Jaleesa. Un baby-sitting de qualité
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Nº 3099 du vendredi 1er mars 2019

Jaleesa. Un baby-sitting de qualité

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    Angela Solomon, Hassan Bayloun et Stéphanie d’Arc Taylor ont créé une plateforme en ligne qui aide les parents à trouver des baby-sitters qualifiées. «Tout a commencé en 2016, quand j’ai...
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Angela Solomon, Hassan Bayloun et Stéphanie d’Arc Taylor ont créé une plateforme en ligne qui aide les parents à trouver des baby-sitters qualifiées.

«Tout a commencé en 2016, quand j’ai voulu sortir boire un verre à Gemmayzé avec une amie qui avait un enfant en bas âge. Sa baby-sitter s’est excusée à la dernière minute, on n’arrivait pas à trouver une personne de confiance pour garder son bébé. Beaucoup de personnes rencontraient le même problème. Nous avons alors eu l’idée de chercher des personnes qualifiées pour ce service spécifique», explique Angela Solomon, l’une des fondatrices de Jaleesa. Elle s’associe avec Hassan Bayloun, jeune diplômé de l’AUB en Computer Sciences, et Stéphanie d’Arc Taylor, écrivain et enseignante d’anglais.
Ils profitent d’un premier programme d’accélérateur, Alt City BootCamp au Beirut Digital District puis du UK Tech Hub Nucleus et enfin de celui de MTC, le Touch Innovation Program, qui répondent chacun à des besoins de formation différents. Hassan Bayloun s’occupe de la mise en place de la plateforme en ligne. Il continue d’ailleurs à l’améliorer continuellement. Une hotline assure un support clients et une employée à temps plein, Marwa, répond aux questions des parents. Une application pour Smartphone est en train d’être développée. Différentes formules de garde d’enfant sont possibles, mensuellement, hebdomadairement ou tout simplement pour dépanner pour une ou deux heures une maman à la dernière minute.

Une plateforme fluide. Pour sélectionner sa «nounou», il suffit de se connecter sur le site web et de contacter les baby-sitters proches de son lieu d’habitation, de convenir de la durée avec la personne choisie, de l’activité à faire avec l’enfant, adaptée à sa personnalité. Les baby-sitters ont suivi une formation en premiers secours et en sciences de développement de l’enfance. Côté tarif, le baby-sitting est facturé 7$ l’heure en moyenne et la plupart des familles réservent plusieurs fois. Tout dépend de l’expérience de la baby-sitter choisie, c’est elle qui décide du tarif affiché. Les parents peuvent consulter les avis écrits.
La majorité des baby-sitters sont libanaises, et chacune d’entre elle dispose d’un casier judiciaire vierge. «Toutes nos baby-sitters sont arabophones et sont dignes de confiance concernant les activités qu’elles feront avec les petits et les tout-petits. Elles peuvent aider à transmettre la culture libanaise», précise Angela Solomon.

Croissance prévue. Aujourd’hui, Jaleesa affiche déjà 17 000 heures de garde à son compteur à son actif auprès de 250 familles beyrouthines grâce à 86 baby-sitters. Les trois associés veulent exporter Jaleesa dans la région Mena et en Europe. Ils ambitionnent de créer 100 000 emplois d’ici 7 ans. Installé à Hamra, Jaleesa bénéficie des conseils d’un mentor pour choisir une stratégie financière, une politique marketing afin d’exporter son business model dans la région.
Après avoir remporté le premier prix de la BDL Accelerate et 20 000 $, puis 40 000 $ lors de la compétition de la Banque mondiale WeMENA et 5 000$ de la Harvard Arab Alumni, la start-up est sélectionnée pour la demi-finale du Forum des entreprises du MIT en mars à Beyrouth.

Micheline Abukhater
 

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Éditorial
Comparer le comparable

Le retour des réfugiés syriens dans leur pays est une vraie bataille dans l’intérêt du Liban et une fausse cause pour ceux qui, au nom de diverses considérations, tentent d’en discuter les modalités et les conditions, au risque d’en entraver ou d’en retarder le processus. La balance penche résolument du côté des facteurs qui plaident pour un retour sans délai des réfugiés. L’argument qui vient le plus naturellement à l’esprit est que le cas des déplacés syriens risque de connaître le même sort que la présence palestinienne, qui dure «provisoirement» depuis 1948. Les défenseurs zélés des réfugiés affirment qu’il ne faut pas «comparer» deux situations qui ont des commencements et des cheminements différents et qui n’auront pas forcément le même dénouement. Ceux-là et celles-là semblent oublier que la comparaison a de tout temps été l’outil le plus important de l’homme, celui qui lui permet de créer des repères pour évaluer une situation présente afin d’imaginer des solutions ou une conduite à adopter. C’est la comparaison avec des situations antérieures qui permet d’établir une échelle de valeur pour en tirer une grille de lecture. L’homme «compare» tout et depuis toujours. Lorsqu’il admire une œuvre d’art, il le fait par rapport à d’autres toiles ou sculptures qu’il connaît déjà. Quand il savoure un mets, il ne peut s’empêcher de le «comparer» à d’autres cuisines. En se plongeant dans un nouveau livre, il l’évalue par rapport à une lecture précédente ou aux auteurs avec lesquels il est familier, quelle que soit l’opinion qu’il peut en avoir. Lorsqu’il dit avoir rencontré l’amour de sa vie, il le fait en fonction de toutes les relations amoureuses qu’il a pu avoir dans le passé.La comparaison est l’outil le plus légitime, le plus efficace, y compris et surtout dans le cas des réfugiés syriens. Le risque qu’ils restent au Liban est sérieux. Les études des Nations unies montrent que 35% des déplacés restent dans les pays d’accueil et que la durée moyenne d’un exil est de 17 ans. On n’oserait pas imaginer les conséquences que cela pourrait avoir sur la démographie, le tissu social et l’économie.Le redressement économique passe inéluctablement par le retour des réfugiés syriens chez eux. L’infrastructure du Liban, sa production d’électricité, déjà déficitaire, l’ensemble de ses services publics, son territoire exigu, sa composition démographique délicate, ne peuvent plus supporter la présence sur son sol d’une population qui représente le quart de ses habitants.Ceux qui adhèrent aux arguments de la communauté internationale pour refuser le retour des réfugiés avant une solution politique en Syrie servent, consciemment ou inconsciemment, des agendas politiques desquels le Liban n’a rien à tirer. L’objectif des puissances occidentales et de leurs alliés régionaux est de garder les 5 millions de réfugiés syriens en réserve, dans l’espoir de peser sur le résultat de l’élection présidentielle en Syrie, en 2021. Il est inadmissible de lier le sort de notre pays à ces enjeux géopolitiques qui le dépassent. La priorité, pour le Liban, est qu’ils rentrent chez eux dignement, dans les régions pacifiées. Que les Nations unies et les faux objecteurs de conscience leur fournissent l’aide sur place.


 Paul Khalifeh
   

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