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Nº 3087 du vendredi 2 mars 2018

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    Pomme de terre 13 000 $ de perte par conteneur Les agriculteurs de la Békaa souffrent du dumping exercé par l’Egypte et la Jordanie en inondant le marché local de pommes de terre,...
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Pomme de terre
13 000 $ de perte par conteneur

Les agriculteurs de la Békaa souffrent du dumping exercé par l’Egypte et la Jordanie en inondant le marché local de pommes de terre, en violation des accords conclus dans le respect du calendrier agricole du Liban. Ces deux pays sont autorisés à exporter vers le Liban des quantités prédéfinies de pommes de terre en février et mars de chaque année. Le secteur avait été secoué fin 2017 par une crise due à l’interdiction d’entrée en Jordanie de 30 000 tonnes de pommes de terre libanaises et le rapatriement de 6 000 autres tonnes après que cette quantité soit restée plus d’un mois au port d’Aqaba. La perte des agriculteurs s’est élevée à 13 000 $ par conteneurs de pommes de terre.  


Banques
Les nouveaux impôts

Le secteur bancaire subi de nouvelles charges fiscales. Les rendements des bons du Trésor ont été imposés dans une proportion de 7%. L’assiette fiscale s’est élargie pour inclure les certificats de dépôts en livres et en dollars. De même, l’imposition a inclus les certificats de dépôts en livres et en dollars émis par Banque du Liban (BDL). Aussi s’est-elle élargie aux opérations interbancaires et celles effectuées entre les banques et la BDL, selon le secrétaire général de l’ABL, Makram Sader.    


Start up: 9 accélérateurs
Il existe au Liban neuf accélérateurs leaders sur le marché. Il s’agit de: Berytech, BIAT, South BIC, ALT CITY, UK Lebanon Tech Hub, SpeeD@BDD, FLAT 6LABS, SMART ESA et BADER.                       


Taxes
70% du panier de la ménagère

Le relèvement de la TVA de 1% pénalise 70% du panier de la ménagère, souligne à Magazine un expert, qui affirme préférer une taxe sur les ventes.


Logements
100 000 prêts depuis 2011

100 000 prêts logements ont été accordés depuis 2011 grâce à la subvention des taux d’intérêts par la BDL ou via l’Etablissement public de l’Habitat (EPH).
 

26 000
Le secteur public aurait recruté 26 000 personnes au cours des trois dernières années, contribuant à faire des salaires le plus grand poste de dépenses dans le cadre du budget du gouvernement, selon un expert économique. Le secteur privé s’en plaint et dénonce le gaspillage. Toutefois, si ce chiffre comprend les recrues des forces armées incluant l’armée libanaise, les Forces de sécurité intérieure (FSI) et la Sûreté générale, la colère du patronat devrait être mitigée.   

 




Quel est le coût d’un Kwh?
Le coût d’un kilowatt/heure d’alimentation en électricité revient pour l’industriel à 4,5 cents en Iran et en France. Au Liban, il grimpe à 12 cents auxquels il faut ajouter le coût des générateurs privés, entraînant l’augmentation du coût à 18 cents. Cette grande différence trouve sa cause dans le fait que l’Iran produit l’énergie en utilisant le gaz dans ses centrales électriques tandis qu’au Liban le prix du kwh est inférieur à son coût de production. 

 

 



CNSS
La branche maladie et maternité menacée

Quinze ans après la décision du conseil d’administration de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) de recruter des informaticiens pour la mécanisation des programmes de couverture des soins médicaux et de la maternité, rien n’a été fait. Les prescriptions médicales continuent d’être gonflées et les boîtes de médicaments utilisées plus d’une fois afin de récupérer des ristournes indues. En filigrane, se dessine une menace sérieuse d’un arrêt de cette branche.     


 


15%
Selon plusieurs études effectuées, la répartition des revenus entre les Libanais reflète une fracture sociale profonde. Celle-ci se caractérise par une concentration des revenus, qui contribue à creuser les inégalités sociales et économiques. 57% des richesses sont concentrées entre les mains de 15% de la population, alors que 50% des Libanais ne détiennent que 10%.

 

5
Les conversions des dépôts bancaires en livres vers le dollar ont représenté 5% de la masse de monnaie en L.L., soit 2,9 milliards $, après la démission surprise de Saad Hariri, le 4 novembre 2017. Après l’assassinat de l’ancien chef du gouvernement, en février 2005, 30% des dépôts en livres libanaises avaient été convertis en dollar, et à peu près le même volume lors de l’agression israélienne de 2006.


Inflation
L’indice Blom de la disposition des managers à faire des commandes (PMI) a reflété la durabilité du ralentissement économique en janvier 2018, enregistrant 47,1 points. Les effets inflationnistes de l’augmentation des taxes et des prix du pétrole se sont fait sentir.

Emploi
Idal a recensé 75 nouveaux projets de développement économique au cours de 2017, soit une progression de près de 60% par rapport à 2016. Une fois mis en œuvre, ces projets pourraient créer plus de 10 000 emplois.

Tourisme
La levée provisoire de l’interdiction de voyage des Arabes au Liban a dopé les indicateurs touristiques pour 2017. Les dépenses des touristes ont augmenté de 5,5% sur un an alors que celles des Saoudiens et des Syriens ont enregistré une croissance à deux chiffres.

Liliane Mokbel
 

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Éditorial
Désordre de priorités

Le gouvernement multiplie les réunions pour adopter le projet de budget 2018. Cette gesticulation frénétique a surtout pour objet de faire figure de bon élève devant les bailleurs de fonds et les pays donateurs en prévision des conférences internationales consacrées au Liban, organisées ces prochaines semaines. L’aide attendue, sous des formes multiples, varie, selon que l’on soit réaliste ou optimiste, entre 8 et17 milliards de dollars. Quelles que soient les sommes engrangées par ces conférences, elles traduiront le souci de la communauté internationale de voler au secours du Liban, après les rapports pas très encourageants du FMI et de la Banque mondiale sur l’état de l’économie et des finances du pays.Mais il ne faut pas se réjouir trop vite. Car cette aide, si elle n’est pas utilisée à bon escient, risque d’avoir des effets négatifs à moyen terme. En effet, si elle est dépensée pour honorer le service de la dette et combler une partie du déficit budgétaire abyssal, elle contribuera simplement à faire gagner au Liban un an ou deux supplémentaires, à un prix exorbitant, avec une dette publique qui avoisinerait les 100 milliards de dollars.Les milliards qui vont arriver doivent servir, en priorité, à relancer l’investissement dans le but de booster la croissance et de créer des emplois. Ces objectifs ne peuvent être atteints sans l’introduction de réformes en profondeur, dans un pays où 85% du budget de l’Etat partent dans les salaires des fonctionnaires et des membres des forces armées et dans le remboursement du service de la dette.Mais de quelles réformes parle-t-on? Celles qui consistent à privatiser à tour de bras tous les secteurs de l’économie et les entreprises publiques, vendues à des vautours de la finance qui ne se soucient que d’un gain rapide? Ce serait donner un très mauvais signal alors que le Liban ambitionne d’entrer dans le club des pays producteurs et exportateurs de gaz et de pétrole. Ou alors faut-il comprendre par réforme l’abolition des maigres subventions et la réduction des aides sociales, dans un pays où de plus en plus de familles ont du mal à boucler leurs fins de mois? La troisième voie pour les réformes est l’augmentation des taxes et des impôts, un outil déjà utilisé, il y a quelques mois à peine, pour financer l’échelle des salaires dans le secteur public.Si l’augmentation des recettes par ces trois méthodes n’est pas louable en raison de leurs répercussions sociales, il est possible d’envisager une réduction des dépenses. Cela passe nécessairement par une politique d’austérité, qui est une condition indispensable pour réduire le déficit budgétaire afin de ralentir puis de freiner la hausse de la dette.La réduction des dépenses passe par la lutte contre la corruption et le gaspillage des deniers publics, qui engloutissent chaque année des centaines de milliards de livres. Les pots-de-vin, le détournement de l’argent public, les délits d’initiés et autres crimes de la même famille provoquent un manque à gagner difficilement quantifiable mais sans doute très important pour l’Etat.Tel devrait être le point de départ de toute réforme, et non pas demander aux plus démunis de consentir des sacrifices supplémentaires.


 Paul Khalifeh
   

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