Institut Cervantes. Un nouveau départ tout en technologies au BDD
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Nº 3082 du vendredi 6 octobre 2017

Institut Cervantes. Un nouveau départ tout en technologies au BDD

 
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    L’Institut Cervantes change d’adresse: direction le BDD (Beirut Digital District) pour se placer au cœur de la modernité. Eduardo Navarro Carrión, responsable des activités culturelles à l’Institut Cervantes, nous parle...
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L’Institut Cervantes change d’adresse: direction le BDD (Beirut Digital District) pour se placer au cœur de la modernité. Eduardo Navarro Carrión, responsable des activités culturelles à l’Institut Cervantes, nous parle de ce déménagement, des objectifs et des activités prévues.   


Pourquoi l’Institut Cervantes se déplace-t-il au BDD?
L’Institut Cervantes a décidé de se déplacer au BDD, motivé par la recherche de meilleures installations qui répondent aux standards les plus modernes en ce qui concerne les nouvelles technologies. Le BDD est devenu une référence pour les nouvelles compagnies au Liban, les boîtes créatives et les entreprises d’innovation. Tous les talents du pays se rassemblent dans ces installations qui sont à la hauteur de n’importe quel district digital au monde.
Si on parle de capital humain, nous sommes tous conscients que le Liban jouit d’un nombre important d’entrepreneurs dans plusieurs secteurs qui attirent l’attention de leurs pairs les plus compétitifs. C’est justement là où nous voulons être: nous voulons soutenir ce sang neuf libanais, mais nous voulons également apprendre d’eux pour nous améliorer.

Vous pensez être plus actifs là-bas?
Le nouveau siège de l’Institut au BDD aura, en plus de 11 salles de cours complètement équipées, des espaces culturels, un amphithéâtre et une salle d’exposition mise à disposition de la culture espagnole, bien entendu, mais pas seulement. Dans notre programme pour 2018, nous travaillons déjà avec des jeunes artistes libanais qui offriront au public des aperçus de leur travail tout à fait inspirant. Ce déménagement est le fruit d’une profonde réflexion sur comment nous voulons être partie prenante de la société où nous sommes. Au-delà du patrimoine partagé entre l’Espagne et le Moyen Orient, au-delà de la longue tradition du centre à Beyrouth, nous nous tournons vers l’avenir. Nous sommes deux pays qui mettons l’accent sur la créativité et l’innovation, comme une valeur fixe du développement.

Quelles seront vos activités ?
Comme nous le faisons depuis plus de 60 ans, les cours d’espagnol au BDD ont commencé début octobre. En ce qui concerne les projets culturels, nous ouvrirons l’espace avec une exposition de l’artiste espagnol Xabier Mascarò. Cet artiste, qui a déjà présenté son travail dans la région, d’Amman à Abou Dhabi, tire son inspiration de l’archéologie. Pour cela, nous avons voulu coopérer avec une institution libanaise, un pays étonnement riche dans le domaine, pour placer les œuvres dans un contexte intellectuel. L’exposition sera partagée entre notre nouveau siège et le musée d’archéologie de l’AUB, qui est, sans doute, un pilier dans ce domaine au niveau international.

Quel programme pour cette année?
Pour l’automne, nous travaillons sur une proposition d’ateliers culturels dédiés à la gastronomie espagnole et aux vins d’Espagne. Tous les deux sont bien connus au Liban, mais nous voulons aller plus en profondeur pour offrir l’opportunité d’apprendre à cuisiner un menu de tapas espagnoles, avec l’aide d’un chef venu d’Andalousie.  

Parlez-nous un peu de l’exposition inaugurale?
L’artiste puise son inspiration des cultures millénaires. Ses œuvres nous attirent et nous incitent à la méditation individuelle profonde presque sans nous en rendre compte. L’union culturelle dans le travail de Mascaró est évidente: nous pouvons y voir les Mayas, l’Egypte, la Grèce, la Chine, la Mésopotamie… Le grand public est invité au vernissage de cette exposition, qui aura lieu le 23 novembre, pour en discuter avec l’artiste.

Christiane Tager Deslandes

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Éditorial
Les aléas de la géopolitique

Toujours prompts à flairer les bonnes affaires, les Libanais ont été parmi les premiers entrepreneurs à débarquer au Kurdistan irakien, en 2006, au lendemain du vote par le Parlement de cette région autonome, d’une loi sur la libéralisation des investissements. Financiers, promoteurs immobiliers, opérateurs, conseillers, les Libanais étaient présents à tous les échelons et dans tous les domaines, à l’exception de l’industrie, où leur apport était plutôt modeste face au savoir-faire des Turcs et des Chinois. Une quarantaine de sociétés libanaises et autant de joint-ventures avec des partenaires locaux se sont implantées dans cette région, longtemps qualifiée d’«eldorado» par la presse régionale et internationale. Elles étaient présentes et parfois pionnières dans les domaines de l’hôtellerie, de la banque, de l’informatique, de la construction, du tourisme, du transport aérien, de la restauration, de l’éducation, de la distribution... C’est, par exemple, le Libanais Dar al-Handassa, qui avait été choisi pour établir un plan d’aménagement urbain de la ville d’Erbil à l’horizon 2030. Quelque 5 000 Libanais ont trouvé un emploi au Kurdistan au plus fort du boom économique, transférant au Liban plusieurs dizaines de millions de dollars par an.La situation économique a commencé à se détériorer avec la proclamation du califat de Daech, en juin 2014. De nombreuses entreprises libanaises ont réduit le volume de leurs affaires, d’autres, moins nombreuses, ont plié bagages. Mais toutes nourrissaient l’espoir de voir le marché redémarrer après la fin de la crise et de participer à la fondation d’un nouveau Dubaï.Le référendum organisé le 25 septembre porte un coup sérieux à leurs rêves. Le Kurdistan est un territoire totalement enclavé et encerclé par trois Etats qui sont farouchement hostiles à toute velléité d’indépendance: l’Irak, la Turquie et l’Iran. Ces pays peuvent, s’ils le souhaitent, isoler la région autonome du monde extérieur et une éventuelle fermeture totale des frontières aura des effets désastreux non seulement sur l’économie mais aussi sur l’approvisionnement des marchés avec les produits de bases.Une fois de plus, les Libanais sont victimes des aléas de la géopolitique. Même s’ils se consolent, en vantant leur extraordinaire capacité à renaître de leurs cendres, comme le phénix, ou à repousser toujours plus loin les frontières des affaires, comme les Phéniciens, le monde devient de plus en plus dangereux, risqué et compliqué pour eux. Certes, ils imagineront des solutions de rechange, comme celle d’aller investir à Chypre (voir page 32). Mais il s’agit opportunités ponctuelles susceptibles d’apporter des réponses sur le court terme. Seul le Liban peut leur offrir un refuge durable et sûr. Le temps est venu de lancer des réformes profondes pour moderniser l’économie, alléger les poids de la bureaucratie, limiter le gaspillage des deniers publics, améliorer le climat des affaires et lutter contre la corruption endémique.


 Paul Khalifeh
   

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