Confidences sécurité
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Nº 3082 du vendredi 6 octobre 2017

Confidences sécurité

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Le Hezbollah se découvre
Dans une rare apparition publique, un officier supérieur du Hezbollah, Abou Moustapha, commandant de la place de l'aéroport de Deir Ezzor, a accordé, à visage découvert, une interview à la chaîne panarabe al-Mayadeen, le 9 septembre. Cette initiative inhabituelle a suscité de nombreuses questions, surtout que le Hezbollah cultive le plus grand secret pour tout ce qui concerne ses activités militaires. La seule figure sécuritaire du parti connue des médias est le hajj Wafic Safa, chef de l'Unité de liaison et de coordination. Une source informée explique cette décision par le souci du Hezbollah de faire la lumière sur son rôle dans la défense de cette ville assiégée pendant trois ans par Daech. Dans son intervention, le commandant quinquagénaire a mis l'accent sur le fait que le Hezbollah fait partie d'un axe régional allant de l'Iran à la Palestine, en passant par l'Irak, la Syrie et le Liban.

Le PSNS se bat aussi en Syrie
Des sources informées affirment que plus de 2 000 membres libanais du Parti syrien national social (PSNS) ont combattu en Syrie aux côtés de l'armée syrienne. Des rotations sont effectuées tous les trois mois pour 200 combattants. Une trentaine de commandants du PSNS sont en permanence basés en Syrie, notamment dans les provinces de Homs, Lattaquié, Soueida et Hama.

Retour à la doctrine de l'invasion totale
Les manœuvres organisées en septembre par l'armée israélienne, les plus importantes depuis 20 ans, illustrent un changement dans la doctrine militaire de l'Etat hébreu, sous l'impulsion du chef d'état-major. Le général Gadi Eizenkot serait partisan de l'option de l'offensive terrestre de grande envergure, pour remplacer la doctrine de l'attaque aérienne massive, suivie d'opérations limitées  au sol. Mais la presse et les analystes israéliens restent perplexes quant à l'efficacité de l'«invasion totale». Le quotidien Haaretz a estimé, le 26 septembre, qu'une avancée de l'armée israélienne jusqu'à Beyrouth, en cas de nouvelle guerre contre le LIban, nécessite de gros moyens logistiques, beaucoup de temps et de grosses pertes. Le journal ajoute qu'il n'est pas certain qu'une telle option parvienne à briser la volonté de combattre du Hezbollah.   

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des plus dangereux suspects recherchés pour terrorisme auraient disparu du camp d'Aïn el-Héloué, à l'est de Saïda, au lendemain de la défaite des groupes jihadistes à la frontière orientale. L'Egyptien Abou Khattab et les Palestiniens Ahmad el-Saleh et Naïm el-Naïm auraient réussi à passer entre les mailles du filet de l'armée libanaise et à sortir du camp pour se rendre en Syrie. D'autres sources affirment qu'ils sont toujours cachés à l'intérieur d'Aïn el-Héloué.

Aux Etats-Unis
Le commandant en chef de l'armée, le général Joseph Aoun, a dû reporter sa visite prévue aux Etats-Unis la première moitié du mois d'août en raison de la bataille  de l'«Aube des Jourroud», contre Daech. Des milieux politiques et médiatiques ont cru voir dans ce report un signal du mécontentement américain du fait de la coordination entre l'armée et le Hezbollah à la frontière orientale. Des sources informées ont cependant balayé cette hypothèse, affirmant que la relation entre le général Aoun et les hauts gradés américains est «excellente» et que sa visite aux Etats-Unis est en train d'être reprogrammée. Elle devrait intervenir dans les trois prochains mois.


Le fils d'Abou Ajiné toujours introuvable
Les services de sécurité sont toujours à la recherche de Hussein Hujeiry, le fils aîné de l'ancien président du Conseil municipal de Ersal, Ali Hujeiry (surnommé Abou Ajiné), arrêté par l'armée libanaise en septembre. Hussein serait suspecté de complicité dans des agressions contre l'armée dans la localité, en 2014 et 2015. Des sources informées pensent que Hussein Hujeiry aurait quitté Ersal avec sa femme et ses enfants à bord de l'un des bus qui ont évacué les jihadistes, en se faisant passer pour un réfugié syrien.

Terrorisme
Les archives de Daech saisies
Avant d'évacuer ses bases dans les jouroud de Qaa, Ras Baalbek et Fakiha, le groupe Etat islamique a mis le feu à ses dépôts d'armes lourdes et de munitions, et a détruit ses archives administratives. Cependant, les services de sécurité libanais ont pu découvrir certains documents et décrypter des ordinateurs et des téléphones portables, qui n'avaient pas été totalement endommagés. Ce travail de fourmi a permis aux services concernés de collecter de précieuses informations sur les activités du groupe terroriste au Liban. Les experts auraient notamment retrouvé une liste compromettante comportant les noms de dizaines de Libanais, de Syriens et de Palestiniens qui auraient été en contact, d'une manière ou d'une autre, avec l'organisation terroriste. Des bordereaux de paies auraient également été retrouvés, ainsi que des numéros de téléphone. Cette banque de données constitue une des plus importantes prises des services de sécurité, affirme une source informée.     


Amal vs Hezbollah
Les incidents se multiplient Les observateurs ont noté une multiplication des incidents opposant des partisans du mouvement Amal et du Hezbollah. Les tensions entre les deux partis montent tous les ans avec l'approche de Achoura. Mais cette année, des altercations ont dégénéré en cohues généralisées. C'est le cas de l'incident qui a eu lieu, le 8 septembre, dans la localité de Kfarhatta, près de Saïda. Plusieurs personnes ont été blessées par des objets contondants. Le 22 septembre, 26 personnes ont été blessées lors d'une rixe dans le village de Baissariyé, au Liban-sud. Devant la gravité et la répétition de ces incidents, les deux partis chiites ont formé une commission conjointe chargée de calmer les esprits.

Bientôt plus de check-points à Dahié
Coopération libano-palestinienne L'ambassadeur de Palestine au Liban, Achraf Dabbour, aurait reçu des instructions de ses supérieurs à Ramallah pour renforcer la coopération sécuritaire avec les autorités libanaises dans le but de neutraliser les mouvances islamistes extrémistes palestiniennes, notamment celles qui sont basées dans le camp de Aïn el-Héloué.
M. Dabbour aurait remis au directeur général de la Sûreté générale (SG), Abbas Ibrahim, des informations importantes et a chargé un comité formé de responsables du Fateh dans les camps palestiniens d'intensifier la collecte de renseignements sur les activités des groupuscules palestiniens, plus particulièrement ceux qui s'activent dans les milieux des réfugiés venus du camp de Yarmouk, près de Damas. Cette coopération a permis à la Sûreté générale d'arrêter plusieurs suspects et de déjouer des projets d'attentats qui étaient encore au stade embryonnaire.

Les yeux et les oreilles d'Israël
Des sources de sécurité libanaises s'inquiètent de la recrudescence des opérations d'espionnage israéliennes au Liban ces derniers temps. En moins d'un mois, deux engins sophistiqués ont été découverts par le Hezbollah et démontés par des experts de l'armée libanaise. Le premier objet, camouflé sous la forme d'un rocher, a été découvert sur les hauteur du Barouk. Sa fonction consistait à balayer les fréquences radios pour intercepter les communications du Hezbollah et de l'armée. Le second objet, découvert à Kfarchouba le 9 septembre, était une caméra perfectionnée, dotée d'un système de vision nocturne et d'un transmetteur de données. Cette caméra a pu être installée par une patrouille israélienne qui s'est infiltrée à partir des fermes de Chébaa. Cependant, le balayeur de fréquences du Barouk a dû certainement être placé par des agents locaux. Des recherches ont été menées sur les sommets stratégiques à la recherche d'autres matériels d'espionnage.

 

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Éditorial
Les aléas de la géopolitique

Toujours prompts à flairer les bonnes affaires, les Libanais ont été parmi les premiers entrepreneurs à débarquer au Kurdistan irakien, en 2006, au lendemain du vote par le Parlement de cette région autonome, d’une loi sur la libéralisation des investissements. Financiers, promoteurs immobiliers, opérateurs, conseillers, les Libanais étaient présents à tous les échelons et dans tous les domaines, à l’exception de l’industrie, où leur apport était plutôt modeste face au savoir-faire des Turcs et des Chinois. Une quarantaine de sociétés libanaises et autant de joint-ventures avec des partenaires locaux se sont implantées dans cette région, longtemps qualifiée d’«eldorado» par la presse régionale et internationale. Elles étaient présentes et parfois pionnières dans les domaines de l’hôtellerie, de la banque, de l’informatique, de la construction, du tourisme, du transport aérien, de la restauration, de l’éducation, de la distribution... C’est, par exemple, le Libanais Dar al-Handassa, qui avait été choisi pour établir un plan d’aménagement urbain de la ville d’Erbil à l’horizon 2030. Quelque 5 000 Libanais ont trouvé un emploi au Kurdistan au plus fort du boom économique, transférant au Liban plusieurs dizaines de millions de dollars par an.La situation économique a commencé à se détériorer avec la proclamation du califat de Daech, en juin 2014. De nombreuses entreprises libanaises ont réduit le volume de leurs affaires, d’autres, moins nombreuses, ont plié bagages. Mais toutes nourrissaient l’espoir de voir le marché redémarrer après la fin de la crise et de participer à la fondation d’un nouveau Dubaï.Le référendum organisé le 25 septembre porte un coup sérieux à leurs rêves. Le Kurdistan est un territoire totalement enclavé et encerclé par trois Etats qui sont farouchement hostiles à toute velléité d’indépendance: l’Irak, la Turquie et l’Iran. Ces pays peuvent, s’ils le souhaitent, isoler la région autonome du monde extérieur et une éventuelle fermeture totale des frontières aura des effets désastreux non seulement sur l’économie mais aussi sur l’approvisionnement des marchés avec les produits de bases.Une fois de plus, les Libanais sont victimes des aléas de la géopolitique. Même s’ils se consolent, en vantant leur extraordinaire capacité à renaître de leurs cendres, comme le phénix, ou à repousser toujours plus loin les frontières des affaires, comme les Phéniciens, le monde devient de plus en plus dangereux, risqué et compliqué pour eux. Certes, ils imagineront des solutions de rechange, comme celle d’aller investir à Chypre (voir page 32). Mais il s’agit opportunités ponctuelles susceptibles d’apporter des réponses sur le court terme. Seul le Liban peut leur offrir un refuge durable et sûr. Le temps est venu de lancer des réformes profondes pour moderniser l’économie, alléger les poids de la bureaucratie, limiter le gaspillage des deniers publics, améliorer le climat des affaires et lutter contre la corruption endémique.


 Paul Khalifeh
   

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