Confidences sécurité
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Nº 3087 du vendredi 2 mars 2018

Confidences sécurité

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Missiles Yakhont
L'arsenal du Hezbollah revisité

Après chaque intervention du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, les milieux diplomatiques et médiatiques occidentaux interrogent fébrilement toutes leurs sources et connaissances libanaises pour tenter d'interpréter ou de décrypter ses messages. Ce sont les propos de sayyed Nasrallah sur la capacité de la Résistance à mettre hors service «en quelques heures (...), si le Conseil supérieur de la défense (libanais) le demandait», les plateformes offshores de gaz israéliennes, qui ont interpelé les curieux. Leurs questions tournaient autour du type de missile sol-mer dont disposerait le Hezbollah. S'agit-il uniquement des C801 et C802 chinois, déjà utilisés contre la frégate israélienne Saer, pendant la guerre de 2006? La Résistance a-t-elle amélioré son arsenal en se procurant le missile supersonique russe Yakhont?

Othman invité aux Etats-Unis
Le directeur général des Forces de sécurité intérieure (FSI), le général Imad Othman, doit se rendre aux Etats-Unis dans les prochaines semaines à l'invitation de plusieurs universités et think tank américains, pour y prononcer des discours. Le général Othman a donné un accord de principe mais a demandé les détails du programme, «pour ne pas avoir de mauvaises surprises», comme par exemple, celle d'être mis dans un même panel que des intervenants israéliens.    

Un «miracle» à Deir Ezzor
Des proches du Hezbollah parlent d'un «miracle» survenu à Deir Ezzor début février. Le récit rapporté concerne le bombardement «sauvage» par des avions américains, le 7 février, d'une colonne de 300 combattants pro-régime qui avaient traversé vers la rive orientale de l'Euphrate. Cette force comprenait, en majorité, des combattants de la tribu des Bakara, dont le chef, Nawaf al-Bachir, avait rallié le régime l'année dernière. Elle comptait aussi des dizaines de «contractuels russes» et une vingtaine de membres du Hezbollah. Les raids de la coalition ont fait 100 morts, dont deux fils d'al-Bachir, des dizaines de «volontaires» russes et des membres des Bakara. En revanche, aucun combattant du Hezbollah n'a été blessé ou tué.

90
documents de voyage falsifiés ont été découverts par la Sûreté générale (SG) en janvier aux différents points de passage frontaliers du pays. Les faux papiers proviennent de 18 Etats, dont huit nations européennes, en plus des Etats-Unis et du Canada. Comme c'est le cas depuis presque tous les mois ces dernières sept années, la Syrie occupe toujours la première place du podium avec 45 documents, suivie, loin derrière, par la Turquie, avec 8 documents saisis. 


Report sine die
Un chercheur libanais proche du Hezbollah a décidé de reporter sine die la publication d'un ouvrage portant sur les capacités militaires de la Résistance et ses tactiques offensives et défensives. Interrogé par Magazine sur les raisons de sa suprenante décision, surtout que le livre a nécessité des années de recherches et d'efforts, le chercheur, qui se définit comme un «académicien engagé», a déclaré que l'ouvrage comporte des secrets et des révélations délicates qui pourraient servir aux Israéliens.     

112 femmes
Trois cents candidats au poste d'aspirants inspecteurs, spécialistes dans l'informatique, ont été retenus par la Sûreté générale (SG). 700 personnes avaient postulé pour pourvoir ces postes. Parmi ceux dont les candidatures ont été acceptées figurent 112 femmes, ce qui fait de la SG le service de sécurité ayant la plus forte présence féminine. Les 300 recrues doivent suivre une session de formation militaire de 4 mois à l'Institut des Forces de sécurité intérieure (FSI). Des sources informées affirment que les plus brillantes recrues seront affectées au département du cyber-espionnage et du contre-espionnage, qui s'est qualitativement et quantitativement développé ces dernières années.

 

 

Cyber-espionnage
Applications made in Lebanon

Le directeur de la Sûreté générale (SG), Abbas Ibrahim, a reconnu à demi-mots les informations révélées en premier lieu, le 18 janvier, par l'agence de presse Reuters sur le fait que son service avait réussi à infiltrer des milliers de Smartphones  utilisant le système Android dans 21 pays de la région. Cette opération, effectuée à dix reprises depuis 2012, s'inscrivait dans le cadre d'une vaste campagne d'espionnage et de surveillance. Elle aurait permis, selon des sources de sécurité, de déjouer des dizaines de projets d'attentats terroristes et de démanteler plusieurs réseaux travaillant pour le compte des services israéliens au Liban et ailleurs. La SG aurait ainsi réussi à identifier des agents pro-israéliens en Syrie. Ces sources indiquent que la technologie utilisée pour infiltrer les Smartphones consiste en des applications développées par des génies libanais de l'informatique, découverts et recrutés par la SG dans le cadre du renforcement les moyens d'espionnage et de contre-espionnage.

Frontière orientale
L'armée libanaise envoie des renforts

Depuis le 22 février, l'armée libanaise a envoyé des renforts et l'aviation a multiplié les vols de surveillance et de reconnaissance le long de la frontière orientale, notamment dans les jouroud de Ersal, Ras-Baalbeck et Qaa. Ces mesures ont coïncidé avec le début de la bataille de la Ghouta orientale, surtout avec les informations relatives à l'apparition, dans le secteur de Zabadani, d'une colonne de 150 rebelles syriens, qui aurait réussi à se faufiler entre les lignes de l'armée syrienne. De vastes opérations de ratissage ont été menées du côté syrien, sans résultats. Les rebelles se sont dispersés par groupe de 4 à 5 combattants, qui ont pris la direction de Homs.


Projet d'attentat avorté dans l'œuf
Une personnalité politique importante était sur la hit-list d'une cellule chargée de préparer un attentat, croit savoir une source proche des services de sécurité. Cette personnalité politique, candidate aux prochaines élections législatives, a été invitée par les services de sécurité à mieux se protéger et à changer complètement ses habitudes et son programme. Aucune arrestation n'a eu lieu dans le cadre de cette affaire et aucune preuve tangible n'a été découverte. Il s'agit uniquement d'informations obtenues par des indicateurs, confirmées par une activité anormale notée autour du candidat.


Le build-up israélien bat son plein
Des sources politiques libanaises mettent en garde contre des tentatives israéliennes de build-up médiatique dans le but de conditionner l'opinion publique interne et internationale en prévision d'une guerre sur le front du Nord (Liban, Syrie). Cette construction d'arguments apparaît clairement, selon ces sources, dans les informations diffusées par certains médias et centres de recherche israéliens sur l'implantation par l'Iran, au Liban, d'usines de fabrication de missiles et de roquettes. Ces mêmes sources s'attendent à une intensification de cette campagne dans les prochains mois, avec, notamment, la publication d'articles tentant de lier le Hezbollah à certaines activités militaires dans les Territoires occupés. Elles ne s'étonnent pas, dans ce contexte, que le nom du Hezbollah soit cité dans l'enquête sur la prétendue tentative d'attentat contre le ministre de la Défense, Avigdor Lieberman, par une cellule du Jihad islamique constituée de six suspects, démantelée à Bethléem le 16 février.


Le mur ne passera pas au Liban
Le président de la République, Michel Aoun, le chef du Législatif, Nabih Berry et le Premier ministre Saad Hariri sont sur la même longueur d'onde concernant l'affaire du mur que les Israéliens projettent de construire à la frontière méridionale du pays. MM. Aoun et Hariri ont donné des instructions claires au commandant en chef de l'armée, le général Joseph Aoun, lui ordonnant de procéder à des tirs de sommation si les Israéliens entament des travaux de construction sur l'un des 13 points litigieux, revendiqués par le Liban. En cas de poursuite du chantier malgré les tirs, l'armée est autorisée à prendre pour cible les excavatrices, les pelleteuses et autres équipements. La Finul a été informée des dispositions libanaises.   

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Éditorial
Désordre de priorités

Le gouvernement multiplie les réunions pour adopter le projet de budget 2018. Cette gesticulation frénétique a surtout pour objet de faire figure de bon élève devant les bailleurs de fonds et les pays donateurs en prévision des conférences internationales consacrées au Liban, organisées ces prochaines semaines. L’aide attendue, sous des formes multiples, varie, selon que l’on soit réaliste ou optimiste, entre 8 et17 milliards de dollars. Quelles que soient les sommes engrangées par ces conférences, elles traduiront le souci de la communauté internationale de voler au secours du Liban, après les rapports pas très encourageants du FMI et de la Banque mondiale sur l’état de l’économie et des finances du pays.Mais il ne faut pas se réjouir trop vite. Car cette aide, si elle n’est pas utilisée à bon escient, risque d’avoir des effets négatifs à moyen terme. En effet, si elle est dépensée pour honorer le service de la dette et combler une partie du déficit budgétaire abyssal, elle contribuera simplement à faire gagner au Liban un an ou deux supplémentaires, à un prix exorbitant, avec une dette publique qui avoisinerait les 100 milliards de dollars.Les milliards qui vont arriver doivent servir, en priorité, à relancer l’investissement dans le but de booster la croissance et de créer des emplois. Ces objectifs ne peuvent être atteints sans l’introduction de réformes en profondeur, dans un pays où 85% du budget de l’Etat partent dans les salaires des fonctionnaires et des membres des forces armées et dans le remboursement du service de la dette.Mais de quelles réformes parle-t-on? Celles qui consistent à privatiser à tour de bras tous les secteurs de l’économie et les entreprises publiques, vendues à des vautours de la finance qui ne se soucient que d’un gain rapide? Ce serait donner un très mauvais signal alors que le Liban ambitionne d’entrer dans le club des pays producteurs et exportateurs de gaz et de pétrole. Ou alors faut-il comprendre par réforme l’abolition des maigres subventions et la réduction des aides sociales, dans un pays où de plus en plus de familles ont du mal à boucler leurs fins de mois? La troisième voie pour les réformes est l’augmentation des taxes et des impôts, un outil déjà utilisé, il y a quelques mois à peine, pour financer l’échelle des salaires dans le secteur public.Si l’augmentation des recettes par ces trois méthodes n’est pas louable en raison de leurs répercussions sociales, il est possible d’envisager une réduction des dépenses. Cela passe nécessairement par une politique d’austérité, qui est une condition indispensable pour réduire le déficit budgétaire afin de ralentir puis de freiner la hausse de la dette.La réduction des dépenses passe par la lutte contre la corruption et le gaspillage des deniers publics, qui engloutissent chaque année des centaines de milliards de livres. Les pots-de-vin, le détournement de l’argent public, les délits d’initiés et autres crimes de la même famille provoquent un manque à gagner difficilement quantifiable mais sans doute très important pour l’Etat.Tel devrait être le point de départ de toute réforme, et non pas demander aux plus démunis de consentir des sacrifices supplémentaires.


 Paul Khalifeh
   

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