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Nº 3079 du vendredi 7 juillet 2017

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Levée du secret bancaire sur 42 comptes
470 cas suspects de blanchiment d’argent ont été répertoriés en 2016, dont 77,2% ont été effectués par des parties locales et 22,8% par des parties étrangères. 432 cas de recyclage d’argent sale avaient été recensés en 2015, dont 76,6% d’opérations émanant d’entités internes et 23,4% d’entités étrangères. Les autorités compétentes ont mené des enquêtes portant sur 399 dossiers, alors que 71 autres cas étaient toujours à l’examen, fin 2016. Ces enquêtes ont abouti à la levée du secret bancaire sur 42 comptes, dont 37 fournis par des sources locales.


Carole Abi Karam
Présidente du syndicat des usines de pharmacologie
«Les entreprises locales disposent des capacités techniques et des compétences humaines leur permettant la fabrication de médicaments de qualité traitant les maladies chroniques, la satisfaction des besoins du marché local et l’exportation.»   


e-gouvernement
Hausse des recettes publiques

La mise en place du gouvernement électronique (e-gouvernement) contribuerait à la hausse des revenus du Trésor de l’ordre de 750 millions$/an à la suite de l’accélération de l’achèvement des formalités.


Economie
Dynamisation

Le gouvernement électronique réduit théoriquement le nombre des emplois au sein de l’administration publique mais en contrepartie dynamise le cycle de l’économie.

Emplois
Création de postes

Selon de multiples études, l’informatisation du secteur public ou privé aurait pour conséquence de créer au moins 5 nouveaux emplois contre un emploi supprimé.

84
La Commission d’enquête spéciale a répertorié 84 cas de cybercrimes portant sur 12 millions de dollars détournés, en 2015, contre un seul en 2011, pour un montant de 5 000 dollars. En novembre 2016, la commission a affirmé avoir répertorié 137 nouvelles affaires déclarées pour un montant de 8,5 millions de dollars, entre le 1er janvier et le 30 septembre 2016.


Informatisation des données
La lutte contre la corruption commencerait par des mesures graduelles destinées à l’implantation du gouvernement électronique. Certaines administrations ont timidement mis en œuvre l’informatisation des formalités, comme le ministère des Finances. Néanmoins, le point de départ d’un processus global et sérieux serait une informatisation des données jusqu’à la construction d’un site électronique dédié à l’Etat. A ce niveau, apparaît l’importance d’une législation qui imposerait la transparence à la procédure de lancement des adjudications publiques via l’Internet permettant la publication du cahier des charges et de l’offre du soumissionnaire sélectionnée.     


KYC: Les documents révisés et contrôlés
Les documents «Know Your Customer» (KYC) remplis par la clientèle bancaire et contrôlés par les banques font l’objet de révision et de mise à jour, selon la classification de risque du client. La révision s’effectue chaque année pour le client à haut risque, chaque deux ans pour celui à moindres risques et chaque trois ans pour le client considéré comme «un bon père de famille».

300 000
La présence de 1,27 million de réfugiés syriens, auxquels il faut ajouter 500 000 syriens non enregistrés au Haut-Commissariat pour les réfugiés de l’Onu, provoque une montée du chômage, surtout chez les jeunes, à près de 25%. Résultat: 300 000 Libanais de plus tombent sous le seuil de la pauvreté.


2 milliards$/an
Il y a plus de 2 milliards de dollars qui sortent du Liban en cash vers la Syrie tous les ans, ce qui augmente substantiellement les besoins du marché local.

Liliane Mokbel

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Éditorial
Confiance déficitaire

Face aux immenses défis, notamment économiques, auxquels le Liban est confronté, les hommes politiques font figure de nains essayant, comme Atlas, de soulever sur leurs épaules la voûte céleste. Le temps précieux perdu en verbiage et en fanfaronnades autour de la loi électorale aurait pu être investi dans une profonde réflexion pour imaginer des idées, élaborer des plans et trouver des ressources permettant à l’économie de se redresser. Au lieu de cela, la classe politique a dilapidé, à coups de polémiques inutiles et de chamailleries stériles, une grande partie du capital-confiance du nouveau mandat, clé de voûte de tout projet d’avenir.De fausses batailles sont menées au nom de la défense du destin du Liban, qui résiderait, à en croire certains hommes politiques, dans le code-barre d’une carte magnétique. Pendant ce temps, la dette publique continue de gonfler et les capacités de l’Etat à trouver des ressources pour son financement deviennent de plus en plus aléatoires. L’ingénierie financière imaginée il y a presque un an par le gouverneur de la BDL serait à bout de souffle. C’est l’Association des banques du Liban (ABL) qui l’annonce, dans son rapport annuel. L’ABL exprime sa crainte de voir les dépôts, attirés l’année dernière par le montage de Riad Salamé, refaire le chemin inverse.Cette mise en garde illustre une inquiétude à peine voilée de la part des banques de ne pas voir affluer au Liban, en 2017 et 2018, des capitaux en quantités suffisantes pour couvrir les besoins de l’Etat libanais en financement, et du secteur privé en investissements. L’incertitude est alimentée par des facteurs régionaux, nés de la profonde division qui a frappé le Conseil de coopération du Golfe (CCG) après le bras de fer entre l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis d’un côté, le Qatar de l’autre. L’absence de perspectives positives concernant une remontée du prix du pétrole n’améliore pas la situation. Les émigrés, qui ont longtemps contribué généreusement aux transferts de capitaux vers la mère-patrie, sont contraints de se serrer la ceinture à cause de ces fâcheux développements. D’ailleurs, un début de mouvement de retour des familles de travailleurs libanais du Golfe, dissuadés par la cherté de vie, est enregistré.Le moins que l’on puisse dire est que la conjoncture n’est pas favorable au Liban. Il y a certes des éléments positifs, comme le redémarrage du tourisme après cinq années de recul. Cela reste toutefois insuffisant pour relancer des pans entiers de l’économie.Une meilleure gouvernance, la lutte contre la corruption, l’amorce de réformes et le début de l’exploitation des ressources en hydrocarbures auraient pu apporter, partiellement, des solutions de rechange. Mais ce ne sont pas des hommes politiques comateux ou qui jouent aux Don Quichotte qui seront capables de le faire.


 Paul Khalifeh
   

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