Culture
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Nº 3081 du vendredi 1er septembre 2017

Culture

Le 4e long métrage de fiction cinématographique de Ziad Doueiri, L’Insulte, sortira dans les salles obscures, au Liban, à la mi-septembre. Au générique, Adel Karam, Kamel el-Bacha, Camille Salamé, Diamand Abou Abboud, Rita Hayek, Talal el-Jurdi, Christine Choueiri et Julia Kassar.


Après West Beyrouth, Lila dit ça et L’attentat, l’ancien assistant caméraman de Reservoir Dogs, Pulp Fiction et Jackie Brown exprime son regard sur la société libanaise à travers une histoire. Beyrouth, de nos jours, une insulte dégénère en affaire d’Etat. Toni, chrétien libanais, arrose les plantes sur son balcon. De l’eau éclabousse accidentellement la tête de Yasser, palestinien et contremaître du chantier attenant. Une violente dispute éclate. Yasser, excédé, insulte Toni. Blessé dans sa dignité, ce dernier décide de l’attaquer en justice. S’ouvre alors un long procès, où le contentieux devant les tribunaux prend une dimension nationale, et au cours duquel Palestiniens et chrétiens libanais s’affrontent... De blessures secrètes en révélations, l’affrontement des avocats porte le Liban au bord de l’explosion sociale, mais oblige ces deux hommes à se regarder en face.

A l’origine du film
Pourquoi ce thème? «Je n’ai pas délibérément voulu choisir ce sujet. J’ai vécu un petit incident, il y a quelques années, qui m’a fait beaucoup réfléchir. Je m’en suis inspiré pour écrire une histoire avec Joëlle Touma. Dans mon film, je pose des questions aux niveaux artistique et dramatique et non pas aux niveaux politique et social. Mais il va sans dire que les aspects politique et social se mêlent à la dimension dramatique. L’histoire du film n’est pas étrangère à notre société, car notre passé a, sans doute, laissé des traces profondes», explique M. Doueiri. Pour le cinéaste, le plus important est que les personnages font face à des obstacles et des défis internes et externes très grands qu’ils doivent surmonter. Ainsi, ils dévoilent une réalité plus profonde. Que pense-t-il de la réaction des spectateurs? «Ce qui m’importe, c’est que les gens regardent le film, et je ne vois aucun problème s’il encouragera le débat. Les spectateurs ont le droit de l’aimer ou pas. Certains l’apprécieront, d’autres le critiqueront ou poseront des questions. C’est une partie de la responsabilité du réalisateur, et il doit accepter tous les avis et y être prêt. Le film ne pose pas une affaire réglée d’avance, mais pousse à la réflexion».

Une carrière commencée aux états-Unis
Ziad Doueiri grandit à Beyrouth pendant la Guerre civile. Il fait ses études aux Etats-Unis, où il obtient un diplôme en Cinéma de la San Diego State University. Il travaille ensuite en tant qu’assistant opérateur et cadreur à Los Angeles. En 1998, il écrit et réalise son premier long métrage, West Beirut, sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes et primé dans plusieurs festivals internationaux. En 2004, il réalise Lila dit ça et, en 2012, L’attentat (festivals de Telluride, Toronto, San Sebastian et Marrakech). L’insulte (2017), son dernier long métrage, est en compétition à la 74e édition de la Mostra de Venise. Il a également réalisé, en 2016, la saison I de la série Baron Noir pour Canal + (avec Kad Merad et Niels Arestrup) et tourne actuellement la saison II.

Christiane Tager Deslandes

Elle est chanteuse, auteure, compositrice. Définir Yasmine Hamdan relève de la pure gageure. Elle est probablement la somme de tous ces pays où elle a vécu, ces villes qu’elle a connues, ces musiques qu’elle a écoutées et ces chansons qu’elle a retenues. Yasmine Hamdan, c’est aussi l’union de l’Orient et de l’Occident, la fusion entre la musique arabe traditionnelle et la pop occidentale.


Après son premier album en solo Ya Nass, sorti en 2013, elle récidive avec un second, Al Jamilat, dont la sortie internationale a eu lieu en mars 2017, alors qu’au Liban, elle est prévue pour la fin de ce mois et prochainement aux Emirats arabes unis et en Egypte. «Al Jamilat, produit par Hamdanistan records (société créée en partenariat avec son mari, le réalisateur Elia Suleiman), emprunte son titre à un poème de Mahmoud Darwiche. Il a été enregistré entre New York, Paris, Beyrouth et Londres». Pour cet album, Yasmine Hamdan décide de prendre elle-même les choses en main. «J’ai enregistré avec des musiciens à New York, qui n’avaient pratiquement pas entendu les maquettes auparavant. Puis à Paris; ensuite, avec Zeid Hamdan, mon ancien partenaire dans Soapkills à Beyrouth, et je l’ai terminé à Londres», confie la jeune femme à Magazine. A travers cet album, elle a voulu réaliser ses propres idées.
L’une des chansons phares d’Al Jamilat, Balad, elle l’a écrite avec une idée précise en tête. «Je me déplace toujours en taxi lorsque je suis à Beyrouth. Durant mes trajets, j’engageais des conversations avec les chauffeurs et je notais tout ce qu’ils me disaient. Ce sont des gens qui s’expriment clairement, sans détour, et qui ont des idées et des avis sur tout. Je me suis rendu compte que ce sont des personnes cultivées mais désabusées. La plupart ont atteint un point de rupture avec un système politico-économique corrompu. Cela faisait écho au sentiment que j’avais. Le taxi est un espace collectif, un lieu de passage public, imprégné de tant de choses. La chanson Balad est née de cette interaction. J’ai réalisé que je partageais le même avis».
On retrouve d’ailleurs cette dimension sociale et politique dans toutes les chansons de Yasmine Hamdan.
Colère et révolte. Le clip de la chanson, réalisé par son mari Elia Suleiman, est un pur ravissement. «Mon mari adore ce morceau et il avait les images à l’esprit. Les paroles font écho en lui et évoquent ce qu’il voit dans les rues de Beyrouth et d’ailleurs. Il a voulu mettre en image ces paroles avec un brin d’humour». Le clip exprime clairement, avec quelques notes humoristiques, le sentiment de colère et de révolte chez la chanteuse. «Cette colère, elle existe chez beaucoup de gens qui acceptent, pourtant, tout ce qu’ils subissent, convaincus qu’ils ne peuvent pas changer la situation. Ils se sentent impuissants. Toutefois, je pense qu’il y a toujours moyen de faire quelque chose». S’il est vrai que cette chanson est née des multiples échanges qui ont eu lieu dans les taxis, l’artiste reconnaît que toutes ces conversations traduisent ce qu’elle ressent et ce que chaque personne peut ressentir. «Nous vivons dans un monde d’écart. C’est pour moi un sentiment universel, qui existe partout au monde, mais qui est plus précis au Liban. L’écart entre les classes sociales se creuse de plus en plus. La grande majorité des gens subissent une situation qu’ils ne savent pas comment changer. C’est une forme d’abus au Liban, qui crée chez le peuple un sentiment de désespoir».
Lorsqu’on demande à Yasmine Hamdan de définir son style musical, elle estime que la réponse est difficile. «C’est dur de me qualifier. Moi, je crée de la musique. Je m’efforce de ne pas faire partie d’une catégorie déterminée. Je ne veux me limiter à aucun contexte. Rien n’est évident. C’est une confusion de styles. Je n’aime pas les étiquettes et je ne m’y retrouve pas».

Une globetrotteuse
Née à Beyrouth au début de la guerre, Yasmine Hamdan a vécu aux Emirats arabes unis, en Grèce, au Koweït et en France. Elle a fréquenté des langues différentes et connu plusieurs cultures. «Je suis le produit de plusieurs cultures. Cela m’a donné une forme de pluralité», dit-elle. Pour la chanteuse, nous sommes tous le fruit de beaucoup de choses. «C’est ainsi que l’humanité a évolué». Elle se considère chez elle dans plusieurs villes du monde. «Je me sens partout chez moi mais, en fait, nulle part c’est chez moi». Cette situation a développé chez elle le désir de découvrir, d’explorer. «J’ai toujours le sentiment qu’il y a quelque chose ailleurs que je dois aller chercher. J’en ai besoin, même si, pour cela, je dois aller dans des zones à risque. Cela m’excite de faire des choses que je n’ai pas faites auparavant. Peut-être avec le temps, ce sentiment changera, mais jusqu’à présent, j’ai toujours envie de rechercher et d’explorer des choses nouvelles».
Généralement, elle n’écoute pas les chansons qu’elle fait. «J’aime bien prendre de la distance. Quand je les joue live (en direct), j’ai un rapport différent avec les chansons. Récemment, j’ai écouté, par hasard, une chanson de Soapkills et cela m’a beaucoup touchée. Cela m’a ramenée à la personne que j’étais», confie-t-elle.
Evoquant, avec nostalgie, le temps où elle avait fondé, à la fin des années 90, avec Zeid Hamdan, le groupe Soapkills, Yasmine Hamdan confie que c’était une période magique. «C’était la période de la reconstruction. Tous les rêves étaient permis. Nous étions convaincus que tout pouvait changer. C’est vrai que les traces désespérantes de la guerre étaient encore bien là, mais il y avait un espoir de changement. La culture des concerts n’existait pas encore. Il n’y avait pas de réseaux sociaux, pas de Facebook ou de Twitter. Nous nous sommes battus à tous les niveaux et nous avons brisé beaucoup de tabous et de préjugés».
La jeune femme parle de sa révolte, de ses défis. «Je ne voulais pas perpétrer la tradition du destin classique d’une fille».
La musique underground n’était pas encore une notion claire mais, à travers les notes, Yasmine Hamdan se connecte à sa culture. «La musique m’a permis de savoir d’où je viens. A travers elle, j’ai réussi à concilier les différentes parties de moi-même. Je me suis explorée et j’ai appris à me connaître. J’ai appris à exister par moi-même, malgré toutes les difficultés; mais c’était très dur. Aujourd’hui, lorsque je regarde en arrière, je suis très touchée et émue. Je pense que Zeid et moi avions beaucoup de courage. Il y avait toujours le sentiment que chacun faisait quelque chose pour la première fois après la guerre».
 
L’influence d’Asmahan
Lorsqu’on demande à la chanteuse par quelle musique ou quel chanteur elle a été influencée, elle en parle plutôt sous une forme de cadeau, «une forme de générosité que les artistes nous donnent» et il y a toujours une influence quelque part. «J’ai écouté beaucoup d’artistes. Mon père aimait beaucoup la musique classique. Il écoutait Bach et Beethoven. Quand j’ai vécu en Grèce, j’étais influencée par David Bowie, Madonna… Par la suite, j’ai été marquée par Niel Young, Kate Bush…».
Au début, elle écrivait en anglais, mais elle avait toujours l’impression que ce n’était pas elle. Toujours le sentiment de ne pas se retrouver. «Un soir, j’étais au BO18. Il était tard et il restait peu de gens. On a passé un morceau d’Asmahan qui m’a beaucoup émue. Il m’a rappelé ma grand-mère qui le chantait souvent. Le lendemain, j’ai été à Hamra et j’ai commencé à chercher la musique d’Asmahan. C’était très difficile, car ce n’était pas au goût du jour. Quand j’ai commencé à chanter en arabe, nous avons perdu une partie du public, mais nous en avons gagné une autre».
Yasmine Hamdan écoute divers artistes, de différentes nationalités. «Je suis passionnée par la musique et par les voix ».  
Artiste aux multiples talents, icône de la musique underground dans le monde arabe, Yasmine Hamdan est apparue dans le film Only lovers left alive, du réalisateur Jim Jarmusch, où elle joue son propre rôle. La chanson Hal, qu’elle interprète dans ce film, fut nominée pour l’Oscar 2014 de la meilleure chanson originale.

Joëlle Seif

Depuis le 25 février, les planches du théâtre Gemmayzé accueillent la pièce Liaisons dangereuses, adaptée, mise en scène et produite par Joe Kodeih.

On s’est tellement habitués à Joe Kodeih comme un «one man show» qu’on en est venu à oublier presque qu’il est, avant tout, un metteur en scène, un homme de théâtre, ce «concentré de vie», comme il le décrit, cet espace-lieu où «la vie devient meilleure, où elle prend forme comme notre fantasme le souhaite». A la question de savoir si ce théâtre-là lui a manqué, sa réponse fuse aussitôt: «Oui, sûrement, mais je n’ai pas lâché prise entre-temps», travaillant, rappelle-t-il, sur la pièce Rima et sur la mise en scène de Michel et Samir, même si ces deux spectacles s’inscrivent toujours dans le registre de la comédie.
En décidant d’adapter les Liaisons dangereuses, il a fait face à cette même réaction: pourquoi changer une formule gagnante, celle du «one man show», qui était une rémunération à tous les niveaux? Mais Joe Kodeih est retourné à son amour premier, le théâtre, et une pièce en particulier, la première qu’il a jouée de sa vie, en 1993: une adaptation estudiantine des Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos dans laquelle il a interprété le rôle de Valmont. C’est donc tout simplement là que réside le pourquoi du comment de l’actuelle adaptation.

 

Un casting solide
Joe Kodeih passe ainsi à un autre registre, une pièce dramatique, même si elle contient des «étincelles de comédie», et même… des pas de danse dans une chorégraphie signée Mazen Kiwan. Merteuil, Valmont, Tourvel, Volanges, Danceny, interprétés respectivement par Bernadette Houdeib, Joe Kodeih, Solange Trak, Patricia Smayra et Bruno Tabbal effectuent cinq danses sur la scène du théâtre Gemmayzé, les personnages mythiques de l’un des plus célèbres romans épistolaires, devenus des symboles, et qui se présentent là dans une adaptation à la fois libanisée et fidèle à l’esprit littéraire du texte, pour en garder intacte son âme, comme l’a voulu Kodeih, plaçant ainsi l’action dans un contexte atemporel, puisqu’il n’y ait pas fait mention du lieu où ça se passe, en France ou au Liban. Dans cette adaptation, un vrai travail de réécriture, le livre garde son titre original, devenu Gharam wa intikam en arabe. Idem en ce qui concerne les noms des personnages qui restent le point central de l’œuvre, puisque Kodeih et son équipe ont effectué une étude développée de leurs personnages, à tous les niveaux, tout aussi bien psychologique que sémiologique et autres.
Joe Kodeih compte sur son casting qu’il estime «très solide» pour tenir le spectacle de bout en bout et tenir, par-là, la concentration du spectateur, pour que ce dernier ne perde pas le fil conducteur de la pièce. A savoir, d’une certaine manière, le rôle de Danceny, puisque tout se passe dans la tête de l’amoureux de Cécile de Volanges, celui qui, au final, a tué Valmont. C’est que le plus important pour Kodeih est que «le spectateur puisse théâtralement suivre et comprendre jusqu’à la fin ce qui se passe sur scène, qu’il parvienne à se concentrer sur la trame et à garder le fil conducteur des événements. Cela n’est pas facile puisqu’il y a une quinzaine de tableaux, il faut donc que je l’aide un peu». Est-ce donc une pièce difficile? «Très accessible, précise-t-il, mais très juteuse. Chaque scène, même si on pourrait croire qu’elle n’est qu’une sorte de lien entre deux grands moments, eh bien non, le moindre détail a été étudié».

 

Au public de décider
Mis à part cet espoir précis, qui ne peut être que le résultat d’un travail rigoureux, Joe Kodeih n’a pas d’attentes particulières de la part du public libanais. «J’ai fait des succès fous et j’ai joué à guichets fermés pendant des mois. Certes, c’est le but de chaque acteur, metteur en scène, producteur, mais je n’ai jamais travaillé de sorte à attirer le public. Si j’ai dix spectateurs ou des salles combles, la qualité de mon travail ne va pas changer. Et à dire vrai, j’ai écrit dans le passé des pièces qui, à mon sens, avaient une valeur dramaturgique, avec seulement une vingtaine de spectateurs dans la soirée, alors que des pièces, que j’estimais être plus légères, ont cartonné. Récemment, on voit sur le marché au Liban l’effet du marketing sur le succès de tel ou tel spectacle. Je respecte cela, mais je suis loin de jouer le jeu. Je fais mon marketing, certes, je travaille d’une manière très agressive, mais avec beaucoup d’amour. Mon but est de faire du théâtre et c’est au public de décider s’il va venir ou pas. Dans le temps, il n’y avait pas Facebook, c’était juste le bouche à oreille; la première semaine, il n’y avait presque personne et puis on jouait durant des mois, et le public s’asseyait par terre».

Nayla Rached

Informations et réservations: Librairie Antoine ou au (76) 409 109.

Vendredi, 15 Janvier 2016 03:13

Semaine du 15 au 21 janvier

L’affaire SK1
Samedi 16 à 21h55, C+
de Frédéric Tellier
Raphaël Personnaz, Nathalie Baye, Olivier Gourmet et Michel Vuillermoz
En 1991, Franck Magne est un jeune inspecteur du Quai des Orfèvres qui subit le baptême du feu avec l’enquête sur l’assassinat d’une jeune fille. Très vite, d’autres cas semblables (meurtres, viols et tortures) s’accumulent. Magne comprend vite que c’est l’œuvre d’une seule et même personne. Bougon, son supérieur, lui conseille de ne pas trop s’impliquer. Trop tard: Magne n’a de cesse de débusquer l’assassin, jusqu’à mettre à mal sa vie de famille. D’énormes effectifs sont déployés pour traquer le monstre qui est finalement arrêté. Magne croise sur sa route Frédérique Pons, une avocate passionnée, décidée à comprendre la personnalité du meurtrier… (120’, 2014)

 

Les gamins
Dimanche 17 à 21h55, TF1

d’Anthony Marciano
Alain Chabat, Max Boublil, Sandrine Kiberlain, Mélanie Bernier et Alban Lenoir
Très amoureux, Thomas et Lola projettent de se marier. La jeune femme décide de présenter son fiancé à ses parents, Suzanne et Gilbert. Mais ce dernier est en pleine crise: il est convaincu d’avoir raté sa vie à cause de sa femme et de sa fille. Après l’annonce du prochain mariage de cette dernière avec Thomas, il prend le jeune homme sous son aile et lui met en tête de renoncer au mariage pour préserver sa liberté. Il réussit d’ailleurs à le convaincre de tout quitter. Les deux nouveaux amis partent ensemble à l’aventure. Le duo mène dorénavant une vie de gamins, sans horaires et sans contraintes, rythmée par de nombreuses péripéties… (115’, 2013)

 

Les trois prochains jours
Mardi 19 à 22h00, D8

de Paul Haggis
Russell Crowe, Elizabeth Banks, Liam Neeson et Olivia Wilde
A Pittsburgh, John Brennan et sa femme Lara filent le parfait amour et sont les parents d’un adorable petit Luke. Mais un matin, la police débarque chez le couple et arrête Lara qu’elle soupçonne du meurtre de sa patronne. Trois ans plus tard, Lara est toujours en prison et ne voit plus son mari et son fils que lors des visites. Luke se montre de plus en plus distant vis-à-vis de sa mère. John, de son côté, n’a jamais douté de l’innocence de sa femme. Lorsque son dernier appel est rejeté, Lara tente de se suicider. Pour John, il n’y a maintenant plus qu’une solution: faire évader sa femme. Il demande de l’aide au célèbre roi de l’évasion, Damon Pennington... (145’, 2010)

 

Flic, tout simplement
Mercredi 20 à 21h55, F2

d’Yves Rénier
Mathilde Seigner, Philippe Torreton, Yves Rénier et Jean-Marie Winling
Première femme nommée à la tête de la prestigieuse Crim’, Martine Monteil s’est fixé comme priorité absolue de traquer le «tueur de l’Est parisien». Tout en combattant les préjugés, elle entreprend de faire collaborer des services parfois rivaux. Son but: imposer la création d’un fichier des empreintes ADN pour confondre Guy Georges… (95’, 2014)

Phénomène
Jeudi 21 à 21h55, NRJ 12

de Jon Turteltaub
John Travolta, Kyra Sedgwick, Forest Whitaker et Robert Duvall
George Malley, un mécanicien, est apprécié de tous. Il passe ses journées avec son ami Nate, un jeune Noir. Lace, une femme qui élève seule ses deux enfants, lui apporte des chaises de sa confection à vendre. Personne ne les achète, mais George les accepte malgré tout, car il a un faible pour la jeune femme. Le soir qui vient est particulièrement important: toute la ville s’apprête à célébrer le trente-septième anniversaire de George. Alors que la fête bat son plein, il sort seul prendre l’air quand une boule de feu, venue de nulle part, le heurte en plein visage. Mais lorsqu’il interroge ses amis, étrangement, ces derniers lui soutiennent n’avoir rien vu ni entendu. Puis, il rentre chez lui et se met à lire. Car George, dorénavant, est doté de pouvoirs extraordinaires... (140’, 1996)

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Éditorial
Il faut saisir l’opportunité

Avant même que ne soient versés les salaires des fonctionnaires et des militaires, indexés à la nouvelle grille, les prix de certains produits de première nécessité et denrées alimentaires ont augmenté. Les prix avaient déjà fait un bond, il y a quelques mois, lorsque le Parlement avait entamé l’examen de l’échelle des salaires, avant de la renvoyer en Commission. Qui est responsable de cette montée injustifiée des prix? Les détaillants? les grossistes? les importateurs? C’est à l’Etat de trouver la réponse et de prendre les mesures nécessaires. C’est au gouvernement d’enrayer la montée des prix, qui risque de torpiller l’un des seuls aspects positifs de la grille des salaires, celui du renforcement du pouvoir d’achat de 270000 familles, ce qui devrait avoir pour effet de booster la consommation des ménages et, par conséquent, de relancer, même timidement, une économie moribonde.La situation économique est tellement mauvaise que certains acteurs du secteur lient le sort du pays au volume des transferts effectués par la diaspora. Si les flux de capitaux rentrants venaient à baisser pour une quelconque raison, les banques n’auraient plus les moyens de financer l’Etat. La seule lueur d’espoir est la reconstruction de la Syrie et le rôle que le Liban pourrait y jouer, entend-on de plus en plus souvent dans les cercles économiques. Or, la reconstruction semble, aujourd’hui, le thème principal qui occupe les discussions des responsables syriens avec leurs visiteurs étrangers. Des journalistes occidentaux, de retour de Damas, affirment que, «pour la première fois», leurs interlocuteurs étaient plus focalisés sur les questions de la reconstruction que sur les détails des opérations militaires, pourtant marquées par d’importantes avancées de l’armée régulière et de ses alliés sur tous les fronts, notamment face à Daech. «C’est mon dixième voyage à Damas depuis le début de la guerre, nous déclare un journaliste d’un quotidien français. Mais c’est la première fois que j’entends plus parler des projets immobiliers, des perspectives d’investissements et des grands chantiers à venir que des ‘‘victoires’’ de l’armée face aux ‘‘terroristes’’».La Foire internationale de Damas, qui a rouvert ses portes après cinq ans d’absence, était sur toutes les langues. Même les médias officiels syriens l’ont placée au cœur de l’actualité, reléguant au second rang la progression de l’armée dans le désert de la Badiya.Pendant ce temps, les Libanais se chamaillent et font de la surenchère sur l’opportunité de rétablir les contacts avec la Syrie. Il est du devoir de l’Etat de prendre toutes les mesures, politiques ou autres, afin que le Liban soit bien positionné en perspective de la reconstruction de la Syrie. Sinon, le pays risque de laisser passer une chance réelle de redressement.


 Paul Khalifeh
   

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Combien ça coûte

Combien ça coûte un animal domestique
Depuis la fin de la guerre, les Libanais se tournent davantage vers les animaux domestiques. Le marché des petites bêtes à poils prend de plus en plus d’importance et de…

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