L’hygiène buccodentaire. Un must face aux maladies
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Nº 2948 du vendredi 9 mai 2014

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L’hygiène buccodentaire. Un must face aux maladies

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Des études récentes montrent des liens étroits entre la santé buccodentaire et la santé en général. Bien soigner ses dents permettra, selon les experts, de réduire un nombre important de maladies dont des infections respiratoires, des maladies cardiovasculaires ou encore des problèmes de grossesse. En voici les principales.

 

Les infections respiratoires
Des études récentes ont associé les maladies parodontales aux maladies respiratoires. Les bactéries présentes dans la plaque dentaire peuvent en effet migrer de la bouche aux poumons et causer une infection respiratoire ou aggraver une maladie pulmonaire existante. Les maladies des gencives peuvent par exemple favoriser ou empirer la pneumonie et la bronchite chronique. Les personnes qui ont un système immunitaire faible ou des poumons en mauvais état comme les fumeurs ou les asthmatiques seraient particulièrement sensibles.

 

Les maladies cardiovasculaires
Selon les recherches, il existe un rapport entre les maladies parodontales et les maladies cardiovasculaires. Les maladies des gencives sont associées à une augmentation du risque d’une crise cardiaque. Les personnes atteintes de maladies des gencives présenteraient un plus grand risque de maladies cardiaques et d’accidents vasculaires cérébraux. D’après les experts, ces personnes auraient par exemple deux fois plus de risque d’avoir une crise cardiaque mortelle que celles qui n’ont pas de maladie des gencives. Les scientifiques estiment que les bactéries qui causent la maladie parodontale peuvent se retrouver dans la circulation sanguine et contribuer à l’athérosclérose, un rétrécissement des artères qui peut mener à une obstruction. Il est donc primordial de prendre soin de vos dents et gencives.

 

Le diabète
Il existe un lien certain entre le diabète et les maladies parodontales. Cette association serait même bidirectionnelle d’après les experts. Les études montrent que les maladies de gencives nuisent au bon contrôle du taux de sucre sanguin chez les diabétiques. Elles révèlent également que les personnes vivant avec le diabète ont plus de risques de développer une maladie parodontale. De fait, le diabète triple le risque que la parodontite soit destructrice. Les personnes diabétiques doivent donc prendre au sérieux les maladies de gencives. De plus, le diabète accroît le risque de parodontite sévère et accélère son évolution.

 

Les problèmes de grossesse
Les maladies des gencives se sont avérées un facteur de risque d’avoir des bébés prématurés ou de faible poids à la naissance. Les femmes enceintes qui présentent une parodontite courraient jusqu’à 2,7 fois plus de risque d’accoucher prématurément ou de donner naissance à un enfant de faible poids. Les études montrent également que ces enfants auront une santé plus fragile en vieillissant. L’infection bactérienne des gencives pourrait interférer dans le bon déroulement de la grossesse. Soigner les affections buccales lors d’une grossesse est donc primordial.

 

Les maladies inflammatoires
De nouvelles recherches suggèrent une possible relation entre les maladies parodontales et certaines maladies inflammatoires comme l’arthrite rhumatoïde. Les personnes atteintes de polyarthrite rhumatoïde ont intérêt à prendre particulièrement soin de leurs dents et de leurs gencives. Cette maladie auto-immune augmente le risque buccodentaire. Des études montrent que l’état de santé buccodentaire des sujets souffrant de polyarthrite rhumatoïde est moins bon que celui des autres. Une maladie parodontale est présente chez 66% des patients. Bien se brosser les dents permettrait par ailleurs de retarder l’apparition de l’arthrite. Les chercheurs ont constaté un lien entre la bactérie responsable de la gingivite et l’apparition précoce de l’arthrite, ainsi que la progression plus rapide de la maladie. 



La parodontite en bref
La parodontite est une inflammation des tissus de soutien des dents. C’est la principale cause de la perte des dents chez les personnes âgées. Le risque de souffrir de maladies de gencives augmente avec l’âge. La gingivite est une infection courante qui se manifeste par une enflure des gencives et peut apparaître à tout âge. Elle peut conduire à la parodontite.

Nada Jureidini

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Éditorial
Des lois sur mesure

Dans un pays, berceau de la première faculté de droit de la région, fondée en 1875, les lois élaborées par le gouvernement et votées par des parlementaires à majorité juristes, continuent d’être contestées par d’éminents professeurs de droit et par des constitutionnalistes chevronnés auxquels les dirigeants n’accordent aucun crédit. Est-ce par indifférence ou par souci de protéger des intérêts individuels inavouables? Où en est le Liban, pays message, dont l’Histoire même est sujet à contestation et dont il n’a jamais été possible d’écrire la moindre page sans susciter une crise d’identité? Ce pays où, qu’il s’agisse d’économies, de taxations, d’impositions ou de tout autre secteur financier, économique ou juridique, les lois s’accumulent dans les tiroirs, Place de l’Etoile, faute d’entente ou de vote démocratique. Cela  étant, les lois sont élaborées au hasard des humeurs de ces messieurs du Sérail ou de la Chambre. Le pouvoir, dit la logique, est une continuité. L’héritage du gouvernement Mikati permet-il l’application de ce principe par le gouvernement Salam, déjà handicapé par le spectre du vide institutionnel? Quant aux députés, vont-ils proroger, une fois de plus, et toujours sans aucune légalité, leur propre mandat sous prétexte de n’être pas en mesure d’organiser des élections? Preuve en est leur volonté de ne pas réformer la loi électorale désormais caduque. Tous les prétextes sont bons pour sauvegarder leurs sièges, malgré l’avis du Conseil constitutionnel dont l’action a été artificiellement paralysée. Mais même si l’échéance électorale était respectée, les électeurs potentiels jureraient ne plus se laisser prendre et ne pas répondre aveuglément présents dans les bureaux de vote le jour où ils seront appelés à décider de leurs représentants à travers les urnes. Qu’est-ce que cela changerait? Encore faut-il que ces derniers soient libres de leurs opinions et non hypothéqués par des politiques étrangères. Faute d’obtenir ses droits les plus élémentaires par des circuits naturels et justes, l’électeur jettera son dévolu sur celui qui pourrait devenir son député, le transformant en courtier pour des services personnels. Des anecdotes, à goût amer, circulent, depuis plusieurs années, sur l’attitude bienveillante et les promesses du candidat et… l’arrogance du même, une fois élu. Les locataires de l’hémicycle reviendront sans doute, à quelques exceptions près, regagner leurs fauteuils. L’option qui reste aux Libanais en âge de remplir leur devoir de citoyen est le bulletin blanc ou l’abstention. Généraliser est, certes, injuste, même si les exceptions se font de plus en plus rares. Au moment où, partout dans la région, les rébellions se multiplient pour appeler à la démocratie et à la liberté, d’ailleurs si souvent sans résultat, le Liban s’en écarte allègrement. La Constitution, aujourd’hui objet des débats conflictuels, est bafouée sans vergogne. La vacance du pouvoir semble inévitable pour deux raisons déclarées, plus absurdes l’une que l’autre: le conflit sur un quorum défini au gré des intérêts de chacun et une entorse évidente à la démocratie qu’une partie de la classe politique, armée de sa propre force, ignore totalement en annonçant haut et fort que son candidat sera élu ou personne. Nul ne paraît s’inquiéter des conséquences d’une telle attitude sur l’ensemble de la population dont la situation sociale et économique n’est pas enviable. Il devient fastidieux de rappeler les problèmes qui, depuis plusieurs années, s’aggravent sans arrêt, alors que les gens du pouvoir font la sourde oreille. Enfin, la question cruciale qui se pose, et qui n’est pas d’hier, est celle de savoir où campe la faille de notre système: est-ce dans l’apathie et la corruption de nos administrations? Est-ce la conséquence de la crise aiguë que traversent la région et le Liban? Ou est-ce l’égocentrisme des plus nantis qui font fuir leurs capitaux laissant derrière eux un chômage de plus en plus lourd dans le pays? La réponse à cette question est facile.Ce ne sont pas les politiques qu’il faut changer mais les hommes. Cette conclusion est celle des politologues, des sociologues et des économistes. Reste à ceux qui ont le devoir d’empêcher le vide institutionnel, en espérant que cela soit encore de leur ressort, de réagir très vite afin d’éviterque les catastrophes accumulées ne s’effondrent sur le Liban. La liste de nos maux devient fastidieuse, mais la réalité nous l’impose. Nous pouvons encore rêver, l’espace de quelques jours, que le mauvais sort qui frappe le pays ne soit qu’éphémère et que la crise connaisse un début de solution. Encore faut-il que les prétendus leaders du pays renoncent à leurs accointances étrangères et récupèrent leur liberté d’action, leur indépendance et celle du pays.


 Mouna Béchara
   

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