Le monde de l’audiovisuel. Polyvalence, curiosité et créativité
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Nº 3089 du vendredi 4 mai 2018

Le monde de l’audiovisuel. Polyvalence, curiosité et créativité

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    Le monde de l’audiovisuel. Polyvalence, curiosité et créativité
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Manipuler l’image et le son, provoquer les 5 sens de l’être humain pour créer une osmose entre le concret et l’abstrait, le réel et le virtuel, tels sont les pouvoirs que détiendront les futurs diplômés en audiovisuel. Directeur de l’IESAV, Elie Yazbek livre les clés de cette formation.

En quoi consistent les études en audiovisuel?
Ce sont des études qui concernent principalement tous les métiers du cinéma, de la télévision, de la radio, de la publicité, en bref, tous les métiers de l’image, du son et du monde du spectacle (y compris le monde du théâtre). Aujourd’hui, beaucoup de liens se tissent entre l’audiovisuel et le théâtre, ce dernier requérant constamment les techniques audiovisuelles et inversement. La formation est, généralement, très polyvalente où les étudiants apprennent tant les différents métiers qui relèvent de ce domaine,  que les nouvelles techniques etc. Plus encore, c’est tout un bagage culturel qui leur est fourni. En effet, pour être bon dans ce domaine, il ne suffit pas d’être bon en technique. Encore faut-il se doter d’une bonne connaissance de l’actualité et avoir une culture générale assez vaste. S’ajoutent à cela l’ouverture d’esprit, la créativité et la connaissance de la conjoncture socio-politico-culturelle. Au niveau des études, les responsables académiques tentent d’assurer cette polyvalence en mêlant cours techniques, pratiques et théoriques dans le but d’aider les étudiants à mieux gérer leur projet.

Ce monde bouillonne constamment. Comment expliquez-vous cela?
Nous sommes actuellement en plein dans les technologies numériques. On assiste à un grand boom en matière de technologie relative aux films d’animation, aux effets spéciaux, à tout ce qui relève de l’image et du son sur le plan «numérique». Nous essayons, en tant que responsables académiques, tant bien que mal, de développer de nouvelles options, de nouveaux cours qui vont dans ce sens pour être en phase avec ce qui se fait mondialement, avec les besoins du marché. Il est impératif que tout étudiant en audiovisuel puisse, à la fin de son parcours, trouver et occuper de très bons postes. De nos jours, le cinéma a plus ou moins changé de visage, surtout au cours des dix dernières années, avec l’émergence du numérique. Nous sommes donc tenus d’être toujours à jour.

Trouve-t-on facilement du travail?
Il est important de souligner que les débouchés d’une telle formation sont extrêmement nombreux. On n’apprend pas un seul métier mais une vingtaine de métiers très différents. Cela va de l’écriture de scénarios, en passant par des notions très techniques (montage-son-image), jusqu’à arriver aux métiers de réalisation, de production, de mise en scène, de direction, de direction d’acteurs, etc. Au Liban, les diplômés en audiovisuel trouvent facilement du travail. Certes, les crises économiques peuvent toucher parfois certains domaines, mais jusqu’à présent, et même à l’avenir, le potentiel des débouchés liés aux études en audiovisuel ne fera que s’accroître. Il s’agit effectivement d’une trajectoire qui est en pleine expansion mondialement. Au Liban, nous sommes passés d’une production de 3 à 4 films par an à une trentaine. Une vraie explosion. D’autant plus que le marché publicitaire et celui des vidéoclips sont en ébullition. Il en est de même pour le monde du spectacle. Notons que cette formation peut donner accès aux métiers de l’enseignement (aussi bien dans les écoles que dans les universités), aux métiers de la gestion d’espaces culturels et aux métiers de journalisme (presse écrite, télévision, radio). De vastes options de travail au triple niveau local, régional et international.

Que nécessitent les études en audiovisuel?
Pour faire des études en audiovisuel, il n’y a pas de prérequis. L’essentiel, c’est d’être curieux. Etre poussé par l’envie de connaître différentes cultures, de découvrir l’environnement dans lequel nous vivons, de s’approprier les nouvelles technologies, telles sont les principales conditions pour réussir sa formation. Plus encore, il s’agit de maintenir et de préserver sa motivation pour les métiers à exercer, d’aimer ce que l’on fait, et de se passionner pour l’art. Baigner dans un monde artistique est donc nécessaire et c’est à partir de cette flamme minime que l’université peut aider tout candidat intéressé à raviver son feu et à aller très loin. Soyez curieux! Artistiquement, sociologiquement, politiquement, historiquement ou techni-quement, mais soyez curieux!

Natasha Metni

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Éditorial
La bombe des réfugiés

Un faisceau d’indices montre que la question des réfugiés syriens sera, dans les mois à venir, une source de tensions entre le Liban et la «communauté internationale». Chaque partie a abattu ses cartes et celles dévoilées par les Nations unies, l’Union européenne et autres «organisations internationales», ne sont pas de bon augure pour les Libanais. Le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR) a mal réagi au retour de 500 Syriens réfugiés à Chébaa dans leur village de Beit Jin. D’un autre côté, la conférence de Bruxelles II, organisée le 25 avril, appelle les pays hôtes à accorder aux réfugiés syriens un statut juridique, une résidence légale et un permis de travail au sein des pays d’accueil.Le chef de l’Etat Michel Aoun a dénoncé les résultats de cette rencontre dont les conclusions mettent «en danger le Liban en proposant une naturalisation voilée des réfugiés syriens», selon un communiqué présidentiel. Le Premier ministre Saad Hariri avait déclaré, dans son intervention, à Bruxelles, que le Liban s’était transformé en un immense camp de réfugiés syriens. «Les tensions entre réfugiés syriens et communautés hôtes se sont accrues, notamment en raison d’une compétition pour les ressources et les emplois», a-t-il dit.Le Liban plaide pour un retour «digne et sûr» des réfugiés syriens, alors que l’Onu et l’UE évoquent un retour «digne, sûr et volontaire». Ce dernier mot de trop traduit un différend fondamental dans l’approche des deux parties. En effet, lorsqu’ils auront obtenu des droits juridiques, légaux, sociaux et économiques, y compris un emploi, l’éducation gratuite (comme c’est actuellement le cas) et des soins de santé, il est fort probable qu’une bonne partie des réfugiés, surtout les plus jeunes qui n’ont pas ou plus d’attaches affectives avec la Syrie, n’envisageront pas de retourner «volontairement» dans leur pays. Cela nous amène à dire que l’approche prônée par la «communauté internationale» est soit irresponsable, soit suspecte. Le Liban accueille, selon les sources de la présidence de la République libanaise, 1,8 millions de Syriens, dont un million enregistré en tant que réfugiés. Nous retiendrons ce dernier chiffre. A l’échelle de la France, c’est l’équivalent de 16 millions de réfugiés, à celle des Etats-Unis, on arrive à 80 millions d’individus. De plus, les pays occidentaux connaissent parfaitement la fragilité des équilibres communautaires sur lesquels repose le système politique libanais et combien il est délicat de maintenir dans de telles conditions un minimum de paix sociale et civile.Le Liban n’a vraiment pas de leçons d’hospitalité et de bienséance à recevoir d’une communauté internationale hypocrite, qui n’a versé jusqu’à présent que 11% de l’aide promise pour le soutenir dans l’accueil des réfugiés, selon Saad Hariri. Il n’a pas non plus d’enseignements à tirer de pays censés être riches et développés, prônant les droits de l’homme, et qui font tout un drame parce qu’ils accueillent chez eux, au compte-goutte et après maints filtres, quelques petits milliers de migrants. Le Liban refuse de trouver une source d’inspiration dans ces pays où se développe un discours raciste et xénophobe qui n’a pas trouvé racine chez nous malgré le gigantisme des problèmes engendrés par la présence d’un nombre effrayant de réfugiés. Le plus grave serait de découvrir, un jour, que l’attitude de la «communauté internationale» s’inscrit en fait dans le cadre d’un plan machiavélique, destiné à modifier la démographie du pays dans l’espoir de changer les rapports de force. Qu’elle soit irresponsable ou suspecte, naïve ou réfléchie, la position des pays occidentaux constitue une menace existentielle pour le Liban. Elle n’est pas la bienvenue et ne le sera jamais. Le chantage au racisme ou à l’aide internationale conditionnée n’y changera rien.                                                                                                                                    


 Paul Khalifeh
   

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