Culture
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Nº 3091 du vendredi 6 juillet 2018

Culture

Dans l’excitation et l’émotion, Matthieu Chédid, alias – M –, se prépare à chanter sur la terre de ses ancêtres, la terre de ses racines. Avant son concert tant attendu, le 4 août, au Festival International de Baalbeck, il s’est confié à Magazine.

Voix sereine au téléphone, on sent le pétillement d’une excitation. Ce n’est pas la première fois qu’il vient au Liban, mais «à chaque fois, venir au Liban c’est presque un symbole, un passage initiatique, un retour aux sources, une manière de comprendre d’où je viens. C’est un événement dans ma vie de venir au Liban. C’est presque une consécration», affirme Matthieu Chédid, après 20 ans de carrière. Depuis le moment où son passage à Baalbeck a été confirmé, il a enchaîné les recherches sur ses origines qu’il ne connaît pas, comme la culture ou la langue. D’ailleurs, il ne se rappelle même jamais avoir entendu sa grand-mère, l’écrivaine Andrée Chédid, parler l’arabe. Il découvre que le frère de celle-ci était un des initiateurs du Festival de Baalbeck.
«Il était question de faire quelque chose d’unique pour Baalbeck», affirme Matthieu Chédid. Immédiatement s’est imposée l’idée de ramener la famille à nos origines». M partagera la scène, le 4 août, avec son père Louis, sa sœur Anna, son frère Joseph, «une manière de faire revivre une certaine vibration Chédid». Il accueillera également sur scène le trompettiste Ibrahim Maalouf: « c’est lui qui m’a convaincu de faire ce spectacle. Il fait le lien, le pont. On se renvoie l’ascenseur, c’est comme mon petit frère et mon grand frère libanais». Matthieu Chédid compte bien profiter de ce concert pour approfondir ses liens avec le Liban, et rester en famille par la suite, avec sa mère également du voyage, dans les montagnes, guidés par Ibrahim Maalouf.
«J’ai le sentiment que ce concert n’est pas anodin. Ce n’est pas un hasard si je viens au Liban». Pour le public, Matthieu Chédid a préparé bien des surprises: il jouera en exclusivité, à Baalbeck, deux ou trois chansons de son prochain album, ainsi qu’un morceau hommage à sa grand-mère, où on entendra la voix d’André Chédid sur la trompette d’Ibrahim Maalouf. Et pourquoi pas, faire un documentaire sur ce projet et le ramener en France, pour «ramener le beau, et essayer d’être un passeur entres ces mondes-là».

Origines
«Je suis très ému d’aller au Liban, et pour mon père c’est encore plus fort», depuis le temps qu’il n’y a pas été. Tout dans sa voix, dans la précipitation de ses mots, de ses images, dans la fébrilité de l’émotion qu’il s’apprête à vivre en famille, dans les préparatifs qui s’accélèrent – plus tard il racontera qu’il est en train de lire un livre intitulé Liban d’Andrée Chédid –, tout le ramène à ce «rendez-vous très important». Comme s’il sent déjà qu’il y aura un avant et un après Baalbeck.
Pour l’artiste, la musique est à la fois un laboratoire, une expérimentation, un plaisir pétri dans la souffrance de la feuille blanche. Un de ces jours où le manque d’inspiration le torturait, sa grand-mère lui dit: «Ne t’inquiète pas, la source ne se tarit jamais!». Funambule de mots et de sons, dans son studio intitulé justement Labo M, il officie plus en «alchimiste» qu’en artiste, «un expérimentateur, un inventeur de nouveaux mondes». C’est selon lui le rôle de l’artiste dans un monde qui va de plus en plus mal: «un passeur de vibrations. C’est de transmuter la haine en l’amour. Même dans la mélancolie, même dans les éclats de souffrance, on trouve de la beauté. La beauté nous sauve, elle est synonyme de bonté».
Lui qui joue depuis toujours avec son nom d’artiste M qui est son «masque», sa «part d’enfance. Tout est possible avec M, il change de forme, je m’en sers comme un outil. Avec Lamomali, je l’ai mis de côté. L’idée est de rester en accord avec soi».

Vie et poésie
Lamomali, est son dernier projet, un hommage au Mali, à la kora africaine, avec la participation de plusieurs artistes, tels Fatoumata Diawara, Youssou’n Dour…, dont il fera des évocations à Baalbeck. Envisage-t-il un jour de s’inspirer de la musique orientale pour un futur projet? «Complètement, répond-il. D’ailleurs dans mon nouvel album, il y a des petits textes, des arabesques musicales» qui évoqueraient cette musique orientale à laquelle il affirme être «très sensible». Il parle même d’un «projet secret de faire un album avec Ibrahim Maalouf».
Le concert est pour M une «communion, une manière de (se) fondre avec le public. Je viens très serein à ce niveau-là. En plus, c’est sur la terre de mes ancêtres, je sens une connivence avec l’esprit libanais. Dans ma famille orientale, on se sent plus Libanais qu’Egyptien». Peut-être aussi dans sa manière de voir le monde, de voir la vie, «moins charmé par les gens qui se prennent au sérieux. C’est peut-être cette distance orientale que j’ai hérité de mon côté libanais».  
«Fils de l’instant», attaché au présent, «(vivant) le bonheur et la bonne heure», Matthieu Chédid sait d’avance qu’à Baalbeck, «nous allons, tous, nous «oublier et vivre quelque chose d’incroyable et de magique, quelque chose qui nous dépasse. Une communion marquante dans une vie. La liesse et la fantaisie, la profondeur et l’émotion, il va y avoir de vrais moments de vie, des moments de poésie. Ça peut paraître fou, mais j’en suis convaincu!».

Nayla Rached
 

Il fêtait à Baalbeck l’an dernier ses dix ans de live et d’album. Ibrahim Maalouf est de retour cet été au Liban et se produira le 11 août à Batroun. Retour, en sa compagnie, sur une actualité musicale prolifique.

Vous venez souvent jouer au Liban. C’est votre première fois à Batroun?
Oui. Je viens très fréquemment en visite au Liban, et j’essaie de jouer au moins une fois par an, ou une fois tous les deux ans. J’ai joué dans de gros festivals comme à Beiteddine, ou à Baalbeck l’année dernière, mais c’est la première fois que je joue à Batroun. La notoriété des festivals dans lesquels je me produis m’importe peu, je suis content de jouer pour un public qui a envie de m’écouter.

 

Vous tournez beaucoup dans le monde arabe. À quoi ressemble votre public ici?
Il y a un peu de tout. Il y a des gens qui aiment le jazz, d’autres la musique underground, ceux qui m’ont connu lorsque je tournais avec Marcel Khalifé, etc. Il y a des jeunes, des moins jeunes, alors qu’en France il y a beaucoup de familles. Au Liban, c’est surtout un public jeune, sensible au milieu underground.

Vous collaborez avec beaucoup d’artistes, mais avec peu de musiciens arabes.
Je l’ai fait beaucoup, notamment avec des musiciens libanais. Mais il se trouve que mon travail va dans une direction où ma libanité est déjà très présente. Ce que j’exprime dans ma musique est extrêmement oriental et arabe. Si je rajoute encore quelque chose, ça risque d’être trop. Si j’invite des gens à manger en disant que je prépare un repas international et que le plat principal est un poulet au riz à la libanaise, je ne vais pas en plus proposer des mezzés en entrée! Je vais plutôt tenter de trouver d’autres recettes.

Votre musique présente des facettes multiples. Ces rencontres musicales transforment-elles votre rapport à la musique?
Bien sûr. Toutes les rencontres inspirent – des rencontres avec d’autres musiciens, des réalisateurs, des journalistes… Peu d’artistes en parlent mais les journalistes sont très inspirants. Ils sont, en tout cas dans mon cas, comme des thérapeutes, qui posent des questions que je ne m’étais jamais posées et qui agissent sur mon rapport à la musique.

Tout en la classant dans le jazz, on qualifie beaucoup votre musique à partir de son hybridité. Peut-on définir le jazz, et si oui, faites-vous du jazz?
Je pense que le jazz est définissable en disant qu’il est indéfinissable; et ma musique est peut-être indéfinissable aussi, mais n’est pas forcément du jazz. Limiter le jazz à un style ou à une époque, c’est ce que l’on pourrait faire de pire pour la culture jazz dans l’histoire. C’est ce que parfois les amoureux du jazz font pourtant sans s’en rendre compte. Sous prétexte de protéger une culture, on la limite. Je suis contre cette école-là. Le jazz avait souffert de cela à une époque mais avait su aussi s’émanciper grâce à Archie Sheep et les débuts du freejazz, qui se sont imposés en rompant violemment avec les catégories. La musique classique a bénéficié de la même chose avec l’émergence de la musique contemporaine. Dans les deux cas, ils ont su sortir des codes. Malgré tout, il y a toujours des gens pour refuser de s’extraire de ces catégories et pour venir définir les principes du jazz. Pour ceux-là, je ne fais pas de jazz.

Votre travail est pourtant basé sur le principe de l’improvisation.
Le jazz n’a pas l’exclusivité de l’improvisation. L’improvisation est la base de toutes les musiques du monde. C’était déjà le cas de la musique classique: Beethoven, Haydn ou Bach étaient de grands improvisateurs. La musique classique a perdu cette spécificité lorsqu’elle a commencé à être enseignée et qu’elle est tombée dans le piège du code.

Comment fait-on pour passer d’un tel processus à une musique très écrite qui est celle de la musique de film par exemple, qui répond à un code narratif très strict?
Improviser ne veut pas dire faire n’importe quoi! Quand on improvise, on dit spontanément des choses qui sont structurées; lorsqu’on improvise avec le cinéma, on structure beaucoup plus, c’est tout. Appliquer un produit sur un film, moi je n’y crois pas, ou alors il s’agit de commandes: à Hollywood ou à Bollywood, on sait comment ça marche, on connaît les codes du  cinéma et on sait quelle musique appliquer. Ce n’est pas de la création. Quand on veut vraiment inventer des choses, il faut discuter avec les réalisateurs, jusqu’à ce qu’on trouve la bonne tonalité, le bon ton, la bonne fibre qui va faire qu’on va comprendre le discours intérieur des personnages, et qu’on ne va pas juste suivre les dialogues, le fil narratif.

Quels sont vos projets?
Je travaille sur quatre musiques de film. Deux comédies pour Mohamed Hamidi, avec lequel j’avais déjà travaillé pour le film La Vache. Je retravaille aussi le réalisateur Safy Nebbou avec qui j’avais déjà travaillé pour Dans les forêts de Sibérie. Son nouveau film est une adaptation d’un livre de Camille Laurens qui s’appelle Celle que vous croyez.

Mathilde Rouxel

Invité par Persona Production, l’écrivain Eric-Emmanuel Schmidt sera sur scène du 7 au 10 juin, pour présenter Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran. Par nayla rached

Paris, rue Bleue, dans les années 60. Moïse, onze ans, mal aimé, supporte comme il peut de vivre seul avec son père. Monsieur Ibrahim, le vieux sage, tient l’épicerie arabe et contemple le monde depuis son tabouret. Un jour, le regard de Monsieur Ibrahim rencontre celui de Momo. De conversation en conversation, la vie devient plus souriante et les choses ordinaires extraordinaires…
Cette histoire, on la connaît presque tous, qu’on ait lu le roman d’Eric-Emmanuel Schmidt ou non, qu’on ait vu le film éponyme avec Omar Sharif ou non. Cette histoire, c’est l’un des plus grands succès de Schmidt, traduite en 38 langues, à tel point, comme il le dit, qu’il est devenu désormais, dans beaucoup de pays, «l’auteur de Monsieur Ibrahim».
Récit initiatique, drôle et émouvant, véritable hymne à la tolérance, Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran est le deuxième volet du Cycle de l’invisible, 6 récits sur l’enfance et la spiritualité, dont font également partie Milarepa, Oscar et la dame rose, L’Enfant de Noé, Le sumo qui ne pouvait pas grossir et Les dix enfants que madame Ming n’a jamais eus.
Paru aux Editions Albin Michel en 2001, le livre est la biographie romancée de son ami Bruno Abraham-Kremer. «Ecrit en quelques jours sur un coin de table pour faire plaisir à un ami», ce monologue fut mis en scène et interprété, durant 600 représentations, en 2001, par Bruno Abraham-Kremer. En 2012, Francis Lalanne interprète le monologue, dans une mise en scène d’Anne Bourgeois, au Théâtre Rive Gauche, à Paris. C’est par un concours de circonstances qu’Eric-Emmanuel Schmidt devient l’acteur de son monologue: en raison d’un engagement préalable, Lalanne était dans l’impossibilité d’assurer neuf représentations. Les amis de Schmidt le poussèrent alors à monter sur scène. Ce baptême terrorisa l’auteur mais obtint une standing ovation du public. Depuis, Eric-Emmanuel Schmidt a interprété son œuvre en France, en Suisse, en Belgique, au Canada, en Italie, aux Etats-Unis…
Avec ce dernier spectacle dans la programmation 2018 de Persona Productions, sa fondatrice Joëlle Zraick, relève cette expérience autre qui attend le public. «Eric-Emmanuel Schmidt est auteur avant tout. On vient le voir dire son propre texte, il y a quelque chose de très touchant dans sa manière de le transmettre au public. C’est une autre expérience sur scène». L’Express, relève un «bijou d’écriture, d’émotion, d’humour». «C’est très drôle et très déchirant», écrit Le Figaro. Et pour Télérama, l’histoire de l’écrivain français est «belle et généreuse, pleine de lumière et de tolérance».
«Lorsqu’il récupérera son vieil exemplaire, affirme Schmidt en 2004, Momo découvrira ce qu’il y avait dans le Coran de Monsieur Ibrahim: des fleurs séchées. Son Coran, c’est autant le texte que ce que Monsieur Ibrahim y a lui-même déposé, sa vie, sa façon de lire, son interprétation. (…) La spiritualité vraie ne vaut que par un mélange d’obéissance et de liberté. Voici donc enfin l’explication qu’on me demande toujours, l’explication de ce mystérieux titre, Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran».

Nayla Rached
 

Depuis le 25 février, les planches du théâtre Gemmayzé accueillent la pièce Liaisons dangereuses, adaptée, mise en scène et produite par Joe Kodeih.

On s’est tellement habitués à Joe Kodeih comme un «one man show» qu’on en est venu à oublier presque qu’il est, avant tout, un metteur en scène, un homme de théâtre, ce «concentré de vie», comme il le décrit, cet espace-lieu où «la vie devient meilleure, où elle prend forme comme notre fantasme le souhaite». A la question de savoir si ce théâtre-là lui a manqué, sa réponse fuse aussitôt: «Oui, sûrement, mais je n’ai pas lâché prise entre-temps», travaillant, rappelle-t-il, sur la pièce Rima et sur la mise en scène de Michel et Samir, même si ces deux spectacles s’inscrivent toujours dans le registre de la comédie.
En décidant d’adapter les Liaisons dangereuses, il a fait face à cette même réaction: pourquoi changer une formule gagnante, celle du «one man show», qui était une rémunération à tous les niveaux? Mais Joe Kodeih est retourné à son amour premier, le théâtre, et une pièce en particulier, la première qu’il a jouée de sa vie, en 1993: une adaptation estudiantine des Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos dans laquelle il a interprété le rôle de Valmont. C’est donc tout simplement là que réside le pourquoi du comment de l’actuelle adaptation.

 

Un casting solide
Joe Kodeih passe ainsi à un autre registre, une pièce dramatique, même si elle contient des «étincelles de comédie», et même… des pas de danse dans une chorégraphie signée Mazen Kiwan. Merteuil, Valmont, Tourvel, Volanges, Danceny, interprétés respectivement par Bernadette Houdeib, Joe Kodeih, Solange Trak, Patricia Smayra et Bruno Tabbal effectuent cinq danses sur la scène du théâtre Gemmayzé, les personnages mythiques de l’un des plus célèbres romans épistolaires, devenus des symboles, et qui se présentent là dans une adaptation à la fois libanisée et fidèle à l’esprit littéraire du texte, pour en garder intacte son âme, comme l’a voulu Kodeih, plaçant ainsi l’action dans un contexte atemporel, puisqu’il n’y ait pas fait mention du lieu où ça se passe, en France ou au Liban. Dans cette adaptation, un vrai travail de réécriture, le livre garde son titre original, devenu Gharam wa intikam en arabe. Idem en ce qui concerne les noms des personnages qui restent le point central de l’œuvre, puisque Kodeih et son équipe ont effectué une étude développée de leurs personnages, à tous les niveaux, tout aussi bien psychologique que sémiologique et autres.
Joe Kodeih compte sur son casting qu’il estime «très solide» pour tenir le spectacle de bout en bout et tenir, par-là, la concentration du spectateur, pour que ce dernier ne perde pas le fil conducteur de la pièce. A savoir, d’une certaine manière, le rôle de Danceny, puisque tout se passe dans la tête de l’amoureux de Cécile de Volanges, celui qui, au final, a tué Valmont. C’est que le plus important pour Kodeih est que «le spectateur puisse théâtralement suivre et comprendre jusqu’à la fin ce qui se passe sur scène, qu’il parvienne à se concentrer sur la trame et à garder le fil conducteur des événements. Cela n’est pas facile puisqu’il y a une quinzaine de tableaux, il faut donc que je l’aide un peu». Est-ce donc une pièce difficile? «Très accessible, précise-t-il, mais très juteuse. Chaque scène, même si on pourrait croire qu’elle n’est qu’une sorte de lien entre deux grands moments, eh bien non, le moindre détail a été étudié».

 

Au public de décider
Mis à part cet espoir précis, qui ne peut être que le résultat d’un travail rigoureux, Joe Kodeih n’a pas d’attentes particulières de la part du public libanais. «J’ai fait des succès fous et j’ai joué à guichets fermés pendant des mois. Certes, c’est le but de chaque acteur, metteur en scène, producteur, mais je n’ai jamais travaillé de sorte à attirer le public. Si j’ai dix spectateurs ou des salles combles, la qualité de mon travail ne va pas changer. Et à dire vrai, j’ai écrit dans le passé des pièces qui, à mon sens, avaient une valeur dramaturgique, avec seulement une vingtaine de spectateurs dans la soirée, alors que des pièces, que j’estimais être plus légères, ont cartonné. Récemment, on voit sur le marché au Liban l’effet du marketing sur le succès de tel ou tel spectacle. Je respecte cela, mais je suis loin de jouer le jeu. Je fais mon marketing, certes, je travaille d’une manière très agressive, mais avec beaucoup d’amour. Mon but est de faire du théâtre et c’est au public de décider s’il va venir ou pas. Dans le temps, il n’y avait pas Facebook, c’était juste le bouche à oreille; la première semaine, il n’y avait presque personne et puis on jouait durant des mois, et le public s’asseyait par terre».

Nayla Rached

Informations et réservations: Librairie Antoine ou au (76) 409 109.

Vendredi, 15 Janvier 2016 03:13

Semaine du 15 au 21 janvier

L’affaire SK1
Samedi 16 à 21h55, C+
de Frédéric Tellier
Raphaël Personnaz, Nathalie Baye, Olivier Gourmet et Michel Vuillermoz
En 1991, Franck Magne est un jeune inspecteur du Quai des Orfèvres qui subit le baptême du feu avec l’enquête sur l’assassinat d’une jeune fille. Très vite, d’autres cas semblables (meurtres, viols et tortures) s’accumulent. Magne comprend vite que c’est l’œuvre d’une seule et même personne. Bougon, son supérieur, lui conseille de ne pas trop s’impliquer. Trop tard: Magne n’a de cesse de débusquer l’assassin, jusqu’à mettre à mal sa vie de famille. D’énormes effectifs sont déployés pour traquer le monstre qui est finalement arrêté. Magne croise sur sa route Frédérique Pons, une avocate passionnée, décidée à comprendre la personnalité du meurtrier… (120’, 2014)

 

Les gamins
Dimanche 17 à 21h55, TF1

d’Anthony Marciano
Alain Chabat, Max Boublil, Sandrine Kiberlain, Mélanie Bernier et Alban Lenoir
Très amoureux, Thomas et Lola projettent de se marier. La jeune femme décide de présenter son fiancé à ses parents, Suzanne et Gilbert. Mais ce dernier est en pleine crise: il est convaincu d’avoir raté sa vie à cause de sa femme et de sa fille. Après l’annonce du prochain mariage de cette dernière avec Thomas, il prend le jeune homme sous son aile et lui met en tête de renoncer au mariage pour préserver sa liberté. Il réussit d’ailleurs à le convaincre de tout quitter. Les deux nouveaux amis partent ensemble à l’aventure. Le duo mène dorénavant une vie de gamins, sans horaires et sans contraintes, rythmée par de nombreuses péripéties… (115’, 2013)

 

Les trois prochains jours
Mardi 19 à 22h00, D8

de Paul Haggis
Russell Crowe, Elizabeth Banks, Liam Neeson et Olivia Wilde
A Pittsburgh, John Brennan et sa femme Lara filent le parfait amour et sont les parents d’un adorable petit Luke. Mais un matin, la police débarque chez le couple et arrête Lara qu’elle soupçonne du meurtre de sa patronne. Trois ans plus tard, Lara est toujours en prison et ne voit plus son mari et son fils que lors des visites. Luke se montre de plus en plus distant vis-à-vis de sa mère. John, de son côté, n’a jamais douté de l’innocence de sa femme. Lorsque son dernier appel est rejeté, Lara tente de se suicider. Pour John, il n’y a maintenant plus qu’une solution: faire évader sa femme. Il demande de l’aide au célèbre roi de l’évasion, Damon Pennington... (145’, 2010)

 

Flic, tout simplement
Mercredi 20 à 21h55, F2

d’Yves Rénier
Mathilde Seigner, Philippe Torreton, Yves Rénier et Jean-Marie Winling
Première femme nommée à la tête de la prestigieuse Crim’, Martine Monteil s’est fixé comme priorité absolue de traquer le «tueur de l’Est parisien». Tout en combattant les préjugés, elle entreprend de faire collaborer des services parfois rivaux. Son but: imposer la création d’un fichier des empreintes ADN pour confondre Guy Georges… (95’, 2014)

Phénomène
Jeudi 21 à 21h55, NRJ 12

de Jon Turteltaub
John Travolta, Kyra Sedgwick, Forest Whitaker et Robert Duvall
George Malley, un mécanicien, est apprécié de tous. Il passe ses journées avec son ami Nate, un jeune Noir. Lace, une femme qui élève seule ses deux enfants, lui apporte des chaises de sa confection à vendre. Personne ne les achète, mais George les accepte malgré tout, car il a un faible pour la jeune femme. Le soir qui vient est particulièrement important: toute la ville s’apprête à célébrer le trente-septième anniversaire de George. Alors que la fête bat son plein, il sort seul prendre l’air quand une boule de feu, venue de nulle part, le heurte en plein visage. Mais lorsqu’il interroge ses amis, étrangement, ces derniers lui soutiennent n’avoir rien vu ni entendu. Puis, il rentre chez lui et se met à lire. Car George, dorénavant, est doté de pouvoirs extraordinaires... (140’, 1996)

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Éditorial
La paix de Trump

Donald Trump a donné un coup d’accélérateur aux démarches visant à faire avancer son mystérieux «plan de paix» au Proche-Orient. Le président américain dépêche ses émissaires à droite et à gauche pour essayer de mettre sur les rails le fameux «accord du siècle», dont on ne connaît presque rien à part qu’il évoque un «Etat» palestinien avec comme capitale, Abou Dis, une banlieue de Jérusalem, selon les rumeurs. Jared Kushner, l’envoyé spécial de Trump, a pris son bâton de pèlerin à la mi-juin et a rencontré plusieurs dirigeants de la région, dans le cadre d’une tournée effectuée en compagnie de l’émissaire spécial du président américain pour le Moyen-Orient, Jason Greenblatt. Il a organisé à Amman une rencontre entre le roi Abdallah II et le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, à laquelle aurait participé le prince héritier saoudien Mohammad ben Salman. Le site français Intelligenceonline a rapporté que des chefs d’agence de renseignements d’Israël, d’Arabie saoudite, d’Egypte, de Jordanie et de l’Autorité palestinienne se seraient rencontrés, après ce sommet, toujours à Amman, pour discuter des moyens pratiques de «faire avancer le processus de paix». C’est aussi dans ce cadre que certains observateurs placent la rencontre à Moscou entre le président Vladimir Poutine et le conseiller à la sécurité nationale de Trump, John Bolton, venu préparer le sommet du 16 juillet à Helsinki, entre les chefs d’Etats américain et russe. Des sources citées par la presse croient savoir que Trump a proposé de reconnaître la primauté de l’influence russe en Syrie en contrepartie d’une aide de Moscou pour faire avancer «l’accord du siècle». La médiation de la Russie est souhaitée pour convaincre l’Autorité palestinienne, qui refuse de recevoir des représentants américains depuis que Trump a reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël, à s’engager sérieusement dans le processus de paix. Ces sources croient voir dans l’invitation adressée par Vladimir Poutine à Mahmoud Abbas et Benyamin Netanyahu pour assister à la cérémonie de clôture du Mondial 2018, les prémices de ce rôle d’intermédiaire. Bien qu’il nous semble peu vraisemblable que les ambitions de Moscou se limitent au rôle de go between adoubé par Washington, surtout que la Russie a arraché son influence en Syrie grâce à ses Sukhoï et aux ressources qu’elle a investies pour réorganiser et rééquiper l’armée syrienne.   Il est possible que les Etats-Unis pensent que le moment est propice pour un forcing au niveau du processus de paix. Les sanctions contre l’Iran commencent à donner des résultats, avec la dépréciation du rial et les troubles politiques et sociaux sporadiques qui ont lieu dans le pays. Si cette analyse est vraie, alors il ne faut plus s’étonner que la formation du gouvernement libanais ait pris tellement de temps, car la constitution du pouvoir exécutif au Liban est aussi un champ où des pressions pourraient être éventuellement exercées dans le but d’affaiblir les alliés de l’Iran et de renforcer la position des amis de Washington et de Riyad.


 Paul Khalifeh
   

Combien ça coûte

Les taxes municipales
Nous les payons régulièrement. Machinalement. Ces taxes municipales dont nous ignorons tout, mais auxquelles même l’Etat est soumis. Economiste, Roger Melki nous dévoile tout sur ce sujet. Pour couvrir leurs…

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