Les projets émergeants. Un souci de décentralisation
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Nº 3081 du vendredi 1er septembre 2017

Les projets émergeants. Un souci de décentralisation

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    Les projets émergeants. Un souci de décentralisation
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Il y a quelques années, a été lancé le grand projet immobilier Beit Misk. Aujourd’hui, l’initiative est reprise par d’autres sociétés immobilières dans des régions et villages peu connus du Liban.

De nouveaux concepts immobiliers répondant aux besoins des Libanais apparaissent un peu partout. Pour résister au climat d’insécurité et à la crise économique que connaît le pays, le secteur de la construction se transforme. Les sociétés immobilières mettent à la disposition du public libanais des produits aussi bien résidentiels que commerciaux.
Les plus-values qu’elles offrent à leur clientèle, ce sont un environnement sain, une infrastructure solide, un service énergétique permanent (les coupures de courant sont évitées grâce à l’installation de générateurs ou de panneaux photovoltaïques), ainsi qu’un mode de vie souhaitable. Ces projets implantés de nos jours dans de petits villages qui, jusqu’alors, étaient demeurés dans l’ombre, misent de plus en plus sur un système ecofriendly. Plantations d’arbres, énergie renouvelable, tri des déchets... Tant de services qui ne peuvent qu’attirer la clientèle libanaise. Mais à quel prix? Walid Moussa, président du Syndicat des agents et consultants immobiliers au Liban (Real) et vice-président de la Fédération internationale des professions immobilières (Fiabci), explique que la moyenne des prix des «charges communes» en dehors de Beyrouth tourne autour de 15 $ par mètre carré par an. En d’autres termes, si un appartement est de 250 m2, le propriétaire paie annuellement 3 750 $ (250 x 15), soit 312,5 $ par mois. Dans la capitale, ce prix est d’au moins 23 $ par mètre carré par an. Les montants des charges communes devant être relativement bas pour attirer une clientèle plus nombreuse, certains projets immobiliers ont réussi à réduire ces coûts.

Qualité de vie
Dépendamment des projets, le coût du mètre carré pour l’achat d’un appartement ou d’une maison équivaut à, au moins, 2 000 $. Dans certaines régions, au centre desquelles sont instaurées de telles mini-cités, les deux cibles sont les particuliers (qui ont le choix d’acheter ou de construire leur propre maison), ou alors les promoteurs et les investisseurs qui œuvrent à construire des complexes et à les vendre par la suite. Toutefois, tout travail d’édification se doit d’être entrepris selon les normes et les régulations exigées par les sociétés immobilières, en charge du projet. L’essentiel est d’éviter toute négligence pour le maintien de la qualité de vie promise.
Pour élargir leur champ de vision et renforcer l’attractivité de leurs services, deux projets négocient, aujourd’hui, l’ouverture d’universités, d’hôpitaux et d’hôtels sur leurs sites. Aux maints avantages que ces projets immobiliers présentent, s’ajoute celui de la décentralisation au niveau national. Le flux de voitures se dirigeant vers la capitale tous les jours serait ainsi réduit, les migrations internes et, donc, les déséquilibres démographiques évités et les Libanais résidant à l’étranger encouragés à acquérir des biens immobiliers dans leur pays d’origine.
Plus encore, l’impact de ces projets sur l’économie libanaise se manifeste au niveau de la création d’emplois, d’une part, et des échanges entre industriels, commerçants et entrepreneurs, d’autre part. D’autant plus que des accords sont établis avec certaines banques pour l’octroi de facilités de crédits. Tant de bénéfices qui pourraient faire de ces projets immobiliers de nouvelles terres promises.

Natasha Metni

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Éditorial
Il faut saisir l’opportunité

Avant même que ne soient versés les salaires des fonctionnaires et des militaires, indexés à la nouvelle grille, les prix de certains produits de première nécessité et denrées alimentaires ont augmenté. Les prix avaient déjà fait un bond, il y a quelques mois, lorsque le Parlement avait entamé l’examen de l’échelle des salaires, avant de la renvoyer en Commission. Qui est responsable de cette montée injustifiée des prix? Les détaillants? les grossistes? les importateurs? C’est à l’Etat de trouver la réponse et de prendre les mesures nécessaires. C’est au gouvernement d’enrayer la montée des prix, qui risque de torpiller l’un des seuls aspects positifs de la grille des salaires, celui du renforcement du pouvoir d’achat de 270000 familles, ce qui devrait avoir pour effet de booster la consommation des ménages et, par conséquent, de relancer, même timidement, une économie moribonde.La situation économique est tellement mauvaise que certains acteurs du secteur lient le sort du pays au volume des transferts effectués par la diaspora. Si les flux de capitaux rentrants venaient à baisser pour une quelconque raison, les banques n’auraient plus les moyens de financer l’Etat. La seule lueur d’espoir est la reconstruction de la Syrie et le rôle que le Liban pourrait y jouer, entend-on de plus en plus souvent dans les cercles économiques. Or, la reconstruction semble, aujourd’hui, le thème principal qui occupe les discussions des responsables syriens avec leurs visiteurs étrangers. Des journalistes occidentaux, de retour de Damas, affirment que, «pour la première fois», leurs interlocuteurs étaient plus focalisés sur les questions de la reconstruction que sur les détails des opérations militaires, pourtant marquées par d’importantes avancées de l’armée régulière et de ses alliés sur tous les fronts, notamment face à Daech. «C’est mon dixième voyage à Damas depuis le début de la guerre, nous déclare un journaliste d’un quotidien français. Mais c’est la première fois que j’entends plus parler des projets immobiliers, des perspectives d’investissements et des grands chantiers à venir que des ‘‘victoires’’ de l’armée face aux ‘‘terroristes’’».La Foire internationale de Damas, qui a rouvert ses portes après cinq ans d’absence, était sur toutes les langues. Même les médias officiels syriens l’ont placée au cœur de l’actualité, reléguant au second rang la progression de l’armée dans le désert de la Badiya.Pendant ce temps, les Libanais se chamaillent et font de la surenchère sur l’opportunité de rétablir les contacts avec la Syrie. Il est du devoir de l’Etat de prendre toutes les mesures, politiques ou autres, afin que le Liban soit bien positionné en perspective de la reconstruction de la Syrie. Sinon, le pays risque de laisser passer une chance réelle de redressement.


 Paul Khalifeh
   

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