Confidences Liban
Logo

Nº 2895 du vendredi 03 Mai 2013

Confidences Liban

  • taille de la police diminution de la taille de police diminution de la taille de police augmentation de la taille de police increase font size
  • A
    De
    Message
    Confidences Liban
    Ghazi Aridi conserve son rôle de médiateur Après les nombreuses fuites médiatiques qui ont révélé des dissensions entre Walid Joumblatt et le ministre Ghazi Aridi, et mis en avant l’altercation...
  •  
Notez cet article
(0 votes)
A- A+

Ghazi Aridi conserve son rôle de médiateur
Après les nombreuses fuites médiatiques qui ont révélé des dissensions entre Walid Joumblatt et le ministre Ghazi Aridi, et mis en avant l’altercation verbale entre ce dernier et le ministre Waël Abou Faour à Moukhtara, le chef du Parti socialiste progressiste a veillé à se rendre à Aïn el-Tiné, accompagné de ses deux ministres, pour s’entretenir avec le président Nabih Berry des sujets de l’heure, de la loi électorale et des projets avancés à ce sujet. Joumblatt a ainsi voulu démentir les informations qui ont circulé en insistant sur la solidité des liens entre ses deux cadres. Comme il a voulu adresser un message à certaines forces locales du 8 mars, notamment le Hezbollah, et à d’autres régionales (la Syrie) selon lequel Aridi continue à endosser le rôle du médiateur chargé des relations entre ces forces et le seigneur de Moukhtara.

 

La présidentielle hante le CPL
Le général Michel Aoun est catégoriquement opposé à la prorogation du mandat de l’Assemblée et tient au déroulement des élections législatives, assurent ses proches. Si le général refuse de reconduire les députés dans leur fonction, c’est pour empêcher le renouvellement du mandat présidentiel et celui des chefs sécuritaires, notamment le commandant en chef de l’armée, Jean Kahwagi, comme l’ont perçu les visiteurs de Rabié. A la question de savoir pourquoi le Courant patriotique libre (CPL) continue à ignorer le projet électoral du gouvernement que les dix ministres aounistes ont approuvé, les proches de Rabié accusent la coalition du 14 mars d’avoir torpillé tout nouveau projet pour les législatives, à l’heure où le Bloc pour le Changement et la Réforme adoptait la loi orthodoxe rejetée par le 14 mars et le président de la République. D’après un député du Moustaqbal: «La principale hantise du général Aoun est de voir le président Michel Sleiman demeurer à Baabda, après le 25 mai de l’année prochaine».

 

Les FL pour un cabinet restreint
Dépêchée par le Dr Samir Geagea, une délégation des Forces libanaises (FL), formée de Dr Fady Karam et de l’ex-ministre Salim Wardé, s’est rendue à Moussaytbé pour transmettre au président du Conseil désigné le point de vue de leur parti sur la formation du gouvernement. Les FL souhaitent la mise sur pied d’un cabinet neutre, ne comprenant aucun ministre du 8 ou du 14 mars, capable d’œuvrer à l’organisation du scrutin et préfèrent que le gouvernement soit formé dans les plus brefs délais selon une formule restreinte de 14 ministres. Il faut mettre à profit l’unanimité dont jouit le président Tammam Salam, pensent-elles, pour faire pression sur certaines forces politiques qui ne veulent pas d’un gouvernement et encore moins des législatives.

 

Prorogation technique du Parlement
La prorogation technique du mandat parlementaire est un devoir, à la lumière des difficultés qui entravent le scrutin législatif en juin, quelle que soit la loi adoptée, c’est l’avis du député Robert Ghanem, président de la Commission de l’administration et de la justice. Le ministre de l’Intérieur, le général Marwan Charbel, avait déjà annoncé, il y a quelque temps, qu’il serait malaisé d’organiser le scrutin dans les délais constitutionnels pour des raisons en rapport avec les préparatifs administratifs et logistiques. A cette époque, certains politiques avaient critiqué Charbel qui s’était exprimé franchement. Or, la situation lui donne aujourd’hui raison. Il est donc obligatoire que l’Assemblée tienne une séance pour avaliser la prorogation technique. Mais, selon des sources informées, toute reconduction du mandat parlementaire sera impossible car elle sera contestée via un recours en invalidation, si jamais elle survient après une entente sur la loi électorale.

 

Le langage clair de Salam
Après la réunion de deux heures du Premier ministre désigné Tammam Salam avec le ministre Gebran Bassil, les informations véhiculées par les milieux du Premier ministre font état de la fermeté affichée par ce dernier sur sa vision du gouvernement en gestation, en ce qui concerne le nombre des ministres (24), sa nature ou encore sa mission, à savoir superviser les législatives. Il a aussi fixé les critères sur lesquels se fonde le choix des ministrables: non partisans, non candidats, non provocateurs… Le président Salam a également insisté sur la rotation des portefeuilles, précisant qu’il n’acceptera pas la monopolisation des ministères par un camp politique ou une confession. Avec tous ses visiteurs, il a utilisé un langage très clair.

 

Abbas Ibrahim à l’honneur
Le ministre de l’Intérieur et des Municipalités, Marwan Charbel, a décerné au directeur général de la Sûreté générale, le général Abbas Ibrahim, l’insigne honorifique du ministère au regard des efforts déployés et des services rendus au niveau de la modernisation et de l’équipement en nouvelles technologies de l’institution dont il est en charge. Le ministre Charbel a rappelé les exploits d’Ibrahim tant au sein de l’armée que dans sa direction, réfutant l’avis de ceux qui l’accusaient d’être sectaire. Le général Ibrahim a, pour sa part, précisé que les achèvements de la Sûreté générale n’auraient pu être réalisés sans l’appui du président de la République Michel Sleiman et du ministre Charbel.

 

FL/Boutros Harb: la tension demeure
Entre le chef des Forces libanaises, le Dr Samir Geagea, et le député Boutros Harb, le climat reste tendu. A l’origine de cette tension, l’adoption par les FL du projet de loi orthodoxe à la réunion des quatre pôles et des membres de la Commission de Bkerké. Réunion à laquelle Harb n’avait pas été convié. Les âmes de bonne volonté du 14 mars tentent de régler l’affaire mais sans résultat. Certaines personnalités du Moustaqbal cherchent à tourner la page et souhaitent apaiser les tensions en convoquant la coalition à une réunion à la maison du centre-ville. Le député Sami Gemayel, quant à lui, a dénoncé le manque de coordination et de communication au sein du 14 mars et appelé à doter ces forces d’institutions qui seront chargées du suivi des dossiers.

 

Un cabinet «made in Lebanon»
Le président du Conseil désigné Tammam Salam déclare devant ses visiteurs que les consultations qu’il entreprend pour former le gouvernement visent à donner naissance à une formule «made in Lebanon». Ses proches indiquent que Salam maîtrise bien son dossier et possède toutes les données. Au chapitre des noms, le Premier ministre dit posséder une liste de plus de 200 personnalités toutes confessions et tendances confondues, issues de divers secteurs, des citoyens appréciés qui ont réussi dans leurs milieux respectifs. En réponse à ceux qui l’ont blâmé pour ne pas les avoir consultés, et accusé de vouloir composer un cabinet du fait accompli, les visiteurs de Salam répondent que toutes ces fuites ont pour but de saboter sa mission dont les choix sont déjà fixés.

 

Quel avenir pour la Ligue arabe?
A travers son allocution, à l’ouverture de la 36e session du Conseil des ministres arabes de la Jeunesse et des Sports, le ministre Fayçal Karamé a attiré l’attention des participants en mettant en garde contre un plan israélien de parcellement des pays arabes. Un diplomate arabe, qui se trouvait au Liban en fin de semaine, révèle que la mise en garde du jeune ministre libanais est en adéquation avec l’atmosphère sombre qui a régné sur le dernier sommet de Doha (26 mars 2013). Dans les coulisses du sommet, certaines délégations arabes se sont interrogées sur le nombre de pays qui participeront au prochain sommet à l’heure où règne le chaos géopolitique dans la région. Le diplomate ajoute que le Yémen, l’Irak, le Soudan et même l’Egypte sont menacés de partition, menace qui pèse aussi sur le Liban, la Syrie et l’Arabie saoudite. Quant à la Jordanie, le risque est qu’elle disparaisse. Le ministre Karamé avait dit également et avec émotion: «Nous ne rêvons plus d’une nation arabe unie. Le rêve s’est délité. Le plus grand que nous puissions faire en ces tristes temps est que les vingt-deux pays ne deviennent pas quarante ou cinquante comme nous le prédit le seul ennemi des Arabes: Israël…».


Le Liban géré par quatre pôles saoudiens
Le pari saoudien du ministre Walid Joumblatt sera-t-il gagnant? s’interroge une haute instance politique. Celle-ci affirme que le leader druze est dans un état de perplexité qu’il n’a jamais connu auparavant. Le problème du chef progressiste est qu’il attend le mot de passe saoudien depuis la démission du gouvernement de Najib Mikati, comme l’analysent certaines sources. Elles ajoutent: Joumblatt risque d’attendre et la formation du cabinet risque d’être retardée longtemps. Le dossier libanais n’est plus du ressort exclusif du ministère des Affaires étrangères et de l’organe des renseignements. Il fait désormais l’objet d’une compétition entre trois ou quatre pôles saoudiens. Il y a l’émir Bandar Ben Sultan, chef des services du Renseignement, qui a reçu un coup sérieux avec l’éviction de son demi-frère, l’émir Khaled, du poste de vice-ministre de la Défense. L’émir Saoud el-Fayçal, ministre des Affaires étrangères, dont l’état de santé est instable. Son influence a également flétri après que son frère, l’émir Turki, eut été écarté de sa fonction de directeur des Renseignements. L’émir Mohammad Ben Nayef, ministre de la Sécurité intérieure. Ce dernier fait partie des stars montantes sur l’échelle de l’héritage. Il jouit de faveurs à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, surtout à Washington. Et, enfin, il y a l’émir Salman. Le problème que pourront rencontrer Joumblatt et d’autres c’est que ce dernier, proche de la ligne tracée par le roi Abdallah, et chantre des réformes internes, a gardé des liens avec l’Iran. Le député du Chouf avait dépêché le ministre Waël Abou Faour en Jordanie pour y rencontrer le ministre saoudien des Renseignements, l’émir Bandar.

 

Le général Aoun veut…
Le général Michel Aoun a clairement défini «ce qu’il veut et ce qu’il ne veut pas» du nouveau gouvernement:
- Oui à la répartition des portefeuilles en fonction du volume parlementaire de chaque bloc.
- Non à la rotation des portefeuilles dans ce gouvernement à durée limitée, la rotation étant susceptible de freiner le travail et les projets.
- Non au bannissement des candidats aux législatives du cabinet.
- Oui à la désignation des ministrables par leurs blocs respectifs.
Les sources du Courant patriotique libre estiment que le principe de rotation des portefeuilles, tout comme celui de la disqualification des candidats aux législatives, visent principalement le ministre Gebran Bassil. Le général Aoun définit le gouvernement en gestation, de celui «du report des élections». Le CPL tient à ce que le scrutin se déroule au plus vite et reste opposé à la prorogation du mandat du Parlement, prorogation qui pourrait se répercuter sur la présidence de la République…



Ersal: les assassins courent toujours
Le crime commis à Ersal contre l’armée est à nouveau sous les projecteurs. Un haut responsable non civil dévoile l’arrestation, il y a quelques jours, du Libanais, Mohammad Nayef Rayed, près du village de Laboué dans la Békaa- Nord. Il serait impliqué dans l’assassinat, début février, du capitaine Pierre Bechaalany et du sergent Ibrahim Zahraman. Au moment de son arrestation, Rayed transportait une quantité d’armes qu’il s’apprêtait à introduire dans son village pour être transportées illégalement en Syrie. Toujours de même source, les principaux criminels, réclamés par la justice, n’ont pas encore été appréhendés parce que la plupart d’entre eux ont pris la fuite vers des villages hors frontières… Par ailleurs, la présidente de la cour d’appel militaire, Alice Chabtini, a révoqué la décision du juge d’instruction militaire, Fadi Sawan, qui avait rejeté la remise en liberté de Fady Houjairy, appréhendé après l’agression de Ersal. La juge a remis l’accusé en liberté contre une caution d’un million de dollars. «Houjairy n’est ni le premier, ni le dernier détenu à être relâché. Malheureusement, lorsque les autorités arrêtent des individus appartenant à des courants extrémistes, leurs adeptes se mobilisent et en font des héros», insiste la source qui donne l’exemple de Chadi Mawlaoui, accusé d’appartenir à al-Qaïda, et qui se promène à Tripoli à la tête d’une bande armée politiquement et financièrement couverte, sans que nul ne puisse l’aborder, malgré les mandats d’arrêt émis contre lui.

Ecrivez un commentaire

Assurez-vous d’avoir inscrit les informations requises, là où c’est indiqué.

Éditorial
Libérez les deux évêques!

L’enlèvement de Youhanna Ibrahim, évêque syriaque orthodoxe d’Alep, et Boulos Yazigi, évêque de l’Eglise grecque-orthodoxe de la même ville, le 22 avril, est un crime répréhensible à tous les égards. Sur un plan général, la privation de liberté, pour des motifs injustifiés, par des groupes ne disposant d’aucun mandat pour le faire est un retour à la loi de la jungle. Humainement, ces deux prélats, de par leur fonction et leur vocation, sont des messagers de paix, d’amour et de dialogue, ils ne méritent certainement pas le mauvais traitement qui leur a été infligé. A un niveau religieux, ils ont été enlevés parce qu’ils sont chrétiens, ce qui constitue une atteinte inadmissible au principe de la liberté de culte. Vu du prisme de la crise syrienne, les deux évêques étaient en mission humanitaire, pour tenter d’obtenir la libération de deux prêtres kidnappés dans la même région, il y a deux mois. Leur enlèvement est une violation de tous les principes, y compris des règles de la guerre, qui interdisent de s’en prendre à des médiateurs et des messagers. Si deux éminents évêques, dont le frère du patriarche de la plus grande Eglise d’Orient, ont été traités avec autant de légèreté et de rudesse, quel sort sera-t-il réservé au commun de leurs ouailles. C’est sans doute l’un des principaux messages que les ravisseurs (des Tchétchènes paraît-il; mais qui croit qu’ils peuvent agir sans couverture locale?) veulent transmettre aux chrétiens de Syrie et de toute la région: «Même vos évêques ne jouissent d’aucune immunité, alors que dire de vos prêtres, vos diacres, vos bonnes sœurs et vos fidèles?». Malgré le caractère abject de cet acte, on constate avec tristesse et consternation qu’il n’a pas suscité la vague de réprobation qu’il mérite. Faut-il, à Dieu ne plaise, qu’ils soient torturés et leurs têtes plantées sur un clocher (comme le cheikh Saadeddine d’Alep, égorgé et décapité avant que sa tête ne soit exposée sur le minaret de sa mosquée), pour que l’on entende, enfin, quelques timides condamnations? Pourtant, pour bien moins que cela, nous avons vu, ces deux dernières années, des personnalités politiques et publiques et des dirigeants, monter sur leurs grands chevaux, pour dénoncer avec véhémence la «répression sauvage», «les crimes odieux», «les atteintes inacceptables aux libertés individuelles et collectives…». Nous avons vu des médias entrer en campagne pour défendre un blogueur interpellé, ou un militant arrêté, des ONG se mobiliser pour sensibiliser l’opinion publique… Mais pour les deux évêques, c’est le silence radio, tous ont perdu la voix… et la conscience. Cette triste affaire est un exemple vivant de la politique des deux poids deux mesures, qui n’est malheureusement plus l’apanage des grandes puissances, mais aussi de supports médiatiques censés informer les gens. On constate que l’information fait l’objet d’une sélection rigoureuse et d’une hiérarchisation répondant à une grille de lecture politique. Malgré toutes les tentatives destinées à minimiser la gravité de l’enlèvement des deux évêques et à le banaliser, en le traitant comme un fait divers ordinaire, cet acte constitue un développement extraordinaire. Il montre que plus personne n’est à l’abri, que certains groupes franchissent toutes les lignes rouges sans que personne ne leur demande de comptes et, plus grave encore, que les opposants syriens qui occupent le devant de la scène médiatique n’ont aucun pouvoir sur ceux qui tiennent le terrain. Si l’Occident n’est pas parvenu à obtenir la libération de deux évêques, quelles garanties peut-il encore fournir que les armes qu’il livre aux rebelles ne finiront pas entre les mains des coupeurs de têtes et autres barbares lâchés dans la nature… à deux pas de chez nous?


 Paul Khalifeh
   

Votez

Le rôle de la Russie vous paraît-il positif pour le Liban?

Oui - 92%
Non - 6.7%
Sans Opinion - 1.3%

Santé

Le Dr Jihane Rohayem, psychiatre. Les enfants hyperactifs sont mal diagnostiqués
Lorsque votre enfant souffre d’un déficit de l’attention, d’une hyperactivité motrice ou d’une impulsivité, c’est qu’il est atteint d’un trouble…

Bannière
Designed and Developed by:   iBaroody
© Magazine.com.lb 2016 All Rights Reserved