10ème édition d’Ayyam Beirut al-Cinema’iya. Le 7ème art, en fête et en chantier
Logo

Nº 3099 du vendredi 1er mars 2019

10ème édition d’Ayyam Beirut al-Cinema’iya. Le 7ème art, en fête et en chantier

 
  • taille de la police diminution de la taille de police diminution de la taille de police augmentation de la taille de police increase font size
  • A
    De
    Message
    10ème édition d’Ayyam Beirut al-Cinema’iya. Le 7ème art, en fête et en chantier
    Organisé par Beirut DC, le festival les Journées Cinématographiques de Beyrouth célèbre cette année sa 10e édition. Du 26 mars au 7 avril, projections et ateliers de travail, cinéphiles et...
  •  
Notez cet article
(0 votes)
A- A+

Organisé par Beirut DC, le festival les Journées Cinématographiques de Beyrouth célèbre cette année sa 10e édition. Du 26 mars au 7 avril, projections et ateliers de travail, cinéphiles et professionnels du métier, à Beyrouth, le cinéma est en fête, et l’industrie toujours en construction.
 

Cette année, Ayyam Beirut al-Cinema’iya célèbre sa 10ème édition et les 20 ans de l’association Beirut DC. Un double événement qui se fête en grande pompe, mais vu «que nos moyens sont limités, nous avons décidé d’organiser plusieurs événements sur toute l’année», explique Zeina Sfeir, directrice artistique.
Il y aura donc Ayyam Beirut al-Cinema’iya du 29 mars au 6 avril, avec le soutien d’Afac, le Fonds arabe pour les arts et la culture, suivi par un partenariat avec l’association Metropolis dans le cadre des Ecrans du Réel au cours duquel Beirut DC aura une carte blanche pour proposer quelques films arabes. Un événement environnemental est également prévu en été, un autre LGBT et un festival de cinéma africain.
Plus restreinte cette année, la programmation d’Ayyam Beirut se déclinera sous le thème Cinéma et diversité, avec la projection au total de 20 films, au cinéma Metropolis, venant de tous les pays arabes: Maroc, Algérie, Tunisie, Egypte, «mais aussi de nouveaux pays actifs sur la carte cinématographique», comme la Lybie ou le Soudan, et bien sûr une grande participation libanaise, essentiellement en films documentaires. «Il y a beaucoup de premiers films dans la programmation», expliquent à la fois Zeina Sfeir et Jessica Khoury, directeur général, qui relèvent essentiellement «le nouveau souffle dans le cinéma arabe qui est en train d’aller très loin, de se distinguer dans les grands festivals internationaux, et qui reflètent à la fois nos sociétés et une certaine identité, tout en étant intéressant au niveau artistique et par ses modèles de production».
Relevons cette année l’introduction d’une nouvelle section dédiée aux vidéos clips, à l’initiative de Stephano Mendelek, programmateur. «Dans la scène indépendante, cette pratique est en train d’évoluer pour devenir une forme artistique en soi. Ces artistes indépendants, même s’ils ont leur audience, n’arrivent toutefois pas à concurrencer les grands artistes arabes populaires établis. Nous avons donc voulu explorer ce nouveau médium, le mettre en valeur, le célébrer, et par là explorer les frontières classiques du cinéma».
Parmi les points forts du festival: dans le cadre de sa section «Le regard sur le monde arabe», avec un focus sur Gaza; une soirée hommage à Jocelyne Saab, au cours de laquelle seront évoqués son parcours et sa démarche cinématographique à travers des témoignages; le lancement du coffret DVD de la filmographie de Ghassan Salhab. Pour sa 10ème édition, autre grande nouveauté, le Festival va s’étendre sur le territoire.
Des projections sont prévues dans les régions, dans les universités, et même dans les prisons. «Comme les gens ne viennent pas pour différentes raisons, on essaie d’aller vers eux, explique Jessica Khoury, et de ne pas garder ce festival confiné à Beyrouth. D’autant plus que ce genre de films a du mal à sortir en salle, alors qu’ils sont porteurs de messages profonds».

Un buzz autour du cinéma. Au-delà des cinéphiles, Ayyam Beirut al-Cinema’iya s’adresse également aux professionnels du métier à travers Beirut Cinema Platform qui a été lancée en 2015. Co-organisée, depuis sa 2e édition, par Beirut DC et Fondation Liban Cinéma, cette plateforme de co-production permettra, cette année, à 18 projets de longs-métrages de fiction ou de documentaire en compétition et 4 hors compétition, de venir à Beyrouth pendant trois jours pour rencontrer des collaborateurs potentiels. Un 2ème projet sera lancé cette année, explique Jad Abi Khalil, directeur du BCP: Good Pitch bel arabi. «L’idée de ce format, lancé par l’organisation Doc Society, est de trouver des partenaires potentiels aux documentaires, ou à ces projets de films, qui sont de la société civile. Au niveau du financement, il s’agit de trouver des fonds de soutien en dehors des systèmes classiques de production. Quant à la distribution, il s’agit de la diversifier, d’aller au-delà des sorties en salle et des tournées dans les festivals: on a toujours besoin de relier le film à la société civile dans le sens large du terme, de partir dans les zones éloignées en dehors des grandes villes. C’est le producteur d’impact (impact producer) qui va se charger de cette tâche». Un atelier de travail sera donc organisé à Beyrouth dans l’intention de former des producteurs d’impact. BCP et Good Pitch, en soutien avec la fondation Ford, le British Council et Doha Film Institute, se tiendront à l’hôtel Le Bristol, «un lieu relié à l’image et à l’histoire de Beyrouth».
Parallèlement, l’association Metropolis organise la 2ème édition du Beirut Locarno Industry Academy International, un atelier pour la distribution, et la Fondation Liban Cinéma organise également trois événements cinématographiques. «L’idée est que toutes ces associations avaient envie d’avoir un événement majeur pour le cinéma au Liban, explique Jad Abi Khalil, nous avons donc associé nos efforts pour le faire en mars», parallèlement à Ayyam Beirut al-Cinema’iya.

Nayla Rached
 

Ecrivez un commentaire

Assurez-vous d’avoir inscrit les informations requises, là où c’est indiqué.

Éditorial
Comparer le comparable

Le retour des réfugiés syriens dans leur pays est une vraie bataille dans l’intérêt du Liban et une fausse cause pour ceux qui, au nom de diverses considérations, tentent d’en discuter les modalités et les conditions, au risque d’en entraver ou d’en retarder le processus. La balance penche résolument du côté des facteurs qui plaident pour un retour sans délai des réfugiés. L’argument qui vient le plus naturellement à l’esprit est que le cas des déplacés syriens risque de connaître le même sort que la présence palestinienne, qui dure «provisoirement» depuis 1948. Les défenseurs zélés des réfugiés affirment qu’il ne faut pas «comparer» deux situations qui ont des commencements et des cheminements différents et qui n’auront pas forcément le même dénouement. Ceux-là et celles-là semblent oublier que la comparaison a de tout temps été l’outil le plus important de l’homme, celui qui lui permet de créer des repères pour évaluer une situation présente afin d’imaginer des solutions ou une conduite à adopter. C’est la comparaison avec des situations antérieures qui permet d’établir une échelle de valeur pour en tirer une grille de lecture. L’homme «compare» tout et depuis toujours. Lorsqu’il admire une œuvre d’art, il le fait par rapport à d’autres toiles ou sculptures qu’il connaît déjà. Quand il savoure un mets, il ne peut s’empêcher de le «comparer» à d’autres cuisines. En se plongeant dans un nouveau livre, il l’évalue par rapport à une lecture précédente ou aux auteurs avec lesquels il est familier, quelle que soit l’opinion qu’il peut en avoir. Lorsqu’il dit avoir rencontré l’amour de sa vie, il le fait en fonction de toutes les relations amoureuses qu’il a pu avoir dans le passé.La comparaison est l’outil le plus légitime, le plus efficace, y compris et surtout dans le cas des réfugiés syriens. Le risque qu’ils restent au Liban est sérieux. Les études des Nations unies montrent que 35% des déplacés restent dans les pays d’accueil et que la durée moyenne d’un exil est de 17 ans. On n’oserait pas imaginer les conséquences que cela pourrait avoir sur la démographie, le tissu social et l’économie.Le redressement économique passe inéluctablement par le retour des réfugiés syriens chez eux. L’infrastructure du Liban, sa production d’électricité, déjà déficitaire, l’ensemble de ses services publics, son territoire exigu, sa composition démographique délicate, ne peuvent plus supporter la présence sur son sol d’une population qui représente le quart de ses habitants.Ceux qui adhèrent aux arguments de la communauté internationale pour refuser le retour des réfugiés avant une solution politique en Syrie servent, consciemment ou inconsciemment, des agendas politiques desquels le Liban n’a rien à tirer. L’objectif des puissances occidentales et de leurs alliés régionaux est de garder les 5 millions de réfugiés syriens en réserve, dans l’espoir de peser sur le résultat de l’élection présidentielle en Syrie, en 2021. Il est inadmissible de lier le sort de notre pays à ces enjeux géopolitiques qui le dépassent. La priorité, pour le Liban, est qu’ils rentrent chez eux dignement, dans les régions pacifiées. Que les Nations unies et les faux objecteurs de conscience leur fournissent l’aide sur place.


 Paul Khalifeh
   

Combien ça coûte

Les franchises libanaises
Le Liban compte aujourd’hui environ 744 sociétés qui opèrent dans le secteur de la franchise. Cette industrie contribue à près de 1,5 milliard de dollars à l’économie nationale, soit près…

Santé

La maladie de Lyme. Stop à l’escroquerie
Non, la maladie de Lyme ne tue pas. Non, les pathologies qu’on vous énumère ne sont pas dues à la…

Bannière
Designed and Developed by:   iBaroody
© Magazine.com.lb 2016 All Rights Reserved