La facture de la circulation: Un milliard de dollars par an
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Nº 3077 du vendredi 5 mai 2017

La facture de la circulation: Un milliard de dollars par an

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Une étude menée conjointement par les universités de Louisiane et de Harvard avec des entités libanaises a porté sur les répercussions du problème du trafic routier au Liban. Cette étude a montré que la facture de la circulation atteindrait près d’un milliard de dollars annuellement, entraînée par la perte de temps sur les routes qui réduit la productivité, le coût de la maintenance des voitures et la consommation d’hydrocarbures. Selon les données du Conseil du développement et de la reconstruction (CDR), 400 000 voitures se dirigent vers la capitale tous les jours, sachant par ailleurs qu’il existe près de 1,6 millions de véhicules au Liban.

Electricité
25 milliards de dollars depuis 1999

«Si les responsables avaient préservé les deniers publics, il n’aurait pas été nécessaire de recourir à l’imposition de nouvelles taxes. L’Etat a alloué au secteur de l’énergie 16 milliards de dollars net, hors montant des intérêts. Sachant que si le montant du service des avances à l’EDL est calculé pour la période 1999-2016, le déficit de ce poste s’élèverait à 25 milliards de dollars, soit un peu plus de 30% du total de la dette publique.»

Notation
Faiblesses
La notation B2/négative du crédit souverain accordée par Moody’s se base sur une faible solidité de l’économie, une faible solidité des institutions étatiques, une très faible solidité fiscale et un risque modéré
de la conjoncture.

FAO
Deux projets

La FAO en collaboration avec le ministère de l’Agriculture a lancé deux projets agricoles dont le coût total est estimé à 13,45 millions de dollars. Le premier projet permettrait à 1 200 agriculteurs d’en bénéficier.


Tourisme
Prévisions de 2017

WTTC a estimé que le tourisme et le voyage contribueraient directement à générer 3,4 milliards pour l’économie locale en 2017, soit 7,1% du PIB, contre 10% du PIB en 2010.


24
S’il est reconduit pour un nouveau mandat de six ans à partir de juin 2017, le gouverneur de la Banque du Liban (BDL), Riad Salamé, aura passé au total 30 ans à la tête de la Banque centrale. Si un autre financier est nommé à sa succession cette année, il aura été pendant 24 ans le patron de la BDL. Dans les deux cas, Riad Salamé aura enregistré le record de longévité passé à la tête de l’autorité monétaire libanaise.


Deux centrales électriques à l’arrêt
L’Etat a achevé la construction de deux nouvelles unités électriques à Zouk et à Jiyeh. Avec une capacité de production d’électricité de 77 mégawatts (mw) pour l’une et de 193 mw pour l’autre. Toutefois, les deux centrales sont encore à l’arrêt en dépit de la fin des travaux début 2016. Leur arrêt est lié à un conflit entre les forces politiques concernant la compagnie privée qui prendrait en charge les opérations de maintenance et leur mise en service.

Impôts et taxes
Ce que paient les banques

Les profits des banques, en rythme annuel, s’élèvent à près de 2 000 millions de dollars. Par conséquent, les banques s’acquittent d’une taxe sur les revenus des sociétés de l’ordre de 300 millions dollars, à hauteur de 15%. Ceci sans comptabiliser la taxe sur les dividendes, qui est de 10%. En 2015, la taxe sur les profits des banques a représenté 539 milliards de livres, soit 48,9% du total des impôts sur les profits des sociétés et des professions libérales.


200 millions $
La Banque mondiale a alloué 200 millions de dollars en février dernier à la modernisation du réseau routier, dont le financement de la réhabilitation de 500 km, lors de la 1ère étape
d’exécution du plan gouvernemental.

2,6 millions
En 2014, le nombre de téléphones portables était de 3 millions alors que les douanes n’ont perçu des taxes que sur 400 000 appareils. 2,6 millions de cellulaires auraient été importés illégalement.  

 

Brèves
257 000 familles
257 000 familles vivent du travail agricole. Celles-ci pourraient se retrouver jetées dans la rue, créant «une révolte des agriculteurs», si l’accord du calendrier agricole signé entre le Liban et l’Egypte n’est pas appliqué.

20 articles industriels
Le ministre de l’Industrie Hussein Hajj Hassan a entamé des contacts avec les ambassadeurs des pays voisins, y compris celui de la Syrie, pour leur expliquer les mesures protectionnistes du gouvernement visant à endiguer le phénomène de dumping. Ces mesures porteraient sur plus de 20 articles.

73 décrets
Depuis 1999, les gouvernements successifs ont promulgué 73 décrets accordant des permis d’occupation de domaines publics maritimes. Près de 20 établissements ont dépassé les surfaces d’exploitation autorisées. Celles-ci ont atteint près de 232 000m2.

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Éditorial
Des pressions sur la livre

Dans son dernier rapport trimestriel sur le Liban, paru le 27 avril, la Banque mondiale tire la sonnette d’alarme: le modèle économique libanais n’est plus viable et doit être remplacé par une formule capable d’assurer les besoins financiers et économiques du pays.Le rapport de l’institution internationale regorge de chiffres et d’indicateurs négatifs. Les plus alarmants sont le déficit de la balance commerciale, qui a atteint 15,7 milliards de dollars, fin 2016, et le volume des importations, qui ont grimpé à 26% du produit intérieur. Cela signifie que plus du quart de la richesse produite par les Libanais est utilisée pour importer des produits de l’étranger.Ces mauvaises prestations macroéconomiques s’accompagnent de mauvaises nouvelles pour les ménages: une hausse des prix de 3,13%, selon l’Association des consommateurs. Cette hausse, qui intervient alors que l'érosion du pouvoir d’achat se poursuit, serait due à deux facteurs: le débat parlementaire sur la grille des salaires dans le secteur public et la nouvelle batterie de taxes et d’impôts envisagée pour la financer. Le vote de la grille a finalement été reporté sine die mais les commerçants en ont profité pour majorer les prix de certains produits de consommation, comme les boissons alcoolisées, les produits de luxe et les cigarettes.Cette conjoncture, couplée à la crise politique larvée qui menace d’exploser à tout moment, s’est traduite par des pressions sur la livre libanaise. Selon des sources bancaires, la Banque du Liban (BDL) a dépensé entre 1,5 et2 milliards de dollars en deux mois pour intervenir sur le marché des changes afin de soutenir la monnaie nationale. Par conséquent, les réserves en devises de la BDL sont tombées sous la barre des 40 milliards de dollars.Les pressions sur la livre seraient dues au débat politique concernant la loi électorale, qui a montré combien le fossé était profond entre les forces politiques, et l’incertitude quant au renouvellement du mandat du gouverneur de la banque centrale, Riad Salamé.       Pendant ce temps, la présence d’1,5 millions de réfugiés syriens continue de peser sur l’économie, en l’absence de toute aide internationale sérieuse, susceptible de réparer une partie des dégâts causés aux infrastructures.En parallèle, les milieux financiers s’attendent à un durcissement des législations américaines et internationales relatives à la lutte contre le blanchiment d’argent sale et le financement du terrorisme. Cette transformation des lois internationales limite les capacités du secteur bancaire libanais et le prive de certains de ses atouts, principalement le secret bancaire, réduit à sa plus simple expression.Face à ces réalités inquiétantes, la classe politique continue de se chamailler autour de la loi électorale et d’autres sujets, alors que chaque jour qui passe, la BDL dépense entre 20 et 30 millions de dollars pour soutenir une livre dont plus personne ne veut.


 Paul Khalifeh
   

LES CHIFFRES

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