Fonds d’investissements. Des Placements à moindre risque
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Nº 3087 du vendredi 2 mars 2018

Fonds d’investissements. Des Placements à moindre risque

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L’intérêt du choix de participer à un fonds d’investissement est de permettre à un certain nombre d’épargnants d’investir dans des actifs qu’ils n’auraient pas pu acheter en direct, faute de surface financière suffisante, ou au moins de diversifier leurs risques.

L’option de participer à un fonds d’investissement ne manque pas d’attrait et permet de se mettre en quête d’un rendement plus élevé, quand on n’est pas spécialiste des marchés. Un fonds d’investissement fonctionne selon le principe «les petits ruisseaux font de grandes rivières». Il collecte l’épargne des investisseurs individuels et l’investit en fonction d’une politique d’investissement définie. Chaque investisseur a tout intérêt à suivre le proverbe selon lequel il ne faut pas mettre tous ses œufs dans le même panier. Si vous jetez votre dévolu sur un petit nombre d’actions, vous courez un risque si l’une d’entre elles ne se comporte pas bien. Grâce aux fonds, vous pouvez en revanche investir de plus petits montants dans de nombreux produits/entreprises différents et répartir ainsi les risques. Il existe une gamme de fonds adaptée pour chaque profil. Investir dans des fonds comporte des risques. Vous recherchez le rendement ou la sécurité? En fonction de la composition du fonds, vous courez un risque plus ou moins grand de perdre une partie de votre mise initiale. Pour éliminer ce souci, il existe des fonds d’investissement KBC, qui incluent une forme de protection du capital investi. Lorsque vous optez pour des fonds, vous pouvez généralement choisir ce qu’il advient des revenus des actions (dividendes) ou des obligations (coupons) dans lesquelles le fonds a investi. Soit les revenus sont réinvestis et génèrent à leur tour des revenus, il s’agit alors de fonds de capitalisation. L’effet de capitalisation sur les revenus peut déboucher sur un beau rendement à terme. Soit les dividendes sont versés. Cette formule est intéressante si vous souhaitez un complément de revenu. Dans ce cas, il vous faut opter pour des fonds de distribution. Les types de fonds d’investissement les plus courants sont les suivants: fonds d’actions, fonds d’obligations, fonds mixtes (actions, obligations et liquidités), autres catégories (comme les fonds axés sur l’immobilier ou les liquidités). Quelles sont les offres disponibles dans les banques libanaises?

BANK  AUDI
Pour Toufic Aouad, directeur général de Audi Private Bank, 2017 fut une année exceptionnelle pour les marchés financiers, pas tant au niveau de la performance absolue des indices, qu’à celui de l’appréciation de toutes les classes d’actifs: actions, obligations, matières premières et une grande majorité des devises à part le dollar américain. 2018 promet d’être plus tumultueuse: la montée en flèche des indices actions en janvier, suivie d’une correction durant les premiers jours de février, montre bien que si la volatilité était absente en 2017, elle est désormais bel et bien de retour! L’optimisme qui prévalait jusque-là s’était renforcé avec les chiffres de croissance très positifs, en amélioration aux quatre coins du globe. C’est d’ailleurs le spectre de l’inflation aux Etats-Unis qui a  fait dérailler la montée des marchés, des actions, avec la crainte que la Réserve fédérale américaine se voit forcée de hausser les taux plus vite que prévu, impactant ainsi les obligations, et en deuxième lieu, les actions. «Toutefois, cela n’implique pas nécessairement une année financière 2018 dans le rouge», a-t-il fait remarquer. La publication des résultats des sociétés pour le 4e trimestre 2017 a dévoilé une accélération de la croissance des revenus et des profits. Par ailleurs, la prévision de croissance mondiale du FMI est de 3,9% et reflète un dynamisme économique aux quatre coins du globe. Les fondamentaux macroéconomiques sont donc bons et une correction saine ouvre des opportunités pour se repositionner sur les marchés. C’est dans cette perspective, et riche de ses analyses et convictions, que Audi Private Bank propose ses services de conseil, gestion sous mandat et exécution sur la plupart des classes d’actifs: actions, obligations, fonds, produits structurés, devises et métaux. Nos clients ont ainsi accès aux grandes places financières et peuvent souscrire à des fonds en architecture ouverte. Nous avons également créé des certificats gérés par notre équipe d’investissement et axés sur des thèmes clés à long terme. Nos points forts résident dans notre solide connaissance de nos clients et de nos marchés, notre présence géographique sur plusieurs continents, et notre biais conservateur qui privilégie une relation-client durable et de qualité. En effet, quelles que soient leurs préférences en matière de rendement, de risque et d’implication dans la gestion, nous accompagnons nos clients au mieux dans la construction d’un portefeuille qui répond à leurs objectifs financiers et personnels sur le long terme. Pour cela, une bonne diversification des portefeuilles reste  une clé afin de traverser les cycles économiques sans heurts. Une combinaison des actifs pro-cycliques aux valeurs refuges, sans oublier une portion investie en or, permet également de réduire la volatilité des portefeuilles lors de soubresauts de marchés. Enfin, le recours aux options – quand cela est approprié – rajoute de la protection pour la partie actions ou améliore le rendement global du portefeuille.

LA BANQUE LIBANO-FRANCAISE
«La Banque Libano-Française (BLF) gère deux fonds d’investissement», précise Jamil Koudim, Responsable du Portefeuille et de l’Unité de Gestion des Obligations à la BLF. «Le LF Total Return Bond Fund, lancé en 2012, offre aux particuliers fortunés et aux investisseurs institutionnels la possibilité d’investir sur les marchés obligataires internationaux. Les souscripteurs à ce fonds bénéficient d’un environnement strictement régulé et transparent, d’une liquidité hebdomadaire et d’un accès à des marchés qui sont autrement difficilement accessibles aux investisseurs. L’objectif du fonds est d’optimiser le rendement ajusté au risque sur les marchés obligataires internationaux. Le fonds maintient au moins 80% des actifs dans des investissements notés de la catégorie Investment Grade. Depuis son lancement, le LF Total Return Bond Fund a généré pour les investisseurs un remarquable rendement de 5,11% par an, et un rendement cumulatif net de 30,75% (à partir du mois de janvier 2018), dépassant les objectifs et les attentes des investisseurs, en leur faisant bénéficier de rendements stables, d’une faible volatilité, de revenus intéressants avec des risques réduits et d’une domiciliation sécurisée.» «Le Lebanon Income Fund (en $), lancé en novembre 2016, représente une nouvelle belle opportunité d’investissement, avec un rendement estimé de 7 à 10% », ajoute Koudim. «Le fonds se concentre sur les marchés financiers libanais et investit principalement dans les Eurobonds libanais, profitant également des certificats de dépôts de la BDL, des bons du Trésor en livre libanaise (15% allocations au maximum), des deux monnaies: en livre libanaise et en dollar, et des instruments de dette émis par les institutions locales, ainsi que la trésorerie et les équivalents de trésorerie à travers les dépôts des banques domestiques. Depuis son lancement, Lebanon Income Fund a généré pour les investisseurs un rendement cumulatif net de 8,11% (à partir du mois de janvier 2018). La stratégie d’investissement appliquée dans la gestion des deux fonds, LF Total Return Bond Fund et Lebanon Income Fund, est à la fois disciplinée et dynamique. Pour le Total Return Bond Fund, le processus de répartition des actifs et de la constitution de portefeuilles est basé sur une approche top-down permettant le montage de scénarios suivant une méthode bien structurée. D’autre part, notre approche dynamique et réactive pour les deux fonds nous permet de naviguer à travers les marchés les plus volatils, en minimisant tout mouvement négatif du marché, tout en profitant des opportunités lorsqu’elles se présentent. Nous avons réussi de bonnes performances dans des périodes de baisse de marchés en soulignant l’importance de notre approche d’investissement flexible et prudente et sur la nécessité d’une gestion active du portefeuille dans des marchés volatils. Nous sommes également en mesure de négocier des obligations et de profiter de quelques prix déprimés, pour aider les investisseurs individuels qui auront des difficultés à faire tout cela sans assistance. Notre approche et méthodologie sont disciplinées, nous croyons que la capacité d’anticiper un changement des conditions de marché et surtout de s’adapter à ces conditions, sont des facteurs clés pour une stratégie d’investissement performante qui continuera de générer des rendements stables dans divers scénarios de marché».

BLOM BANK
BLOM BANK GROUP est l’une des plus larges banques au Liban. Elle opère sous l’enseigne BLOM Asset Management Company SAL au Liban et Blominvest Saudi Arabia en Arabie saoudite. L’équipe de gestion des actifs a une présence significative sur le plan régional et l’expertise nécessaire afin d’aider ses clients à satisfaire leurs objectifs d’investissement à travers une dizaine de fonds locaux, régionaux et internationaux ainsi que dans le cadre  de mandats discrétionnaires de gestion de portefeuille.  Blom Asset Management Company, qui était auparavant un département au sein de Blominvest SAL, a développé au cours des dix dernières années des capacités au niveau d’une gamme de classes d’actifs pour répondre aux divers besoins et préférences des clients afin de les aider à atteindre leurs objectifs d’investissement.
La société peut démontrer ses compétences en matière d’actions, de titres à revenu fixe et de marchés monétaires. Il propose également des solutions d’investissement plus innovantes, telles que les fonds smart beta sur les marchés régionaux et les investissements quantitatifs. Nos clients sont de petits investisseurs, des investisseurs disposant de grands moyens financiers, des banques, des assureurs, et d’autres institutions d’investissement, en plus d’intermédiaires gérant l’argent pour les investisseurs privés. L’année dernière la Compagnie a lancé deux nouveaux fonds communs de placement: BLOM Golden Multi Asset Fund (au Liban) et BLOM MSCI Saudi Arabia Select Min Vol Fund (en Arabie saoudite).
● BLOM Golden Multi Asset Fund représente une proposition de valeur hautement accessible destinée à de petits investisseurs ainsi qu’à des investisseurs ayant de grands moyens souhaitant faire croître leur capital à moyen et long termes, tout en n’étant pas exposés aux risques locaux et régionaux. Ce fonds présente une exposition multi-classes d’actifs offrant des rendements intéressants avec une stabilité à long terme. Il cible une combinaison d’indices boursiers américains, de bons du Trésor américain et d’or, via des fonds négociés en bourse (ETF), dont l’allocation est activement surveillée et gérée par la société afin d’assurer que la performance est conforme aux objectifs fixés à moyen et long terme.
● BLOM MSCI Saudi Arabia Select Min Vol Fund est le premier fonds du genre dans la région apportant Strategic Beta (également connu sous le nom de Smart Beta) à investir en Arabie Saoudite.
La version Strategic Beta est devenue l’un des termes généralement adoptés par l’industrie pour désigner des instruments gérés passivement qui visent à répliquer la performance des indices pondérés en fonction de la capitalisation boursière. Ces indices sélectionnent et pondèrent les constituants en fonction d’un ou de plusieurs attributs – autrement dit des facteurs.
Le fonds, en partenariat avec MSCI, un important fournisseur d’indices à l’échelle mondiale, cherche à répliquer la performance d’un indice conçu par MSCI qui vise à refléter la performance d’une stratégie d’équité en écarts minimaux. Il est calculé en optimisant un indice MSCI parent traditionnel pondéré en fonction de la capitalisation pour atteindre le niveau de volatilité le plus bas pour un ensemble donné de contraintes. BLOM MSCI Saudi Arabia Min Vol Fund est d’un grand intérêt pour les investisseurs institutionnels nationaux et étrangers qui favorisent généralement une exposition passive, et qui cherchent à tirer parti de la prochaine mise à niveau de l’Arabie saoudite au statut de marchés émergents.

FRANSABANK  
«L’intérêt d’investir dans des fonds d’investissement est de tirer profit de l’expérience des spécialistes de gestion de fonds et de diversifier son portefeuille à un moindre coût», souligne Nabil Kassar, Pdg de Fransa Invest Bank (FIB)et directeur général de Fransabank. Par ailleurs, certains marchés ou secteurs ne sont pas toujours facilement accessibles aux investisseurs privés, un fonds d’investissement leur permet donc d’accéder facilement à différents marchés, secteurs et styles de placement. En fait, les fonds d’investissement sont divers et diffèrents en termes de risque: mutual funds, hedge funds, private equity funds, etc… Déterminer le profil de risque d’un client est essentiel avant de lui proposer un fonds. Nabil Kassar explique: «L’accès aux produits financiers et d’investissement à Fransabank SAL se fait à travers sa filiale Fransa Invest Bank SAL qui dispose d’une large panoplie de produits d’investissement tels que les titres à revenu fixe et variable, les fonds d’investissement, les produits à capital garanti, etc. La FIB s’appuie sur une architecture ouverte, permettant non seulement d’offrir des produits conçus par la banque, mais également de proposer des produits gérés par des grandes institutions financières internationales». Dans le cadre de l’engagement du groupe Fransabank en faveur de l’environnement, la FIB cherche à développer les émissions d’actifs de nature verte, d’en émettre, d’y investir ou de les gérer, soit directement ou à travers des fonds d’investissement. De plus, FIB gère un fonds équilibré (actions et obligations, locales et internationales) créé en 2013, Fransa Invest Beehive Fund, dont l’objectif est d’offrir aux investisseurs un rendement supérieur aux taux de dépôts bancaires et ce, à moindre risque. Quant aux fonds d’actions directs Private Equity Funds, Fransabank et FIB y participent activement. La décision d’investissement est basée sur l’évaluation du profil de gestion du fonds, son expérience et son expertise, la stratégie du fonds, les objectifs, la gouvernance d’entreprise, les rendements potentiels, la durée et la stratégie de sortie. Fransabank a déjà investi dans 6 fonds de capital-risque approuvés par la circulaire 331 de la BDL, ces fonds investissent dans des start-up de technologie de l’information. FIB co-investit avec Fransabank et a un rôle supplémentaire de conseiller financier et d’agent de placement. Récemment, FIB a conseillé et placé un fonds d’actions directes dont la stratégie consiste à investir dans des entreprises alimentaires et de boissons. Dans la même lignée, Fransabank SAL a investi en 2015 dans un fonds du Fonds d’Investissement Professionnel Spécialisé régi par le droit français, en partenariat avec des institutions françaises de renommée mondiale. Ce fonds a pour but d’investir dans des fonds régionaux multi-secteurs tournés vers les petites et moyennes entreprises (PME) et les entreprises de taille intermédiaire (ETI) au Liban et dans plusieurs pays de la région.

FFA PRIVATE BANK
FFA Private Bank, la Banque Privée leader au Moyen-Orient, basée au Liban et implantée au centre financier international de Dubaï (DIFC), a été élue Meilleur Gestionnaire de Fonds du Levant au MENA Fund Manager Performance Awards, qui s’est tenu à Dubaï le 30 janvier 2018.
L’équipe de gestion d’actifs de la banque a réussi à obtenir cette distinction grâce à son professionnalisme dans la gestion des fonds confiés par ses clients. L’équipe a pour objectif de produire le meilleur couple rentabilité/risque en fonction des besoins de ses clients tout en ayant pour souci de les informer continuellement et de les guider dans les cycles de marché successifs. Le MENA Fund Manager Performance Award est un évènement annuel qui distingue les gestionnaires de fonds qui ont fait la démonstration de leur capacité à rendre le meilleur service à leur clients au cours des 12 derniers mois.
L’évènement s’est tenu au Ritz Carlton- DIFC et a distingué la performance de la gestion de fonds de FFA Private Bank face aux autres compétiteurs régionaux. L’équipe Asset Management de FFA Private Bank (élue Meilleure Banque Privée au Moyen-Orient 2017) était représentée par son Chief Investment Officer (CIO), Patrick George, qui  a reçu la distinction en présence du PDG du groupe, Jean Riachi.
M. Patrick George a déclaré : «Nous sommes heureux de recevoir ce prix et nous remercions le jury pour son choix. Nous sommes résolus  à obtenir pour nos clients les meilleures performances possibles et ainsi contribuer à positionner durablement la banque en tant que meilleure banque privée du Moyen-Orient». Les vainqueurs des différentes catégories ont été sélectionnés par un panel de juges composé d’experts et d’investisseurs en fonction des performances constatées ainsi que d’autres critères structurels.
FFA Private Bank est, rappelle-t-on, une banque privée leader au Moyen-Orient et couvre un large éventail de services dans le domaine de la gestion de fortune, de l’intermédiation financière, de la gestion d’actifs, de la banque d’affaires et de l’immobilier. Son siège central est à Beyrouth et le groupe dispose d’une forte présence au centre financier international de Dubaï (DIFC). FFA Private Bank offre ses services aux investisseurs privés fortunés, aux Family Offices, ainsi qu’aux institutions financières et aux entreprises de la région du Moyen-Orient.

Liliane Mokbel

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Éditorial
Désordre de priorités

Le gouvernement multiplie les réunions pour adopter le projet de budget 2018. Cette gesticulation frénétique a surtout pour objet de faire figure de bon élève devant les bailleurs de fonds et les pays donateurs en prévision des conférences internationales consacrées au Liban, organisées ces prochaines semaines. L’aide attendue, sous des formes multiples, varie, selon que l’on soit réaliste ou optimiste, entre 8 et17 milliards de dollars. Quelles que soient les sommes engrangées par ces conférences, elles traduiront le souci de la communauté internationale de voler au secours du Liban, après les rapports pas très encourageants du FMI et de la Banque mondiale sur l’état de l’économie et des finances du pays.Mais il ne faut pas se réjouir trop vite. Car cette aide, si elle n’est pas utilisée à bon escient, risque d’avoir des effets négatifs à moyen terme. En effet, si elle est dépensée pour honorer le service de la dette et combler une partie du déficit budgétaire abyssal, elle contribuera simplement à faire gagner au Liban un an ou deux supplémentaires, à un prix exorbitant, avec une dette publique qui avoisinerait les 100 milliards de dollars.Les milliards qui vont arriver doivent servir, en priorité, à relancer l’investissement dans le but de booster la croissance et de créer des emplois. Ces objectifs ne peuvent être atteints sans l’introduction de réformes en profondeur, dans un pays où 85% du budget de l’Etat partent dans les salaires des fonctionnaires et des membres des forces armées et dans le remboursement du service de la dette.Mais de quelles réformes parle-t-on? Celles qui consistent à privatiser à tour de bras tous les secteurs de l’économie et les entreprises publiques, vendues à des vautours de la finance qui ne se soucient que d’un gain rapide? Ce serait donner un très mauvais signal alors que le Liban ambitionne d’entrer dans le club des pays producteurs et exportateurs de gaz et de pétrole. Ou alors faut-il comprendre par réforme l’abolition des maigres subventions et la réduction des aides sociales, dans un pays où de plus en plus de familles ont du mal à boucler leurs fins de mois? La troisième voie pour les réformes est l’augmentation des taxes et des impôts, un outil déjà utilisé, il y a quelques mois à peine, pour financer l’échelle des salaires dans le secteur public.Si l’augmentation des recettes par ces trois méthodes n’est pas louable en raison de leurs répercussions sociales, il est possible d’envisager une réduction des dépenses. Cela passe nécessairement par une politique d’austérité, qui est une condition indispensable pour réduire le déficit budgétaire afin de ralentir puis de freiner la hausse de la dette.La réduction des dépenses passe par la lutte contre la corruption et le gaspillage des deniers publics, qui engloutissent chaque année des centaines de milliards de livres. Les pots-de-vin, le détournement de l’argent public, les délits d’initiés et autres crimes de la même famille provoquent un manque à gagner difficilement quantifiable mais sans doute très important pour l’Etat.Tel devrait être le point de départ de toute réforme, et non pas demander aux plus démunis de consentir des sacrifices supplémentaires.


 Paul Khalifeh
   

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