Confidences Liban
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Nº 2896 du vendredi 10 mai 2013

Confidences Liban

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    Parallélisme Syrie/Irak Le commandant du Hezbollah aurait pris la décision de rapatrier un nombre de ses combattants d’élite, présents sur le territoire syrien, au Liban-Sud pour prévenir un vide sur le...
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Parallélisme Syrie/Irak
Le commandant du Hezbollah aurait pris la décision de rapatrier un nombre de ses combattants d’élite, présents sur le territoire syrien, au Liban-Sud pour prévenir un vide sur le front, signale un rapport parvenu à des personnalités politiques. La décision est intervenue à la suite des informations propagées sur une éventuelle agression israélienne à partir du Liban-Sud, et à l’appel à la mobilisation des réservistes de l’armée israélienne… Cela alors que le discours, fort médiatisé, portant sur l’usage d’armes chimiques par le régime de Bachar el-Assad s’amplifiait, rappelant les accusations de détention d’armes de destruction massive lancées par l’Occident contre Saddam Hussein avant l’intervention en Irak.

 

Abou Faour en Jordanie: les secrets d’une visite
La visite du ministre Waël Abou Faour et l’ambassadeur d’Arabie saoudite au Liban, Ali Awad Assiri, en Jordanie, n’avait aucun objectif politique, contrairement aux informations véhiculées par certaines forces du 8 mars. Il était rapporté que le ministre des Affaires sociales a rencontré l’émir Bandar Ben Sultan, le chef des Renseignements généraux saoudien, à qui il a remis un message de Walid Joumblatt portant sur la conjoncture gouvernementale et la nécessité de soutenir Tammam Salam. La visite, révèle une source officielle, avait un caractère purement social et humanitaire en relation avec la situation des réfugiés syriens au Liban dont le nombre a dépassé le million. L’Arabie, après les réunions de la Ligue arabe, avait décidé d’établir un plan d’aides aux déplacés au Liban et en Jordanie pour que ces deux pays soient en mesure de faire face à ce phénomène qui s’amplifie jour après jour. Le Liban avait réclamé la tenue d’un congrès international pour l’examen de ce dossier que le président Michel Sleiman avait évoqué avec l’émissaire russe, proposant que le congrès ait lieu au Liban.


Qu’a dit Mikati à Fabius?
Malgré le secret qui a entouré la visite du Premier ministre démissionnaire, Najib Mikati, à Paris, la semaine passée, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères français, Philippe Lalliot, a déclaré à la presse: «Le président Mikati et le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, ont abordé, dans leur entretien, la conjoncture syrienne et ses répercussions sur le Liban. Fabius a fait part des préoccupations du président François Hollande concernant le Liban et rappelé l’importance des élections législatives, ainsi que la nécessité de respecter la politique de distanciation en application de la déclaration de Baabda». Le responsable français a exprimé, par ailleurs, l’admiration qu’il voue au courage du président Michel Sleiman.

 

Débordement des protestations antiturques
Un responsable de la sécurité a convoqué des individus qui participent aux protestations organisées par les familles des détenus à Aazaz après avoir entendu des slogans et déclarations portant atteinte aux relations du Liban avec des pays de la région. Le responsable a fermement rappelé aux organisateurs qu’ils se devaient de respecter les lois et l’ordre public et d’éviter les débordements verbaux et les propos grossiers. D’un autre côté, l’ambassadeur de Turquie, Inan Ozyildiz, a soulevé cette question avec le ministre de l’Intérieur, Marwan Charbel, rappelant que son pays n’est pas responsable de l’enlèvement des Libanais, mais déploie tous ses efforts pour leur libération. Il n’est pas admissible, a-t-il ajouté, de saboter les intérêts turcs de cette façon.


Berry ira à Moscou
L’émissaire russe et vice-ministre des Affaires étrangères, Mikhaïl Bogdanov, a transmis au président Nabih Berry une invitation officielle en Russie. Le chef de l’Assemblée l’a acceptée en proposant d’en fixer la date ultérieurement. Ce n’est pas la première fois que la présidence russe invite le président du Parlement libanais à Moscou, mais les circonstances qui se sont succédé l’avaient empêché d’y répondre. Les milieux de Aïn el-Tiné indiquent que, pour le moment, Berry préfère ne pas quitter le pays. Il ne le fera qu’après la décantation d’une loi électorale et d’une date pour l’organisation du scrutin. Bogdanov, qui avait rencontré les instances économiques dans le cadre d’un dîner donné en son honneur par le consul honoraire de Russie au Liban, Jacques Sarraf, leur a précisé que Berry va se rendre à Moscou et souhaité qu’il soit accompagné d’une délégation d’hommes d’affaires libanais. Une délégation libanaise sera d’ailleurs dans la capitale russe à la fin du mois pour participer à un forum économique qui se tient à Pétersbourg. Des entreprises locales pourraient présenter leurs produits dans le cadre de l’expo organisée en marge du forum.


Où en est la distanciation?
Après le départ de l’émissaire russe Mikhaïl Bogdanov du Liban, le président Michel Sleiman a convoqué le député Mohammad Raad, chef du Bloc de Fidélité à la Résistance, avec lequel il a évoqué la conjoncture locale concernant la formation du gouvernement et la nouvelle loi électorale. Le chef de l’Etat a insisté sur la nécessité de respecter les engagements pris par toutes les parties qui ont adopté la déclaration de Baabda que Raad en personne a signée. Le président a précisé au député du Hezbollah que Bogdanov a souligné qu’il fallait agir pour empêcher les feux syriens d’embraser le Liban, et cela en s’abstenant d’impliquer des combattants libanais dans les batailles, après l’appel au jihad de certains cheikhs sunnites en réponse à la participation du Hezbollah au conflit à Qoussair. Mohammad Raad a promis de transmettre le message au secrétaire général du parti.


 

Contact Nasrallah-Hariri réactivé
Connu pour son intransigeance envers le Hezbollah au point d’être classé dans la catégorie des faucons, le député Nouhad Machnouk aurait, dit-on, réclamé l’ouverture d’une ligne de communication avec le parti chiite, à travers une rencontre avec son commandement, sauf que la réponse à sa demande a été négative. Mais c’est une personnalité très proche du président Saad Hariri qui a réussi à réactiver le contact direct entre l’ex-Premier ministre et sayyed Hassan Nasrallah. Il est vrai que ces contacts n’en sont encore qu’au stade préliminaire, mais le Hezbollah en tire profit pour calmer les tensions sunnites-chiites qui ont atteint un niveau élevé avec les développements en Syrie.


Donnant, donnant pour Joumblatt
Le député Walid Joumblatt mène des négociations avec la coalition du 8 mars à travers le président Nabih Berry et joue la carte du donnant, donnant, comme l’indiquent des sources proches de Aïn el-Tiné. Misant sur un échange de bons procédés entre la loi électorale et la mise sur pied du gouvernement, il n’est pas disposé à faire la moindre concession en faveur du Hezbollah en matière gouvernementale tant qu’en contrepartie, il n’obtient pas des garanties de la part du Hezb relatives au futur mode de scrutin. Celui-ci devra consolider la présence de Joumblatt dans la Montagne.

 

Détournement de fonds américains
Des fonds américains de soutien aux groupes de l’opposition syrienne finissent dans les poches de politiques, banquiers et activistes libanais. C’est ce que révèle un diplomate américain à partir du Caire. Des institutions bancaires arabes, dans les pays du Golfe plus précisément, explique-t-il, détourneraient ces fonds en faveur d’intérêts personnels. Le diplomate rappelle à cet effet les révélations, il y a quelques jours, du président Vladimir Poutine sur le ministre russe de la privatisation sous le mandat de Boris Eltsine, Anatoli Tchoubaïs. Celui-ci avait engagé des conseillers américains de la CIA ayant participé au pillage de la Russie et jugés par la suite aux Etats-Unis pour enrichissement illicite en période de mission officielle. Le blanchiment des fonds envoyés par Washington à l’opposition syrienne est une pratique répandue sur les marchés du Moyen-Orient, poursuit la source diplomatique. Elle se réfère à un rapport irakien qui révèle l’obtention par l’ambassadeur des Etats-Unis, Peter Galbraith, d’une commission de 5% des revenus d’une entreprise pétrolière norvégienne qui a vendu des actions au ministre des Ressources naturelles du gouvernement indépendantiste kurde au nord de l’Irak. L’ambassadeur en question, qui avait occupé le poste de conseiller des Kurdes au moment de la rédaction de la Constitution irakienne, a joué le double rôle de médiateur et de conseiller de l’entreprise norvégienne.

Aboyehia le Russe, ravisseur des évêques
La libération des deux évêques orthodoxes enlevés au nord de la Syrie fait l’objet de négociations et de tractations à Beyrouth, croit savoir une source proche de Damas. D’après des milieux libanais qui suivent l’affaire, les ravisseurs appartiennent à un groupe tchétchène, mené par Aboyehia le Russe, qui a transféré les évêques Youhanna Ibrahim et Boulos Yazigi devant un tribunal religieux situé dans le Rif sud de la ville d’Alep, plus précisément entre la région de cheikh Sleiman et Kafardaël à Idlib. Les informations sur le lieu de détention des prélats sont contradictoires parce que les ravisseurs pratiquent le principe de mobilité et ne se fixent pas dans un endroit précis. De Kafardaël, les otages ont été emmenés à Darat Izza, avant d’être transportés à nouveau devant un tribunal de la charia. D’après la source, l’évêché d’Alep suit le dossier des évêques dans le détail en coordination avec le patriarcat à Damas. Les rumeurs sur leur libération imminente avaient poussé les chrétiens à se rassembler en masse devant l’évêché d’Alep, malgré la précarité de la situation sécuritaire. La libération des prélats reste un sujet complexe malgré toutes les pressions libanaises, arabes et même internationales, sachant que les ravisseurs tchétchènes appartiennent au Front al-Nosra.

Rififi sur l’échiquier tripolitain
La tension au sud de Tripoli se poursuit entre le commandant du Jundallah, Kanaan Nagi, et Abdel-Hadi Hassoun, commandant du Rassemblement des fils de Dinniyé. Une source de la région d’Abi Samra rapporte que les partisans des deux hommes sont sur le qui-vive, depuis que Jundallah accuse Hassoun et ses acolytes d’avoir viré de bord en apportant leur soutien au Hezbollah. C’est pourquoi, Nagi s’active, épaulé par des groupes salafistes wahhabites, à encercler Abdel-Hadi Hassoun dont l’élimination politique et physique mènera à une grande confrontation armée à laquelle la conjoncture actuelle n’est pas favorable. Ce dernier, à la tête d’une grande tribu présente entre Tripoli et Dinniyé, nie avoir un lien quelconque avec le Hezbollah quoiqu’il reconnaisse appuyer la Résistance nationale contre Israël. L’homme qui a institué les Afwaj de Tripoli, le bras armé du Moustaqbal en 2007 - en collaboration avec le général Moustafa Karhani et Nabil Samerji -, accuse, pour sa part, Kanaan Nagi et les chefs salafistes armés de vouloir l’éliminer de l’équation tripolitaine, de connivence avec des politiques locaux, certains organes du Golfe et avec les Renseignements turcs, qui cherchent à s’approprier de vastes terrains appartenant au «Wakf islamique» de Tripoli que Hassoun gère depuis 1989 à la demande du président Rafic Hariri. Celui-ci assure que l’ordre d’assassiner son neveu, il y a deux semaines, a été donné par Nagi dans le but de déclarer la guerre à «notre famille».

Appel au jihad raté
Le communiqué de l’Union mondiale des ulémas musulmans appelant au jihad en Syrie, dans la région de Qoussair en particulier, publié par le cheikh Youssef Kardaoui, n’a pas été à la mesure des attentes et n’a pas entraîné une mobilisation massive des jeunes sunnites. Les efforts menés conjointement par les deux cheikhs Salem Rafeï et le prédicateur Chahhal à Tripoli, par le cheikh Ahmad el-Assir à Saïda et un quatrième dignitaire sunnite dans la Békaa, ainsi que par les délégués des députés Khaled el-Daher et Mouïn Merhebi, n’ont pas donné de résultats satisfaisants malgré des offres financières alléchantes. Le nombre insuffisant de volontaires libanais au jihad a amené les organisateurs de la campagne à recourir à de jeunes Palestiniens des camps de Beddaoui et de Bared et à des Syriens réfugiés qui avaient reçu un entraînement à Wadi Jouhannam au préalable. L’échec de la mobilisation pourrait, sous le prétexte du respect de la «politique de distanciation», entraîner le retrait de l’appel lancé par les forces et les personnalités, ou provoquer d’accrochages marginaux dans les régions de Beyrouth, du Sud et de la Békaa.

 

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Éditorial
Il ne reste que le rêve… et encore!

Alors que les magouilles gangrènent les institutions du pays, que le chômage bat son plein et que les citoyens, livrés à la loi de la jungle, souffrent d’une absence totale de protection, le Liban perd au fil des ans l’énergie de sa jeunesse. Jamais mieux qu’aujourd’hui, ne s’est appliquée au Liban, la célèbre formule de Georges Clemenceau: «Le pouvoir est tombé si bas qu’il faut se baisser pour le ramasser». Il fut une époque, très courte aux yeux de l’Histoire, où la jeunesse du pays, formée dans les grandes universités, que tous nos voisins nous envient, ne rêvait que de servir et de promouvoir le Liban, modèle de modernité, de démocratie et de liberté, pas seulement dans la région. Qu’en reste-t-il? Un pays qui s’apprête, quelque trente ans après la fin de la guerre civile pour les uns, et la guerre des autres pour certains, à rééditer la dramatique expérience. S’impliquer dans la crise syrienne, et encore plus dans son conflit probable avec Israël, est-ce dans nos cordes? En a-t-on les moyens? Au milieu de ce sombre tableau, nos universitaires, quelle que soit leur formation, privent, à leur corps défendant, le pays de leur savoir-faire et s’exilent vers des horizons plus cléments. Pendant que le Liban se vide de son sang jeune et de ses forces vives, ses dirigeants se disputent un siège place de l’Etoile ou un fauteuil confortable au Sérail. La question que les citoyens, ignorés par leurs représentants tant que les élections ne se dessinent pas à l’horizon, est celle de savoir à quoi sert un gouvernement dont l’inexistence passe pratiquement inaperçue ou ce Parlement, dont les réunions se font extrêmement rares, alors que ses tiroirs craquent sous les liasses de documents, jaunis à force d’attendre et très probablement devenus caducs. Dans cet abîme constitutionnel, où seuls les échos sifflent, les affaires aventureuses se multiplient. La dernière en date est celle du bateau promis à grands coups de déclarations outrageusement optimistes, après quelques décennies de rationnement électrique et même d’obscurité totale dans certaines régions oubliées. Lancée officiellement, par une publicité tapageuse et des panneaux prometteurs, la «barque turque», Fatmagül Sultan, nous promettait, «immense performance», deux heures de courant de plus dans tout le pays. Mais elle vécut ce que vivent les roses laissant derrière elle des relents sulfureux de négligence ou de scandale… l’avenir le dira peut-être. Plus de vingt ans se sont écoulés depuis que les armes se sont tues dans le pays, mais la lumière des bougies, qui n’ont rien des romantiques chandelles, n’a toujours pas disparu dans de très nombreux foyers. En parallèle, les tours luxueuses jalonnent les rues et montent toujours plus haut, les boutiques offrant les collections les plus huppées remplissent les quartiers et les restaurants aux menus gastronomiques par excellence, pullulent pour le plaisir d’une minorité nantie. Mais tout cela paraît factice et, pour une affaire qui connaît le succès, combien ne sont-elles pas forcées de baisser leur rideau aussitôt levé. Le chaos que connaît le Liban, depuis si longtemps, fait la richesse d’autres pays de la région. La Syrie, elle, avait connu ses beaux jours et son développement dès les premières années de notre guerre. Elle n’a pas su, elle non plus, sauvegarder ses acquis. Il n’en reste pas moins que le Libanais, optimiste invétéré, retrouve son rêve au moindre signe de détente. Ainsi, nous avons assisté aux retrouvailles des «cousins ennemis»: Sleiman Frangié à Bikfaya à l’invitation de Sami Gemayel, le Courant patriotique libre, représenté par le ministre démissionnaire Gebran Bassil, prendre la route de Maarab et les émissaires de Walid Joumblatt chez Nabih Berry, comme l’ancien vice-président de la Chambre à Aïn el Tiné. Le tout ponctué de quelques informations, diffusées sans, peut-être, beaucoup de conviction, annonçant un gouvernement dans les prochains jours… Et voilà que l’espoir renaît, que la vie s’annonce plus belle, à la lueur de la détermination affirmée du Premier ministre désigné et du président de la République. Il n’en reste pas moins que les jeunes exilés, partis vers d’autres horizons donner la preuve de leurs capacités et de leurs compétences, ne sont pas encore près de rentrer au bercail.


 Mouna Béchara
   

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