Mois de la francophonie. Le français, bouillon de culture
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Nº 3099 du vendredi 1er mars 2019

Mois de la francophonie. Le français, bouillon de culture

 
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    Qui dit mars, dit francophonie dans tous ces états. Cette année encore, l’Institut français du Liban ne déroge pas à la règle en proposant une programmation riche et variée qui...
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Qui dit mars, dit francophonie dans tous ces états. Cette année encore, l’Institut français du Liban ne déroge pas à la règle en proposant une programmation riche et variée qui satisfera tous les francophones, petits et grands.

1er mars
DELPHINE BARDIN
La pianiste soliste Delphine Bardin, lauréate du prix Pro Médicis, interprètera, accompagnée pour l’occasion de l’orchestre philharmonique du Liban, le Concerto pour piano et orchestre en ré mineur no 20,  l’Ouverture Idomeneo, deux œuvres de Mozart, ainsi que le Concerto pour violoncelle et orchestre, avec le violoncelliste soliste Charbel Charbel.
Native de Tours, Delphine Bardin se
transfigure littéralement quand elle se met au piano, offrant aux mélomanes son instinct musical d’une très grande justesse, servi par son hypersensibilité.
A 20h30, église St-Joseph des Pères Jésuites, Monot. Entrée libre, sans réservation.

8 mars
PRIX INTERNATIONAL DES FEMMES PHOTOGRAPHES
Pour l’édition 2019, la lauréate du prix international des femmes photographes sera annoncée en direct de l’Institut français à Beyrouth, à l’occasion de la Journée internationale des droits de la femme. Un jury
international composé de personnalités éminentes de la communauté artistique a sélectionné 11 finalistes qui présenteront leurs travaux durant tout le mois de la francophonie, avant d’exposer leurs clichés en France, en Asie et au Moyen-Orient. Aujourd’hui, si un photographe sur 4 est une femme dans les agences photo, elles gagnent 29% de moins que leurs collègues masculins, malgré une prise de risques identique.
L’association International Women Photographers Award, qui est à l’origine de ce prix, lutte contre leur sous-représentation dans les institutions et les soutient dans leur pratique et leurs démarches personnelles comme professionnelles.

 

JOGGING, pièce de théâtre par Hanane Hajj Ali
Hanane, une comédienne, une citoyenne cinquantenaire fait son jogging quotidien dans les rues de Beyrouth pour lutter contre l’ostéoporose, l’obésité et la dépression. Tout en courant, elle revisite ses rêves, ses désirs, ses désillusions et toutes les facettes du personnage de Médée. Seule sur scène, Hanane, femme et mère, dévoile son identité pour devenir une comédienne qui incarne différents visages de Médée qui finissent par s’emboîter comme des poupées russes. Une pièce conçue, écrite et interprétée par Hanane Hajj Ali, sous la direction artistique d’Eric Deniaud. Organisé en coopération avec Heinrich Böll Stiftung – MENA Office, Ambassade de Suisse au Liban
A 20h, salle Montaigne - IFL, Beyrouth. Spectacle en arabe surtitré en français. Entrée libre.

Du 11 au 17 mars
FESTIVAL INTERNATIONAL DU CONTE ET DU MONODRAME
La Maison des arts et du conte, en collaboration avec le Théâtre Monnot, le collectif Kahraba, la Maison de l’artiste à Hammana et avec le soutien de l’Institut français du Liban organise la 20ème édition du festival international du conte, avec pour thème Orient-occident, réciproquement, à destination des élèves comme du grand public. A voir, des représentations ciblant le jeune public, la tournée des conteurs et deux représentations publiques délivrées par de jeunes conteurs amateurs.
Maison de l’artiste à Hammana et en tournée au Liban. Programme complet sur la page Facebook  de la Maison des arts et du conte.
 
15 mars
3ème éDITION DU PRIX LYCéEN DE TRADUCTION FRANCOPHONE
Dans le cadre de la Journée des langues organisée par la Faculté de langues et de traduction, en collaboration avec l’IFL, le prix de la 3ème édition du Prix lycéen de traduction francophone 2019, ouvert aux écoles publiques et privées, dont le thème est La plume du traducteur, sera remis.
A 9h, USJ - Campus des sciences humaines, rue de Damas, Beyrouth.

NOS DIVAS, par Hassan Geretly
Exploration intimiste à plusieurs voix librement inspiré du roman illustré O nuit ô mes yeux, de Lamia Ziadé, Nos divas est mis en scène par la compagnie al-Warsha. Sur scène, une diseuse, un chanteur joueur de oud, un dramaturge et un metteur en scène présentent des variations originales inspirées de l’âge d’or de la chanson et du cinéma égyptien, faisant revivre une époque mythique empreinte de liberté, d’énergie, d’excès et de gaieté. A 20h, salle Montaigne de l’IFL. En arabe et français. Entrée: 15 000 L.L. Tarif étudiant: 10 000 L.L.

21 mars 
PRINTEMPS DES POETES
Dirigée par Antoine Boulad, la collection En vers et avec tous des Éditions Oser Dire privilégie l’écriture poétique sous ses multiples formes. Elle se propose de devenir porte-voix de toutes celles et ceux pour qui les mots ont une chair vivante, témoignant de la vitalité, de la fertilité et de l’universalité de la francophonie en terres d’Orient. Au cours de cette soirée animée par Antoine Boulad, Fady Noun et Lina Sleiman liront et présenteront leurs recueils.
A 18h30, Café des lettres – IFL.

22 mars
LE PIANO ORIENTAL, de Zeina Abi Rached
Beyrouth dans les années cinquante. Abdallah Kamanja, pianiste et compositeur, reçoit une lettre l’invitant à se rendre à Vienne pour présenter au manufacteur de piano Hofman, son invention… le piano oriental.
Zeina Abirached au dessin et à la lecture, Stéphane Tsapis au piano, racontent dans ce concert illustré le destin de ce piano unique au monde, qui permet de jouer les quarts de tons de la musique orientale sur un clavier de piano. En écho au cheminement d’Abdallah Kamanja et de son piano bilingue, véritable trait d’union entre la musique occidentale et orientale, Zeina Abirached livre son propre tâtonnement entre ses deux langues maternelles, le français et l’arabe. Le piano oriental, conçu par le grand-père de l’écrivain sera sur la scène pour la première fois au Liban.
A 20h, salle Montaigne - IFL. En français.
Entrée: 15 000 L.L. Tarif étudiant: 10 000 L.L.

Jenny Saleh
 

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Éditorial
Comparer le comparable

Le retour des réfugiés syriens dans leur pays est une vraie bataille dans l’intérêt du Liban et une fausse cause pour ceux qui, au nom de diverses considérations, tentent d’en discuter les modalités et les conditions, au risque d’en entraver ou d’en retarder le processus. La balance penche résolument du côté des facteurs qui plaident pour un retour sans délai des réfugiés. L’argument qui vient le plus naturellement à l’esprit est que le cas des déplacés syriens risque de connaître le même sort que la présence palestinienne, qui dure «provisoirement» depuis 1948. Les défenseurs zélés des réfugiés affirment qu’il ne faut pas «comparer» deux situations qui ont des commencements et des cheminements différents et qui n’auront pas forcément le même dénouement. Ceux-là et celles-là semblent oublier que la comparaison a de tout temps été l’outil le plus important de l’homme, celui qui lui permet de créer des repères pour évaluer une situation présente afin d’imaginer des solutions ou une conduite à adopter. C’est la comparaison avec des situations antérieures qui permet d’établir une échelle de valeur pour en tirer une grille de lecture. L’homme «compare» tout et depuis toujours. Lorsqu’il admire une œuvre d’art, il le fait par rapport à d’autres toiles ou sculptures qu’il connaît déjà. Quand il savoure un mets, il ne peut s’empêcher de le «comparer» à d’autres cuisines. En se plongeant dans un nouveau livre, il l’évalue par rapport à une lecture précédente ou aux auteurs avec lesquels il est familier, quelle que soit l’opinion qu’il peut en avoir. Lorsqu’il dit avoir rencontré l’amour de sa vie, il le fait en fonction de toutes les relations amoureuses qu’il a pu avoir dans le passé.La comparaison est l’outil le plus légitime, le plus efficace, y compris et surtout dans le cas des réfugiés syriens. Le risque qu’ils restent au Liban est sérieux. Les études des Nations unies montrent que 35% des déplacés restent dans les pays d’accueil et que la durée moyenne d’un exil est de 17 ans. On n’oserait pas imaginer les conséquences que cela pourrait avoir sur la démographie, le tissu social et l’économie.Le redressement économique passe inéluctablement par le retour des réfugiés syriens chez eux. L’infrastructure du Liban, sa production d’électricité, déjà déficitaire, l’ensemble de ses services publics, son territoire exigu, sa composition démographique délicate, ne peuvent plus supporter la présence sur son sol d’une population qui représente le quart de ses habitants.Ceux qui adhèrent aux arguments de la communauté internationale pour refuser le retour des réfugiés avant une solution politique en Syrie servent, consciemment ou inconsciemment, des agendas politiques desquels le Liban n’a rien à tirer. L’objectif des puissances occidentales et de leurs alliés régionaux est de garder les 5 millions de réfugiés syriens en réserve, dans l’espoir de peser sur le résultat de l’élection présidentielle en Syrie, en 2021. Il est inadmissible de lier le sort de notre pays à ces enjeux géopolitiques qui le dépassent. La priorité, pour le Liban, est qu’ils rentrent chez eux dignement, dans les régions pacifiées. Que les Nations unies et les faux objecteurs de conscience leur fournissent l’aide sur place.


 Paul Khalifeh
   

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