Combien ça coûte un animal domestique
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Nº 3081 du vendredi 1er septembre 2017

Combien ça coûte un animal domestique

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    Combien ça coûte un animal domestique
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Depuis la fin de la guerre, les Libanais se tournent davantage vers les animaux domestiques. Le marché des petites bêtes à poils prend de plus en plus d’importance et de nombreuses familles prévoient même un budget spécifique.
Au Liban, et depuis dix ans, un foyer sur dix possède un animal de compagnie, sans mentionner les animaux errants que l’on nourrit. A combien s’élèvent les dépenses pour un animal domestique? De quoi dépendent-elles?

Des budgets variés
Le Dr Joseph Hosry, vétérinaire, remarque que la possession d’un animal est fortement liée à la structure du foyer, surtout pour les chiens et les chats. Celle qui est la plus propice pour avoir l’une de ces deux catégories d’animaux semble être la structure familiale (avec des logis composés d’au moins trois membres), dans un cadre plutôt citadin. L’intérêt est porté, dans un second lieu, aux oiseaux, poissons, reptiles, tortues, cobayes et serpents. Qu’en est-il du profil des propriétaires? Alors que certains recherchent en l’animal domestique un protecteur de maison, montant la garde, d’autres sont, au contraire, en quête de compagnie. Il n’en demeure pas moins qu’un très grand nombre de Libanais adoptent un animal simplement pour «suivre la mode».
D’après le Dr Hosry, il faut compter, en moyenne et par mois, 75 $ pour un chien, 40 $ pour un chat et plus ou moins 20 $ pour les cobayes, les reptiles et autres animaux de compagnie (y compris les accessoires).
La première année est généralement celle qui revient le plus cher. Outre l’achat de l’animal, il est impératif de se procurer le gros du matériel (cage, mangeoires, collier, laisse, etc.). Le vaccin traditionnel étant obligatoire, son montant s’élève à 25 $ par an. S’ajoute à cette vaccination l’injection contre les vers, à effectuer deux fois l’an, et dont le prix est estimé à 25 $. Pour ce qui est de l’alimentation, qui constitue les trois quarts des dépenses totales, un petit chien requiert 30 $ par mois, contre 60 $ par mois pour un grand chien. Les dépenses d’un chat en matière de denrées sont moindres, soit 20 $ tous les deux mois. Les industriels se font, en effet, la concurrence pour vendre, sur le marché, de quoi nourrir nos chers compagnons: menu gourmet, plats allégés ou bio et même collations.
La castration d’un chien est tarifiée 250 $, celle d’un chat 150 $, alors que la stérilisation d’une chienne coûte 350 $, contre 250 $ pour une chatte.
L’identification d’un animal par tatouage ou puce électronique est obligatoire pour tout voyage. Elle est normalement assurée à 50 $, les papiers et le passeport le sont à 50 $ également. Le prix du billet d’avion varie entre 100 et 200 $, dépendamment du pays de destination. Des séjours dans des centres pour animaux ou chez des vétérinaires sont de même assurés au Liban, le prix de la nuitée pouvant aller de 13 à 20 $.
Un animal domestique coûte non seulement de l’argent mais aussi du temps. Il s’agit de consacrer au moins une heure et demie par jour pour son compagnon. Toutefois, lorsqu’on opte pour des animaux comme les poissons, ces derniers n’impactent que très peu le budget de leurs propriétaires, les dépenses en alimentation étant minimes et celles des soins et des accessoires inexistantes.

Un marché en expansion
Aujourd’hui, toute une économie se développe grâce à ce fructueux marché des animaux de compagnie. L’intérêt grandissant pour ces derniers pousse davantage les entreprises et industries du secteur à proposer constamment des offres et des services répondant aux attentes et aux besoins de toutes sortes des propriétaires d’animaux.
Du toilettage aux services de psychologie comportementale et de garde personnalisée, le secteur économique relatif à cette tendance mise surtout sur les innovations technologiques.
Maints objets connectés pour chiens, chats ou autres animaux voient le jour, créant ainsi de nouvelles opportunités de travail aux jeunes Libanais qui s’y intéressent.

Quel animal choisir?
Avec un budget limité, mieux vaut faire vos comptes avant d’opter pour telle ou telle race. Petit aperçu du budget à prévoir pour l’achat d’un animal domestique.
Prix d’achat
Chiens: entre 400 et 1 500 $ (dépendamment de la race, avec ou sans pedigree). Alors qu’un bichon pourrait coûter entre 400 et 750 $, le prix d’un labrador varierait entre 900 et 1 200 $.
Chats: environ 350 $ pour un chartreux et 800 $ pour un sphynx.
Poissons: lorsqu’il n’est pas gagné à la fête du village, le poisson est l’animal le moins coûteux. Il faut compter entre 5 et 20 $
pour l’acquérir.
Perroquets: entre 400 et 1 000 $. Un mini ara de hahn pourrait vous coûter jusqu’à 450 $. Un Gris du Gabon coûte au minimum 700 $. Un cacatoès sera encore un peu plus cher, avec un prix moyen aux alentours de 750 $. Les prix augmentent en fonction de la race certes, mais aussi en fonction de la qualité du perroquet et de son élevage.
Oiseaux: entre 20 et 30 $ pour un oiseau de base et entre 60 et 100 $ pour un canari.

Natasha Metni

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Éditorial
Il faut saisir l’opportunité

Avant même que ne soient versés les salaires des fonctionnaires et des militaires, indexés à la nouvelle grille, les prix de certains produits de première nécessité et denrées alimentaires ont augmenté. Les prix avaient déjà fait un bond, il y a quelques mois, lorsque le Parlement avait entamé l’examen de l’échelle des salaires, avant de la renvoyer en Commission. Qui est responsable de cette montée injustifiée des prix? Les détaillants? les grossistes? les importateurs? C’est à l’Etat de trouver la réponse et de prendre les mesures nécessaires. C’est au gouvernement d’enrayer la montée des prix, qui risque de torpiller l’un des seuls aspects positifs de la grille des salaires, celui du renforcement du pouvoir d’achat de 270000 familles, ce qui devrait avoir pour effet de booster la consommation des ménages et, par conséquent, de relancer, même timidement, une économie moribonde.La situation économique est tellement mauvaise que certains acteurs du secteur lient le sort du pays au volume des transferts effectués par la diaspora. Si les flux de capitaux rentrants venaient à baisser pour une quelconque raison, les banques n’auraient plus les moyens de financer l’Etat. La seule lueur d’espoir est la reconstruction de la Syrie et le rôle que le Liban pourrait y jouer, entend-on de plus en plus souvent dans les cercles économiques. Or, la reconstruction semble, aujourd’hui, le thème principal qui occupe les discussions des responsables syriens avec leurs visiteurs étrangers. Des journalistes occidentaux, de retour de Damas, affirment que, «pour la première fois», leurs interlocuteurs étaient plus focalisés sur les questions de la reconstruction que sur les détails des opérations militaires, pourtant marquées par d’importantes avancées de l’armée régulière et de ses alliés sur tous les fronts, notamment face à Daech. «C’est mon dixième voyage à Damas depuis le début de la guerre, nous déclare un journaliste d’un quotidien français. Mais c’est la première fois que j’entends plus parler des projets immobiliers, des perspectives d’investissements et des grands chantiers à venir que des ‘‘victoires’’ de l’armée face aux ‘‘terroristes’’».La Foire internationale de Damas, qui a rouvert ses portes après cinq ans d’absence, était sur toutes les langues. Même les médias officiels syriens l’ont placée au cœur de l’actualité, reléguant au second rang la progression de l’armée dans le désert de la Badiya.Pendant ce temps, les Libanais se chamaillent et font de la surenchère sur l’opportunité de rétablir les contacts avec la Syrie. Il est du devoir de l’Etat de prendre toutes les mesures, politiques ou autres, afin que le Liban soit bien positionné en perspective de la reconstruction de la Syrie. Sinon, le pays risque de laisser passer une chance réelle de redressement.


 Paul Khalifeh
   

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