Hôtel-Dieu de France. Un pôle de maternité complet
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Nº 3101 du vendredi 3 mai 2019

Hôtel-Dieu de France. Un pôle de maternité complet

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    Hôtel-Dieu de France. Un pôle de maternité complet
    L’Hôtel-Dieu de France (HDF) se positionne, dans le cadre de sa stratégie Vision 2020, comme un centre de référence régional pour les grossesses et les accouchements. Dans le cadre de...
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L’Hôtel-Dieu de France (HDF) se positionne, dans le cadre de sa stratégie Vision 2020, comme un centre de référence régional pour les grossesses et les accouchements.

Dans le cadre de sa stratégie Vision 2020, visant à développer et à améliorer tous ses départements médicaux et non-médicaux, l’Hôtel-Dieu de France (HDF) s’est non seulement lancé dans la rénovation et le réaménagement de ses locaux, mais a également adopté et mis en œuvre des normes et des politiques internationales au sein de son établissement. Actuellement, l’hôpital travaille à mettre à jour et à agrandir le service de maternité et d’accouchement afin d’introduire un pôle de maternité complet englobant tous les besoins mère-enfant.

Un centre de référence régional
Sur le plan médical, l’Hôtel-Dieu de France est considéré comme un centre de référence régional pour les grossesses pathologiques et les maladies gynécologiques et oncologiques de la femme. Il figure parmi les seuls trois hôpitaux au Liban qui prennent en charge les complications développées de grossesse comme le placenta percreta/increta.
Pour le côté stratégies et politiques, l’Hôtel-Dieu a reçu la distinction «Initiative Hôpital ami des bébés» (IHAB) décernée par l’OMS et l’Unicef, et suit donc les politiques élaborées par ces organisations. Ces politiques doivent être identifiées et reconnues par tout le personnel de santé des services de maternité et de pédiatrie, et feront partie de la nouvelle accréditation libanaise qui va voir le jour prochainement. L’IHAB a pour objectifs de former le personnel soignant, de favoriser l’allaitement, d’assurer le contact peau à peau, d’éduquer les mères, leur accorder un accès illimité à leur bébé et leur créer un groupe de soutien continu.
De même, l’HDF est le seul établissement libanais du Réseau Mère-Enfant de la Francophonie (RMEF) depuis 16 ans. Le RMEF s’est réuni pour la première fois au Liban du 29 avril au 3 mai, une semaine au cours de laquelle médecins, sages-femmes, infirmières et agents de santé ont échangé leurs expériences et opinions professionnelles sur nombre de sujets relatifs à la mère et à son enfant.

Accouchement aquatique
Du côté des rénovations, un pôle de maternité complet comprenant des salles équipées d’un matériel de pointe a été conçu pour consolider la relation de la mère avec son enfant dès les premiers instants de la naissance. Ce pôle est géré par une équipe de spécialistes chargés de fournir des services et un suivi continu afin d’introduire les mères aux soins des nouveau-nés et à les inciter à l’allaitement au sein, renforçant ainsi la relation entre la mère et son enfant.
Outre le nouveau pôle de maternité, et grâce à la distinction IHAB, l’HDF accueille les femmes désirant un accouchement naturel ou non conventionnel, comme l’accouchement aquatique, et leur fournit le suivi médical et infirmier nécessaire.
L’accouchement aquatique, qui reste toujours une méthode étrangère d’accouchement au Liban et au Moyen-Orient, possède beaucoup de bénéfices, surtout que l’eau a un effet bien connu: elle relaxe! En outre, les propriétés antispasmodiques de l’eau aident à réduire la douleur de l’accouchement.
Les préparations à cet accouchement ne se limitent pas au local et à ses équipements. Les parents sont fortement encouragés à assister à des séances de préparation et d’éducation pour créer une ambiance aussi saine que relaxante et accueillante. Une équipe de sages-femmes, d’infirmières et de médecins gère l’accouchement et accompagne la mère dès son arrivée à l’hôpital jusqu’à son départ.
Voici le témoignage d’une des mères qui ont choisi l’accouchement aquatique à l’HDF:
«Au début, mon mari n’a pas aimé l’idée d’un accouchement aquatique car il n’en connaissait rien et pensait que c’était un accouchement à risque. Mais grâce aux séances de préparation avec la sage-femme, il a changé d’avis et, maintenant, il encourage les autres couples à vivre cette expérience. Pour moi, le soutien et les encouragements que mon mari m’a donnés pendant l’accouchement m’ont immensément aidée. Sa participation à la naissance de son fils était formidable, surtout que les hommes n’assistent pas généralement à la naissance de leurs enfants».

 

 



Centre de Réhabilitation Laetitia Hatem
Prestations multidisciplinaires

Distingué par sa multidisciplinarité et son équipement de pointe, il n’est guère surprenant que le Centre de Réhabilitation Laetitia Hatem (LHRC) de l’Hôtel-Dieu de France soit une référence d’excellence au Liban, et même au Moyen-Orient.

Doté d’une équipe de dix physiothérapeutes, trois orthophonistes, trois psychomotriciennes, une ergothérapeute et d’un cadre supérieur garant de la qualité, dirigés par un médecin physique et réhabilitation, le centre a effectué durant l’année 2018 plus de 30 000 séances de réhabilitation et vise à atteindre un nombre toujours plus croissant en 2019. En effet, le LHRC est le seul centre au Liban qui prodigue une prestation multidisciplinaire de réhabilitation: la physiothérapie, l’orthophonie, l’ergothérapie, la psychomotricité et la balnéothérapie. Et c’est grâce à cette prise en charge globale que le centre assure une réhabilitation dans différentes disciplines dont les maladies rhumatismales, la traumatologie, les accidents du sport, la réadaptation à l’effort, la rééducation respiratoire adulte et pédiatrique, le drainage lymphatique, la rééducation périnéale, la rééducation vestibulaire, la posturologie, la balnéothérapie, la dysphagie et les problèmes de langage, entre autres…
Outre cette prise en charge offerte aux malades externes, l’équipe du centre assure un traitement de rééducation pour les patients hospitalisés durant leur séjour à l’hôpital. Et dans l’optique d’avoir une prestation de haute qualité, un programme de réhabilitation est établi par un médecin spécialisé. Les soins sont fournis particulièrement dans les services d’orthopédie, de neurologie, de neurochirurgie, de chirurgie cardiaque adulte et pédiatrique, de pédiatrie, de neuro-pédiatrie, de soins palliatifs et de soins intensifs chirurgicaux et médicaux.
Que ce soit pour un patient hospitalisé ou externe, le thérapeute prépare un plan de traitement personnalisé qui est documenté et tracé après chaque séance. L’évaluation du patient est effectuée au début, au milieu et à la fin de chaque traitement.
La formation multidisciplinaire des physiothérapeutes reste leur plus grand atout. L’équipe suit un plan de formation continue et permanente durant l’année, ciblée vers les nouvelles techniques et actualités en termes de réhabilitation.
Effectivement, non seulement le centre possède un équipement de pointe, mais il détient aussi un matériel unique au Liban comme la «Kinéo», spécialement conçue pour les athlètes afin de tester et d’améliorer leur endurance.
De même, un projet d’implantation d’un laboratoire de rééducation du vertige, premier et unique en son genre au Liban, verra le jour prochainement.
Quant à la vision du LHRC, elle ne se limite pas à agrandir et développer le centre existant par des équipements ou par des formations annuelles de l’équipe professionnelle, mais vise à instaurer un hôpital de jour de réhabilitation pour révolutionner la réhabilitation physique dans la région Mena.

 

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Éditorial
Un budget en deçà des ambitions

Le projet de budget 2019 proposé par le ministre Ali Hassan Khalil prévoit une réduction du déficit à travers une compression des dépenses de l’Etat. Toutefois, les mesures envisagées semblent plus motivées par le souci de répondre aux attentes de la communauté internationale afin de débloquer les fonds de la conférence Paris IV que par une réelle volonté d’assainir sérieusement les finances publiques et de jeter les bases d’une réforme sur le long terme. Le texte initial examiné par le Conseil des ministres mardi, et qui sera revu à maintes reprises avant d’être voté par le Parlement, prévoit des dépenses de 26 031 milliards de livres et des recettes de 18 256 milliards, soit un déficit de 5 352 milliards de livres, ou 3,55 milliards de dollars. Conformément à ces chiffres, le déficit s’élèverait à 5,95% du Produit intérieur brut (PIB). Mais c’est sans compter les avances octroyées à l’Electricité du Liban (EDL) pour acheter le fuel, qui seraient de 1,13 milliard de dollars, ce qui signifie que le déficit réel avoisinerait les 8% du PIB. Cette tentative d’enjoliver les chiffres prouve que les préposés à la gestion des deniers publics n’ont pas rompu avec cette fâcheuse manie d’user de mesures cosmétiques pour maquiller la réalité. Mais ce n’est pas la seule tare du projet. Une première lecture montre que les autorités financières tablent plus sur une réduction des dépenses que sur une amélioration des recettes. La tentative de revoir à la baisse les gros budgets et de combattre le gaspillage est certes louable, elle semble cependant sinon arbitraire du moins sélective. Sur les 500 milliards de livres d’économies faites sur les fonds alloués à certains ministères et administrations, la moitié (252 milliards de L.L.) est supportée par le ministère de la Défense, qui voit son budget passer de 3 199 milliards à 2 946 milliards de livres. Le ministère de l’Intérieur, lui, est amputé de seulement 17 milliards de livres (1 652 au lieu de 1 670 milliards); celui du Travail de 24 milliards (365 au lieu de 389 milliards); les Travaux publics perdent 73,6 milliards (368 au lieu de 441 milliards) etc.D’autres ministères voient leurs budgets augmenter, comme celui de l’Energie et de l’Eau, qui passe de 328 milliards à 400 milliards de L.L.; celui des Affaires sociales s’élève à 340 milliards au lieu de 228 milliards. Le plus frappant est l’augmentation du budget de la présidence du Conseil (qui passe de 1 523 à 1 592 milliards de L.L.), alors que les fonds alloués à la présidence de la République et au Parlement baissent respectivement de 2,1 milliards et 5,6 milliards de livres. Cela montre que la «mentalité» des préposés à la gestion des finances publiques n’a pas changé sinon comment expliquer le fait que le Grand Sérail continue de gérer une multitude de caisses et de fonds pour lesquels sont alloués plus d’un milliard de dollars, sans véritable audit et sans qu’aucune coupe ne soit opérée dans ces généreux budgets.La principale augmentation des recettes proviendrait de la hausse de l’impôt sur les dépôts bancaires qui passerait de 7 à 10%, et qui drainerait plus de 900 milliards de livres. Sinon, il y a peu de mesures pour pénaliser ceux qui ont fait des centaines de millions de dollars dans l’illégalité, comme les empiètements sur le domaine public maritime: les exemptions douanières qui permettent aux institutions religieuses d’user et d’abuser de leurs privilèges en important des produits pour le compte de commerçants, qui le revendent sur le marché en faisant du dumping des prix etc…Et évidemment, il n’est nulle part question de récupérer ne serait-ce qu’une infime partie des milliards de dollars détournés ou volés par les pontes du système.  


 Paul Khalifeh
   

Combien ça coûte

Un baptême
L’Eglise «vit», en grande partie, grâce aux quêtes dominicales et aux donations. Il n’existe pas de tarification officielle pour l’organisation d’un baptême. Toutefois, certains frais peuvent être estimés. «Le baptême…

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