Véritable moteur de l’économie. Pour un meilleur niveau de vie
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Véritable moteur de l’économie, les prêts personnels permettent à tout un chacun d’atteindre un meilleur niveau de vie, en achetant des biens selon ses envies. Les banques disposent de tout un panel de prêts à la consommation, adaptés aux besoins.

Derrière le terme générique et plutôt global de prêt personnel se dissimule une multitude de produits différents. Aujourd’hui, les banques proposent ainsi toute une gamme de prêts élaborés pour répondre au moindre besoin des consommateurs libanais, qui sont aussi leurs clients. Parmi les plus populaires de ces produits, les prêts destinés à financer l’achat d’une automobile, mais aussi, ceux destinés à aménager sa maison, renouveler son mobilier ou son électroménager, ou encore, plus récemment des prêts pour s’offrir un voyage de rêve à l’autre bout du monde. Aux côtés de ces produits, on trouve également des prêts à l’éducation, qui permettent aux parents disposant de ressources limitées, de financer tout de même les études de leurs enfants, puis aux bacheliers, d’accéder à l’université.
Si les banques se plient aux désirs de consommation des Libanais, c’est aussi parce que leurs clients sont très friands de ce genre de prêts. Car ils leur permettent, quel que soit leur niveau de vie, de maintenir leur qualité de vie. A cela, s’ajoutent, bien évidemment, des raisons financières, avec des salaires moyens peu élevés, qui obligent presque les Libanais à recourir aux banques. De leur côté, celles-ci gagnent sur plusieurs tableaux, puisqu’elles fidélisent leur clientèle, tout en réinjectant de l’argent directement dans l’économie, une manière pour elles de booster la consommation, même quand le contexte intérieur ne s’y prête pas.
 

Profusion des offres
Ce qui draine les clients vers les prêts personnels, c’est aussi la relative facilité d’y accéder, pour emprunter des sommes assez basses, comprises généralement entre 5 000 et 15 000 dollars. Les prêts personnels permettent en outre d’emprunter une somme sans avoir à se justifier de son utilisation, au contraire d’un prêt logement par exemple.
Pour les séduire et se distinguer d’une concurrence très vive sur le marché, les banques libanaises tablent sur des avantages associés. On trouve par exemple des prêts adossés sur des cartes de crédit, ainsi que des programmes de fidélité très avantageux, sans parler des délais de grâce.
Chaque acteur du marché des prêts à la consommation, banque et client, trouve donc son compte. A tel point que ce crédit conso représente désormais une composante importante de l’endettement des ménages libanais.
Selon le cabinet de conseil et stratégie Vertone, qui a publié une étude sur le sujet en 2010, «la tendance est haussière depuis plusieurs années déjà, le crédit à la consommation s’impose comme un impératif pour maintenir un certain niveau de vie. En parallèle, la profusion des offres de crédit de la part des banques commerciales incite les ménages libanais à en souscrire de plus en plus. Par nécessité ou sous l’effet de séduction, beaucoup de personnes se retrouvent parfois même avec plusieurs crédits».
Bien sûr, ces pratiques ne sont pas sans risque. Au bout du tunnel, le spectre du surendettement des ménages. Avec en miroir, plusieurs questions importantes. Les banques libanaises gèrent-elles correctement les risques liés à cette flambée du crédit à la consommation? Ont-elles les outils pour se prémunir des risques de surendettement et par là-même de non-remboursement des échéances?
Dans son rapport, Vertone établit que le «coût du crédit à la consommation est souvent accordé à des taux d’intérêt élevés par rapport aux taux appliqués aux autres types de prêts et pour une durée relativement courte. Au Liban, le taux moyen en 2010 pour un crédit octroyé en livre libanaise était de 8,34% contre 7,08% pour un prêt en dollar américain. Quant à la durée moyenne du prêt à la consommation, celle-ci varie entre trois et quatre ans». Conscientes de l’effet séduction de tels prêts, les banques proposent de nombreux produits de niche, variés et originaux, ciblant des besoins ponctuels des Libanais. Voyage, mariage, achat hi-tech, etc peuvent être financés sans problème par les prêts. Mais le cabinet Vertone estime qu’«en se rendant indispensables à la vie des ménages ou en séduisant ces derniers par des offres encore plus ciblées, les banques risquent dans certains cas de transformer le crédit à la consommation en un piège inexorable pour eux».
Pour appuyer son propos, Vertone énonce les risques potentiels d’une incapacité de remboursement du client pour lui et pour la banque. Le client court le risque de se retrouver en situation d’impayé, avec des conséquences sociales préjudiciables pour lui et sa famille, sans oublier les éventuelles poursuites judiciaires engagées, ou encore la saisie de biens lui appartenant. Côté banque, il s’agit de rien moins que de la perte du montant prêté.
Si pour une raison ou une autre, comme la maladie, la perte de son emploi, une invalidité, ou des frais exceptionnels, le client se retrouve en situation d’impayé, les banques se montrent, pour la plupart, clémentes et tentent d’abord de trouver des solutions à l’amiable. Parmi celles-ci, le rééchelonnement du crédit, la réduction des intérêts, ou encore l’octroi de délai supplémentaire.
Autre problème qui peut se poser, dans le cas d’un crédit affecté sans gage, le fait que la banque n’aura aucune garantie particulière, en cas de défaut de paiement.

 

La centrale des risques
Idem en cas de crédit non affecté, puisqu’il s’agit d’une avance de fonds octroyée aux clients pour un usage «libre». La banque n’a pas vraiment moyen de contrôler l’utilisation du crédit et ne possède pas de gage en contrepartie.
Pour autant, les banques disposent de quelques moyens pour s’assurer de la prise de risque. Elles font appel à la centrale des risques, une entité dépendante de la Banque du Liban. Cet organisme archive tous les crédits supérieurs à 4 000 dollars, octroyés par les institutions financières. Ce qui permet aux banques de vérifier le niveau d’endettement des demandeurs de prêts, avant accord. Là où le bât blesse c’est que les crédits potentiels inférieurs à 4 000 dollars ne sont pas pris en compte, donc demeurent invisibles pour les banques. Et selon le cabinet Vertone, 10% des crédits sont inférieurs à 4 000 dollars.
Autre problème soulevé par le rapport Vertone datant de 2010, l’absence de contrôle par la Banque du Liban (BDL) des taux réellement appliqués pour les prêts, menant à des taux réels plus élevés que ceux affichés réellement. Et ce, malgré la circulaire 421 qui régule en principe la communication sur les crédits. Les taux réels ne sont pas ouvertement affichés.
Par ailleurs, les banques commerciales et la BDL n’ont absolument pas accès aux facilités de crédit accordées par les enseignes d’électroménager, de mobilier ou les grands magasins généralistes. D’où l’importance pour le consommateur de bien s’informer, sous peine de se retrouver en situation d’impayé, puis de surendettement, sans avoir eu le temps de dire ouf. 


Jenny Saleh

Le revolving, un crédit «vicieux»
Ce type de crédit appelé revolving est le plus risqué aux yeux des banquiers et des clients. Il s’agit d’une avance de fonds renouvelable: dès lors que le client commence à rembourser son prêt, il peut le réutiliser dans la limite d’un montant maximum octroyé disponible. Ce crédit, quelquefois qualifié de vicieux, peut par sa facilité d’utilisation, pousser aux dépenses impulsives, voire non raisonnées. La banque ne peut absolument pas contrôler les dépenses effectuées et l’absence de gage rend ce type de crédit très risqué. Cela dit, le coût du risque est inclus dans le taux d’intérêt du crédit revolving qui est toujours plus élevé que pour un crédit affecté ou non affecté.

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Éditorial
Mauvais remake

Si certains se réjouissent des intentions guerrières de l’Occident en Syrie, d’autres, au contraire, en sont consternés. Ce n’est pas qu’ils soient fans du régime syrien ou inquiets de l’avenir de Bachar el-Assad. De toute façon, Washington et ses alliés ont fixé les contours de la frappe avant même qu’elle ne se produise: elle sera «brève et limitée», elle n’aura pas pour objectif de renverser le président syrien mais seulement de le «punir» d’avoir utilisé des armes chimiques. Tout le monde y trouvera son compte. Cette tristesse, mêlée à une profonde déception, vient du fait que l’Occident affiche, une fois de plus, une hypocrisie sans borne, foulant du pied ce qui lui reste comme principes humains, qu’il a lui-même érigés en valeurs universelles. D’ailleurs, l’opinion publique dans les pays occidentaux ne semble pas dupe, puisqu’une majorité affirme être opposée à une nouvelle guerre au Moyen-Orient. Encore une fois, ce n’est pas que les gens ont de la sympathie pour le régime syrien, mais c’est que les arguments, un peu trop hâtivement avancés pour justifier une nouvelle aventure guerrière aux conséquences inconnues, ne sont pas assez convaincants. Les centaines de victimes de la présumée attaque chimique de la Ghouta sont-elles les morts de trop, ceux qui ont donné un coup de fouet à la conscience des grands de ce monde? Les 100000 morts, tombés depuis le début du conflit, n’étaient-ils pas suffisants pour réveiller cette conscience? 100500 semble être le chiffre magique, celui qu’il ne faut pas atteindre ou dépasser, au risque de se voir puni par la très respectable communauté internationale. L’autre prétexte, celui de la «ligne rouge» qu’il ne fallait pas franchir, frôle le ridicule. L’utilisation des armes chimiques est donc prohibée et celui qui oserait violer cet interdit en payera le prix. On peut comprendre, par conséquent, que ce n’est pas l’acte en soi de tuer, d’exterminer, d’annihiler, d’écraser, de découper en morceaux, qui est répréhensible, mais l’outil utilisé pour le commettre. Les avions et les tanks du régime ou les machettes des takfiristes ne semblent pas constituer une transgression de la fameuse ligne rouge. Du moment que les gaz toxiques ne sont pas utilisés, les massacres peuvent continuer en toute tranquillité… et impunité. Poursuivons la réflexion. Cette affaire nous pousse à nous demander si ce n’est pas l’identité des victimes qui réveillerait la conscience du «monde civilisé». Cette remarque est légitime, car il semble que cette conscience reste endormie, comme anesthésiée, lorsque 200 paysans se font massacrer dans la «montagne alaouite» de Lattaquié, que 150 civils pro-régime et militaires sont exécutés froidement à Khan al-Assal et que des dizaines de chrétiens sont passés par les armes à Marmarita et Hawash, dans la région de Homs; pour ne citer que les tueries perpétrées en juillet et août. Mais quand des civils pro-rebelles sont tués, le monde s’émeut et crie vengeance. Il y a enfin une dernière possibilité. Ce ne serait pas l’identité des victimes, mais plutôt celle des tueurs présumés qui servirait d’alarme pour réveiller la conscience internationale. Quand les crimes sont imputés au régime, le monde se révolte, condamne, dénonce et veut jouer le rôle de gendarme et de justicier. Cependant, tous deviennent sourds, aveugles et introuvables, quand les massacres sont l’œuvre des rebelles. Plus affolant encore est le manque d’imagination des décideurs américains. Car c’est exactement le même scénario utilisé en 2003 pour justifier l’invasion de l’Irak qui est reproduit dans le cas syrien. Mais le remake est de moindre qualité que l’original, car le réalisateur, Barack Obama, a été formé sur le tas.


 Paul Khalifeh
   
 
 

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