Lebanon Water Festival. Une dynamique toujours renouvelée
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Nº 2963 du vendredi 22 août 2014

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Le Lebanon Water Festival a lancé la troisième édition de son festival qui inclut, cette année, encore plus d’événements. Du nord au sud, tout au long des plages, les amateurs des sports nautiques profitent de la mer et du soleil!
 

Ces deux dernières années, le Lebanon Water Festival a rassemblé près de 20 000 spectateurs sur la belle côte libanaise. Depuis son lancement en 2012, l’intérêt du public pour les sports nautiques n’a cessé de grandir au Liban et à l’étranger. A travers les plages, il sensibilise la jeunesse à des sports tels que le surf, la plongée, le ski nautique, le kite-surf et le stand-up paddle.
La synergie entre Lebanon Water Festival et Live Love Lebanon crée un partenariat qui met en valeur la richesse et la diversité de la côte méditerranéenne libanaise. Les deux plateformes ont pour but de montrer ce que les plages et la mer ont à offrir. Le Lebanon Water Festival qui se poursuit cette année, jusqu’au 28 septembre, montre l’accessibilité des sports nautiques aux Libanais et aux visiteurs du Liban.
Un des principaux objectifs de l’association est la promotion des sports nautiques tout le long de la côte libanaise qui offre un endroit idéal pour plusieurs activités: Jiyé pour le surf, Tripoli pour le kite-surf et Tyr pour la plongée.
La vocation de Lebanon Water Festival est de promouvoir différents sports. Ainsi, depuis juin, les Libanais ont pu apprendre le ski nautique, le surf, Sup, kite avec des moniteurs sélectionnés et engagés dans le festival. Lebanon Water Festival, en collaboration avec HSC, a également lancé une nouvelle école de voile d’«optimisme» unique dans son genre au Liban, pour entraîner les jeunes aux normes internationales.
Mis à part le repositionnement de la côte libanaise en plateforme pour les sports nautiques, l’environnement reste une priorité dans chacun des événements de l’association. En travaillant avec des ONG, telles qu’Opération Big Blue Association et Arc-en-ciel, pour le nettoyage des plages, Lebanon Water Festival lutte contre la pollution actuelle de la mer et des plages du pays. Quant à Blue Bahr Film Festival, il a pour objectif de sensibiliser les Libanais à la protection de la mer et aux créatures qui y vivent. Avec un écosystème sain, tous pourront profiter de la mer.
Cette année, trois nouveaux lieux, Jounié, Raouché et Ras Maska ajoutent une vague de couleur aux événements. A Raouché, c’est dans la fameuse Grotte des Pigeons que s’est déroulé le concours de stand-up paddle. Les participants ont profité de la magnifique structure naturelle durant toute la course. Les conditions du vent font de Ras Maska, un endroit idéal pour le kite-surf. Et, enfin, la plage Hayali à Jounié est géographiquement parfaite pour la course internationale de 1,5 km de jet-ski.
Du ski nautique au kite-surf, il y a un sport adapté à chacun: une compétition de surf à Jiyé, un concours d’apnée près du Trou bleu à Enfeh et une compétition de photographie sous-marine à Tyr où se trouvent les ruines phéniciennes. Le show de ski nautique international à La Marina clôturera le festival en beauté.
Le Lebanon Water Festival, placé sous le patronage du ministère du Tourisme, ne ménage aucun effort pour encourager les Libanais et les visiteurs du Liban aux sports nautiques. Cette initiative se développe grâce au support de ses partenaires, motivés par la même mission et le même engagement envers le pays et le peuple libanais.

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Éditorial
L’Etat en survie

Bastion de la démocratie au Moyen-Orient, le Liban en a perdu jusqu’à son sens. Les hommes de 1943, qui se sont battus pour l’Indépendance, doivent se retourner dans leurs tombes. Le Pacte national par lequel ils avaient réussi à harmoniser les relations entre les communautés avait sauvé alors le pays de l’effondrement. Retrouverons-nous cette solidarité face aux défis? Des juristes chevronnés s’époumonent à clarifier les termes de notre Constitution, garante de notre vie en commun… mais en vain. Nombreux sont ceux qui font la sourde oreille. Les jeunes, musulmans et chrétiens, étaient, il y a peu de temps encore, soucieux de construire ensemble un édifice social et démocratique. Les choses ont changé. Incapables d’élire un chef d’Etat et de permettre au peuple de choisir ses représentants, selon les règles constitutionnelles, les décideurs, qui sévissent dans les hautes sphères de la politique, ploient, de toute évidence, sous la domination d’une force qu’ils ne contrôlent pas. La léthargie gagne du terrain dans un pays laminé par des ambitions personnelles et des exigences inacceptables. Celles des candidats, affiché ou présenté par les seules initiales, occupent le devant de la scène. Préoccupés par leur quotidien, leur avenir et celui de leurs enfants, dégoûtés par le spectacle d’une certaine caste politique dont le seul souci est de sauvegarder ses privilèges, qui dort sur ses lauriers aussi fanés soient-ils, les citoyens renoncent. Le laxisme et la négligence de leurs problèmes créent un profond malaise populaire et jettent dans la rue les fonctionnaires du secteur public, les enseignants et, bientôt, les étudiants… Les promesses irresponsables, faites par le gouvernement précédent, ne peuvent être tenues par son successeur, faute de financement. Nul n’ignore que les caisses de l’Etat sont vides et que, pour les renflouer, il faut une fois de plus faire payer ces mêmes contribuables auxquels on a fait miroiter un mieux-être matériel. Pendant que toute une population est en danger, que les chrétiens, en particulier, craignent d’être pourchassés, à l’exemple de ceux de Syrie et d’Irak, la communauté maronite implose. Ses chefs se livrent une guerre verbale aussi meurtrière moralement qu’une lutte armée et participent ainsi à l’affaiblissement d’un pouvoir auquel ils aspirent tant. La présidence, ce miroir aux alouettes qui les fait tant rêver, serait-elle plus importante que l’Etat lui-même mis en danger par le vide? A l’ombre d’un Etat fantôme, privés du minimum vital, les citoyens se démènent comme ils peuvent. Appelés à la rescousse, les bateaux générateurs de courant, annoncés à grand fracas, n’en laissent pas moins plusieurs régions démunies ou sévèrement rationnées. Les citernes sillonnent les rues des villes et les routes de montagne, offrant une eau dont, sans mettre en doute sa source, on ne peut que s’interroger sur sa provenance. Peu importe. Les Libanais en ont tant besoin qu’ils ne se posent plus de questions et se contentent, quand ils le peuvent encore, de payer deux fois, ce qu’ils sont en droit d’exiger de l’administration qui les en prive. Pour détourner l’attention des problèmes, aux solutions inextricables, les gestionnaires de nos destinées les contournent en en créant d’autres. Ainsi, ballottés, au gré du bon vouloir des correcteurs, des centaines de milliers d’étudiants sont menacés, à la veille de leur entrée dans la vie universitaire, de n’obtenir pour tout diplôme qu’une attestation. Devront-ils passer un nouvel examen dont le seul résultat serait pris en compte? Enfin un dernier échec, et non le moindre, est celui de l’économie en chute libre qui touche toutes les classes sociales sans exception. Les chefs d’entreprises autant que les salariés. Une récente étude met le Liban à la troisième place sur la liste des investisseurs dans les Emirats. C’est autant de fonds perdus pour le pays et autant de jeunes chômeurs obligés d’émigrer. Ce n’est donc pas sans étonnement que nous avons entendu le ministre libanais des Affaires étrangères, en visite à Bagdad, sommer les Irakiens de ne pas abandonner leur terre. Nous ne sommes pas encore au bout de nos surprises. Mouna Béchara L’Etat en survie Bastion de la démocratie au Moyen-Orient, le Liban en a perdu jusqu’à son sens. Les hommes de 1943, qui se sont battus pour l’Indépendance, doivent se retourner dans leurs tombes. Le Pacte national par lequel ils avaient réussi à harmoniser les relations entre les communautés avait sauvé alors le pays de l’effondrement. Retrouverons-nous cette solidarité face aux défis? Des juristes chevronnés s’époumonent à clarifier les termes de notre Constitution, garante de notre vie en commun… mais en vain. Nombreux sont ceux qui font la sourde oreille. Les jeunes, musulmans et chrétiens, étaient, il y a peu de temps encore, soucieux de construire ensemble un édifice social et démocratique. Les choses ont changé. Incapables d’élire un chef d’Etat et de permettre au peuple de choisir ses représentants, selon les règles constitutionnelles, les décideurs, qui sévissent dans les hautes sphères de la politique, ploient, de toute évidence, sous la domination d’une force qu’ils ne contrôlent pas. La léthargie gagne du terrain dans un pays laminé par des ambitions personnelles et des exigences inacceptables. Celles des candidats, affiché ou présenté par les seules initiales, occupent le devant de la scène. Préoccupés par leur quotidien, leur avenir et celui de leurs enfants, dégoûtés par le spectacle d’une certaine caste politique dont le seul souci est de sauvegarder ses privilèges, qui dort sur ses lauriers aussi fanés soient-ils, les citoyens renoncent. Le laxisme et la négligence de leurs problèmes créent un profond malaise populaire et jettent dans la rue les fonctionnaires du secteur public, les enseignants et, bientôt, les étudiants… Les promesses irresponsables, faites par le gouvernement précédent, ne peuvent être tenues par son successeur, faute de financement. Nul n’ignore que les caisses de l’Etat sont vides et que, pour les renflouer, il faut une fois de plus faire payer ces mêmes contribuables auxquels on a fait miroiter un mieux-être matériel. Pendant que toute une population est en danger, que les chrétiens, en particulier, craignent d’être pourchassés, à l’exemple de ceux de Syrie et d’Irak, la communauté maronite implose. Ses chefs se livrent une guerre verbale aussi meurtrière moralement qu’une lutte armée et participent ainsi à l’affaiblissement d’un pouvoir auquel ils aspirent tant. La présidence, ce miroir aux alouettes qui les fait tant rêver, serait-elle plus importante que l’Etat lui-même mis en danger par le vide? A l’ombre d’un Etat fantôme, privés du minimum vital, les citoyens se démènent comme ils peuvent. Appelés à la rescousse, les bateaux générateurs de courant, annoncés à grand fracas, n’en laissent pas moins plusieurs régions démunies ou sévèrement rationnées. Les citernes sillonnent les rues des villes et les routes de montagne, offrant une eau dont, sans mettre en doute sa source, on ne peut que s’interroger sur sa provenance. Peu importe. Les Libanais en ont tant besoin qu’ils ne se posent plus de questions et se contentent, quand ils le peuvent encore, de payer deux fois, ce qu’ils sont en droit d’exiger de l’administration qui les en prive. Pour détourner l’attention des problèmes, aux solutions inextricables, les gestionnaires de nos destinées les contournent en en créant d’autres. Ainsi, ballottés, au gré du bon vouloir des correcteurs, des centaines de milliers d’étudiants sont menacés, à la veille de leur entrée dans la vie universitaire, de n’obtenir pour tout diplôme qu’une attestation. Devront-ils passer un nouvel examen dont le seul résultat serait pris en compte? Enfin un dernier échec, et non le moindre, est celui de l’économie en chute libre qui touche toutes les classes sociales sans exception. Les chefs d’entreprises autant que les salariés. Une récente étude met le Liban à la troisième place sur la liste des investisseurs dans les Emirats. C’est autant de fonds perdus pour le pays et autant de jeunes chômeurs obligés d’émigrer. Ce n’est donc pas sans étonnement que nous avons entendu le ministre libanais des Affaires étrangères, en visite à Bagdad, sommer les Irakiens de ne pas abandonner leur terre. Nous ne sommes pas encore au bout de nos surprises.


 Mouna Béchara
   
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