Confidences sécurité
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Nº 3079 du vendredi 7 juillet 2017

Confidences sécurité

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    1 400 jihadistes pris en tenaille à Ersal et au Qalamoun Des sources militaires libanaises ont indiqué que la phase de collecte de renseignements sur l'Etat islamique et l'ex-Front el-Nosra (rebaptisé Front...
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1 400 jihadistes pris en tenaille à Ersal et au Qalamoun
Des sources militaires libanaises ont indiqué que la phase de collecte de renseignements sur l'Etat islamique et l'ex-Front el-Nosra (rebaptisé Front de libération d'al-Cham), dans le jurd de Ersal et le Qalamoun, est pratiquement terminée. L'armée libanaise dispose désormais de détails précis sur les effectifs, l'armement et la chaîne de commandement de ces deux groupes terroristes, ce qui lui permettra d'adapter son plan d'offensive générale contre ce maquis jihadiste installé dans une région à cheval entre le Liban et la Syrie. Selon les informations obtenues, Daech disposerait de 750 combattants et l'ancienne branche d'el-Qaïda de 650 hommes. Cependant, Le Front de libération d'al-Cham dispose d'un accès aux camps de réfugiés, ce qui lui donne plus de facilités pour le recrutement.



Imad Othman reste inflexible
Le directeur des Forces de sécurité intérieure (FSI), le général Imad Othman, reste inflexible malgré les pressions exercées sur les FSI pour qu'il revienne sur un train de nominations (notamment à l'aéroport) qu'il a décidé dès son entrée en fonction. Les membres des FSI commencent à se plaindre du gel des allocations médicales et scolaires à cause du blocage des fonds par le ministère des Finances. Mais le général Othman refuse toujours de revenir sur ses décisions.

 

 

 


Début du retour des déplacés
Comme l'avait annoncé Magazine dans son édition de mars dernier (Prochain retour de 100 000 déplacés, p. 8), un accord pour le retour des habitants des villes et villages du Qalamoun occidental a été conclu. Des centaines de familles syriennes ont regagné, en juin, le village de Assal el-Ward et d'autres localités dans le cadre de la première étape de cet arrangement, qui devrait s'étendre, dans les prochains mois, à des villes importantes comme Yabroud et Qara. L'accord a été négocié par l'intermédiaire de notables syriens avec les autorités de Damas et le Hezbollah. Il vise, à terme, à permettre le retour de 100 000 personnes. Mais les groupes extrémistes vont tenter de le saboter, car le démantèlement des camps de Ersal les prive d'un vivier de combattants. C'est ce qui explique la récente escalade militaire dans cette région.  

Le Hamas indésirable
Les autorités libanaises ont refusé d'accueillir à Beyrouth un des responsables militaires du Hamas, Saleh el-Arouri, expulsé du Qatar début juin. Ce chef des Brigades Ezzeddine el-Qassam était basé en Turquie, avant d'être prié de quitter le pays à la demande d'Israël. Il s'est installé au Qatar avant d'être obligé de refaire ses valises une nouvelle fois. Il a envisagé, dans un premier temps, de venir au Liban. Mais les autorités ont refusé de l'accueillir afin de ne pas envenimer les relations avec l'Arabie saoudite et ne pas fournir un prétexte à Israël. El-Arouri aurait finalement pris le chemin de la Malaisie.

Enquête interne
Selon certaines informations, le ministre de la Défense, Yaacoub Sarraf, devrait entendre un ancien haut responsable sécuritaire au sujet des rumeurs qui circulent sur des actions d'enrichissement illicite alors qu'il occupait un poste sensible. Ces rumeurs se sont intensifiées après la construction, par cet officier, d'une grande villa, dont le coût dépasserait de loin les émoluments de toute une vie et ses indemnités de fin de service cumulés. M. Sarraf prendra la décision de classer l'affaire ou, au contraire, de mener une enquête.

400
Libanais sunnites de Tripoli et d'autres régions du Liban-Nord sont portés disparus par leurs familles. Selon une source bien informée, ils auraient rejoint l'Etat islamique ou l'ex-Front el-Nosra en Syrie et un grand nombre d'entre eux seraient morts au combat ou lors d'attaques suicide. Le nombre réel de jihadistes libanais seraient en réalité plus élevé, car certaines familles préfèrent ne pas notifier les autorités du départ de leurs enfants, pour les protéger ou pour échapper aux tracasseries sécuritaires.

 

Manœuvres israéliennes à Chypre
Sous l'Œil vigilant du Hezbollah

Les manœuvres militaires inédites organisées par l'armée israélienne à Chypre, à la mi-juin, ont attiré l'attention du Hezbollah, du fait qu'elles ont simulé une opération se déroulant au Liban. En effet, les exercices conjoints avec l'armée chypriote ont eu lieu dans le massif de Troodos, qui culmine à 1 950 mètres à l'est de l'île, et dont la géographie est très proche de celle du Liban. Selon le quotidien Haaretz, 500 commandos israéliens et 200 soldats des forces aériennes, équipés d'une dizaine d'hélicoptères Blackhawk et de véhicules Humvee, ont participé à ces manœuvres qui ont duré quatre jours. Les chiens de combat et les unités de génie qui ont pris part à l'exercice avaient pour objectif de localiser et de détruire d'éventuels tunnels creusés dans les montagnes. Le Hezbollah étudie avec minutie toutes les manœuvres israéliennes et modifie continuellement ses plans de bataille pour essayer de garder l'effet de surprise lors de toute guerre.  

Changer les règles d'engagement
L'intensification de la propagande israélienne contre le Hezbollah s'inscrit dans le cadre d'une stratégie de «construction d'arguments» afin de préparer l'opinion publique interne et internationale à une confrontation militaire qui a pour but de changer les règles d'engagement au Liban-Sud. La source militaire qui avance cette thèse souligne que les dernières accusations israéliennes selon lesquelles le Hezbollah disposerait de «fabriques d'armes précises» ne sont pas nouvelles mais ont été amplifiées pour servir cet objectif. «Tout le monde sait que la Résistance dispose depuis des années d'ateliers pour améliorer la précision et la portée de toute une panoplie de roquettes», dit-il.    

La plaque tournante du Kurdistan
L'arrestation par la Sûreté générale, à la mi-avril, d'un Irakien suspecté de connivence avec le Mossad, a permis de lever le voile sur un vaste réseau de collecte de renseignements pour le compte des services de renseignement israéliens au Liban, en Irak et en Syrie. La presse israélienne et internationale s'est intéressée à l'«affaire Marbin Ben Y.», arrêté à Sabtié (Metn) après une longue surveillance. Originaire de Dohuk, dans le Kurdistan, le suspect aurait reconnu avoir été recruté via Facebook par un Israélien dénommé Ilan Nissim, qui lui a proposé de collecter des renseignements sur le Hezbollah et sur les forces armées syriennes, au Liban et en Syrie. Nissim, âgé de 51 ans, dirige, au Kurdistan, une agence de sécurité appelée Tasa Elite, spécialisée dans «la lutte contre le terrorisme». La plupart des membres de cette agence sont des anciens officiers de l'armée israélienne ou de ses services de sécurité. L'arrestation de Marbin, au Liban, a permis de démasquer plusieurs autres collaborateurs présumés d'Israël, en Irak et en Syrie.


Roumié
Les détenus islamistes complotent
Après avoir fait profil bas pendant plusieurs mois, au lendemain du démantèlement de «l' émirat islamisque» dans le bâtiment B de la prison de Roumié, les détenus radicaux ont repris, ces dernières semaines, du poil de la bête. Une source informée révèle qu'à force de patience et de détermination, une partie des caïds islamistes emprisonnés à Roumié pour des affaires de terrorisme ou d'atteinte à
la sécurité de l'Etat ont réussi à récupérer une grande partie des privilèges dont ils jouissaient auparavant. La source déclare, exas-pérée: «Ils ont repris leurs vieilles habitudes: téléphones mobiles, circuit de communication entre les cellules, familiarité avec certains gardiens...».  

Dix cellules démantelées en un mois
Les différents services de sécurité ont démantelé, au cours du mois écoulé, pas moins de dix cellules terroristes, liées, pour la plupart, au groupe Etat islamique. Cette réalisation est due, en premier lieu: à l'efficace stratégie de lutte préventive, mise en place par la Sécurité libanaise, mais aussi à la baisse de la vigilance des terroristes, qui ont redoublé d'activité, au risque de commettre des erreurs, après avoir reçu des ordres express de perpétrer des attentats au Liban dans un but de propagande, à un moment où Daech recule sur tous les fronts en Irak et en Syrie. Les prises les plus importantes ont été effectuées par les servcies de renseignement de l'armée et la Sûreté générale, qui a démantelé, de justesse, une dangereuse cellule composée de sept suspects libanais, syriens, palestiniens et yéménites, qui devaient commettre une série d'attaques et d'attentats suicide pendant le Ramadan. L'armée libanaise était aussi une cible privilégiée des terroristes.

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Éditorial
Confiance déficitaire

Face aux immenses défis, notamment économiques, auxquels le Liban est confronté, les hommes politiques font figure de nains essayant, comme Atlas, de soulever sur leurs épaules la voûte céleste. Le temps précieux perdu en verbiage et en fanfaronnades autour de la loi électorale aurait pu être investi dans une profonde réflexion pour imaginer des idées, élaborer des plans et trouver des ressources permettant à l’économie de se redresser. Au lieu de cela, la classe politique a dilapidé, à coups de polémiques inutiles et de chamailleries stériles, une grande partie du capital-confiance du nouveau mandat, clé de voûte de tout projet d’avenir.De fausses batailles sont menées au nom de la défense du destin du Liban, qui résiderait, à en croire certains hommes politiques, dans le code-barre d’une carte magnétique. Pendant ce temps, la dette publique continue de gonfler et les capacités de l’Etat à trouver des ressources pour son financement deviennent de plus en plus aléatoires. L’ingénierie financière imaginée il y a presque un an par le gouverneur de la BDL serait à bout de souffle. C’est l’Association des banques du Liban (ABL) qui l’annonce, dans son rapport annuel. L’ABL exprime sa crainte de voir les dépôts, attirés l’année dernière par le montage de Riad Salamé, refaire le chemin inverse.Cette mise en garde illustre une inquiétude à peine voilée de la part des banques de ne pas voir affluer au Liban, en 2017 et 2018, des capitaux en quantités suffisantes pour couvrir les besoins de l’Etat libanais en financement, et du secteur privé en investissements. L’incertitude est alimentée par des facteurs régionaux, nés de la profonde division qui a frappé le Conseil de coopération du Golfe (CCG) après le bras de fer entre l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis d’un côté, le Qatar de l’autre. L’absence de perspectives positives concernant une remontée du prix du pétrole n’améliore pas la situation. Les émigrés, qui ont longtemps contribué généreusement aux transferts de capitaux vers la mère-patrie, sont contraints de se serrer la ceinture à cause de ces fâcheux développements. D’ailleurs, un début de mouvement de retour des familles de travailleurs libanais du Golfe, dissuadés par la cherté de vie, est enregistré.Le moins que l’on puisse dire est que la conjoncture n’est pas favorable au Liban. Il y a certes des éléments positifs, comme le redémarrage du tourisme après cinq années de recul. Cela reste toutefois insuffisant pour relancer des pans entiers de l’économie.Une meilleure gouvernance, la lutte contre la corruption, l’amorce de réformes et le début de l’exploitation des ressources en hydrocarbures auraient pu apporter, partiellement, des solutions de rechange. Mais ce ne sont pas des hommes politiques comateux ou qui jouent aux Don Quichotte qui seront capables de le faire.


 Paul Khalifeh
   

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