évident que plus une personne est jeune, plus elle bénéficie de conditions tarifaires préférentielles ainsi que de produits innovants que la compagnie a spécifiquement développés pour ce segment.
Pour le vice-président et directeur général d’Arope Insurance, Fateh Bekdache, le marketing de la police d’assurance vie repose sur une règle d’or: répondre aux attentes des assurés. AROPE Insurance offre à sa clientèle une panoplie de produits spécialement conçus pour satisfaire leurs besoins et aspirations, afin de leur garantir un présent et un avenir sécurisés.
Plusieurs programmes d’investissement et d’épargne sont disponibles,  comme «Ta3leem», pour les parents souhaitant  épargner pour l’éducation de leur(s) enfant(s), et «AOL» (AROPE OPEN LIFE), un plan retraite qui s’adresse à toute personne désireuse de savourer une retraite sans soucis.
L’assuré ayant choisi d’investir dans «AOL» ou «Ta3leem», s’offre aussi une assurance-vie, tout en bénéficiant d’un taux de rendement annuel garanti pour 3 ans, préalablement annoncé au début de chaque année ainsi que d’une bonne somme d’argent épargné.

Assurance ou banque?
Sur un autre plan, les rendements des programmes de pensions-retraite sont attaqués, du fait d’une conjoncture internationale; les rendements à taux fixe en viager n’existent pratiquement plus au Liban; le blocage des épargnes des assurés durant un certain délai est imposé par les assureurs. Ne serait-il pas préférable pour les épargnants, dans de tels cas, de laisser leur argent à l’abri dans des comptes bancaires et éviter d’éventuels problèmes de trésorerie d’une compagnie d’assurance? «Il est vrai, reconnaît Joe Nasnas, que les comptes bancaires offrent des intérêts avantageux avec des frais relativement réduits. Néanmoins, et pour obtenir les meilleurs rendements, l’apport de fonds doit être relativement important, ce qui n’est pas le cas dans les produits d’assurances vie. Autre différence, le compte bancaire ne comprend pas de protections financières en cas de décès ou d’invalidité.» Le directeur commercial d’AXA Middle East souligne que la tendance mondiale et sur le marché local est de passer à des taux d’intérêt révisables afin de ne pas avoir un décalage entre les avoirs et les passifs. Selon lui, dans les pays développés, où ces programmes sont associés à des exemptions fiscales, le succès a été très important.

La loi dans les tiroirs
En effet, les rendements à taux fixe en viager n’existent plus au Liban et dans le monde. Ainsi, la question que tout le monde se pose reste toujours: où placer son argent? «En tant qu’assureur, je répondrai que l’avantage des produits d’assurance est le rendement qui s’accumule au cours des années d’épargne. Les assurés bénéficient alors d’un rendement même avec des petits versements, ce qui n’est pas le cas avec les comptes bancaires qui exigent des sommes trop importantes», fait valoir Fateh Bekdache. Il insiste par ailleurs sur le fait qu’Arope Insurance veille à servir constamment un taux final supérieur au taux garanti préalablement annoncé. Pour 2016 par exemple, le vice-président d’Arope Insurance est ravi d’annoncer que sa compagnie d’assurance a offert un taux de rendement de 5,25% au lieu de 4% sur les polices en dollars américains.
Répondant à une question relative au projet de loi sur la réorganisation de l’industrie de l’assurance, qui dort dans les tiroirs du Parlement depuis 2008, et l’inexistence de stress-test imposé par la loi aux compagnie d’assurance, Joe Nasnas considère qu’il revient à chaque personne de se renseigner sur la solidité financière de la compagnie d’assurance, d’autant plus que les prestations associées à ces polices doivent l’être dans le long terme, voire le très long terme. «Ceci devrait être le maître-mot, jusqu’à ce qu’une nouvelle loi sur la réorganisation de l’industrie de l’assurance exige des stress-tests», conclut M. Nasnas. Il estime, en outre, que le système de fiscalité encourageant les entreprises à émettre des plans de pension pour leurs employés est indispensable car aujourd’hui il n’y aucun avantage fiscal à le faire. Au contraire, il existe des pénalités, car les contributions sont assimilées à des avantages sociaux. Pour M. Bekdache, le demandeur d’une police d’assurance devrait, jusqu’à nouvel ordre, procéder à sa propre «due diligence», en se renseignant sur la qualité de service de la compagnie d’assurance, sa réputation sur le  marché, ses actionnaires, ainsi que le choix de réassureurs fiables, qui jouent un rôle primordial quand il s’agit de la sélection de son assureur. De plus, la profitabilité, le chiffre d’affaires, le ratio de solvabilité et les capitaux propres reflètent également la solidité financière de la compagnie. Ceci étant dit, le prix n’est ainsi pas nécessairement le seul critère de choix.

Liliane Mokbel

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Éditorial
Des pressions sur la livre

Dans son dernier rapport trimestriel sur le Liban, paru le 27 avril, la Banque mondiale tire la sonnette d’alarme: le modèle économique libanais n’est plus viable et doit être remplacé par une formule capable d’assurer les besoins financiers et économiques du pays.Le rapport de l’institution internationale regorge de chiffres et d’indicateurs négatifs. Les plus alarmants sont le déficit de la balance commerciale, qui a atteint 15,7 milliards de dollars, fin 2016, et le volume des importations, qui ont grimpé à 26% du produit intérieur. Cela signifie que plus du quart de la richesse produite par les Libanais est utilisée pour importer des produits de l’étranger.Ces mauvaises prestations macroéconomiques s’accompagnent de mauvaises nouvelles pour les ménages: une hausse des prix de 3,13%, selon l’Association des consommateurs. Cette hausse, qui intervient alors que l'érosion du pouvoir d’achat se poursuit, serait due à deux facteurs: le débat parlementaire sur la grille des salaires dans le secteur public et la nouvelle batterie de taxes et d’impôts envisagée pour la financer. Le vote de la grille a finalement été reporté sine die mais les commerçants en ont profité pour majorer les prix de certains produits de consommation, comme les boissons alcoolisées, les produits de luxe et les cigarettes.Cette conjoncture, couplée à la crise politique larvée qui menace d’exploser à tout moment, s’est traduite par des pressions sur la livre libanaise. Selon des sources bancaires, la Banque du Liban (BDL) a dépensé entre 1,5 et2 milliards de dollars en deux mois pour intervenir sur le marché des changes afin de soutenir la monnaie nationale. Par conséquent, les réserves en devises de la BDL sont tombées sous la barre des 40 milliards de dollars.Les pressions sur la livre seraient dues au débat politique concernant la loi électorale, qui a montré combien le fossé était profond entre les forces politiques, et l’incertitude quant au renouvellement du mandat du gouverneur de la banque centrale, Riad Salamé.       Pendant ce temps, la présence d’1,5 millions de réfugiés syriens continue de peser sur l’économie, en l’absence de toute aide internationale sérieuse, susceptible de réparer une partie des dégâts causés aux infrastructures.En parallèle, les milieux financiers s’attendent à un durcissement des législations américaines et internationales relatives à la lutte contre le blanchiment d’argent sale et le financement du terrorisme. Cette transformation des lois internationales limite les capacités du secteur bancaire libanais et le prive de certains de ses atouts, principalement le secret bancaire, réduit à sa plus simple expression.Face à ces réalités inquiétantes, la classe politique continue de se chamailler autour de la loi électorale et d’autres sujets, alors que chaque jour qui passe, la BDL dépense entre 20 et 30 millions de dollars pour soutenir une livre dont plus personne ne veut.


 Paul Khalifeh
   

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