URB One. Une vie de quartier à l’européenne
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Nº 3098 du vendredi 1er février 2019

URB One. Une vie de quartier à l’européenne

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    URB One. Une vie de quartier à l’européenne
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A quelques petites encablures de Beyrouth, Hazmieh poursuit son développement de haut standing. Un nouveau projet immobilier combinant commerces, bureaux et résidentiel vient de voir le jour, Urb One, à quelques mètres de la place Mar Takla.
 

Plus qu’un énième projet immobilier, Urb One répond avant tout à une ambition de nouveau mode de vie. Construit à une petite centaine de mètres de la place Mar Takla, ce projet pourrait impulser une nouvelle dynamique à ce quartier résidentiel, qui a connu de multiples transformations ces dernières années.Initié en 2014-2015, le projet Urb One réunit quatre partenaires, Hussein Ammar, Tony Azar, Joe Matta et Joseph Sarkis. «Nous avons voulu créer un mode de vie différent, qui ressemble à la vie en Europe, et qui puisse faire vivre le projet et la rue environnante», explique Joe Matta. Les quatre associés réfléchissent donc à un projet mixte, qui réunisse à la fois un immeuble résidentiel et un immeuble de bureaux, afin de faire vivre l’ensemble à toute heure de la journée. «La tendance aussi est de ne plus se déplacer pour les choses du quotidien», souligne Joe Matta. Afin de miser sur le meilleur projet qui réponde à leurs aspirations, les quatre partenaires ont organisé une compétition d’architectes avec de grands noms du secteur. C’est 109 Architectes qui remporte le projet.
Construit sur une surface de 3 700 m2, Urb One enregistre 25 000 m2 de bâti, comprenant 3 000 m2 de bureaux, 3 000 m2 d’appartements de différentes tailles et 6 000 m2 de commerces. Gros atout, le projet dispose aussi de 300 places de parking répartis sur quatre étages en sous-sol, dont 80 destinés uniquement aux visiteurs.

Petits appartements
Si Joe Matta ne souhaite pas divulguer l’investissement total du projet pour lui et ses partenaires, on remarque, maintenant que Urb One est achevé, que l’accent a été mis sur la qualité et des normes à l’européenne. Comme la loi l’oblige pour toute construction supérieure à 10 000 m2, Urb One bénéficie des services du bureau de contrôle Apave et donc de normes techniques de très haut niveau. «C’est une réelle garantie pour nos clients que les immeubles sont très bien conçus et disposent de toutes les normes de haut standing, qu’il s’agisse des accès handicapés, des sorties de secours, de la sécurité, etc.», souligne le promoteur. Par ailleurs, l’ensemble bénéficie d’énergie au gaz collectif, autonome pour l’eau et l’électricité, avec par exemple des panneaux photovoltaïques pour les chauffe-eau, ou encore d’une sécurité assurée 24h/24.
Côté résidentiel, Urb One propose 21 unités comprenant trois tailles d’appartements, dans la tendance du moment: 100m2, 150m2 et 190 m2, les deux premiers disposant de deux chambres, le plus grand de trois chambres. «Nous avons opté pour de petites tailles d’appartements, sachant qu’il y a plein d’activités au rez-de-chaussée pour les résidents, avec ce côté urbain doté d’un design avec plein de verdure. Une fois chez eux, les gens pourront simplement descendre dans la cour principale boire un verre, faire leurs courses, se détendre, faire du sport», indique Joe Matta. Les espaces bureaux sont eux, modulables, puisqu’ils varient de 60 m2 à 600-700 m2 selon les besoins. Côté prix, ces deux types de surfaces sont mis en vente à environ 3 000$/m2. Le concept a semble-t-il séduit les acheteurs, puisque six appartements seulement resteraient à la vente, tandis que 22 bureaux ont déjà été vendus, selon Joe Matta. Malgré une conjoncture économique difficile en 2018, il précise que «60% du projet a été vendu». Toujours soucieux d’apporter le maximum de confort et de praticité aux habitants de Urb One, les quatre partenaires ont aussi en projet d’installer une buanderie dotée d’un service de nettoyage spécifique qui permettra aux usagers d’avoir tous ces services sur place.

Des enseignes connues
L’espace dédié aux commerces, lui, se monnaie, on s’en doute, plus cher. Dépendamment de leur situation, du côté de la place réunissant les deux immeubles, ou en extérieur, côté route, le prix démarre à 5 000/m2 jusqu’à 7 500$/m2. Il est aussi possible de louer ces espaces, à partir de 200 à 400$/m2, ainsi que les bureaux à partir de 200$/m2. Les appartements aussi sont disponibles à la location.
Blom Bank a ainsi ouvert sa plus grande agence hors Beyrouth, en façade du centre, tandis que la boulangerie Paul s’y est implantée aussi depuis quelques semaines. Le Marché urbain, ex-Marché piétons connu des habitants de Hazmieh, s’est offert une nouvelle jeunesse, avec un supermarché ouvert sur 2 étages. A venir côté route, Pulp promet de devenir la nouvelle adresse incontournable pour les fruits et légumes bio dans les environs. Une preuve aussi que Hazmieh n’en finit pas de prendre du galon auprès des grandes entreprises, conscientes des multiples opportunités que proposent cette petite ville bien située et très bien desservie, et dynamique du point de vue économique.
Côté cour, autour d’une place joliment arborée et calme, un café cosy, Bee My cup, a ouvert ses portes au mois de décembre, tout comme L’Atelier Art Lounge, qui propose des activités pour les enfants, et le glacier El gelato. Un club de sport réputé, U Energy, va aussi s’installer dans les prochaines semaines sur 600 m2 et drainer une nouvelle clientèle. M. Matta annonce aussi qu’«un coiffeur, un nail bar, un burger, ainsi qu’un bar à vins vont prochainement ouvrir». L’ambition de restaurer une vie de quartier à Mar Takla, avec un lieu où les Libanais pourront se rencontrer et se détendre, semble être un pari réussi.

Jenny Saleh

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Éditorial
En route pour l’âge de pierre

Dans ses mémoires publiés en 2010, le vice-président de l’Etat des Emirats arabes unis, cheikh Mohammad Ben Rached al-Maktoum, évoque un rêve qu’il dit avoir souvent fait, celui «de voir un jour Dubaï devenir un Beyrouth». Les Libanais sont-ils conscients que leur capitale a inspiré cet homme visionnaire et ambitieux, qui a réussi à faire émerger des sables du désert un émirat au rayonnement planétaire? Un centre d’affaires qui s’est réservé une place parmi les grands, tels Hong Kong, Shanghai, Londres et New York? Un bouillon de culture qui a transposé la Sorbonne, le Louvre, et bien d’autres noms et lieux prestigieux dans la Péninsule arabique? Une cité médiatique qui a attiré les titres et les plumes les plus convoités?Quelle que soit l’opinion que l’on se fait de Dubaï aujourd’hui, force est de reconnaître que cette ville sous-peuplée, sans patrimoine, ou si peu, sans beauté sinon celle des dunes dorées, propre à toutes les cités du Golfe, est devenue l’une des destinations les plus prisées du monde. Voilà un prince qui a réussi son pari, qui a concrétisé son rêve! Certes, l’atout des pétrodollars, qui n’est pas des moindres, lui a facilité la tâche. Mais les pétrodollars, qui coulent aussi à flot en Arabie saoudite, au Koweït et au Qatar, n’ont pas fait bourgeonner d’autres Eldorados dans ces pays immensément riches.    Pendant que Dubaï entrait à pas sûrs dans l’avenir, Beyrouth, lui, sombrait dans les précipices du passé. Les Libanais ont réussi le tour de force de plonger leur ville dans les affres de la guerre, puis une fois la paix revenue, de reconstruire la pierre sans y insuffler l’âme qui lui donnait ce cachet unique. La gloire d’antan n’est plus qu’un vieux souvenir, la culture se raréfie, la beauté ressemble à celle d’une femme (ou d’un homme) toute refaite, la joie de vivre n’est plus qu’amertume et aigreur, la satisfaction apportée par le travail plus qu’un dur et insupportable labeur. Avec une insouciance couplée à une affligeante ignorance et une criminelle irresponsabilité, les Libanais, peuple et dirigeants, ont perdu un à un les atouts qui faisaient de leur capitale le phare de la région. Fut un jour où Beyrouth était l’université, la maison d’édition, la cité médiatique, du monde arabe, une oasis de liberté pour les opprimés et les oppressés, un havre de tolérance. Il n’est plus qu’une ville sévère et peu hospitalière de par la cherté de la vie et l’absence des services les plus élémentaires. A vouloir cloner bêtement l’émirat du désert, les Libanais ont perdu ce qui faisait la gloire et la beauté de leur ville, sans pour autant gagner les atouts qui font la force de Dubaï. Beyrouth s’enfonce dans le passé. A ce rythme, et si rien n’est fait pour stopper la chute, l’âge de pierre n’est plus très loin.


 Paul Khalifeh
   
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