Kammoon. Des saveurs libanaises à Londres
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Nº 3092 du vendredi 3 août 2018

Kammoon. Des saveurs libanaises à Londres

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Une nourriture saine et une cuisine préparée à la maison sont derrière la création de Kammoon, home made lebanese cuisine, basé à Londres. Conçue par Léa Helou et lancée il y a plus de deux ans, l’entreprise ne cesse de s’agrandir.


Comme beaucoup de jeunes Libanais de son âge, c’est à Londres que Léa Helou choisit de travailler après l’obtention de son diplôme en Business de l’Université américaine de Beyrouth. «Je travaillais dans le domaine des assurances et comme tous ceux qui vivent seuls à l’étranger, la cuisine saine et préparée à la maison me manquait» confie Léa Helou. Depuis 2011, la cuisine libanaise devient de plus en plus populaire à Londres. «Tout le monde parlait de sa variété, de ses bienfaits et de la richesse de ses ingrédients. Le zaatar, le summak, le cumin connu en arabe sous le nom de Kammoon devenaient très prisés et recherchés dans les plats», raconte-t-elle.
La jeune femme a alors l’idée de créer un site online, www.kammoon.co.uk, à travers lequel elle met en contact des mères libanaises résidant à Londres et sachant préparer des plats typiquement libanais avec des clients à la recherche de mets sains, faits maison, selon des recettes traditionnelles. Le nom Kammoon s’impose de lui-même. «Nous avons demandé à chacune de ces femmes de préparer ce qu’elle savait faire de mieux». La popularité de la gastronomie libanaise ne cessait de croître et nombreux étaient ceux qui étaient à la recherche de ces mets. «La cuisine libanaise allie à travers sa composition des produits sains, frais, tout aussi adaptés à l’alimentation vegan de plus en plus en vogue» souligne Léa Helou.

LIVRAISONS À DOMICILE
Deux formules sont proposées par Kammoon: des plats du jour livrés pour le lendemain ou pour toute la semaine, avec un menu régulièrement renouvelé ou alors un système de catering qui assure un service aux bureaux et lors d’organisation d’événements comme les anniversaires, mariages etc.. «Le succès de notre cuisine traditionnelle ne se limite pas aux Libanais installés dans la capitale britannique. Londres est un grand marché. Nous poussons les gens à découvrir de nouvelles saveurs. Nos recettes sont recherchées et appréciées par les Libanais comme par les étrangers».
Devant le succès de cette entreprise, de nombreux investisseurs s’intéressent à l’idée. La demande est en constance croissance. La priorité de Léa Helou et de son équipe reste la préparation de plats équilibrés. «La plupart des plats proposés généralement par les sociétés de delivery et de catering sont gras et contiennent des conservateurs. Ce que je recherche surtout à travers Kammoon c’est d’offrir aux clients une alimentation healthy, authentique, riche en saveurs. Chez Kammoon, nous sommes loin de tout ce qui est commercial. D’ailleurs, beaucoup de clients affirment qu’ils dégustent chez nous la véritable cuisine libanaise». 
Les cuisiniers recrutés sont Libanais et suivent un stage «pour s’assurer qu’ils concoctent bien des plats savoureux et faits maison». Pour la plupart, ce sont des personnes qui ont grandi au Liban et qui connaissent parfaitement ses ingrédients et ses saveurs. Ils réalisent des recettes classiques, souvent transmises selon les traditions chez les familles et dans les villages. «Ils ont également l’expérience du catering», précise l’entrepreneuse. Actuellement, l’équipe compte une dizaine de personnes, reparties entre ceux qui s’occupent du développement de l’entreprise et le personnel derrière les fourneaux. «Tout se passe à travers notre site Internet. Les gens y déposent leurs commandes pour la journée ou pour la semaine et nous leur livrons les plats à partir de nos cuisines par l’intermédiaire d’une compagnie de delivery», explique Léa Helou.

Clientèle variée
En pleine expansion, Kammoon participe à de nombreux événements, comme le gala de la British Lebanese Association, qui s’est tenu à Londres récemment. «Nous étions également l’un des sponsors du gala dont Salma Hayek était l’invitée d’honneur» souligne la jeune femme. L’entreprise assure également un service traiteur pour de nombreuses célébrités à Londres qui découvrent à travers Kammoon la richesse du goût et des saveurs libanaises. Parmi les clients de la société en ligne, on relève Lloyd’s of London, Tedex (qui produisent les fameux Ted Talk), les boissons Lucozade Ribena, des associations caritatives comme Mind in harrow destinée aux personnes souffrant de maladies mentales. Face à son succès, Kammoon figure également dans l’édition britannique du célèbre Hello ! UK magazine.
La clientèle de Kammoon est très variée. «Libanais ou étrangers, ce sont des étudiants, des employés, qui aiment manger healthy ou des mères de familles qui n’ont pas le temps de cuisiner et tiennent à offrir à leurs enfants une nourriture saine. Nos clients cherchent surtout l’authenticité, la variété et l’aspect healthy que nous voulons préserver».  Dans son souci de satisfaire tous les goûts, Kammoon adopte des recettes classiques développées avec un léger twist. «De cette manière, nous offrons aux clients la possibilité de profiter de nouvelles saveurs». Par exemple, on découvre le hommos au basilic, ou aux betteraves ou le moutabbal aux courgettes, le cake aux dattes et bien d’autres. Après son succès à Londres, aujourd’hui Kammoon cherche à s’implanter dans de nouvelles villes telles que Paris, New York et Montréal.

Joëlle Seif
 

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Éditorial
Gouvernement: ce que cachent les apparences

En apparence, les écueils qui retardent la formation du gouvernement sont de nature interne, liés aux demandes des uns et des autres concernant le nombre de ministres et la répartition des portefeuilles. Le président de la République, Michel Aoun, et le Courant patriotique libre (CPL) exigent au moins 11 ministres, ce qui leur permettra d’assurer le tiers de blocage au gouvernement. Il s’agit pour eux de restaurer, d’une manière contournée, une partie des prérogatives retirées au chef de l’Etat par l’accord de Taëf, notamment la compétence de dissolution du Parlement. Les Forces libanaises (FL) réclament, pour leur part, quatre ministres dans un Cabinet de 30 membres, dont un portefeuille régalien. Une demande que la formation de Samir Geagea juge raisonnable vu le bloc de 14 députés qu’elle a obtenu aux élections législatives. Walid Joumblatt exige que les trois ministères revenant aux druzes lui soient attribués, arguant du fait que 6 des 8 députés de cette communauté appartiennent à son bloc parlementaire. Le seigneur de Moukhtara veut, en fait, retrouver le rôle de balancier qu’il affectionne tant et qu’il a perdu à la Chambre. Saad Hariri, enfin, ne souhaite pas que l’un des sièges sunnites soit octroyé à une personnalité proche du 8-mars ayant, de surcroît, des ambitions de devenir Premier ministre.Cependant, la réalité est que les conditions posées par les différents acteurs cachent des enjeux bien plus importants que le nombre de ministres et la nature des portefeuilles attribués à tel ou tel parti. En effet, la formation de ce gouvernement intervient à un moment-clé de l’histoire de la région, marqué par la victoire de Bachar al-Assad et de ses alliés en Syrie, et par la décision de l’administration américaine d’essayer de mettre sur les rails l’«accord du siècle» pour un règlement du conflit israélo-palestinien, que d’autres appelleraient «la liquidation de la cause palestinienne». On comprend mieux, dès lors, que les puissances régionales et internationales se livrent à un bras de fer au Liban afin que leurs alliés respectifs conservent assez d’influence pour peser dans la balance lorsque viendra le moment des grandes décisions. La partie est cruciale, surtout pour les Etats-Unis et l’Arabie saoudite, dont les amis au Liban ont perdu la majorité des deux tiers au Parlement. S’ils sont également mis en minorité au gouvernement, Washington et Riyad ne disposeront plus de leviers politiques assez efficaces pour influer sur le processus de prise de décision. Le Hezbollah et ses alliés auront alors les coudées franches pour exécuter leur agenda sur lesquels figurent des points allant de la normalisation des relations avec Damas, au renforcement des liens avec l’Iran, en passant par l’obstruction au plan de Donald Trump. Il ne faut plus s’étonner que la formation du gouvernement traîne autant. La surprise aurait été qu’il voit le jour rapidement.


 Paul Khalifeh
   

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Avec 450 garderies en moyenne réparties dans tout le pays, on compte quelque 22 500 enfants qui les fréquentent chaque année. Quel budget faut-il prévoir pour y inscrire son enfant? Trouver…

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