Confidences sécurité
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Nº 3078 du vendredi 2 juin 2017

Confidences sécurité

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    3 000 hommes du Hezbollah pour la bataille du désert L'annonce par le secrétaire général du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, du démantèlement des positions du parti à la frontière orientale du Liban...
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3 000 hommes du Hezbollah pour la bataille du désert
L'annonce par le secrétaire général du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, du démantèlement des positions du parti à la frontière orientale du Liban ne signifie nullement un désengagement du conflit syrien. Bien au contraire, le Hezbollah a dépêché des renforts – environ 3 000 hommes – dans le désert pour soutenir l'armée syrienne qui avance vers la frontière avec l'Irak. L'objectif est de devancer les rebelles, soutenus par les Etats-Unis et la Jordanie, dans la région de Tanaf, à la frontière syro-irako-jordanienne. Daech a évacué ses positions dans cette région pour se regrouper à Abou Kamal et Deir Ezzor. Le Hezbollah a aussi envoyé des combattants dans cette dernière ville, où se trouve une importante garnison de l'armée syrienne. Des sources sûres affirment que le Hezbollah a perdu dans les combats dans le désert de Palmyre plusieurs hommes, dont un haut commandant.

Le bienfaiteur des orphelins
Un richissime homme d'affaires d'un pays du Golfe, qui vient souvent au Liban pour y rencontrer des associations et des personnalités islamistes, a été entendu par les services de sécurité à titre informel autour d'une tasse de café. Le businessman a assuré que la politique et le «jihad» ne l'intéressaient pas et que son seul souci, de nature humanitaire, était de s'encquérir du sort de centaines d'orphelins dont les parents ont été tués en Syrie dans les rangs des organisations jihadistes. «Ces enfants sont laissés à leur sort, personne ne s'en préoccupe. Ils ne sont pas responsables des crimes commis par leurs parents», a-t-il dit. Il a révélé qu'il réfléchissait, avec un groupe d'amis, à une structure d'accueil pour ces orphelins abandonnés.   

Coordination sécuritaire avec Damas
Le nouveau directeur de la Sûreté de l'Etat, le général Tony Saliba, a déclaré, devant des journalistes, qu'il n'avait pas d'inconvénient à reprendre la coordination avec les services de sécurité syriens si cela sert les intérêts du Liban. L'action des services de sécurité a été perturbée, ces dernières années, par le refus des autorités politiques libanaises d'établir des contacts officiels et publics avec Damas.

Moins royaliste
que le roi Une délégation du ministère de l'Intérieur, composée des généraux Farès Farès et Elias Bayssari, s'est retirée, le 23 mai, d'une conférence internationale sur la sécurité, organisée à Moscou, en raison de la présence d'une délégation israélienne. Des mauvaises langues ont déploré le fait que le Liban soit plus royaliste que le roi, car les représentants de l'Iran, eux, sont restés jusqu'au bout. Une source libanaise a répondu que le Liban boycottait Israël «bien avant la fondation de la République islamique d'Iran».   

Les Réseaux jordaniens
Les services de renseignements jordaniens, qui sont historiquement bien introduits dans les milieux palestiniens au Liban, n'ont jamais été aussi actifs, à en croire des sources de sécurité libanaises. Les observateurs ont noté, depuis le mois d'avril, la réactivation d'anciens réseaux jordaniens mis en veilleuse depuis des années. Ce regain d'activité coïncide avec la nomination, le 30 mars, par le roi Abdallah II, du général Adnane al-Jundi à la tête du département des renseignements généraux (GID), en remplacement au général Fayçal al-Choubaki, limogé pour son échec à prévenir les attentats perpétrés par Daech dans le royaume hachémite en début d'année.


1
visa de travail seulement a été délivré par la Sûreté générale (SG) à un ressortissant syrien entre le 16 mars et le 15 avril. Pendant la même période, 6 425 Ethiopiens et Ethiopiennes ont obtenu ce visa, sur un total de 8 450 documents de ce type délivrés par la SG. Les ressortissants du Bangladesh viennent loin derrière, avec 928 visas, suivis des Philippins (404) et des Ukrainiens (146). Le nombre de visas accordés à des ressortissants srilankais sur la même période est tombé à 60.


Zones de désescalade
800 000 réfugiés au Liban concernés

Un haut responsable libanais a déclaré que le Liban a intérêt autant que la Syrie, sinon plus, à la mise en œuvre le plus rapidement possible du mémorandum des «zones de désescalade», signé entre la Russie, la Turquie et l'Iran à Astana (Kazakhstan), le jeudi 4 mai. Ce responsable a déclaré à Magazine que la concrétisation de ce projet permettrait, à moyen terme, le retour en Syrie de 800 000 réfugiés syriens installés au Liban. Ces zones où les combats doivent cesser sont situées à Idleb (nord-ouest), au nord de la province de Homs, dans la Ghouta orientale de Damas et dans la province méridionale de Deraa. «80% des réfugiés syriens au Liban sont originaires de ces régions, a précisé la source. Si une trêve illimitée entre en vigueur dans ces zones, il n'y a plus aucune raison qui empêcherait le retour des réfugiés et le Liban pourra alors réclamer officiellement le soutien des Nations unies pour organiser leur rapatriement».    

la Guerre électronique bat son plein
Des sources proches du Hezbollah ont confirmé l'information diffusée par l'agence russe Sputnik selon laquelle le parti serait responsable de la chute d'un drone de surveillance israélien dans la localité frontalière de Aïta el-Chaab, au Liban-Sud, le 22 mai. L'agence russe indique que l'unité de la «guerre électronique» du Hezbollah a réussi à prendre le contrôle de l'appareil, dont les débris ont été récupérés par l'armée libanaise. Les sources du Hezbollah révèlent que cette unité spécialisée du parti a réussi à prendre le contrôle de plusieurs drones, ces dernières semaines, dans la province méridionale syrienne de Quneitra.


Un agent des SR français à Beyrouth
Un important responsable du renseignement extérieur français a effectué, début mai, une visite discrète à Beyrouth après le démantèlement, par les services de sécurité libanais, en avril, d'une cellule terroriste qui planifiait des attentats contre des pays européens. Le responsable français a tenu plusieurs réunions avec des homologues libanais qui l'ont informé des détails de l'interrogatoire de l'un des membres de cette cellule, qui est passé aux aveux devant les enquêteurs. Le responsable du renseignement français a cherché à localiser les autres membres de la cellule toujours en fuite, pour savoir s'ils ont réussi à passer entre les mailles du filet et à se diriger vers la France. Cette cellule était en lien direct avec un responsable du groupe Etat islamique à Raqqa (Syrie) via un agent de liaison basé dans le maquis jihadiste situé dans le jurd de Ersal. La nationalité de tous les suspects n'est pas connue.


Tripoli
Une cellule de Daech démantelée
Les services de sécurité libanais ont déjoué durant le mois de mai plusieurs tentatives du groupe Etat islamique de monter des cellules terroristes dans le but de commettre des attentats. La prise la plus importante a eu lieu dans la nuit du 22 mai dans la ville de Tripoli, où une unité conjointe de l'armée libanaise, de la Sûreté générale et du service de renseignement des Forces de sécurité intérieure (FSI) a arrêté trois Libanais, soupçonnés d'être en contact avec Daech. Les agents ont découvert au domicile de l'un d'eux des armes et des cartes, ce qui laisse croire qu'il s'agissait d'une cellule exécutive et non pas de soutien logistique. Les mesures de sécurité ont été renforcées à Tripoli.


La frontière est presque scellée
Après l'évacuation par les rebelles syriens des localités de Zabadani, Madaya, Serghaya, Bloudane, Baquine et Jabal al-Charqui, les insurgés n'ont plus aucune présence sur 120 kilomètres de frontière syro-libanaise allant de la Méditerranée au sud de Masnaa, face à la Békaa centrale. Mais tel n'est pas le cas pour le tronçon situé entre la Békaa-Ouest et Chébaa, limitrophe au sud de la province de Damas et à celle de Quneitra, qui comprend le  Golan. Des sources militaires libanaises affirment que les rebelles syriens peuvent encore traverser la frontière dans les deux sens en empruntant des routes de montagne dans les régions de Beit Jin et de certains villages du Mont Hermon. Les autorités syriennes ont chargé des notables de ces régions d'accélérer les processus dits «de réconciliation», afin de fermer hermétiquement la frontière. Toutefois, des poches subsisteront, notamment dans la région de Chébaa, où les Israéliens accordent des facilités aux insurgés.  

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Éditorial
Au nom de la stabilité

La prorogation du mandat du gouverneur de la Banque du Liban (BDL), Riad Salamé, pour un mandat de six années, ne fait pas l’unanimité des partis politiques et des experts, même si la décision a été prise en un tour de main au cours d’une réunion du Conseil des ministres tenue à Baabda. Les opposants à cette décision s’expriment ouvertement. Certains d’entre eux accusent le patron de la banque centrale d’être «l’allié privilégié des banques commerciales», l’affublant, parfois, du titre peu élogieux de «banquier des banques». La stratégie qu’il met en œuvre, à chaque fois que ce secteur est confronté à un début de crise, aboutit à rendre les établissements de crédits, ou la plupart d’entre eux, relativement renforcés. D’autres détracteurs, plus sévères, le qualifient, carrément, de «gardien des voleurs du temple».En deux mots, le 5ème mandat qu’entamera Riad Salamé en juillet sera encore plus délicat et difficile à gérer que les précédents. Le statu quo de stabilité relative au pays du cèdre peut basculer brusquement. Le Proche-Orient est dans la tourmente. Le monde arabe, les présidents américain et russe, Donald Trump et Vladimir Poutine, n’ont pas encore jeté leurs dés et tous les scénarios sont encore possibles. Karl Albrecht avait dit: «Partir avec un idéal en tête et finir avec un deal», alors qu’Ashleigh Brilliant avait conseillé «de négocier (…), si vous ne pouvez ni le contrôler, ni le surmonter.» Or aujourd’hui, le Liban est contraint de suivre les règlements – souvent perçus comme des diktats – des pays dont il utilise la monnaie, en l’occurrence le dollar américain et l’euro, entraînant une obligation inéluctable, celle de la négociation. Riad Salamé a réussi à gérer ce volet, en évitant au Liban et à son secteur bancaire le pire. Néanmoins, il ne peut pas se prévaloir d’avoir relancé la croissance économique – mais est-ce son rôle? –, en dépit des programmes de subvention des taux d’intérêts débiteurs et d’autres stimulations adoptées par la BDL, ces cinq dernières années. Selon les prévisions du FMI, le taux de croissance serait, en 2022, de 3%. Il est évident que la politique monétaire a quelque peu empiété sur la politique économique et financière. Mais qui en assume la responsabilité?Certes, personne n’est indispensable dans le monde des affaires, de l’économie et des finances. Mais il y a aussi ce que l'on appelle «l’homme du moment». En attendant que les épais nuages qui couvrent la région commencent à se dissiper, le pays doit respirer, mais, surtout, il a besoin «d’inspiration divine pour une prudente continuité de résilience et d’ingénierie»… qui profiterait, cette fois, à tous.


 Liliane Mokbel
   

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