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Nº 3101 du vendredi 3 mai 2019

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Dossier (141)

Payer to Partner est la nouvelle stratégie de la compagnie d’assurance Axa Middle East, dans laquelle elle entend passer d’un rôle de payeur de sinistres à celui de partenaire pour une meilleure qualité de vie. Joe Nasnas, Chief operating officer, répond aux questions de Magazine. 
 

Que représente la branche santé et soins médicaux au sein de votre groupe?
Cette branche représente 42% du chiffre d’affaires. Nous sommes en ligne avec le marché qui est réparti de la manière suivante: 30% santé, 37% property and casualty et 33% en assurance-vie. AXA Middle East est classé numéro 2 sur le plan de la santé de l’individu et de la famille avec une part de marché estimée à 12%.  

Avez-vous des partenariats ou des affiliations avec certains établissements hospitaliers au Liban?
Non, nous n’en avons pas mais nous avons des relations avec tous les hôpitaux et les établissements prestataires de services comme les laboratoires et les pharmacies. Nous traitons avec tous, sans aucune préférence, pour l’un ou pour l’autre.

Quels sont les avantages inclus dans vos polices médicales?
Nos avantages sont nombreux et multiples. Notre plan médical n’a aucune limite financière. Nous assurons les nouveau-nés et nous donnons la couverture de garantie de renouvellement à la naissance, tout en couvrant toutes les maladies congénitales sans aucune limite. De même, la police d’assurance englobe les frais de couveuse de manière illimitée. La compagnie AXA prend en charge également les transplantations d’organes ainsi que les maladies mentales. Nous sommes acceptés dans tous les hôpitaux du Liban sans exception, dans plusieurs établissements hospitaliers dans la région du Golfe ainsi qu’en France. Il y a quelques mois, nous avons lancé des produits avec des franchises et des réseaux limités qui permettent de réduire la prime considérablement. Nous mettons également en place un service permettant de faire des examens comme les analyses de sang ou d’urine au domicile ou sur le lieu de travail pour éviter à la personne de se déplacer. Par ailleurs, AXA a lancé un service de prévention visant à pousser le client à se prendre en charge et à faire des examens de routine. De cette manière, nous pouvons détecter les maladies à un stade précoce. Nous offrons aussi des séances de coaching dans le but de faire du sport et de maigrir. Nous estimons qu’aujourd’hui notre métier ne se réduit plus à l’état de simple payeur de sinistres mais à celui de partenaire avec le client. C’est notre stratégie Payer to Partner. Dans cet esprit, nous donnons une formation de Defensive driving dans laquelle on apprend aux jeunes à conduire pendant des intempéries, à ne pas se servir de leurs téléphones portables au volant, etc. Le but des assureurs n’est pas uniquement de payer mais d’aider le client à avoir une vie meilleure et à se prendre en charge lui-même en effectuant des tests de manières routinières tels que la colonoscopie pour les assurés de plus de 50 ans, les mammographies pour les femmes. AXA a aussi introduit un programme de prévention comme celui relatif à la grippe, où les clients se font vacciner gratuitement à leurs bureaux ou domiciles.

Joëlle Seif

Le Naef K. Basile Cancer Institute (NKBCI) du Centre médical de l’Université Américaine de Beyrouth (AUBMC) se présente comme l’un des principaux instituts de lutte contre le cancer chez l’adulte au Liban et dans la région.

La lutte contre le cancer nécessite une équipe dédiée à maintenir les patients suffisamment forts dans leur combat contre l’une des maladies les plus dévastatrices. L’engagement envers les patients au NKBCI va au-delà de la prestation de soins sophistiqués. Le respect des besoins individuels de tous ceux qui sollicitent des soins est mis en avant. Il s’agit de donner aux patients les connaissances et le soutien dont ils ont besoin pour réussir leur combat.
«Nos patients sont au cœur de nos activités. Nous croyons que tous les malades méritent les meilleures modalités de traitement, déclare le directeur du NKBCI, le professeur d’Hématologie et d’Oncologie, Dr Ali Taher. Notre mission est de réduire le fardeau du cancer au Liban et dans la région en appliquant des connaissances et des technologies médicales de pointe et en développant des programmes intégrés et avancés de soins, de recherche, d’éducation et de prévention».

Environnement convivial. Le nouvel établissement du centre de cancérologie adulte dans le bâtiment Halim et Aida Daniel (Daniel ACC) comprend un espace d’accueil spacieux pour les patients et la famille dans un environnement convivial.
Aujourd’hui, cet établissement ultramoderne s’est établi comme un centre multidisciplinaire de référence composé d’une équipe spécialisée d’oncologues et de médecins de différentes spécialités, qui travaillent main dans la main pour fournir une prévention, un diagnostic et un traitement complets du cancer.
Le corps professoral et le personnel médical sont un groupe de leaders nationaux, régionaux et internationaux en recherche clinique et translationnelle. Et le Dr Taher d’expliquer: «Nous sommes les premiers à développer des programmes sous-spécialisés multidisciplinaires pour la gestion des cancers du cerveau, du sein, des poumons, gastro-intestinaux, génito-urinaires, cervico-laryngologie, en plus du programme de soutien et de soins palliatifs, un programme d’hématologie bénigne et maligne et une unité de transplantation de cellules souches. Nous travaillons aussi à développer de nouveau programmes qui s’occupe des séquelles du traitement du cancer tel que les soins cardiaques en oncologie, soins psychologiques et sexuels du patient».
«Au NKBCI, poursuit le Dr Taher, le bien-être de tous nos patients est notre priorité. C’est pourquoi nous avons fait un effort supplémentaire en collaboration avec TIES (Trust, Inspiration, Encouragement and Strength), une ONG qui organise des activités inspirantes et une variété d’activités divertissantes afin d’aider les patients à se détourner de la maladie et à se concentrer sur leur puissance intérieure. Grâce à notre collaboration, nous avons pu mettre en place un programme psychosocial qui accompagne les patients tout au long de leur séjour dans notre centre et les aide à atténuer leur détresse émotionnelle».

Fonds de soutien. Le cancer représente un lourd fardeau pour les patients, les tiers payeurs ainsi que pour d’autres entités gouvernementales de la communauté, comme le ministère libanais de la Santé. En tant que tel, NKBCI joue un rôle vital dans le soutien à ses patients par le biais du Fonds de soutien contre le cancer grâce au lancement du Cancer Support Fund (CSF), créé en mars 2018 par Mme Hala Dahdah Abou Jaber et le Dr Taher. Son but est de venir en aide aux patients adultes nécessiteux, atteints du cancer.
NKBCI comprend cinq unités de service principales: l’unité de traitement de chimiothérapie ambulatoire, les cliniques externes d’oncologie, l’unité de soins hospitaliers, l’unité de greffe de cellules souches et l’unité de radiothérapie. «Nous avons également une unité de gestion de données et de recherche clinique qui gère toutes les recherches en cours sur le cancer ainsi que les essais cliniques et translationnels en cours dans l’établissement, souligne encore le Dr Taher. Le but est de contribuer à l’évolution des traitements contre le cancer pour qu’ils deviennent plus précis, orientés et ciblés et aboutir à un résultat plus efficace dans la lutte contre le cancer». L’histoire de l’institut remonte à un généreux don de la Fondation Naef K. Basile, à la suite du décès du Dr Naef Basile, un gynécologue-obstétricien américano-libanais qui souhaitait depuis toujours donner à son pays natal. Depuis sa création en 1995, l’institut a relevé le défi d’aller de l’avant, en mettant en place des programmes aidant à la détection précoce du cancer et en améliorant les résultats pour les patients.

Normes internationales. «Notre programme de greffe de moelle osseuse est accrédité par JACIE, explique le Dr Taher. La première greffe de cellules souches provenant de donneurs non apparentés au Liban y a été effectuée, ainsi que plus de 100 transplants de cellules souches par an». D’autres services uniques sont disponibles au service de radiothérapie, dont les équipements de pointe fournissent aux patients le meilleur traitement de radiothérapie avec des effets secondaires réduits. L’équipe du département a également effectué la première ablation par radiofréquence d’une masse mammaire au Liban.
Les soins infirmiers au NKBCI sont également dirigés par un groupe spécialisé d’infirmières en oncologie (l’AUBMC est le premier centre médical avec la désignation MAGNET dans la région du Moyen-Orient) et de pharmaciens spécialisés en oncologie.
Pour étendre ses soins au-delà des frontières libanaises, NKBCI a introduit les normes de soins internationales à l’AUBMC et a établi, par conséquent, des liens d’échanges solides avec d’autres centres d’excellence régionaux et internationaux sur le cancer, tels que le King Hussein Cancer Centre (KHCC), le MD Anderson Cancer Center (MDACC) et le Memorial Sloan Kettering Cancer Centre (MSKCC). Cette collaboration concerne des domaines tels que la recherche avancée et les comités internationaux de recherche sur les tumeurs afin de discuter de conditions de patients complexes, de prendre part à des conférences scientifiques ainsi que de participer davantage aux programmes de formation pour les médecins en cours de spécialisation.
«Faire progresser les soins du cancer est une grande responsabilité. Au NKBCI, nous cherchons continuellement à fournir à nos patients les dernières technologies, les traitements fournis par les médecins experts sous-spécialisés et les soignants de santé certifiés ainsi que les activités communautaires dirigées pour améliorer les connaissances publiques. Ce qui nous unit, c’est l’objectif général d’intervenir tôt, de fournir des soins optimaux contre le cancer et d’améliorer les résultats pour les patients», conclut le Dr Ali Taher.

Liliane Mokbel

Un havre de paix. Le Domaine du Rocher, Centre de réhabilitation et de gériatrie, porte bien son nom. Visite guidée des lieux. 

Nichée dans la montagne de Daroun, entre Bkerké et Harissa, entourée d’une forêt et de pins, se dresse une bâtisse de 5 étages, accessible par une route privée. Cela aurait pu être un hôtel de luxe, mais le propriétaire des lieux, Gustave Fayard alias Ghassan Fayad, a choisi d’offrir cette ambiance à ceux qui en ont réellement besoin. Sur une superficie de 2 500 m2, 24 suites offrent une vue imprenable sur la baie de Jounié et les montagnes alentours. Gustave Fayard a relevé le défi de créer sous un même toit un centre de réhabilitation pour jeunes toxicomanes et un centre de gériatrie pour personnes du 3ème âge. «Nous avons déjà tenté cette expérience avec 6 personnes et les résultats ont été très positifs.

Normes européennes. Doté d’appareils d’appoints, avec des services et des soins médicaux assurés 24h/24h, les  suites ont été conçues selon les normes européennes les plus avancées. Les fenêtres disposent d’une ouverture sécurisée de 12 cm. Les murs comportent un papier peint antibactérien et le sol est en vinyle. Les salles de bain sont aménagées de manière à permettre une rotation de 360 degrés des chaises roulantes et le sol est antidérapant au cas où une personne s’y trouve pieds nus. Les lits sont indiqués pour les personnes en réhabilitation ainsi que pour les personnes âgées et celles souffrant d’Alzheimer. «Ils permettent aux résidents de s’asseoir tout en restant dans leur lit. Chaque chambre est dotée de deux caméras. Une première, reliée à un écran, permet d’avoir des conversations via Skype avec les familles qui se trouvent souvent en dehors du pays. Une deuxième caméra de surveillance est reliée d’une part au bureau des infirmières et d’autre part à une application mobile permettant aux familles de suivre ce qui se passe dans la chambre 24h/24h. En outre, chaque suite est dotée d’un mini bar et dispose de suffisamment d’espace pour être personnalisée».

Protocoles plus courts. Alors que les autres établissements offrent des programmes répartis sur 18 mois, au cours desquels les toxicomanes sont coupés du monde, ce qui est trop long pour des jeunes qui étudient ou travaillent, le Domaine du Rocher, centre privé, offre des protocoles similaires à ceux que proposent les Suisses et les Anglais, durant entre 13 et 18 semaines, au tiers des tarifs pratiqués en Suisse.
La séparation entre la partie réservée aux personnes du 3ème âge et celle des jeunes toxicomanes est conçue de manière très subtile, par les marches d’un escalier. Si la presque totalité des chambres dispose d’une vue sur la mer, quelques suites bénéficient d’un jardin privé. «Nous avons fait exprès de laisser celui-ci à l’état naturel pour permettre à son occupant de le planter et de l’aménager à sa guise. Les psychiatres ont estimé que les couleurs, la vue et l’architecture des lieux représentaient 25% du traitement», souligne M. Fayard.
Une salle polyvalente, avec accès au jardin, fait office de salle à manger commune, de salle d’exercices ou de lieu pour jouer aux cartes ou regarder la télévision. Aucune trace de chaise roulante, par contre des fauteuils en cuir mobiles servent aussi bien à déplacer les résidents que pour leur permettre de s’allonger devant les baies vitrées pour profiter de la vue. «Notre souci est de préserver la dignité des résidents», confie le propriétaire. Tous les dimanches, la terrasse accueille un buffet pour réunir les familles à déjeuner.

Joëlle Seif

Lebanese American university (LAU) Medical Center - Rizk Hospital est en plein élan vers le futur. Un plan stratégique quinquennal 2018-2023, Integrated Strategic Plan, a été élaboré en parfaite symbiose entre l’hôpital et la faculté de médecine. Ce plan a été piloté notamment par un Comité, le «Steering Committee», présidé par le président de l’université, le Dr Joseph Jabbra.


L’ultime objectif du plan stratégique est de transformer l’hôpital en un Centre hospitalier universitaire de premier plan dans la région, grâce à une éducation innovante et à des soins de santé de qualité supérieure, centrés sur le patient (Patient Centered Care), en partenariat étroit avec des professionnels de grande compétence. Fondé en 1925 par le Dr Toufic I. Rizk, l’hôpital est vendu le 30 juin 2009 en totalité à la Lebanese American University par le Dr Assaad T. Rizk, qui souhaitait lui donner une autre dimension, celle d’un hôpital universitaire d’envergure.   
Il s’agit du premier hôpital au Liban à être certifié en 2002 ISO 9001 (V: 2000) pour son système de gestion de la qualité. Il est régulièrement audité, tous les six mois, par la société australienne/canadienne UMB/Sai Global. Aujourd’hui, le LAU Medical Center-Rizk Hospital s’attèle à mettre en œuvre les standards d’accréditation des hôpitaux émis par le ministère de la Santé en janvier 2019 et postule pour une accréditation américaine, auprès de la Joint Commission International (JCI).

Centre d’AVC. Attaché à l’excellence des soins aux patients tout en poursuivant un enseignement, une recherche et une innovation de grande qualité, le LAU Medical Center – Rizk Hospital a développé son nouveau centre d’excellence d’Accidents vasculaires cérébraux (AVC), le Comprehensive Stroke Center, initié par le Pr Michel Mawad, une référence mondiale en neuroradiologie, qui a été à l’origine de la création de plusieurs centres de traitement de ce type aux Etats-Unis et à Abou Dhabi. Ce centre, qui traite tout le spectre des AVC, accueille les urgences de neurologie.
Première de cette envergure au pays du cèdre, cette structure permet de prodiguer les meilleurs soins aux patients et à ceux qui sont à risque de développer un accident vasculaire cérébral. Ce genre d’accident est le plus sérieux et le plus répandu parmi les urgences médicales. Il figurerait parmi les deuxièmes causes de décès dans le monde et les premières causes d’invalidité. Entre l’apparition des symptômes de l’AVC et le traitement, la rapidité de l’intervention médicale peut faire la différence entre la survie, l’invalidité de la victime ou le décès. Un système de transport intégré rapide a été lancé en mars 2018, impliquant des hélicoptères de l’armée libanaise, la Croix-Rouge et l’héliport de l’hôpital. Ce centre est opérationnel depuis plus d’un an.

Les maladies cardio-vasculaires. Le service de maladies cardio-vasculaires est dirigé par le Pr Georges Ghanem, pionnier au Liban dans les interventions cardiaques invasives depuis le début des années 90 avec la pose du premier stent intra-coronarien jusqu’à ces dernières années avec les premières interventions vasculaires (TAVI, Mitra Clip). Ce service s’adresse à tous les patients depuis la prévention cardiovasculaire jusqu’aux maladies les plus compliquées nécessitant un degré de compétences développé avec du matériel et des équipes bien rodées.

L’Orthopédie et la Médecine du Sport. Ce service de pointe dirige par le Professeur associé Chahine Assi, est devenu un centre de référence pour la chirurgie de la colonne vertébrale par voie chirurgicale et par voie endoscopique, ainsi que pour la chirurgie de la hanche, du genou, de l’épaule et du pied. Au LAU Medical Center - Rizk Hospital, les sportifs ont accès à des soins complets et sophistiqués, dispensés par une équipe de médecins spécialistes en la matière et de physiothérapeutes spécialisés dans tous les types de blessures liées au sport.
 
L’Hémato-Oncologie. Le service de traitement du cancer, qui ne cesse malheureusement de progresser au Liban, est dirigé par le Dr Hady Ghanem. Ce département s’est développé aussi bien en recrutant des médecins spécialistes formés dans les meilleurs centres aux Etats-Unis, qu’en activité (l’unité de jour ainsi que l’unité de malades hospitalisés). Le traitement complet du patient est assuré aussi bien sur le plan médical que chirurgical dans l’enceinte du Centre hospitalier universitaire.

La Chirurgie Ambulatoire
La chirurgie par voie endoscopique. Cette chirurgie innovatrice s’est extrêmement bien développée à l’hôpital ces dernières années et s’est vue renforcée avec le recrutement du nouveau Chef de Département de Chirurgie, le Pr Bassem Safadi, spécialiste de la chirurgie bariatrique. Au cours de cette année, il est prévu de développer un Centre spécialisé de l’obésité où les malades seront entièrement pris en charge par une équipe de chirurgiens spécialisés, des médecins endocrinologues, des nutritionnistes et même des physiothérapeutes.

L’ophtalmologie. Ce Département, qui avait fait la réussite de l’hôpital depuis sa création en 1992, est dirigé aujourd’hui par le Pr Nicolas Ghazi, un grand nom de la chirurgie de la rétine. Il est détenteur de la Certification de l’American Board of Ophtalmology et a cumulé une expérience au King Khaled Specialist Hospital, en Arabie saoudite, puis à la Cleveland Clinic - Abou Dhabi. Le LAU Medical Center-Rizk Hospital est conscient qu’un ophtalmologue ne peut pas être un expert de toutes les maladies de l’œil. Aussi, ce département fonctionne-t-il avec de nombreuses sous-spécialités suivant le modèle américain. De plus, l’hôpital a acquis l’Optos, une machine très performante d’imagerie rétinienne, une première au Liban.

L’ORL. Le Département de chirurgie de l’oreille, du nez, de la gorge, de la tête et du cou, conduit par Pr Alain Sabri, fournit un grand nombre de traitements avancés, notamment la chirurgie de tumeurs cancéreuses, la réhabilitation et le traitement des problèmes d’audition. Il est doté des dernières techniques de diagnostic et de traitement. Un étage entier lui est consacré.

Un hôpital pour tous. Sami A. Rizk, le Directeur général de l’hôpital, cite certaines autres spécificités de l’hôpital, qui complètent le spectre des spécialités médicales et chirurgicales. Il souligne que le nombre de lits du campus actuel passera à 250 fin 2020, et les blocs opératoires à onze salles. En 2023, l’hôpital sera doté de 315 lits et un nouveau plan stratégique post-2023 est en gestation. Le réseau hospitalier continue de s’étendre avec l’acquisition d’un hôpital de près de 40 lits, appartenant aux moines maronites à Jounié, qui portera le nom de LAU Medical Center - St John Hospital.

Liliane Mokbel

La mission de l’hôpital Eye & Ear est d’être le centre le plus avancé au Moyen-Orient pour le diagnostic et le traitement des troubles oculaires, des oreilles, du nez et du larynx ainsi que la chirurgie plastique et reconstructive du visage.

L’hôpital Eye & Ear est le deuxième hôpital spécialisé au Moyen-Orient après l’hôpital King Khaled en Arabie saoudite. Son fondateur, le Pr Alex Jalkh, a été un collaborateur du professeur émérite à la Harvard Medical School, Charles Schepens, qui est considéré comme étant le père et l’inventeur de la chirurgie des décollements de rétine. Il a été élu parmi les dix ophtalmologues les plus réputés du XXe siècle par l’American Academy of Ophthalmology.
Le personnel médical de l’hôpital Eye & Ear est hautement qualifié, la plupart de ses membres détiennent une formation de sous-spécialité acquise dans les institutions européennes ou américaines les plus réputées. Certains occupent des postes d’enseignant à l’université du Saint-Esprit de Kaslik et à l’université Saint-Joseph.
Les équipements de Eye & Ear sont à la pointe de la technologie. En tant que centre spécialisé, il peut constamment renouveler ses équipements dont le coût est très élevé, afin d’assurer le matériel le plus récent mis à la disposition des spécialistes et de leurs patients, pour garantir les meilleurs services et la plus haute qualité de médecine.
Vu la difficulté de la spécialisation médicale dans les hôpitaux en Europe et aux Etats-Unis, il est impératif de fournir une éducation médicale de pointe et d’assurer la transmission du savoir aux nouvelles générations afin de garder un très haut niveau de médecine aux étudiants libanais. A cet effet, un protocole a été signé d’abord avec l’USJ, en juin 1997, et le 9 juin 2011 avec l’USEK, où l’hôpital Eye & Ear a acquis le titre en tant qu’hôpital d’enseignement universitaire.
L’hôpital Eye and Ear compte plus de 50 médecins et environ 85 employés qui travaillent tous dans un même but: la satisfaction du patient et l’obtention des meilleurs résultats.
Des chiffres qui parlent. Dès qu’un patient se présente à l’hôpital, il est pris en charge par un personnel qualifié qui lui fournit les meilleurs soins possibles.
Depuis 1995, Eye & Ear Hospital assure l’excellence dans les domaines de la santé, la recherche et l’éducation. En 24 ans d’existence, les chiffres sont éloquents:
● 1 157 751 visites reçues en consultations externes.
● 311 235 dossiers médicaux établis, soit un dossier pour chaque patient qui a été examiné à l’hôpital.
● 134 408 opérations réalisées au bloc opératoire et au Centre de chirurgie réfractive.
● 43 700 visites aux urgences.
● 6 salles d’opérations sont mises à la disposition des chirurgiens.
● 36 lits qui sont à la disposition des patients.
Vu les résultats réalisés durant les 24 ans de service et l’enseignement universitaire qui y est prodigué, Eye & Ear est considéré comme un centre de référence pour les hôpitaux au Liban et au Moyen-Orient. Sa réputation, son histoire, ses excellents services et son expérience l’ont sans aucun doute placé parmi les hôpitaux les plus importants du pays.
Durant la première décennie des années 2000, Eye & Ear Hospital recevait un nombre important de patients de tout le Moyen-Orient et surtout des pays du Golfe. Le tourisme médical était à son pic. Cependant, ce phénomène a baissé vu les événements et la situation sécuritaire, même si actuellement elle est en amélioration.   
Toutefois, au fil des années, la croissance et l’essor de l’hôpital ont été en évolution permanente. La confiance dans un avenir toujours prometteur est une source d’optimisme certain.

Fondé en 1995
L’hôpital Eye & Ear a été fondé en 1995 par le Pr Alex Jalkh, professeur assistant en Ophtalmologie à la Harvard Medical School de Boston et par son frère le Dr Pierre Jalkh. Le Pr Alex Jalkh a passé 20 ans en tant que spécialiste de la rétine au Massachusetts Eye and Ear et au Schepens Retina Associates dont il fut le directeur du programme de fellowship. Ces deux instituts relèvent de l’université de Harvard, où le Pr Jalkh a travaillé comme chercheur dans le programme de chirurgie de la rétine et du vitré au Schepens Eye Research Institute.




 

L’Hôtel-Dieu de France (HDF) se positionne, dans le cadre de sa stratégie Vision 2020, comme un centre de référence régional pour les grossesses et les accouchements.

Dans le cadre de sa stratégie Vision 2020, visant à développer et à améliorer tous ses départements médicaux et non-médicaux, l’Hôtel-Dieu de France (HDF) s’est non seulement lancé dans la rénovation et le réaménagement de ses locaux, mais a également adopté et mis en œuvre des normes et des politiques internationales au sein de son établissement. Actuellement, l’hôpital travaille à mettre à jour et à agrandir le service de maternité et d’accouchement afin d’introduire un pôle de maternité complet englobant tous les besoins mère-enfant.

Un centre de référence régional
Sur le plan médical, l’Hôtel-Dieu de France est considéré comme un centre de référence régional pour les grossesses pathologiques et les maladies gynécologiques et oncologiques de la femme. Il figure parmi les seuls trois hôpitaux au Liban qui prennent en charge les complications développées de grossesse comme le placenta percreta/increta.
Pour le côté stratégies et politiques, l’Hôtel-Dieu a reçu la distinction «Initiative Hôpital ami des bébés» (IHAB) décernée par l’OMS et l’Unicef, et suit donc les politiques élaborées par ces organisations. Ces politiques doivent être identifiées et reconnues par tout le personnel de santé des services de maternité et de pédiatrie, et feront partie de la nouvelle accréditation libanaise qui va voir le jour prochainement. L’IHAB a pour objectifs de former le personnel soignant, de favoriser l’allaitement, d’assurer le contact peau à peau, d’éduquer les mères, leur accorder un accès illimité à leur bébé et leur créer un groupe de soutien continu.
De même, l’HDF est le seul établissement libanais du Réseau Mère-Enfant de la Francophonie (RMEF) depuis 16 ans. Le RMEF s’est réuni pour la première fois au Liban du 29 avril au 3 mai, une semaine au cours de laquelle médecins, sages-femmes, infirmières et agents de santé ont échangé leurs expériences et opinions professionnelles sur nombre de sujets relatifs à la mère et à son enfant.

Accouchement aquatique
Du côté des rénovations, un pôle de maternité complet comprenant des salles équipées d’un matériel de pointe a été conçu pour consolider la relation de la mère avec son enfant dès les premiers instants de la naissance. Ce pôle est géré par une équipe de spécialistes chargés de fournir des services et un suivi continu afin d’introduire les mères aux soins des nouveau-nés et à les inciter à l’allaitement au sein, renforçant ainsi la relation entre la mère et son enfant.
Outre le nouveau pôle de maternité, et grâce à la distinction IHAB, l’HDF accueille les femmes désirant un accouchement naturel ou non conventionnel, comme l’accouchement aquatique, et leur fournit le suivi médical et infirmier nécessaire.
L’accouchement aquatique, qui reste toujours une méthode étrangère d’accouchement au Liban et au Moyen-Orient, possède beaucoup de bénéfices, surtout que l’eau a un effet bien connu: elle relaxe! En outre, les propriétés antispasmodiques de l’eau aident à réduire la douleur de l’accouchement.
Les préparations à cet accouchement ne se limitent pas au local et à ses équipements. Les parents sont fortement encouragés à assister à des séances de préparation et d’éducation pour créer une ambiance aussi saine que relaxante et accueillante. Une équipe de sages-femmes, d’infirmières et de médecins gère l’accouchement et accompagne la mère dès son arrivée à l’hôpital jusqu’à son départ.
Voici le témoignage d’une des mères qui ont choisi l’accouchement aquatique à l’HDF:
«Au début, mon mari n’a pas aimé l’idée d’un accouchement aquatique car il n’en connaissait rien et pensait que c’était un accouchement à risque. Mais grâce aux séances de préparation avec la sage-femme, il a changé d’avis et, maintenant, il encourage les autres couples à vivre cette expérience. Pour moi, le soutien et les encouragements que mon mari m’a donnés pendant l’accouchement m’ont immensément aidée. Sa participation à la naissance de son fils était formidable, surtout que les hommes n’assistent pas généralement à la naissance de leurs enfants».

 

 



Centre de Réhabilitation Laetitia Hatem
Prestations multidisciplinaires

Distingué par sa multidisciplinarité et son équipement de pointe, il n’est guère surprenant que le Centre de Réhabilitation Laetitia Hatem (LHRC) de l’Hôtel-Dieu de France soit une référence d’excellence au Liban, et même au Moyen-Orient.

Doté d’une équipe de dix physiothérapeutes, trois orthophonistes, trois psychomotriciennes, une ergothérapeute et d’un cadre supérieur garant de la qualité, dirigés par un médecin physique et réhabilitation, le centre a effectué durant l’année 2018 plus de 30 000 séances de réhabilitation et vise à atteindre un nombre toujours plus croissant en 2019. En effet, le LHRC est le seul centre au Liban qui prodigue une prestation multidisciplinaire de réhabilitation: la physiothérapie, l’orthophonie, l’ergothérapie, la psychomotricité et la balnéothérapie. Et c’est grâce à cette prise en charge globale que le centre assure une réhabilitation dans différentes disciplines dont les maladies rhumatismales, la traumatologie, les accidents du sport, la réadaptation à l’effort, la rééducation respiratoire adulte et pédiatrique, le drainage lymphatique, la rééducation périnéale, la rééducation vestibulaire, la posturologie, la balnéothérapie, la dysphagie et les problèmes de langage, entre autres…
Outre cette prise en charge offerte aux malades externes, l’équipe du centre assure un traitement de rééducation pour les patients hospitalisés durant leur séjour à l’hôpital. Et dans l’optique d’avoir une prestation de haute qualité, un programme de réhabilitation est établi par un médecin spécialisé. Les soins sont fournis particulièrement dans les services d’orthopédie, de neurologie, de neurochirurgie, de chirurgie cardiaque adulte et pédiatrique, de pédiatrie, de neuro-pédiatrie, de soins palliatifs et de soins intensifs chirurgicaux et médicaux.
Que ce soit pour un patient hospitalisé ou externe, le thérapeute prépare un plan de traitement personnalisé qui est documenté et tracé après chaque séance. L’évaluation du patient est effectuée au début, au milieu et à la fin de chaque traitement.
La formation multidisciplinaire des physiothérapeutes reste leur plus grand atout. L’équipe suit un plan de formation continue et permanente durant l’année, ciblée vers les nouvelles techniques et actualités en termes de réhabilitation.
Effectivement, non seulement le centre possède un équipement de pointe, mais il détient aussi un matériel unique au Liban comme la «Kinéo», spécialement conçue pour les athlètes afin de tester et d’améliorer leur endurance.
De même, un projet d’implantation d’un laboratoire de rééducation du vertige, premier et unique en son genre au Liban, verra le jour prochainement.
Quant à la vision du LHRC, elle ne se limite pas à agrandir et développer le centre existant par des équipements ou par des formations annuelles de l’équipe professionnelle, mais vise à instaurer un hôpital de jour de réhabilitation pour révolutionner la réhabilitation physique dans la région Mena.

 

Les têtes couronnées, les dirigeants politiques et les grosses fortunes du monde arabe viennent au Liban pour se faire soigner. Ce n’est un secret pour personne, leurs séjours hospitaliers sont fortement médiatisés. Pour maintenir le niveau, les hôpitaux ne lésinent pas sur les moyens.

Beyrouth était connu pour être l’hôpital des Arabes au XXème siècle. Au début du XXIème, la capitale libanaise a gagné des galons dans ce domaine. Les hôpitaux universitaires, les hôpitaux haut de gamme et les cliniques privées se multiplient, se livrant une concurrence en termes «de fournisseur de soins de santé de qualité».
L’excellence étant leur mot d’ordre, ils ne lésinent pas sur les investissements. Ils se dotent d’équipements médicaux à la pointe de la technologie et n’hésitent pas à les renouveler. Chacun, dans une ou plusieurs spécialités chirurgicales, cherche à devenir la référence en termes de performance. Ils recrutent les meilleures ressources humaines au niveau des médecins et des cadres d’aides-soignants compétents.

Les enquêtes ont montré que le Libanais aurait tendance à choisir a priori son médecin traitant et à le suivre dans l’établissement où il opère. Ce comportement des patients locaux a encouragé de nombreux hôpitaux au Liban à attirer les médecins les plus qualifiés. Le pays du cèdre bénéficie d’une formation académique et pédagogique avancée au sein de sa population, dont une grande partie est orientée vers les soins de santé. Il y aurait 3,54 médecins pour 1 000 individus, soit le double de la moyenne de la région. Le niveau élevé d’éducation dans d’autres secteurs, telle que la technologie, permet également aux hôpitaux libanais de rester compétitifs dans la région en améliorant les services offerts et en modernisant leurs équipements.

Offre excédentaire

Le système libanais est dominé par le secteur privé, qui fournit 90% du total des services selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Toutefois, l’absence de réglementation du secteur privé a conduit l’industrie à avoir une offre excédentaire d’hôpitaux privés concentrés dans un domaine. Le secteur hospitalier souffre de distorsions à différents niveaux, notamment une répartition géographique inégale. Le Libanais jouit  actuellement d’une espérance de vie moyenne de 80 ans contre 73,4 ans dans la région. Cette bonne moyenne est principalement imputable aux dépenses de santé élevées par habitant et aux normes de soins de santé supérieures à la moyenne. Cependant, l’espérance de vie des personnes est liée à un nombre croissant de maladies chroniques et à un besoin accru de soins de santé. Une augmentation de l’espérance de vie aura un effet positif sur l’utilisation future des services hospitaliers. Les dépenses totales par habitant au Liban ont augmenté à un taux moyen de 3,81% entre 1996 et 2011. Après 2011, on a constaté une hausse remarquable de ces dépenses, enregistrant une moyenne de 6,32%. En 2014, les dépenses de santé par habitant étaient de 622$, figurant parmi les plus élevées dans le monde.
Le droit aux soins de santé. L’Etat libanais a reconnu par une loi le droit de chaque citoyen à bénéficier de soins médicaux à la lumière des principes du droit de l’homme à vivre dans la dignité. La loi sur les droits des patients et le consentement éclairé a été promulguée le 11/2/2004, stipulant que «le patient a le droit, dans le cadre d’un système de santé et de protection sociale, de recevoir des soins appropriés à sa situation dans le respect de l’éthique médicale. Cette loi a prévu le droit d’accès aux informations et la nécessité d’approuver le travail médical. Parallèlement, selon les chiffres du ministère de la Santé, 249 000 patients ont été admis dans les hôpitaux publics en 2018. En outre, grâce au contrôle d’une tierce partie (TPA) la facture hospitalière a reculé à 4,3% des crédits alloués à l’hospitalisation en 2018 contre 11,6% en 2016. Il faut souligner que le ministère de la Santé a reçu sur sa hotline (1795) 1 214 appels répartis comme suit: 29% des plaintes relatives à la sécurité de l’alimentation; 27% des plaintes contre les hôpitaux publics et privés.
En conclusion, les dépenses publiques de santé, exprimées en pourcentage des dépenses totales, ont diminué et les dépenses totales consacrées à la santé par habitant ont augmenté, ce qui indique un transfert du fardeau de la facture médicale et de santé du gouvernement aux ménages.
Le Liban compte 134 hôpitaux privés dont 4 sont des hôpitaux universitaires. La plus forte concentration d’hôpitaux privés se trouve au Mont-Liban, suivi du Liban-nord, le nombre le plus faible se trouvant à Nabatiyé.

Liliane Mokbel

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Éditorial
Un budget en deçà des ambitions

Le projet de budget 2019 proposé par le ministre Ali Hassan Khalil prévoit une réduction du déficit à travers une compression des dépenses de l’Etat. Toutefois, les mesures envisagées semblent plus motivées par le souci de répondre aux attentes de la communauté internationale afin de débloquer les fonds de la conférence Paris IV que par une réelle volonté d’assainir sérieusement les finances publiques et de jeter les bases d’une réforme sur le long terme. Le texte initial examiné par le Conseil des ministres mardi, et qui sera revu à maintes reprises avant d’être voté par le Parlement, prévoit des dépenses de 26 031 milliards de livres et des recettes de 18 256 milliards, soit un déficit de 5 352 milliards de livres, ou 3,55 milliards de dollars. Conformément à ces chiffres, le déficit s’élèverait à 5,95% du Produit intérieur brut (PIB). Mais c’est sans compter les avances octroyées à l’Electricité du Liban (EDL) pour acheter le fuel, qui seraient de 1,13 milliard de dollars, ce qui signifie que le déficit réel avoisinerait les 8% du PIB. Cette tentative d’enjoliver les chiffres prouve que les préposés à la gestion des deniers publics n’ont pas rompu avec cette fâcheuse manie d’user de mesures cosmétiques pour maquiller la réalité. Mais ce n’est pas la seule tare du projet. Une première lecture montre que les autorités financières tablent plus sur une réduction des dépenses que sur une amélioration des recettes. La tentative de revoir à la baisse les gros budgets et de combattre le gaspillage est certes louable, elle semble cependant sinon arbitraire du moins sélective. Sur les 500 milliards de livres d’économies faites sur les fonds alloués à certains ministères et administrations, la moitié (252 milliards de L.L.) est supportée par le ministère de la Défense, qui voit son budget passer de 3 199 milliards à 2 946 milliards de livres. Le ministère de l’Intérieur, lui, est amputé de seulement 17 milliards de livres (1 652 au lieu de 1 670 milliards); celui du Travail de 24 milliards (365 au lieu de 389 milliards); les Travaux publics perdent 73,6 milliards (368 au lieu de 441 milliards) etc.D’autres ministères voient leurs budgets augmenter, comme celui de l’Energie et de l’Eau, qui passe de 328 milliards à 400 milliards de L.L.; celui des Affaires sociales s’élève à 340 milliards au lieu de 228 milliards. Le plus frappant est l’augmentation du budget de la présidence du Conseil (qui passe de 1 523 à 1 592 milliards de L.L.), alors que les fonds alloués à la présidence de la République et au Parlement baissent respectivement de 2,1 milliards et 5,6 milliards de livres. Cela montre que la «mentalité» des préposés à la gestion des finances publiques n’a pas changé sinon comment expliquer le fait que le Grand Sérail continue de gérer une multitude de caisses et de fonds pour lesquels sont alloués plus d’un milliard de dollars, sans véritable audit et sans qu’aucune coupe ne soit opérée dans ces généreux budgets.La principale augmentation des recettes proviendrait de la hausse de l’impôt sur les dépôts bancaires qui passerait de 7 à 10%, et qui drainerait plus de 900 milliards de livres. Sinon, il y a peu de mesures pour pénaliser ceux qui ont fait des centaines de millions de dollars dans l’illégalité, comme les empiètements sur le domaine public maritime: les exemptions douanières qui permettent aux institutions religieuses d’user et d’abuser de leurs privilèges en important des produits pour le compte de commerçants, qui le revendent sur le marché en faisant du dumping des prix etc…Et évidemment, il n’est nulle part question de récupérer ne serait-ce qu’une infime partie des milliards de dollars détournés ou volés par les pontes du système.  


 Paul Khalifeh
   

Combien ça coûte

Un baptême
L’Eglise «vit», en grande partie, grâce aux quêtes dominicales et aux donations. Il n’existe pas de tarification officielle pour l’organisation d’un baptême. Toutefois, certains frais peuvent être estimés. «Le baptême…

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