Tinol Paints. Un fleuron de l’industrie libanaise
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Nº 3106 du vendredi 4 octobre 2019

Tinol Paints. Un fleuron de l’industrie libanaise

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    Tinol Paints. Un fleuron de l’industrie libanaise
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Présente sur le marché depuis 1956, Tinol Paints est l’une des figures de proue de l’industrie familiale libanaise. Un véritable succès qui ne se dément pas, comme l’explique Chaker Saab, le président de l’entreprise.

Pouvez-vous nous brosser un portrait de Tinol, qui est un fleuron de l’industrie familiale libanaise depuis plus de
60 ans?

La société Tinol, fabricant de peinture de qualité, a été fondée en 1956. Dans les années 60, elle s’installe au Ghana puis dans les années 70, elle est la première compagnie au Moyen-Orient à vendre une licence pour la fabrication de peinture à une multinationale autrichienne. Dans les années 80, Tinol achète une usine de peinture au Royaume-Uni. Le département de Recherche et Développement a créé au fil des années 500 différents produits et 35 000 références conformes aux normes européennes et américaines. Nos effectifs dépassent les 150 employés de nationalité libanaise.

Tinol est leader de la peinture sur le marché libanais. A quoi attribuez-vous cette réussite?
Depuis 1956, les produits Tinol ont toujours été synonyme de qualité. Nous fabriquons des produits extrêmement techniques comme les peintures intumescentes anti-feu et autres produits industriels et architecturaux qui ne sont produits que par Tinol dans la région. Nous disposons d’une vaste gamme de produits écologiques et sains avec certifications UL américaines. La confiance des clients en nos produits et notre marque s’est bâtie et renforcée au fil des années.

Quelle est votre stratégie à l’export?
Notre stratégie à l’international consiste à développer davantage les marchés des pays arabes et de l’Afrique de l’ouest par le biais de distributeurs ou de partenaires. Nous fabriquons également des produits industriels sans solvants pour des multinationales à l’export. L’industrie libanaise impacte directement le produit intérieur brut, nous pouvons augmenter le PIB en augmentant le volume des exportations et en réduisant les importations tout en encourageant la consommation d’autres produits car l’industrie emploie une main-d’œuvre assez importante.

Quels sont vos projets de développement?
La vision stratégique de Tinol au niveau national est d’augmenter les distributeurs et salles d’exposition et nous avons récemment ouvert un nouveau centre au cœur de Beyrouth. Bien que le pays soit dans une situation économique instable, notre détermination à nous développer et notre confiance dans les marchés libanais reste élevée et ferme. L’année 2020 verra un projet d’expansion à l’international.

De quelles certifications disposez-vous?
Tinol est la première société de peinture au Moyen-Orient à avoir une double certification UL pour la santé et l’environnement et d’avoir plus de 40 certificats des États-Unis. De plus, Tinol est le partenaire exclusif de peinture dans la catégorie Santé et sécurité du programme de certification des «Écoles Vertes». Nous nous engageons à protéger la santé et l’environnement tout en offrant une qualité de produits supérieure avec rapports techniques allemands et britanniques.

Quels sont les freins auxquels vous êtes confrontés, alors que la situation économique au Liban est très instable?
La performance de l’entreprise est généralement satisfaisante, bien que la production et les ventes aient légèrement diminué, contrebalancées par les opérations à l’exportation. La crise économique a bien sûr affecté les marchés libanais, mais la qualité de nos produits et la réputation de la marque, ainsi que la variété de notre gamme, ont contribué à la continuité de l’entreprise, sans oublier les efforts de l’équipe de vente.

Jenny Saleh

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Éditorial
Tout n’est pas perdu

L’exploitation à des fins politiques des difficultés économiques et du malaise social actuels est malvenu autant que les arguments avancés par les gens au pouvoir pour se dédouaner, justifier leur incurie et leur incapacité à faire face aux défis, en se barricadant derrière l’héritage du passé. Certes, l’héritage est lourd, difficile à gérer, mais le pouvoir est continuité et les dirigeants d’aujourd’hui ne peuvent pas rejeter sur ceux d’hier la responsabilité de ce qui nous arrive.Nous payons aujourd’hui le prix des choix économiques erronés et des politiques financières impertinentes qui ont occasionné d’immenses dommages, qui, nous en sommes convaincus, ne sont pas irréparables. Ces choix se résument à la politique d’endettement justifiée au sortir de la guerre par les besoins de la reconstruction d’un pays dévasté par une folie meurtrière qui a duré 15 années. Des dizaines de milliards de dollars ont été dépensés pour, soi-disant, financer de nouvelles infrastructures et la remise à niveau des anciennes. En réalité, une infime partie de ces fonds est allée à ce à quoi ils étaient destinés et le reste a fini dans les poches de la classe dirigeante. Combien de Premiers ministres, aux moyens modestes, ne sont-ils pas devenus des tycoons? Combien de ministres ne se sont-ils pas transformés en banquiers ou de députés en entrepreneurs et en hommes d’affaires? L’argent est allé enrichir une nouvelle classe politique de basse extraction morale, parasitaire et sans scrupules, qui a pillé le pays pendant un quart de siècle. L’endettement s’est poursuivi outrancièrement, non plus pour financer la réhabilitation de l’infrastructure, mais pour payer le service de la dette. Le pays s’est alors installé au fil des ans dans un cercle vicieux qui aurait dû le précipiter dans l’abîme depuis des années, mais la catastrophe a été évitée en raison de la conjoncture internationale, entre 2008 et 2010, qui a permis au Liban d’attirer des dizaines de milliards de dollars qui fuyaient les économies occidentales meurtries par la crise mondiale.Au lieu de mettre à profit ce sursis providentiel, la classe politique corrompue a poursuivi son pillage systématique des ressources de l’Etat, jusqu’à ce que nous arrivions au point où nous en sommes aujourd’hui.Tout n’est perdu. Mais l’heure n’est plus aux mesquineries et aux règlements de compte. Il faut repenser tout le modèle économique, jeter aux oubliettes la mentalité rentière et revenir au cycle de la production. Il faut impérativement réduire la facture des importations qui s’élève à 16 milliards de dollars par an, une somme injustifiée pour une population de 4,5 millions d’habitants. Il faut la réduire de plusieurs milliards de dollars, pour ne plus dépendre autant des humeurs du billet vert et des pressions de son géniteur. Pour cela, les Libanais ont un rôle à jouer. Ils doivent reprendre confiance dans leurs capacités à créer et à fabriquer des produits à valeur ajoutée. Ils doivent consommer libanais. C’est dans cet esprit que Magazine a consacré son dossier de couverture, ce mois-ci, à l’industrie libanaise dans toutes ses déclinaisons. En achetant libanais, nous réduisons la facture des importations et, par conséquent, le déficit de la balance des paiements. Mais pas seulement. Nous boostons la production locale, ce qui poussera les industriels à créer des emplois, et qui conduira, forcément, à la relance de la consommation. En achetant un produit libanais, chacun d’entre nous, à son niveau, contribue à l’apparition d’une dynamique vertueuse, seule capable de briser le cercle vicieux dans lequel ceux qui nous gouvernent ont plongé notre pays. ●


 Paul Khalifeh
   

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