3 questions à Ghassan Moukheiber
Logo

Nº 2946 du vendredi 25 avril 2014

3 questions à Ghassan Moukheiber

  • taille de la police diminution de la taille de police diminution de la taille de police augmentation de la taille de police increase font size
  • A
    De
    Message
    3 questions à Ghassan Moukheiber
    En tant que membre du Bloc du Changement et de la Réforme, vous avez présenté, avec Ziad Kadri, du Bloc du Futur, un projet de loi sur les victimes de...
  •  
Notez cet article
(0 votes)
A- A+

En tant que membre du Bloc du Changement et de la Réforme, vous avez présenté, avec Ziad Kadri, du Bloc du Futur, un projet de loi sur les victimes de disparition forcée. Où en est-il?
Le projet était en gestation depuis quatre ans. Au cours de notre visite en Bosnie, nous avons suivi la politique adoptée dans ce genre de dossiers. Deux grandes communautés se sont affrontées en Bosnie et sont parvenues à gérer une formule ambitieuse de la gestion de la mémoire. Pendant quatre ans, en collaboration avec des juristes et des experts, nous avons étudié la question.

Cette proposition de loi prévoit-elle la mise en place d’une commission nationale indépendante qui aura des compétences absolues pour gérer le dossier?
Pendant deux ans, nous avons étudié la formule la plus rapide: créer une commission par décret ou par une loi. Le décret n’a pas été voté. Nous avons donc présenté ce projet de loi.

Croyez-vous possible qu’il aboutisse maintenant?
Mieux vaut tard que jamais. Certains groupes n’ont pas intérêt à voir ce dossier aller dans le sens que nous proposons. Mais il n’y aura pas d’avenir pour la stabilité si cette question n’est pas réglée une fois pour toutes. Les parents et proches des personnes disparues ont droit à la vérité. En ce qui concerne la Syrie, nous devons agir pour libérer celles qui sont encore en vie et rapatrier les corps des disparues. Nous n’avons pas d’autre choix que de travailler sur cette affaire jusqu’à son aboutissement.

Arlette Kassas

Ecrivez un commentaire

Assurez-vous d’avoir inscrit les informations requises, là où c’est indiqué.

Éditorial
A l’épreuve de la démocratie

Le la est donné à la présidentielle. Ce serait de bon augure, si cela devait nous mener vers une élection démocratique. Hélas, l’incrédulité fait loi et l’homme du 25 mai, tant est qu’il y en ait un, sera-t-il l’homme miracle qui, d’une baguette magique, résoudra la crise aiguë financière et sécuritaire que connaît le pays? Qui ramènera la confiance des citoyens et rendra leur patrie à ceux qui, forcés, ont dû s’expatrier avec femme et enfants? La poignée de main, que le président sortant est censé échanger, en ce jour béni, avec celui qu’il recevra sur le perron du palais présidentiel, opèrera-t-elle le miracle espéré auquel même les plus optimistes n’y croient pas? N’attendra-t-on pas une fois de plus un signe de l’étranger tel, par exemple, un rapprochement saoudo-iranien dont on parle dans les salons politiques? Le président Michel Sleiman, en cédant la place à son successeur, lui transmettra-t-il son sens de la nation qui, pour certains, ne suffit pourtant pas? Ils lui reprochent, disent-ils, son inaction, oubliant les miettes de prérogatives que lui a laissées l’accord de Taëf, si mal appliqué par ailleurs. Il a cependant l’un des rares privilèges, celui de pouvoir rendre au Parlement les lois iniques que le gouvernement Mikati a déposées dans la corbeille de l’équipe Salam confrontée à ce cadeau empoisonné. A titre d’exemple, l’inextricable affaire de la grille des salaires qui aurait pu, avant d’être promise, faire l’objet d’une étude en profondeur par des économistes chevronnés, connus pour leur compétence comme pour leur intégrité dont le Liban, heureusement, ne manque pas. Pourquoi avoir attendu de longs mois jonchés de grèves, d’activités paralysées, de négociations stériles entre syndicats et patronats, avant de faire appel au gouverneur de la Banque centrale le mieux placé pour rendre son verdict? Il n’a pas hésité à semoncer les responsables et à les mettre en garde contre une faillite financière inévitable de l’Etat et désastreuse sur le plan social pour toutes les catégories sociales. Les mesures envisagées, disent les décideurs, pour colmater les brèches, ne font qu’aggraver une situation déjà dramatique. Augmenter l’impôt sur les intérêts bancaires dont souffrent en priorité les classes moyennes, les retraités et les petits épargnants, les autres ont déjà, depuis belle lurette, mis leurs fortunes à l’abri. On dit, à juste titre, que les capitaux sont lâches, mais en l’occurrence il est difficile de critiquer ceux qui, tout en continuant à œuvrer au Liban et à créer de l’emploi, envers et contre tout, cherchent à garantir leur avenir et celui de leurs descendants. Les salariés et les enseignants qui réclament à cor et à cri leurs droits, certes justifiés et surtout promis, ne réalisent-ils pas que la réponse à leurs revendications est une croissance galopante du coût de la vie? Il en a toujours été ainsi. Dès que la rumeur d’une éventuelle hausse des salaires est envisagée, les prix des denrées courantes flambent. Ce n’est évidemment pas la faute des salariés mais celle d’une commission de contrôle des prix, rattachée au ministère de l’Economie, dont on a rarement, pour ne pas dire jamais, vu le fruit du travail. Les établissements scolaires privés, eux, n’ont-ils pas déjà alourdi les écolages? Les parents qui ont déjà subi lourdement le poids des scolarités appellent à un gel de leurs paiements. Alors que nos universités ont toujours été connues pour le haut niveau de leur enseignement et la qualité de leurs professeurs, les parents qui peuvent ou qui se sacrifient pour le faire, envoient leurs jeunes à l’étranger, poursuivre leur formation professionnelle à un coût plus abordable, au risque de leur enlever tout désir de rentrer au bercail. Il ne faut pas non plus oublier, dans les projets de renflouement des finances publiques, la hausse de la TVA. Une mesure qui touche tout le monde. On ne parle même pas du problème des anciens locataires qui, s’ils étaient dans le besoin ce qui ne manquera pas, auraient droit, dit-on, à une aide financière, celle-ci devrait tomber du ciel et non des caisses de l’Etat qui sonnent creux. Les principales sources d’économie sont occultées. Si les biens maritimes reviennent timidement à la surface, nul n’ose parler du coût des escortes officielles des personnalités publiques, des corps de garde qui protègent les bâtiments de l’Etat et qui fourniraient des économies substantielles. Peut-on encore espérer sauver le Pays du Cèdre dont les dirigeants balaient d’un tour de main tous les atouts? Que reste-t-il de ce qui était jadis le lien entre l’Orient et l’Occident? Celui qui, après avoir été le pays du tourisme historique et religieux parmi les plus célèbres, n’est plus évoqué dans les chroniques étrangères que pour son accointance avec les crises régionales dans lesquelles il prend, sans cesse, sa part des dommages collatéraux.


 Mouna Béchara
   

Santé

Cancer colorectal. Une prise de sang pour le bon traitement
Une simple prise de sang pourra peut-être permettre de déterminer les patients pouvant bénéficier d’une thérapie ciblée anticancéreuse. Une équipe…

© Magazine.com.lb 2016 All Rights Reserved