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Nº 2991 du vendredi 6 mars 2015

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Safar lance 23 Kilograms

Safar, un groupe qui brandit le «voyage» comme nom. Mayssa Jallad et Elie Abdelnour, deux musiciens venus de mondes professionnels aux antipodes de la scène musicale: de la médecine et de l’architecture. 23 Kilograms, le titre de leur premier EP qui comporte quatre pistes seulement. Quatre chansons écrites et interprétées par Mayssa Jallad et composées par Elie Abdelnour, à la guitare également. Quatre chansons qui dégagent une ambiance éthérée et sentimentale. Overlove, 23 Kilograms, Olive oil soul, Between the trees; autant de façons différentes de chanter l’amour, l’exil, la vie dans les affres de la rencontre et de la séparation.
Amis de longue date, Mayssa Jallad et Elie Abdelnour n’ont véritablement constitué leur groupe que quand ils ont remporté la première compétition de Beirut Open Stage en février 2013. Une victoire qui leur a permis, la même année, d’enregistrer leur premier single et vidéo, Sheets, puis de se produire dans plusieurs halls de la capitale et de collaborer avec d’autres noms de la scène locale, à l’instar de Zeid Hamdan, Fareeq el-Atrash, Adonis, Postcards, Loopstache. Depuis quelques semaines, leur premier EP, 23 Kilograms, est disponible dans les bacs et en ligne.
Overlove lance l’album; quelques notes au xylophone qui se déversent et débouchent, ce qui pourrait résonner comme une boîte musicale d’enfant, une balade sous les chapiteaux d’un cirque, le manège d’un parc d’attractions, tout en exploration musicale autour d’un amour qui submerge. Après la simplicité, légèrement naïve, de la première chanson, la surprise éclate à la 2e piste. Une belle, très belle surprise, tant au niveau du texte que de la musique, ces deux entités n’en formant plus qu’une seule, l’enclume et le marteau à la fois pour forger la chanson éponyme de l’album. Basé sur une rythmique et un refrain envoûtants, 23 Kilograms éveille les sens de l’auditeur et s’y insinue à son insu. On se plaît à répéter inlassablement le refrain: «23 kilograms you pack up and leave/23 kilograms I’m begging you please/A zipper, a pocket just a little space/Let me sneak into your 23 kilograms suitcase». La fluidité des images et de la musique se condense l’espace de quelques minutes, cet espace alloué à la chanson où se libèrent les sensations, à la fois connues et nouvelles, usées et renouvelées pour engendrer l’authentique simplicité d’images qui se cherchent au moment où elles s’accordent aux mots et s’imbriquent à la musique.


Festival de musique de Tyr
Depuis son ouverture l’année dernière, le théâtre Istanbouli, à Tyr, continue de programmer, d’organiser et de mettre en place diverses activités culturelles, autour du théâtre, du cinéma, de la musique. Après le Festival international de théâtre, le Festival du court-métrage de Tyr et le Festival international du film Cultural resistance, il lance le Festival international de musique de Tyr, qui aura lieu du 7 au 11 mars.
Avec pour but de promouvoir de jeunes artistes et de créer un espace d’échange multiculturel consacré à la musique, le festival accueillera des artistes de divers pays, du Liban, de Palestine, d’Italie, de Finlande, du Cameroun, de Chine… Dans sa première édition, il rend hommage à Wadih el-Safi et Sabah, deux icônes de la musique arabe, un hommage qui se fera en présence du fils du compositeur décédé, Georges el-Safi, et de la nièce de Sabah, Claudia Akl. Parmi les invités du festival figurent également Sami Hawat, Rizkallah (Lybie), Mohammad el-Hajari (Yémen), ainsi que d’autres participants libanais, dont Wissam Hadah, le groupe Monte-Carlo, Rami Ala’ el-Dîn, Zeina Ibrahim, Jacques Nehmé, Youssef el-Fahel et Hussein Qoraouni. L’ouverture du festival, le 7 du mois, à 16 heures, se fera sous la forme d’une parade, d’un carnaval musical, qui partira du port de Tyr avant de rejoindre les prémices du théâtre al-Hamra.
C’est, en effet, dans les anciens locaux du cinéma al-Hamra, l’un des théâtres les plus marquants de l’histoire culturelle libanaise, fermé pendant plus de 30 ans, que le théâtre Istanbouli s’est établi, grâce aux efforts de l’acteur et metteur en scène Kassem Istanbouli et une équipe de jeunes bénévoles de la ville.


Sur les planches
Collecting home de Yara Bou Nassar
Une valise, et la ville se déverse

Elle entre en scène. Une valise à la main. Une valise contenant autant d’histoires, que d’objets, que de villes. Face à un public assis dans l’intimité de la petite salle du théâtre Monnot, Yara Bou Nassar raconte son périple. Elle nous prend à témoin pour nous conter sa ville, Beyrouth, notre ville, en nous tendant la supposition, possible seulement dramaturgique, que nous ne la connaissons pas, que nous ne savons rien de cette ville. Beyrouth, dont elle est partie un peu par hasard, comme elle dit, interpellée par un son qu’elle décide de suivre. C’est ce qu’elle nous explique dès les premières minutes dans ce qui résonne comme un prélude de «l’ici», où le sourire se mêle à la douceur de la voix, au regard interrogateur et scrutateur. Femme à la valise, fouilleuse d’histoires et de contes, défricheuse de frontières invisibles, elle les tend sur les fils de sa maison sans murs, avec rien que des portes et des fenêtres. Des objets de tout genre s’amoncellent sur les cordes et sur scène; un ballon rempli d’air, des cartes postales, une radio… autant de souvenirs glanés qui s’estompent comme poussière de mémoire.
Au son de la musique en direct de Paed Conca, les villes s’imbriquent, les scènes se succèdent, les mots s’enchaînent. Mais le spectateur relâche par moments son attention face à la déconstruction, à la faiblesse du texte qui ne décolle que par à-coups. Yara Bou Nassar maîtrise, toutefois, la scène. Sa présence physique, son corps, ses gestes, ses mouvements, les traits de son visage même renvoient à un espace théâtral dépourvu de théâtralité tonitruante, empreint au contraire de la simplicité du geste, un geste étudié dans tous ses détails.
Une paire de chaussures. Une autre, puis une autre encore. Différents genres, différentes couleurs. Tour à tour, elles sont, soit accrochées sur les cordes tendues, soit remises à leur place à l’intérieur de la valise. Symboles d’un départ continuel, perpétuellement recommencé, elles deviennent suggestion d’un martèlement urbain et chaotique qui entraîne dans l’engrenage d’une recherche sans quête, propulsée seulement par une envie de fuite. Fuir ailleurs, mais fuir où? Le seul espace qui semble lui rester finalement est celui des planches, de la scène, du théâtre. Yara Bou Nassar nous ramène inéluctablement à notre position de spectateurs, et elle, devant nous, la comédienne qui a retrouvé peut-être là, au cœur du théâtre, sa seule ville, sans murs, sans frontières. Peut-être ne sommes-nous également que les spectateurs de notre ville, rien que des spectateurs d’une ville qui persiste à nous échapper.
Collecting home: stories of cities with missing walls se poursuit jusqu’au 8 mars, à 19h, au théâtre Monnot.


The Invitation
Ecrite et mise en scène par Marcel Ghosn, The invitation est une comédie sociale et romantique qui transporte le spectateur dans le monde complexe des relations quotidiennes et des problèmes qui en découlent, éclairés de manière sarcastique. Au cœur du spectacle, un fouillis d’émotions où s’imbriquent la tension sexuelle, la jalousie, le mensonge et le vin qui coule à l’occasion d’un dîner, pour le moins troublé, plein de surprises et de situations inattendues.
Au théâtre Béryte, dès le 6 mars et tout au long du mois, du vendredi au dimanche, à 20h30.
Billets en vente à la Librairie Antoine.

Jeune Public
Mini Studio présente Les aventures de Peter Cottontail, un conte musical qui se déploie au rythme des chansons rendues célèbres par le programme télévisé. La pièce trilingue d’une heure se donne en français, arabe et anglais.
Au théâtre Monroe, tous les samedis, du 7 mars au 18 avril, ainsi que les lundis de Pâques, les 6 et 13 avril, à 16h.
Billets en vente à la Librairie Antoine et au guichet du théâtre de l’hôtel Monroe, Minet el-Hosn.

 

Nayla Rached

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Éditorial
La 51e étoile

Des élus de la nation qui ovationnent avec enthousiasme un dirigeant étranger, décochant des piques empoisonnées contre le président de leur pays, est une scène à laquelle les Libanais sont habitués. Ils pensaient même détenir l’exclusivité de cette mauvaise manie qui consiste à applaudir frénétiquement les donneurs de leçons, venus d’outre-mer, et à mépriser leurs concitoyens avec qui ils partagent, pourtant, l’air et la terre, l’histoire et l’avenir, les fortunes et les infortunes. Ces spécimens de Libanais doivent être confortés aujourd’hui dans leurs certitudes, après avoir découvert que cette dérive de l’intellect et du comportement n’a pas épargné l’institution du Congrès américain. Que des dizaines de sénateurs et membres de la Chambre des représentants écoutent avec fascination, un sourire béat aux lèvres, Benyamin Netanyahu dénigrant, avec des mots enrobés d’amabilités, la stratégie iranienne de Barack Obama, est, certes, stupéfiant. Que des élus américains cautionnent, participent ou se taisent face à l’humiliation de leur président par un dirigeant étranger, sous le dôme du Capitole, est ahurissant. Comme chez nous au Liban, une partie de la classe politique américaine a commis l’inadmissible faute d’avoir recours à une «aide extérieure» dans des règlements de comptes intérieurs. Sauf si ces élus, et avec eux Benyamin Netanyahu, considèrent Israël comme le 51e Etat américain et non pas un pays étranger. Même si tel était le cas, l’arrogance des propos du Premier ministre israélien reste incompréhensible. S’il s’est adressé au Congrès en sa qualité de dirigeant étranger, l’éthique, le protocole, la reconnaissance du ventre et tout un tas de considérations politiques et morales, auraient dû le contraindre à un devoir de retenue. Ce à quoi s’est livré Benyamin Netanyahu n’est plus du registre du lobbying, mais de l’ingérence effrontée dans les affaires intérieures d’un pays, non seulement souverain, mais qui se voit comme une puissance mondiale sans égale. S’il a pris la parole en tant que gouverneur du 51e Etat, il s’est alors rendu coupable d’une grave violation de la Constitution américaine, qui n’accorde aux gouverneurs aucune prérogative en matière de politique étrangère et octroie au président des Etats-Unis tous les pouvoirs dans ce domaine. Benyamin Netanyahu a fait preuve de peu d’égards pour sa fonction de Premier ministre et pour celle, occulte, de gouverneur d’un Etat américain. Au-delà de ces réflexions, l’hôte encombrant du Congrès a conforté dans leurs convictions ceux qui croient qu’Israël ne peut vivre que dans un état de guerre permanente; qu’il ne peut survivre que s’il donne de lui-même l’image d’une oasis de démocratie, entourée de grands méchants loups qui ne rêvent que de le dévorer vivant. La diabolisation outrancière de l’Iran participe de cette idéologie. Pourtant, Israël ne semble pas craindre le rétablissement  du califat par le groupe Etat islamique et n’est pas inquiet de la montée en puissance du Front al-Nosra. Au contraire, l’Etat hébreu s’est lancé dans une stratégie d’instrumentalisation de la branche syrienne d’al-Qaïda et d’autres groupes extrémistes en leur apportant une aide directe pour établir une zone tampon le long du Golan occupé, comme en attestent les rapports des observateurs des Nations unies, distribués à la mi-janvier aux membres du Conseil de sécurité. Ces conclusions font état d’une soixantaine de réunions entre des officiers israéliens et des chefs rebelles syriens et de «transferts de caisses» aux combattants extrémistes. En dépit du show présenté par Netanyahu au Congrès, il semble que l’accord sur le nucléaire entre l’Iran et les Etats-Unis soit presque terminé. Il faut commencer à imaginer dès aujourd’hui comment sera le Proche-Orient après cet événement historique.


 Paul Khalifeh
   

Santé

Sensibilisation aux maladies cardiaques chez les femmes. Protégez votre cœur!
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