Pirates des Caraïbes. De la genèse aux bouleversements
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Nº 3078 du vendredi 2 juin 2017

Pirates des Caraïbes. De la genèse aux bouleversements

 
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    Parmi les blockbusters les plus attendus en ce milieu d’année, le cinquième volet de la franchise des Pirates des Caraïbes, Dead men tell no tales (La Vengeance de Salazar). Attention, Jack...
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Parmi les blockbusters les plus attendus en ce milieu d’année, le cinquième volet de la franchise des Pirates des Caraïbes, Dead men tell no tales (La Vengeance
de Salazar). Attention, Jack Sparrow et ses congénères sont de retour.


En attendant le 5e volet des Pirates des Caraïbes, retour sur cette longue aventure de piraterie cinématographique. 1967, dans le parc d’attraction de Disneyland: une nouvelle animation voit le jour, «Pirates of the Carribean», une croisière scénique avec un parcours chaotique autour de la piraterie dans l’île des Caraïbes, portée par la chanson Yo Ho (A pirate’s life for me). Dès les années 90, l’idée de concevoir un film autour de cette attraction commence à germer. De pérégrinations en scripts, de refus en réécriture, sous l’égide du producteur à succès Jerry Bruckheimer, émerge un scénario, co-signé Terry Rossio, Ted Elliott et Stuart Beattie, en 2002. Le réalisateur Gore Verbinski (Mouse Hunt, The Mexican, The Ring) ne tarde pas à se joindre à l’équipe, séduit par la piraterie, ce «monde de liberté, de grands espaces et de mystères», où «les sentiments y sont exacerbés, rebelles».
Le tournage débute le 9 octobre de la même année. Le film sort en 2003 sous le titre Pirates of the Carribean: the curse of the Black Pearl. Le succès s’avère foudroyant et inattendu, même du côté de la critique qui n’y avait cru qu’à moitié, d’autant que le genre des films de pirates était devenu mineur et dénigré depuis la fin des années 60. Pour relever le défi, les réalisateurs ont eu recours aux côtés surnaturel, déjanté et excentrique, incarnés à merveille par le personnage de pirate rock’n’roll, Jack Sparrow, alias Johnny Depp, ou encore le capitaine Barbossa, interprété par Geoffrey Rush. Face à ces deux acteurs brillants et confirmés, la fraîcheur de deux visages, peu connus encore alors: Orlando Bloom et Keira Knighltey, qui incarnent Will Turner et Elizabeth Swann.
Autour de ces personnages principaux, gravitent une kyrielle d’autres, secondaires, passagers ou des participants, tout aussi hauts en couleurs. Et pour cause, il s’agit essentiellement de pirates et de morts-vivants, qui envahissent l’écran et transporte les spectateurs au XVIIe siècle. Dans ce premier film, il est question d’un médaillon aztèque en or, d’une malédiction, d’une lune qui se lève, d’une histoire d’amour entre la fille du gouverneur de la ville de Port-Royal et d’un fils de pirate qui s’ignore comme tel. Et surtout, d’un protagoniste au charisme incroyable, incarné par Johnny Depp, qui se révèle différemment des personnages torturés qu’il interprétait jusque là. Autant dire que le cahier des charges pour obtenir un blockbuster très divertissant est rempli.
Aux succès public et critique, s’ajoute le succès commercial, avec des recettes de 654 millions de dollars. C’est décidé: ce long-métrage s’instaure comme le premier volet d’une trilogie. En 2006, sort le 2e volet, Dead men’s chest (Le secret du coffre maudit), suivi un an plus tard, de World’s end (Jusqu’au bout du monde) qui s’achève, en donnant les clés de possibles suites. L’une avec la carte de la fontaine de jouvence passée des mains du capitaine Barbossa à celles de Jack Sparrow. L’autre, avec Elizabeth qui attend, dix ans plus tard, en compagnie de son fils, le retour promis de Will Turner.
Ce qui ne devait être qu’une trilogie se transforme en franchise à succès. Le quatrième volet, On stranger Tides (La fontaine de jouvence), sorti en 2011, tranche avec les précédents (Elizabeth et Will en sont absents) et tonne comme une sorte de spin-off, avec un renouvellement partiel du casting qui inclut notamment Penelope Cruz, Astrid Berges-Frisbey et Sam Claflin. Un nouveau réalisateur est monté à bord, en la personne de Bob Marshall.
Les fans des Pirates des Caraïbes attendent désormais le cinquième opus de la franchise. Réalisé par Joachim Rønning et Espen Sandberg, il débarque doté d’un budget pharaonique de 320 millions de dollars.
Cet épisode signe un retour aux sources, d’après ce que les premières indiscrétions ont déjà laissé filtré. Johnny Depp retrouve à l’affiche Geoffrey Rush, avec de nouvelles recrues. L’acteur espagnol Javier Bardem paraît incarner à merveille le méchant capitaine fantôme Armando Salazar. Brenton Thwaites, alias Henry Turner, interprète le fils de Will et Elizabeth, et Kaya Scodelario se glisse dans le rôle de Carina Smyth, une jeune astronome capable de retrouver le trident de Poséidon, l’enjeu de cette histoire. Orlando Bloom et Keira Knightley, apparaissent également en guise de clin d’œil. Pour l’heure, la bande annonce laisse entendre qu’il pourrait s’agir là de la dernière aventure de Jack Sparrow. Mais rien n’est jamais vraiment tranché à Hollywood.

Nayla Rached

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Éditorial
Au nom de la stabilité

La prorogation du mandat du gouverneur de la Banque du Liban (BDL), Riad Salamé, pour un mandat de six années, ne fait pas l’unanimité des partis politiques et des experts, même si la décision a été prise en un tour de main au cours d’une réunion du Conseil des ministres tenue à Baabda. Les opposants à cette décision s’expriment ouvertement. Certains d’entre eux accusent le patron de la banque centrale d’être «l’allié privilégié des banques commerciales», l’affublant, parfois, du titre peu élogieux de «banquier des banques». La stratégie qu’il met en œuvre, à chaque fois que ce secteur est confronté à un début de crise, aboutit à rendre les établissements de crédits, ou la plupart d’entre eux, relativement renforcés. D’autres détracteurs, plus sévères, le qualifient, carrément, de «gardien des voleurs du temple».En deux mots, le 5ème mandat qu’entamera Riad Salamé en juillet sera encore plus délicat et difficile à gérer que les précédents. Le statu quo de stabilité relative au pays du cèdre peut basculer brusquement. Le Proche-Orient est dans la tourmente. Le monde arabe, les présidents américain et russe, Donald Trump et Vladimir Poutine, n’ont pas encore jeté leurs dés et tous les scénarios sont encore possibles. Karl Albrecht avait dit: «Partir avec un idéal en tête et finir avec un deal», alors qu’Ashleigh Brilliant avait conseillé «de négocier (…), si vous ne pouvez ni le contrôler, ni le surmonter.» Or aujourd’hui, le Liban est contraint de suivre les règlements – souvent perçus comme des diktats – des pays dont il utilise la monnaie, en l’occurrence le dollar américain et l’euro, entraînant une obligation inéluctable, celle de la négociation. Riad Salamé a réussi à gérer ce volet, en évitant au Liban et à son secteur bancaire le pire. Néanmoins, il ne peut pas se prévaloir d’avoir relancé la croissance économique – mais est-ce son rôle? –, en dépit des programmes de subvention des taux d’intérêts débiteurs et d’autres stimulations adoptées par la BDL, ces cinq dernières années. Selon les prévisions du FMI, le taux de croissance serait, en 2022, de 3%. Il est évident que la politique monétaire a quelque peu empiété sur la politique économique et financière. Mais qui en assume la responsabilité?Certes, personne n’est indispensable dans le monde des affaires, de l’économie et des finances. Mais il y a aussi ce que l'on appelle «l’homme du moment». En attendant que les épais nuages qui couvrent la région commencent à se dissiper, le pays doit respirer, mais, surtout, il a besoin «d’inspiration divine pour une prudente continuité de résilience et d’ingénierie»… qui profiterait, cette fois, à tous.


 Liliane Mokbel
   

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