Confidences Liban
Logo

Nº 2909 du vendredi 9 août 2013

Confidences Liban

  • taille de la police diminution de la taille de police diminution de la taille de police augmentation de la taille de police increase font size
  • A
    De
    Message
    Confidences Liban
    Les critiques d’un chef par son ministre Un ministre du gouvernement Mikati critique son chef à propos du report du départ à la retraite du commandant en chef de l’armée Jean...
  •  
Notez cet article
(0 votes)
A- A+

Les critiques d’un chef par son ministre
Un ministre du gouvernement Mikati critique son chef à propos du report du départ à la retraite du commandant en chef de l’armée Jean Kahwagi et du chef d’état-major, Walid Salman. Il se dit étonné que cela n’ait pas été traité en séance exceptionnelle du Conseil des ministres ou par décret ambulant. Il reproche également au Premier ministre démissionnaire, Najib Mikati, d’avoir insisté pour que cela se fasse par décision du ministre de la Défense. Cette initiative pourrait, selon lui, faire jurisprudence et affaiblir le commandant en chef. Désigné par décret, son mandat ne peut être renouvelé ou reporté que par décret.

 

La rencontre de Bnechaye
A Bnechaye, se sont retrouvés autour de Sleiman Frangié, deux anciens ministres Elie Ferzli et Karim Pakradouni; Youssef Saadé, Habib Frem, Jean Aziz, Youssef Fenianos et Tony Frangié. Le but de cette réunion était de raviver le rassemblement des personnalités travaillant sur le dossier des chrétiens d’Orient. Les participants se sont penchés sur les problèmes et les inquiétudes des chrétiens. De nombreuses questions ont été soulevées sur le destin des chrétiens du Liban et de la région face à la vague de l’islamisme radical qui a détourné le Printemps arabe de ses objectifs. Moscou s’est penché sur le sujet et après concertation avec les services du Vatican, a considéré que la position du président chrétien du Liban est une garantie pour les chrétiens d’Orient et qu’il fallait la soutenir.

Légitimité en danger
En recevant les officiers supérieurs, et à leur tête le général Jean Kahwagi, le 1er août, le président de la République Michel Sleiman est revenu sur les termes de son discours qui ont dérangé certaines parties. Il dit avoir rejeté la décision européenne d’inscrire l’aile militaire du Hezbollah sur la liste des organisations terroristes. Une position que le Hezb n’a pas soutenue. Le président avait dit au député Mohammad Raad que le parti devait retirer ses combattants de Syrie sous peine de perdre la légitimité des armes de la Résistance et de faire échec à la trilogie du peuple, de l’armée et de la Résistance. La stratégie de défense du chef de l’Etat se base sur la protection de la Résistance et sur la possibilité de profiter de ses capacités.

Kahwagi à la table de Bahia Hariri
L’iftar offert par la députée Bahia Hariri en l’honneur du commandant en chef de l’armée, Jean Kahwagi, s’inscrit dans la ligne des positions inchangées du président Saad Hariri et du Courant du futur qui ont toujours soutenu l’institution militaire depuis les incidents de Dennié, Nahr el-Bared jusqu’aux accrochages de Abra. Il constitue une riposte à la campagne de dénigrement, menée depuis quelque temps, par le 8 mars plaçant le Moustaqbal, les forces du 14 mars et la communauté sunnite en affrontement avec l’armée.

Une Commission suspendue?
Un ministre s’interroge sur le sort du comité de contrôle des élections, formé au cours d’une séance exceptionnelle du gouvernement démissionnaire dans une dernière tentative d’organiser les législatives. Mais cela ne s’étant pas fait que devient le comité? Ses membres auront-ils droit à des émoluments pour un travail qu’ils n’auront pas fait? D’autant que la loi qui a permis la création de ce comité est floue en ce qui concerne les dates de sa création et sa période de travail.

Pourquoi pas Rifi?
Après la rapidité avec laquelle les responsables, le gouvernement et les parties politiques se sont empressés de trouver une issue pour maintenir en poste le commandant en chef de l’armée, Jean Kahwagi, et le chef d’état-major, Walid Salman, afin d’éviter une vacance à la tête de ces deux formations, dans les milieux du ministère de l’Intérieur on se demande pourquoi les personnes concernées ne se sont-elles pas dépêchées de trouver une formule pour proroger le mandat du général Achraf Rifi à la tête de la direction des Forces de sécurité intérieure pour les mêmes raisons? Cette institution n’intéresse-t-elle pas?

Une cellule de statistiques
Au ministère de l’Intérieur a été créée une cellule de sécurité chargée d’établir les statistiques concernant les réfugiés syriens au Liban afin de pouvoir connaître la vérité sur leur nombre et d’établir un plan de contrôle de leur présence pour pouvoir étudier les mesures à prendre à la lumière des résultats obtenus et pour établir une étude de leur situation et de leur nombre.

Le juste milieu européen
Après la tournée de l’ambassadeur de l’Union européenne, Angelina Eichhorst, auprès des autorités et commandements libanais, ses collègues de l’Union au Liban se sont réunis pour étudier les répercussions de la décision d’inscrire le Hezbollah sur la liste des organisations terroristes. Un diplomate français déclare: «Si nous avions voulu inscrire le parti sur la liste des terroristes, nous aurions perdu la possibilité de nous entretenir avec lui. Or, il s’agit d’un parti libanais et nous ne pouvons pas traiter avec le Liban en l’ignorant. Mais nous n’acceptons pas ses activités militaires. Nous lui avons donc adressé un message signifiant notre refus des actes terroristes sur le territoire européen et de son combat en Syrie. Histoire de lui dire qu’il était temps pour lui de revenir à un rôle politique.

 

Combien coûte un soldat libanais?
Vu l’appui populaire dont bénéficie l’institution militaire, certaines personnalités politiques envisagent de la faire contribuer au rétablissement de l’entente entre les divers partenaires locaux et renforcer ses moyens face à ceux des armées de la région. Une étude comparative entre l’Armée libanaise et celle d’Israël montre que le coût des armes et de l’équipement individuel du soldat israélien est de 10000 dollars, alors qu’il est de 19 fois moins pour le soldat libanais, soit 500 dollars. Pour son entraînement, le soldat de l’armée israélienne exécute 20 manœuvres et tire quelque 100000 balles, contre une seule manœuvre et un nombre ridicule de balles fournies à l’Armée libanaise. Les personnalités ayant des relations politiques avec les Etats-Unis doivent user de leur influence à Washington pour faire lever l’embargo sur le Liban afin qu’il puisse se fournir en missiles antiaériens et armes défensives lourdes de fabrication américaine et occidentale.

 

Inquiétude à Taamir
Selon des sources sécuritaires, l’ancien chanteur et actuel terroriste Fadl Chemandar (Chaker) tente de vendre ses biens et de quitter le Liban. Le criminel se cache, comme l’avait écrit Magazine dans son édition du 26 juillet, à Aïn el-Heloué, plus précisément à Hay el-Tawarek, dans le prolongement de la région de Taamir à Saïda. Les habitants du quartier disent que les wahhabites et les takfiristes qui y sont installés ont pris de nouvelles mesures de sécurité en prévision de prochaines agressions que ces groupes pourraient entreprendre après le Ramadan contre les unités de l’armée postées dans la région. Leurs mouvements inquiètent les habitants de Taamir à majorité libanais. Des dizaines de familles auraient quitté de nuit leurs domiciles à Saïda. Les Renseignements de l’armée ont relevé le niveau de leur mobilisation et opèrent selon un plan établi pour arrêter tous les éléments suspects.


La Finul active au sud du Litani
Contrairement aux rumeurs, la Finul poursuit ses tournées et ses barrages mobiles dans le secteur sud-est de Tyr où se trouvait le correspondant de Magazine la semaine dernière. De source locale, on affirme que ce qui a été dit concernant le gel de ses mouvements depuis la décision de Bruxelles contre le Hezbollah, est faux. Le bataillon turc n’a pas cessé d’accueillir des citoyens en quête de services médicaux dans les dispensaires à l’intérieur de leur quartier. La même source révèle que les provocations des Ikhwan du gouvernement turc contre les parents des otages druzes à Aazaz, ne sont suivies d’aucune riposte coercitive contre le bataillon. Notre correspondant affirme que le calme plane sur la région où l’on voit sur les murs des dessins du drapeau libanais noué au drapeau turc et des maximes de Moustafa Kamal Atatürk. L’apparition de certains calicots dénonçant la position européenne contre la Résistance dans certains villages du secteur oriental, notamment à Khyam et Marjeyoun ou dans le secteur de la résolution 1701, ne crée aucune tension politique ou sécuritaire.

Un crime écologique
De source fiable à Saïda, on révèle que l’incinérateur des ordures, situé au sud de la ville, est source de dégradation de l’environnement et de la santé dans la région. La société qui en est chargée a, dit-on, profité de l’absence de contrôle de la municipalité pour transformer l’incinérateur d’ordures en usine d’extraction de gaz et de générateur d’électricité. Elle a détourné l’usine de sa fonction et a engagé des Bédouins qui vendent à leur propre compte les métaux et les verres qu’ils ramassent dans les déchets. L’usine fonctionne sans un équipement de transformation des ordures en produits utilisables en agriculture. Un crime qui en génère un autre écologique. Elle a loué les camions d’une société de transport privée pour dégager les ordures et les jeter dans diverses régions du Sud dont les habitants ont démoli l’un des camions obligeant la direction de l’usine à arrêter de polluer la nature. C’est pourquoi aujourd’hui, les ordures s’entassent dans la cour de celle-ci provoquant des gaz qui empoisonnent l’atmosphère et des mauvaises odeurs dans la région dont les habitants ont menacé de couper les routes et de fermer l’entrée de l’usine.


Ecrivez un commentaire

Assurez-vous d’avoir inscrit les informations requises, là où c’est indiqué.

Éditorial
Salade de discours

Les hommes politiques étaient particulièrement communicatifs la semaine dernière. Ils se sont fendus d’une littérature tellement abondante que les Libanais sont servis pour un bon bout de temps: trois discours en mets principal, une flopée de déclarations pour le dessert et, cerise sur le gâteau, un brin de prises de position, assaisonnées d’un zest de commentaires bien pressés. Ils ont néanmoins pu vérifier, une fois de plus, que la quantité et la qualité sont, souvent, inversement proportionnelles. Une partie de ce qu’ils ont entendu était, en effet, tout bonnement indigeste, une autre difficile à avaler, et une troisième plus ou moins raffinée. L’ennui c’est qu’après avoir séparé les belles pièces des morceaux infects, il ne restait plus grand-chose à se mettre sous la dent. Friands des nouveautés, il a fallu qu’ils goûtent à tout pour réaliser qu’il aurait été préférable pour eux de se mêler de leurs oignons... s’ils n’aiment pas qu’on leur raconte des salades. Le plat de résistance était offert par le secrétaire général du Hezbollah. Bien qu’il ait utilisé les ingrédients habituels, sayyed Hassan Nasrallah a un peu trop épicé la sauce, cette fois-ci. Son discours, presque exclusivement consacré aux questions régionales – la crise syrienne, le conflit israélo-arabe, la Palestine... – était plutôt destiné à une clientèle étrangère, car les Libanais restent attachés, en majorité, à la cuisine locale. Visiblement, le chef du Hezbollah trouve le marché domestique trop exigu et envisage d’investir au-delà des frontières, dans le cadre d’une stratégie d’expansion régionale. Cependant, dans le contexte actuel de crise, ce pari est risqué, surtout que le menu qu’il propose, bien que très en vogue entre les années 60 et 90 du siècle dernier, pourrait ne pas être du goût de la génération fast-food. Mais tel qu’on le connaît, Hassan Nasrallah n’est pas près de rendre le tablier... il continuera à servir le même plat jusqu’au bout. De son fourneau saoudien (il fait 41 degrés à Jeddah, température idéale pour cuire à feu doux), Saad Hariri a sorti la carte «menu pour enfant», une formule standard proposée dans toutes les branches de la chaîne 14 mars. Depuis 2005, c’est pratiquement la même salade qui est offerte. A toutes les sauces, on retrouve le Hezbollah et ses armes, responsables, selon l’ancien Premier ministre, de tous les maux dont souffre le Liban. Hariri a vendu sa marchandise à la criée, répétant 45 fois le mot «armes». Sans le savoir, il se fait le promoteur de la théorie de la relation dialectique entre la quantité et la qualité. Le chef du Courant du futur a une vision diamétralement opposée à celle de Hassan Nasrallah et propose le chemin inverse: un retour vers le marché domestique, car l’on n’obtiendra jamais un panier mieux garni que celui que l’on cueille dans son propre jardin. En outre, le marché régional est déjà occupé par ceux qui sont en train de cuisiner les Syriens, les Egyptiens, les Irakiens, les Tunisiens, les Libyens... Les petites bouchées de dessert ont été présentées – sous forme de honteuses surenchères – par les seconds couteaux des deux grands chefs. Gluantes et visqueuses, elles étaient tout simplement repoussantes. Nous ne citerons point les noms de ces assistants car ils ont la réputation de prendre mal les critiques... Avec un tel menu, on voit bien que le palais n’a pas été gâté. Heureusement que l’entrée a été offerte par le président Michel Sleiman. Bien qu’elle n’ait pas été du goût de tout le monde, une bonne partie des clients en a apprécié la saveur. Il a proposé un retour aux sources, aux racines, au bercail, car il n’y a de meilleure cuisine que celle du terroir. Tout compte fait, en cette ère des prorogations tous azimuts, une prolongation de quelques jours du mois du Ramadan aurait été la bienvenue. Car le menu proposé était tellement peu alléchant qu’il aurait mieux valu jeûner plutôt qu’ingurgiter du junk food.


 Paul Khalifeh
   

Santé

Le bonheur lié à l’âge?
Une sérieuse étude évalue à 23 ans puis à 69 ans les deux âges où nous nous sentons les plus…

Bannière
© Magazine.com.lb 2016 All Rights Reserved