A la Résidence des Pins. La francophonie à l’honneur
Logo

Nº 2891 du vendredi 5 avril 2013

A la Résidence des Pins. La francophonie à l’honneur

 
  • taille de la police diminution de la taille de police diminution de la taille de police augmentation de la taille de police increase font size
  • A
    De
    Message
    A la Résidence des Pins. La francophonie à l’honneur
    La rencontre à la Résidence des Pins, ce lundi 25 mars, était organisée par l’ambassadeur de France, Patrice Paoli, avec la coopération de l’AFEJ. En accueillant ses hôtes, l’ambassadeur a...
  • Gallery
  •  
Notez cet article
(0 votes)
A- A+

La rencontre à la Résidence des Pins, ce lundi 25 mars, était organisée par l’ambassadeur de France, Patrice Paoli, avec la coopération de l’AFEJ. En accueillant ses hôtes, l’ambassadeur a mis l’accent sur l’importance de la culture francophone dans les médias libanais ainsi que dans la société libanaise. Il a insisté sur la nécessité d’étendre cette présence dans le domaine audiovisuel. Preuve de cette importance: partout dans le monde s’organisent des semaines de la Francophonie, mais au Liban c’est un mois entier dont on célébrait la clôture ce soir-là.
Avant la réception, une table ronde sur La présence du français dans le paysage audiovisuel libanais avait réuni Marie-Christine Saragosse, présidente-directrice générale de «l’Audiovisuel extérieur de la France», Patrice Paoli et des journalistes francophones de l’audiovisuel libanais dont Elsa Charabati. L’accent a été mis sur les difficultés rencontrées lorsque des programmes en français sont proposés aux gérants des chaînes de télévision et de stations.
Elsa Charabati, succédant à l’ambassadeur Paoli, a entamé son allocution par une citation de Tahar Ben Jelloun: «La francophonie est une maison pas comme les autres, il y a plus de locataires que de propriétaires». Elle a ajouté qu’il s’agissait de locataires tenaces qui s’accrochent à cette maison et ne la quittent pas. Des locataires qui, comme les Libanais, prennent soin de cette demeure, de la langue française, l’enseignent à leurs enfants dès le berceau, l’enrichissent de leur apport et s’y attachent passionnément… Mme Charabati ne pensait pas s’y bien dire. Dans une majorité de familles, les enfants parlent très jeunes le français et peinent à apprendre ensuite leur propre langue: l’arabe.
«Ces dernières années, dit la présidente de l’AFEJ, quatre lettres se sont affirmées sur la scène journalistique libanaise: A.F.E.J. Communément appelé AFEJ ou Association francophone de journalisme, ce regroupement professionnel, explique sa présidente, est constitué de plus de 300 journalistes libanais francophones, détenteurs du Diplôme d’études supérieures délivré par l’Université libanaise en partenariat avec l’Institut français de presse de l’Université Panthéon Assas Paris II et le CFPJ (Centre de formation et de perfectionnement de journalistes) de Paris.

 


 

Déjeuner de Pâques
L’Association grecque-catholique et Sun Rise Club réunissent les seniors

A l’occasion des fêtes, le club Lions Sun Rise - Aïn Saadé a organisé, à l’Association de bienfaisance grecque-catholique, un déjeuner qui a réuni les personnes âgées, sous le patronage de Mgr Cyrille Bustros, métropolite de Beyrouth, Jbeil et leurs environs. Y étaient présents Roger Nasnas, président de l’association et vice-président du Conseil supérieur de la communauté grecque-catholique, Georges Abou Chédid, ancien gouverneur des Lions, Dalal Riachi, vice-présidente du club Lions Sun Rise - Aïn Saadé, et les membres de l’association et du club.
L’archevêque Cyrille Bustros a remercié le Lions Sun Rise pour cette initiative, une collaboration fruit de l’esprit de coopération, de solidarité et de fraternité au sein de la société libanaise.
Roger Nasnas a souligné, pour sa part, l’esprit de la collaboration entre le Lions Sun Rise et l’association basé sur l’amour, la compassion et le dévouement. Il a ajouté: «C’est avec cet amour et la tolérance que nous arrivons à combattre la pauvreté et à aider les démunis». Il a également remercié l’archevêque Cyrille pour sa présence constante lors de ces occasions sociales et le Club Lions Sun Rise pour sa collaboration. L’Association de bienfaisance a déjà entamé, selon Nasnas, la construction de la maison de repos des personnes âgées, qui comprendra 120 lits.
Dalal Riachi a insisté sur la collaboration entre le Lions Sun Rise et l’association de bienfaisance fondée sur la solidarité, considérant que le service offert à l’homme est construit sur une base d’amour.
Georges Abou Chédid a loué cette initiative et les activités basées sur la solidarité et l’entraide toujours au service de l’homme.

 




La Marine française
Des livres pour le Liban

Le 23 mars 2013, et pour la deuxième année consécutive, une livraison de plus de 1200 livres a été transportée de France vers le Liban par un bâtiment de projection et de commandement, le Tonnerre, à destination de l’Institut français du Liban. Avec sa frégate d’escorte le Georges Leygues, le Tonnerre forme un groupe amphibie, déployé pour la mission Jeanne d’Arc 2013. L’escale du groupe à Beyrouth a donné lieu à un exercice amphibie conjoint franco-libanais, Cèdre Bleu (voir page 42). Embarqués pendant cinq mois à bord des deux bâtiments de combat, cent trente-trois officiers-élèves de l’Ecole navale française sont intégrés au déploiement, dans le cadre de leur période d’application, à la mer. Via leur association Marine Partage, ce sont quelques-uns d’entre eux qui ont organisé la récupération puis l’acheminement de livres pour l’Institut français du Liban.
Le lot de livres a été offert par Adiflor (Association pour la Diffusion internationale francophone de livres), présidée par le sénateur français Louis Duvernois. Cette association française a pour objectif la promotion du livre et de la lecture, de la langue française et de la culture francophone. Ambitions qui s’inscrivent parfaitement dans le contexte plurilingue libanais.
En 2013, grâce au soutien dont bénéficie cette association de la part de la Marine nationale, le renouvellement de l’opération de don de livres de 2012 a été proposé à l’Institut français du Liban, qui a immédiatement accepté cette offre afin de redistribuer ces lots de livres à des écoles et des associations libanaises. En effet, enrichir les fonds des bibliothèques de ces structures éducatives qui œuvrent pour la diffusion et le rayonnement de la francophonie est une réelle nécessité.
Cette année, les bénéficiaires de cette opération sont les écoles des sœurs de Besançon, en leurs différentes implantations (Baabda, Hazmieh, Kfour, Baskinta), l’école de la Sainte Famille et l’école de Ajaltoun à Jounié, l’école de Deïr el-Moukhallès dans les environs de Saïda, ainsi que les associations Dar al Amal et Myscoolpulse.
Samedi 23 mars 2013, les lots ont été livrés et leur distribution effectuée par l’Institut français du Liban permettra à de nombreux Libanais d’avoir accès à une plus large gamme d’ouvrages français.

 


 

Initiative italienne
Le tourisme d’abord!

Dans le but de promouvoir le tourisme, notamment à Baalbeck et dans la région de la Békaa-Nord, Fadi Abboud, ministre sortant du Tourisme, et Giuseppe Morabito, ambassadeur d’Italie au Liban, ont présenté un nouveau programme promotionnel dans le cadre d’une initiative financée par le gouvernement italien pour un montant de 200000 euros. La cérémonie a eu lieu au ministère du Tourisme à Beyrouth, en présence du maire de Baalbeck, Hachem Osman, et du président de l’Union des municipalités de Baalbeck, Bassam Raad.
«Ce projet, selon Abboud, constitue un véritable modèle de réussite du partenariat entre le ministère et les autorités locales, au profit de la communauté locale».
«Grâce au travail effectué lors des douze derniers mois, affirme l’ambassadeur Morabito, une incroyable série de sites et d’attractions a été repérée, indiquant que le produit touristique local est en réalité beaucoup plus intéressant et plus complexe que ce qui a été promu à ce jour sur le marché touristique». «Nous assistons aujourd’hui au lancement d’un nouveau circuit touristique avec dix-huit points d’intérêt comprenant des architectures ottomanes, des vestiges archéologiques datant de l’époque romaine, des bâtiments historiques du mandat français, des lieux de culte chrétiens et musulmans, le souk et des vues panoramiques», poursuit le diplomate.
La nouvelle demande touristique, plus ouverte à l’écotourisme et au tourisme culturel, a mené à la création d’un paquet de matériels de promotion sur mesure, y compris la mise à jour des sites Web de la municipalité de Baalbeck et de l’Union des municipalités de la localité, à la création d’un guide de poche en arabe et en anglais, une carte illustrant l’itinéraire touristique avec une brève explication relative aux sites et un livret de recettes présentant la cuisine typique de Baalbeck.
L’initiative est supposée être un projet pilote, susceptible d’être reproduit avec succès dans différentes régions du pays dans le but d’établir un développement touristique plus équilibré et durable au Liban.


 


 

Exposition
Quand la culture se met au service de la religion

La Procure de Paris, la Librairie orientale et la faculté des Sciences religieuses de l’Université Saint-Joseph (USJ) organisent, à la Crypte de l’église Saint-Joseph des pères jésuites, Achrafié, une exposition pour la vente de livres, revues, CD et DVD religieux. L’inauguration de l’exposition aura lieu le jeudi 11 avril prochain, à 18h, et se poursuivra jusqu’au dimanche 14 avril 2013, de 15h à 21h, sauf le dimanche, de 10h à 18h.
Dans le cadre de cet événement culturel, les organisateurs vous donnent deux rendez-vous à ne pas rater.
- Jeudi 11, à 18h30: signature de Les Mbyas Guaranis, Le temps de la Reconnaissance, ouvrage de Sélim Abou s.j., avec la collaboration de Marisa Micolis.
- Samedi 13, à 18h: signature de Figures de dialogue – Problématiques, grands pionniers et perspectives comparées, ouvrage d’Antoine Messarra.
Soyez nombreux.

 


 

Easter Fiesta de Ghadouna
A ne pas rater

Pour la troisième année consécutive, Ghadouna, le noyau des jeunes de la Chaîne des amis, organise, le samedi 13 avril, de 15h30 à 19h, l’Easter Fiesta 2013, son festival de Pâques annuel. La star de la fête version 2013, célébrée au stade Fouad Chéhab à Jounié, est le célèbre artiste Georges Khabbaz.
Au programme, de diverses attractions pour les grands et les petits, des spectacles animés, la défense civile en action, des activités spéciales pour les adultes (Jeux de cartes, jeux de société, tarot et bingo…), sans oublier le grand défi de la fête, la chasse aux œufs.
Les billets sont en vente à 20 dollars l’un, y compris la lunch box, aux numéros suivants: (03) 803843 – (03) 290070 – (76) 370048 – (03) 306936.



 

Ecrivez un commentaire

Assurez-vous d’avoir inscrit les informations requises, là où c’est indiqué.

Éditorial
Diagnostic et remède

Les Libanais sont comme les maris trompés, les derniers à savoir. Avant eux, une bonne moitié de la planète connaît déjà le nom de leur prochain Premier ministre. Ce n’est plus du suspense mais une devinette de mauvais goût; une preuve on ne peut plus éclatante de la décadence de la classe politique, de la déliquescence des institutions et des déficiences du système, que toutes les feuilles de vignes du monde ne peuvent plus dissimuler. On connaît la comptine. A l’ère de la mondialisation, l’indépendance absolue n’existe plus, les relations entre les pouvoirs nationaux et supranationaux sont complexes et les influences sont profondes et réciproques. Sur un plan strictement libanais, la Constitution ne prévoit pas de candidature pour le poste de Premier ministre et le choix des députés est secret, seul le président de la République en est informé lors des consultations parlementaires contraignantes. Certes, tout cela est vrai, mais ne justifie pas pour autant que le Premier ministre soit choisi par des capitales étrangères. Hier Le Caire et Damas, aujourd’hui Riyad et Téhéran, et toujours Washington et Paris. La tutelle exercée avec brutalité et sans ménagement à l’époque syrienne - avec la bénédiction de l’Occident et des Arabes, il ne faut jamais l’oublier -, se poursuit aujourd’hui sous d’autres formes. Moins voyante, plus raffinée, elle n’en reste pas moins tout aussi pesante et décisive. Sans vouloir donner l’impression de se mêler de ce qui ne les regarde pas (!), les Libanais souhaiteraient savoir pourquoi, huit ans après le retrait des troupes syriennes, la désignation d’un Premier ministre doit-elle encore répondre à des équilibres régionaux et internationaux. Pourquoi les considérations externes priment-elles sur les intérêts nationaux? Sur quelles bases décide-t-on, dans les capitales étrangères, que le profil de tel homme politique, plutôt que tel autre, correspond mieux aux impératifs de la période actuelle? Et puis quels sont ces impératifs? S’agit-il d’éponger la dette publique, de réduire le déficit, d’accélérer l’exploitation des ressources en hydrocarbures pour assurer un avenir meilleur à nos enfants, de rétablir l’autorité de l’Etat? Si le choix du prochain Premier ministre, quel qu’il soit, était dicté par ces préoccupations, le mal aurait été moindre. Mais nous savons tous que les critères qui font pencher la balance en faveur de telle ou telle personnalité n’ont rien à faire avec le bien-être des Libanais. En toute modestie, les Libanais ont contribué à la fondation, au développement et à la prospérité de secteurs entiers dans les sociétés arabes. Hôtellerie, restauration, santé, construction, publicité, médias, éducation, ils sont présents partout. Médecins, ingénieurs, journalistes, publicistes, hommes d’affaires, académiciens (…), ils ont partagé leur savoir-faire avec leurs frères arabes. Le phénomène tout récent des cadres supérieurs libanais qui, après être passés à la retraite, sont recrutés pour restructurer des ministères ou moderniser des institutions étatiques ou privées dans les pays du Golfe, prouve que les compétences libanaises restent appréciées. Pourquoi alors tous ces pays s’arrogent-ils le droit de coacher les Libanais dans le domaine de la politique? Et pourquoi ces derniers se sentent-ils obligés d’obtenir la bénédiction de tel roi ou émir arabe, ou un certificat de bonne conduite de tel dirigeant occidental? Le mal qui ronge le Liban de l’intérieur s’appelle confessionnalisme. Le système est construit d’une telle façon que chaque communauté sent la nécessité, voire le besoin vital, de se trouver des soutiens et des protecteurs étrangers pour s’imposer face aux autres confessions. Le diagnostic établi, reste le remède. Pour se débarrasser des influences extérieures, il faut changer le système. On ne le dira jamais assez.


 Paul Khalifeh
   

Votez

La grande influence de Walid Joumblatt sur la vie politique libanaise est-elle positive?

oui - 94.7%
non - 5%
sans opinion - 0.3%
Bannière

Santé

Moins enrobées avec les années
Les femmes se retrouvent moins grosses lorsqu’elles prennent de l’âge, mais tendent, en revanche, à se trouver plus vieilles. Sondées…

Bannière
Designed and Developed by:   iBaroody
© Magazine.com.lb 2016 All Rights Reserved