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Nº 3083 du vendredi 3 novembre 2017

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    Universités 72 établissements… et ça continue! Comment peut-on combattre le chômage lorsque le nombre d’universités a atteint 72? Ces établissements délivrent des diplômes de fin d’études à des milliers d’étudiants chaque année....
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Universités
72 établissements… et ça continue!

Comment peut-on combattre le chômage lorsque le nombre d’universités a atteint 72? Ces établissements délivrent des diplômes de fin d’études à des milliers d’étudiants chaque année. N’est-il pas urgent de revoir la qualité des programmes académiques fournis par ces universités et d’harmoniser la création de facultés afin qu’elles correspondent aux besoins du marché du travail? L’AUB et la LAU ont été les seules à figurer au top 500 des universités dans le monde en termes de connexions employeurs-étudiants.

 

Filets sociaux et reprise économique
Le président du Conseil économique et social (CES), Roger Nasnas, a considéré que les solutions partielles et incomplètes aux problèmes sociaux sont inutiles, les charges sont devenues suffisamment lourdes pour qu’un seul secteur puisse y faire face. Il a estimé que la défaillance des filets sociaux est indissociable de la crise économique. L’amélioration passe donc obligatoirement par une relance de l’économie.


Soins de santé
Quatre catégories

La société libanaise serait divisée en quatre catégories en termes de couverture de soins de santé. Ceux aisés (10%) n’ont pas besoin de l’assurance santé de l’Etat.  


Fonctionnaires
Couverture totale

Les fonctionnaires (22%) bénéficient d’une couverture totale de soins de santé. Les citoyens adhérents à la CNSS représentent 30%.

Les pauvres 38% de la population
La 4ème catégorie, qui est celle des pauvres (38%), ne profite que des prestations du ministère de la Santé, qui assure une couverture de 85%.


6 000
Le secteur des nouvelles technologies a enregistré une croissance de 7% entre 2014 et 2016. Ce taux atteindrait 9,7% à l’orée de 2019. Selon certaines prévisions, la part de ce secteur dans le PIB représenterait 6 milliards $ en 2017, ouvrant la voie à 6 000 emplois. Le secteur de la technologie englobe au Liban l’industrie du hardware, du software et des services.

 

 

 



Salaires: réclamation déraisonnable
Il est déraisonnable de réclamer une augmentation des salaires dans le secteur privé après l’approbation de l’échelle des salaires. Le dernier réajustement des salaires du privé remonte à 2012, alors que les fonctionnaires n’ont eu droit à cette date qu’à une avance forfaitaire qui a été défalquée des augmentations des rémunérations consenties par la grille. En d’autres termes, l’échelle n’a été promulguée que pour combler le fossé énorme qui existe entre le niveau extrêmement faible des salaires des fonctionnaires et celui des employés du privé.


Commerce transfrontalier
un soutien de 3,4 milliards $

L’IFC, bras privé de la Banque mondiale, a consacré 3,4 milliards $ pour soutenir le commerce transfrontalier au Liban, le second plus haut chiffre consacré à un pays de la région Mena. Depuis la conception du programme de financement du commerce mondial, l’IFC s’est engagée à verser 7,9 milliards$ à la région Mena.

14,6%
Les transferts des expatriés vers le Liban s’élèveraient à 14,6% du produit intérieur brut (PIB) en 2017, soit le 2ème plus haut ratio parmi les pays du monde arabe. Le pays du Cèdre succède à la Bande de Gaza dont le ratio est de 14,9%.

8,2%
Les actifs en devises étrangères de la Banque du Liban ont progressé de 8,2% de janvier à septembre 2017 atteignant 44 milliards $. Ils étaient de 40,7 milliards $ fin 2017.

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Éditorial
La perception compte que la réalité

La première année du sexennat du général Michel Aoun, élu le 31 octobre 2016 après deux ans et demi de vacance à la première magistrature de l’Etat, vient de s’achever. Partisans et détracteurs du mandat avancent des bilans tellement contradictoires qu’on a l’impression qu’ils ne parlent pas du même pays. Les fidèles du chef de l’Etat égrènent une longue liste de «réalisations», qui n’auraient pu être concrétisées sans la présence, au palais de Baabda, d’un «président fort». Les réussites du mandat vont de l’adoption d’une nouvelle loi électorale introduisant le mode de scrutin proportionnel et le vote des émigrés, à la bataille de l’«Aube des jouroud», qui a permis la libération, par l’armée libanaise, du territoire des groupes terroristes, en passant par les nominations administratives, militaires, sécuritaires, diplomatiques et juridiques, bloquées depuis des années. Au crédit du chef de l’Etat, également, le renforcement de la sécurité préventive, qui a épargné au pays de nombreux attentats, la condamnation à mort d’Ahmad el-Assir et d’autres extrémistes, dont les procès avançaient au ralenti à cause de l’absence d’une volonté politique. Sur le plan économique et social, les partisans du mandat soulignent le vote du budget 2017, après 12 ans de dépenses selon la douzième provisoire – qui autorise toutes sortes d’abus –, et l’adoption de l’échelle des salaires dans la fonction publique, qui renforce le pouvoir d’achat de dizaines de milliers de familles. Dans le bilan des contempteurs du mandat, ces «réalisations» ont cédé la place à une interminable liste de fiascos, d’échecs et de défaillances. «L’Etat est en déliquescence», déplore l’ancien Premier ministre Nagib Mikati, qui se livre dans les colonnes de Magazine à un réquisitoire au vitriol contre le pouvoir actuel (voir page 16). Pour les détracteurs du président Aoun, les nominations ne sont qu’un partage du gâteau entre les partenaires de la coalition gouvernementale. Plus qu’une faute, l’échelle des salaires serait un péché, selon eux, car son financement impose des charges et des taxes supplémentaires aux chefs d’entreprises, aux sociétés, à la classe moyenne et les catégories les plus démunies. Le vote du budget n’est en aucun cas une source de fierté, car il s’agit de l’année fiscale écoulée, et déjà le gouvernement a dépassé les délais constitutionnels dans l’examen et l’approbation du budget 2018. De plus, la loi fondamentale votée au Parlement permet de mesurer la gravité du phénomène du gaspillage des deniers publics, avec des centaines de milliards de livres qui partent en fumée entre les administrations publiques, les dépenses inutiles et les fonds secrets (voir page 34). Entre ces deux descriptions antagonistes du Liban, il y a la perception qu’ont les Libanais de leur pays. Rares sont ceux qui ont le sentiment que leur vie s’est améliorée d’une année à l’autre. La tâche qui attend le mandat est tellement titanesque, que les réalisations accomplies, aussi importantes soient-elles, n’ont que très peu pesé dans le jugement que les Libanais se font des conditions et de la qualité de leur vie.


 Paul Khalifeh
   

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