Les cinq quartiers les plus chers de Beyrouth
Logo

Nº 3087 du vendredi 2 mars 2018

Les cinq quartiers les plus chers de Beyrouth

  • taille de la police diminution de la taille de police diminution de la taille de police augmentation de la taille de police increase font size
  • A
    De
    Message
    Les cinq quartiers les plus chers de Beyrouth
    Du front de mer au centre-ville en passant par les gratte-ciel de la rue Haimari, quelles sont les dernières tendances du fleuron de l’immobilier? DOWN TOWN: LE CARRE D’OR. Avec un prix...
  •  
Notez cet article
(0 votes)
A- A+

Du front de mer au centre-ville en passant par les gratte-ciel de la rue Haimari, quelles sont les dernières tendances du fleuron de l’immobilier?

DOWN TOWN: LE CARRE D’OR.
Avec un prix moyen de 6 904 dollars le m2, le cœur historique de Beyrouth est la région la plus chère de la capitale. Apparu il y a 15 ans en tête du top 5, le projet de Solidere se maintient depuis en première place. «Le cadre urbain est impeccable. L’environnement est maîtrisé de A à Z, du trottoir à la poubelle en passant par le panneau publicitaire», résume Guillaume Boudisseau, consultant immobilier chez Ramco. «Si les prix de ces appartements sont élevés, cela ne signifie pas qu’ils se vendent mieux», nuance l’expert qui évoque «des centaines d’invendus dans le centre-ville de Beyrouth». A l’intérieur de ce pré-carré entièrement rénové au sortir de la guerre, le prix du foncier varie sensiblement d’un quartier à l’autre. Les surfaces les plus onéreuses se situent à Saïfi village, où le mètre carré oscille autour de 7 133 dollars. «C’est assez paradoxal étant donné l’aspect bruyant des lieux dans cette région qui est entourée de voies de circulation», remarque toutefois le spécialiste. S’ensuit la zone ultra-sécurisée de Wadi Abou Jmil, laquelle abrite notamment la Maison du Centre, propriété du Premier ministre Saad Hariri. Les appartements y sont vendus à 7 100 dollars/m2; des villas privées et de petits immeubles de charme. Une troisième entité est la ville nouvelle de Minet el-Hosn, du centre d’affaires Starco jusqu’à l’avenue des Français surplomblant la marina de Zeytouna Bay. L’endroit est surtout composé de grandes tours avec vue sur mer avec des prix proches de 6 883 dollars/m2. Dernier du peloton, le district Foch-Allenby propose les logements les moins coûteux du centre-ville. Il faut compter tout de même 6 500 dollars/m2 pour un appartement donnant sur le port.

LE FRONT DE MER, D’AÏN EL-MREISSEH à RAMLET EL-BAIDA.
De la pointe de Beyrouth à Ramlet el-Baïda, certaines tours qui courent le long du littoral affichent les prix les plus élevés du marché. «Le front de mer a toujours été un quartier cher, surtout apprécié par les ressortissants du Golfe. Maintenant qu’ils ne sont plus là, il reste l’élite locale, mais il y a aussi beaucoup d’invendus», rappelle Guillaume Boudisseau. Le mètre carré est vendu en moyenne à 6 667 dollars, culminant à 8 500 dollars/m2 à Manara, «un îlot indépendant par rapport à son environnement, entouré de terrains abandonnés où les promoteurs demandent une fortune», note l’expert. Le paysage urbain demeure très hétérogène. «On trouve quelques immeubles figurant étrangement au top du marché parce qu’ils sont situés en front de mer. Mais ça n’est pas vraiment justifié d’un point de vue urbain. Les vues peuvent être bouchées, les habitations autour sont souvent dégradées», relève Boudisseau. A Raouché, «on voit des tours plutôt bas de gammes proposées à des prix ahurissants».

SURSOCK, TABARIS, FURN EL-HAYEK: L’ACHRAFIE BOURGEOIS.
Avec son alliage de musées et de demeures cossues – proposées à partir de 5 000 dollars/m2 – le quartier Sursock conserve son chic et sa notoriété. Une aura à l’origine de la cherté des terrains. «Sa réputation lui vaut de s’attirer une clientèle aisée, créant un effet boule de neige», explique Guillaume Boudisseau. Idem pour le bâti qui s’étend de Saïfi (5 133 dollars/m2) à Furn el-Hayek (4 675 dollars/m2) de l’autre côté de la rue Charles Malek.

GEORGES HAIMARI: LA RUE DES POLITIQUES.
Nichée entre l’avenue de l’Indépendance et la rue Beydoun, l’artère reliant la Tour Rizk à l’ABC présente un standing supérieur au reste du quartier, à savoir les abords de la place Sassine. Sky Gate, Tilal Tower, Atomium Towers, ces gratte-ciel de 40 à 60 étages détonnent avec le tissu environnant. A l’intérieur, les surfaces sont forcément spacieuses, avec des superficies allant de 500 à 800 m2. Affectionné par les hommes politiques et les diplomates étrangers, la rue Haimari, située à flanc de colline, jouit d’une une vue incroyable sur Beyrouth, la mer et la montagne.

AUTOUR DU CAMPUS DE L’AUB.
A Hamra, la région limitrophe de l’Université américaine de Beyrouth est la plus prisée de Beyrouth ouest. Surtout lorsque les appartements bénéficient d’une vue sur le campus. Il faut compter près de 4 487 dollars le m2. «Les appartements les plus chers se situent entre les rues Makdessi et Sidani, un quartier très apprécié des professeurs et des médecins qui ont un pouvoir d’achat important», indique Guillaume Boudisseau. Les tarifs déclinent lorsqu’on descend vers le sud. Sur la colline de Koraytem, le mètre carré est à 4 200 dollars contre 4 100 dans la région de Verdun.

Source: Ramco, classement 2017.
Les prix mentionnés correspondent aux tarifs demandés au premier étage avant négociation.

Philippine de Clermont-Tonnerre

Ecrivez un commentaire

Assurez-vous d’avoir inscrit les informations requises, là où c’est indiqué.

Éditorial
Désordre de priorités

Le gouvernement multiplie les réunions pour adopter le projet de budget 2018. Cette gesticulation frénétique a surtout pour objet de faire figure de bon élève devant les bailleurs de fonds et les pays donateurs en prévision des conférences internationales consacrées au Liban, organisées ces prochaines semaines. L’aide attendue, sous des formes multiples, varie, selon que l’on soit réaliste ou optimiste, entre 8 et17 milliards de dollars. Quelles que soient les sommes engrangées par ces conférences, elles traduiront le souci de la communauté internationale de voler au secours du Liban, après les rapports pas très encourageants du FMI et de la Banque mondiale sur l’état de l’économie et des finances du pays.Mais il ne faut pas se réjouir trop vite. Car cette aide, si elle n’est pas utilisée à bon escient, risque d’avoir des effets négatifs à moyen terme. En effet, si elle est dépensée pour honorer le service de la dette et combler une partie du déficit budgétaire abyssal, elle contribuera simplement à faire gagner au Liban un an ou deux supplémentaires, à un prix exorbitant, avec une dette publique qui avoisinerait les 100 milliards de dollars.Les milliards qui vont arriver doivent servir, en priorité, à relancer l’investissement dans le but de booster la croissance et de créer des emplois. Ces objectifs ne peuvent être atteints sans l’introduction de réformes en profondeur, dans un pays où 85% du budget de l’Etat partent dans les salaires des fonctionnaires et des membres des forces armées et dans le remboursement du service de la dette.Mais de quelles réformes parle-t-on? Celles qui consistent à privatiser à tour de bras tous les secteurs de l’économie et les entreprises publiques, vendues à des vautours de la finance qui ne se soucient que d’un gain rapide? Ce serait donner un très mauvais signal alors que le Liban ambitionne d’entrer dans le club des pays producteurs et exportateurs de gaz et de pétrole. Ou alors faut-il comprendre par réforme l’abolition des maigres subventions et la réduction des aides sociales, dans un pays où de plus en plus de familles ont du mal à boucler leurs fins de mois? La troisième voie pour les réformes est l’augmentation des taxes et des impôts, un outil déjà utilisé, il y a quelques mois à peine, pour financer l’échelle des salaires dans le secteur public.Si l’augmentation des recettes par ces trois méthodes n’est pas louable en raison de leurs répercussions sociales, il est possible d’envisager une réduction des dépenses. Cela passe nécessairement par une politique d’austérité, qui est une condition indispensable pour réduire le déficit budgétaire afin de ralentir puis de freiner la hausse de la dette.La réduction des dépenses passe par la lutte contre la corruption et le gaspillage des deniers publics, qui engloutissent chaque année des centaines de milliards de livres. Les pots-de-vin, le détournement de l’argent public, les délits d’initiés et autres crimes de la même famille provoquent un manque à gagner difficilement quantifiable mais sans doute très important pour l’Etat.Tel devrait être le point de départ de toute réforme, et non pas demander aux plus démunis de consentir des sacrifices supplémentaires.


 Paul Khalifeh
   

LES CHIFFRES

News les chiffres
Pomme de terre 13 000 $ de perte par conteneur Les agriculteurs de la Békaa souffrent du dumping exercé par l’Egypte et la Jordanie en inondant le marché local de pommes…

Combien ça coûte

Le financement des élections
La nouvelle loi électorale est entrée en vigueur le 5 février. Depuis, toute dépense entreprise pour financer une campagne électorale entre dans le cadre de cette règlementation. Comment les comptes…

Santé

L’obésité. Maladie numéro 1 du XXIe siècle
Maladie complexe, l’obésité est influencée par des facteurs physiologiques, psychologiques, environnementaux, socioéconomiques et génétiques. Des études récentes montrent qu’une perte…

Bannière
Designed and Developed by:   iBaroody
© Magazine.com.lb 2016 All Rights Reserved