Confidences Liban
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Nº 2912 du vendredi 30 août 2013

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Résurrection du cabinet Mikati?
Le Premier ministre du gouvernement d’expédition des affaires courantes, Najib Mikati, aurait décidé de renouer avec les réunions du Conseil des ministres, comme le rapporte l’un d’entre eux. Il existe des dossiers urgents qu’il faut absolument traiter et des échéances constitutionnelles qu’on ne peut pas ignorer dans la mesure où les intérêts des citoyens sont en jeu. Après la démission de son cabinet, le président Mikati avait annoncé la possibilité de tenir des séances exceptionnelles du Conseil, pour la gestion des affaires urgentes, conformément à la Constitution, au cas où le président désigné, Tammam Salam, ne parvenait pas à mettre sur pied son équipe avant le mois de septembre.

Taymour fait son apprentissage à Riyad
Les résultats de la visite de la délégation socialiste - Waël Abou Faour et Taymour Walid Joumblatt - en Arabie saoudite, ont laissé perplexes les milieux du 8 mars. Ces derniers se sont démenés pour savoir si les deux hommes étaient revenus bredouilles après avoir rencontré le chef des Renseignements, l’émir Bandar Ben Sultan. Selon les observateurs, la délégation pourrait à nouveau embarquer à destination de Riyad non pour discuter de la situation gouvernementale, mais pour que Taymour fasse la connaissance des responsables saoudiens avant que son père ne lui cède les rênes du parti. La démarche vise aussi à restaurer des relations entre le royaume et le Parti progressiste ébranlées par le positionnement de Joumblatt du côté des forces du 8 mars. Le seigneur de Moukhtara est désireux de renouer avec Riyad. Il se qualifie d’indépendant et à l’écart des alignements politiques. Il veut se positionner au centre avec Najib Mikati et le président Michel Sleiman.

Sleiman à l’Onu: discours différent
Le 20 septembre prochain, le chef de l’Etat Michel Sleiman se rendra à la tête d’une délégation officielle à New York pour participer à l’ouverture de la 68e session de l’Assemblée générale de l’ONU. Il y prononcera le mot du Liban. L’allocution présidentielle ne ressemblera pas aux discours précédents, vu les développements survenus au Liban et dans la région. Quant au programme de la visite, il n’a pas encore été mis au point, mais des sources informées révèlent que le président Sleiman ne demandera pas de rendez-vous au président US Barack Obama ou au secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, John Kerry, à moins qu’eux ne souhaitent le rencontrer. Pendant son séjour à New York, le président insistera sur la question des déplacés syriens et sur le congrès international qui doit se tenir, en marge des réunions officielles, pour discuter de la création d’une caisse internationale d’assistance aux réfugiés syriens afin de les aider à regagner leur pays. Certaines sources politiques craignent l’installation définitive au Liban de la majorité de ces déplacés.

L’empreinte de Hale
Le nouvel ambassadeur des Etats-Unis sera au Liban à la mi-septembre après que la Commission des Affaires étrangères du Congrès eut donné son feu vert à sa nomination. David Hale connaît très bien le dossier libanais. Des sources occidentales pensent que le diplomate apportera des changements fondamentaux au niveau du personnel de l’ambassade de façon à faciliter sa mission. Maura Connelly a quitté Beyrouth le 20 août. D’après ces mêmes sources, elle se consacrera, pendant un an, à l’enseignement des affaires du Moyen-Orient dans une université américaine, avant de réintégrer l’Administration de son pays où elle est destinée à occuper un poste supérieur.

Raï veut réunir les chrétiens
Réunions loin des feux de la rampe pour le cardinal Mar Béchara Boutros Raï avec des personnalités chrétiennes. Le prélat élargit l’éventail de ses consultations en vue d’un conclave chrétien global qui serait programmé après l’entente sur un document politique agréé par l’ensemble des parties chrétiennes. A une deuxième étape, ce document de travail serait proposé dans le cadre d’une rencontre de réconciliation entre les diverses composantes politiques pour en faire une feuille de route consensuelle, une plateforme vers un congrès de dialogue national. Le cardinal Raï tient à ce que les leaders chrétiens prennent cette initiative. Le projet de Bkerké se heurte cependant à quelques conditions et revendications de la part de certains acteurs politiques qui préfèrent réactiver la Rencontre nationale pour les chrétiens du Machreq dont les activités sont suspendues depuis quelque temps.

Le débat se poursuit
Le déjeuner hebdomadaire que des députés, ministres et autres personnalités organisent tous les jeudis dans un restaurant de la ville s’est transformé en une sorte de tribune politique de débat autour des questions de l’heure, sachant que les participants représentent les indépendants et les socialistes. Cette tribune pourrait, selon des milieux observateurs, se muer en rassemblement politique regroupant des acteurs de différentes communautés qui œuvreraient à accélérer la marche vers l’apaisement en coopération avec d’autres assises politiques.

Les Kataëb prennent l’initiative
Le bureau politique du parti Kataëb s’apprête à tenir une réunion à huis clos au cours du mois de septembre pour élaborer une feuille de route qui servira de base au congrès général des Kataëb. Un congrès qui sera clôturé par l’annonce d’une initiative visant à sauver le pays de la catastrophe. La formation d’une commission de suivi, chargée de présenter l’initiative à toutes les composantes du paysage politique local, est également au programme. Au cas où celle-ci est favorablement accueillie, elle pourra constituer une passerelle vers un congrès national général susceptible d’aboutir à une sortie de crise, une sorte de Taëf ou de Doha, nouvelle version, comportant des mesures exécutives. Le débat au sein des Kataëb porte aujourd’hui sur la nécessité d’entamer des consultations bilatérales préalables avec les leaders de tout bord.

Nuages entre Rabié et Dahié
Les nuages qui se sont amoncelés entre la banlieue sud et Rabié n’ont pas été dissipés, malgré la visite d’une délégation du Hezbollah, incluant Ghaleb Abou Zaynab et Mahmoud Comaty, au chef du Courant patriotique libre (CPL). Le général Michel Aoun a tenu à la présence à ses côtés du responsable du regroupement des partis, Nicolas Ibrahim, et non comme de coutume du ministre Gebran Bassil afin que les relations entre le Hezb et le Tayyar restent cantonnées à une dimension partisane et non politique. Il s’agissait d’une première visite de la délégation à Rabié après la rencontre Aoun-Nasrallah à Dahié qui s’est achevée sur une divergence de points de vue concernant l’implication du Hezb dans la guerre en Syrie, et certains autres dossiers, comme la reconduction du mandat du Commandant en chef de l’armée, le général Jean Kahwagi, et le sabotage des élections législatives… La visite de la délégation à Rabié n’a pas modifié les dernières positions de Aoun, selon un député du CPL, et n’aura pas de suite comme le prétendent des sources du parti chiite.


Turcs, chiites et Mathew Schrier
La possibilité d’un replâtrage des relations turco-chiites est de plus en plus improbable depuis la libération, vendredi dernier, du photographe américain Mathew Schrier. Celui-ci a croupi pendant sept mois dans les geôles d’al- Nosra qui l’accusait d’être un agent de la CIA. Les services secrets turcs, d’après une source libanaise qui suit de près le dossier, ont joué un rôle déterminant dans cette affaire, alors que le gouvernement Erdogan ne respecte pas les promesses faites aux responsables libanais concernant les neuf pèlerins retenus à Aazaz depuis plus d’un an. Après l’enlèvement du pilote turc Murat Akpinar, et de son assistant Murat Agca, les autorités turques réagissent de façon discriminatoire avec le dossier des otages, ainsi qu’avec les Libanais chiites qui résident et travaillent en Turquie. La même source estime que tout cela prouve les mauvaises intentions révélées par le chef de la diplomatie d’Ankara, Ahmet Davutoglu qui a menacé, dans une conversation téléphonique avec son homologue libanais, Adnan Mansour, de recourir à des sanctions et des mesures coercitives tant que les pilotes ne sont pas relaxés. Les contacts à ce sujet se poursuivent pour dissocier les deux dossiers. Hayat Awali qui s’active pour la libération des pèlerins chiites a indiqué que les «Turcs sont désorientés en l’absence d’un enregistrement ou de photos confirmant que les pilotes sont encore en vie. Ils essaient de faire pression sur l’Etat libanais afin d’obtenir la moindre information prouvant que les otages turcs sont en bonne santé».

Libanais takfiristes, auteurs de massacre
Un groupe terroriste libanais, partisan du mouvement takfiriste, Jund el-Cham, serait l’auteur du massacre de Wadi al-Nassara près de Homs, il y a deux semaines. Les membres du groupe auraient assassiné, avec des silencieux, onze citoyens syriens chrétiens, comme l’avancent des rapports sécuritaires. Le chef du groupe est un dénommé Khaled el-Mahmoud qui s’est donné le pseudo de Abou Sleiman el-Mouhager. L’homme, un commandant en vue de Fateh el-islam, était détenu à la prison de Roumié jusqu’au 9 août 2011 avant d’être libéré et de gagner, via la frontière nord, le village de Kalaat el-Hosn dans le Rif de Homs où il a rejoint le cheikh Majed el-Zoobi qui résidait à Tripoli et qui s’est installé à Kalaat el-Hosn pour succéder à un zaïm terroriste, Samer el-Rich, surnommé Abi Abdel Rahman qui a péri au combat contre l’armée syrienne. Mahmoud aurait réussi à recruter des Européens d’origine libanaise pour exécuter des attentats suicide dont Mootasem et Hassen Khaldoun el-Hassan, détenteurs de la nationalité suédoise, qui se seraient fait exploser à un barrage de l’armée syrienne qui encercle Kalaat el-Hosn considérée comme un point stratégique.

La Jamaa n’a pas condamné l’explosion de Dahié
La rupture est désormais totale entre le Hezbollah et le mouvement des Ikhwan au Liban, alias la Jamaa islamia, malgré des rencontres non officielles supposées avoir réuni des cadres des deux camps. Mais une source islamique affiche son pessimisme surtout que la Jamaa a complètement ignoré la tragédie du 15 août de Dahié et n’a même pas pris la peine de contacter les représentants du parti, bien que les précédentes réunions bilatérales aient insisté sur l’unité des musulmans et sur l’interdiction de la fitna intercommunautaire. Aucune nouvelle rencontre en perspective, vu la montée en flèche de la division sunnite-chiite qui n’avait jamais auparavant atteint ce seuil, au Liban. Le tempo communautaire interne bat au rythme de la conjoncture régionale: ainsi les Ikhwan réclament le retrait du Hezbollah de Syrie, tout comme ils se positionnent sur le front politico-médiatique contre le pouvoir transitoire en Egypte… Ce qui creuse encore plus le fossé politique séparant les deux grands mouvements musulmans au Liban. La source poursuit: la guerre menée par le Hezbollah contre les takfiristes en Syrie a érigé une sorte de mur le séparant de tous les Ikhwan dont la Jamaa islamia.

Négociations secrètes entre Téhéran et Washington
Il ne faut pas que les Libanais se méprennent sur la politique étrangère de Téhéran qui semble quelque peu confuse, met en garde un rapport diplomatique arabe. Le rapport, révélé par une instance du 14 mars, parle de nouvelles négociations secrètes qui se sont déroulées dans les Emirats et au Qatar, entre des représentants des gouvernements iranien et américain. Ce round de contacts secrets directs entre Téhéran et Washington a eu lieu à l’ombre de la présidence du cheikh Hassan Rohani et avait été précédé par d’autres rounds à Manama (Bahreïn) et en Suisse. Y avaient participé des activistes dans des ONG iraniennes, des militaires et des diplomates américains à la retraite. Les dossiers, mis sur la table de ces négociations non officielles, portent sur les sujets de divergence comme le nucléaire, la sécurité dans le Golfe, les fonds iraniens bloqués. Le nouveau pouvoir iranien, ajoute le rapport, est conscient de la nécessité d’alléger les pressions sur la République islamique et semble disposé à gérer les dangers que des négociations loin de ses alliés russe et chinois peuvent induire. L’échec d’un accord en solo avec les Américains affaiblirait le rôle du Conseil de sécurité si jamais Washington décidait de lancer une attaque contre l’Iran dans laquelle Israël serait partie prenante. Des observateurs à Beyrouth révèlent que l’ambassadeur Jeffrey Feltman, qui était à Téhéran, négociait directement avec les plus hautes instances iraniennes au nom de l’Administration américaine bien que détenteur d’un passeport onusien.

 

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Éditorial
Mauvais remake

Si certains se réjouissent des intentions guerrières de l’Occident en Syrie, d’autres, au contraire, en sont consternés. Ce n’est pas qu’ils soient fans du régime syrien ou inquiets de l’avenir de Bachar el-Assad. De toute façon, Washington et ses alliés ont fixé les contours de la frappe avant même qu’elle ne se produise: elle sera «brève et limitée», elle n’aura pas pour objectif de renverser le président syrien mais seulement de le «punir» d’avoir utilisé des armes chimiques. Tout le monde y trouvera son compte. Cette tristesse, mêlée à une profonde déception, vient du fait que l’Occident affiche, une fois de plus, une hypocrisie sans borne, foulant du pied ce qui lui reste comme principes humains, qu’il a lui-même érigés en valeurs universelles. D’ailleurs, l’opinion publique dans les pays occidentaux ne semble pas dupe, puisqu’une majorité affirme être opposée à une nouvelle guerre au Moyen-Orient. Encore une fois, ce n’est pas que les gens ont de la sympathie pour le régime syrien, mais c’est que les arguments, un peu trop hâtivement avancés pour justifier une nouvelle aventure guerrière aux conséquences inconnues, ne sont pas assez convaincants. Les centaines de victimes de la présumée attaque chimique de la Ghouta sont-elles les morts de trop, ceux qui ont donné un coup de fouet à la conscience des grands de ce monde? Les 100000 morts, tombés depuis le début du conflit, n’étaient-ils pas suffisants pour réveiller cette conscience? 100500 semble être le chiffre magique, celui qu’il ne faut pas atteindre ou dépasser, au risque de se voir puni par la très respectable communauté internationale. L’autre prétexte, celui de la «ligne rouge» qu’il ne fallait pas franchir, frôle le ridicule. L’utilisation des armes chimiques est donc prohibée et celui qui oserait violer cet interdit en payera le prix. On peut comprendre, par conséquent, que ce n’est pas l’acte en soi de tuer, d’exterminer, d’annihiler, d’écraser, de découper en morceaux, qui est répréhensible, mais l’outil utilisé pour le commettre. Les avions et les tanks du régime ou les machettes des takfiristes ne semblent pas constituer une transgression de la fameuse ligne rouge. Du moment que les gaz toxiques ne sont pas utilisés, les massacres peuvent continuer en toute tranquillité… et impunité. Poursuivons la réflexion. Cette affaire nous pousse à nous demander si ce n’est pas l’identité des victimes qui réveillerait la conscience du «monde civilisé». Cette remarque est légitime, car il semble que cette conscience reste endormie, comme anesthésiée, lorsque 200 paysans se font massacrer dans la «montagne alaouite» de Lattaquié, que 150 civils pro-régime et militaires sont exécutés froidement à Khan al-Assal et que des dizaines de chrétiens sont passés par les armes à Marmarita et Hawash, dans la région de Homs; pour ne citer que les tueries perpétrées en juillet et août. Mais quand des civils pro-rebelles sont tués, le monde s’émeut et crie vengeance. Il y a enfin une dernière possibilité. Ce ne serait pas l’identité des victimes, mais plutôt celle des tueurs présumés qui servirait d’alarme pour réveiller la conscience internationale. Quand les crimes sont imputés au régime, le monde se révolte, condamne, dénonce et veut jouer le rôle de gendarme et de justicier. Cependant, tous deviennent sourds, aveugles et introuvables, quand les massacres sont l’œuvre des rebelles. Plus affolant encore est le manque d’imagination des décideurs américains. Car c’est exactement le même scénario utilisé en 2003 pour justifier l’invasion de l’Irak qui est reproduit dans le cas syrien. Mais le remake est de moindre qualité que l’original, car le réalisateur, Barack Obama, a été formé sur le tas.


 Paul Khalifeh
   

Santé

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