Vinifest. Rendre hommage au vin du terroir
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Nº 3095 du vendredi 2 novembre 2018

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Le festival Vinifest fête ses 11 ans! Chaque année cet événement est une occasion incontournable pour les professionnels et amateurs de la vigne de se donner rendez-vous dans un lieu emblématique de Beyrouth, à l’hippodrome.


Dans un cadre digne des plus grandes heures de la capitale libanaise, les échanges, discussions et dégustations des plus grands crus locaux se sont déroulés pendant quatre jours, accueillant 30 000 personnes selon l’organisatrice de vinifest, Néda Farah.
Entre les stands de producteurs et les ateliers de dégustation, la foule déambule lentement pour découvrir les meilleurs crus du terroir. Sous les pins centenaires de l’Hippodrome éclairés d’un halo de lumière blanche, la musique des différents artistes présents pendant ces quatre jours retentit et accompagne les visiteurs, venus parfois de loin: «Il y a beaucoup de professionnels qui viennent visiter le festival. Chaque année, nous avons aussi beaucoup d’étrangers qui décident de voyager à Beyrouth au moment où Vinifest a lieu. Ils y viennent pour acheter du vin. Certaines personnes nous ont même contacté de Tchécoslovaquie, d’Amérique du sud, il y avait aussi des Français, des Italiens, des Américains … Il y a aussi des amateurs, des œnophiles».

Des vins à découvrir
Sur place les visiteurs avaient l’embarras du choix. Le Liban, de par la qualité exceptionnelle de son terroir et qui bénéficie d’une météo clémente avec 365 jours d’ensoleillement par an permet aux producteurs de proposer une multitude de vins variés et autres spiritueux: «Il y avait tous les genres de vins produits au Liban. Nous avons tous les cépages possibles surtout les cépages libanais comme le Merwah Obeideh qui sont des cépages autochtones avec lesquels nous produisons des vins qui plaisent surtout à l’étranger. Nos cépages sont pour la plupart des cépages bordelais mais nous en importons aussi d’Espagne et d’Italie, mais surtout d’Espagne». Pour cette onzième édition les visiteurs n’ont pas été au bout de leurs surprises. Cette année Vinifest proposait des nouveautés pour le moins originales selon Néda Farah: «Nous avons proposé du vin et de l’Arak à base de pommes. Les producteurs libanais ont aussi commencé à produire leur propre champagne (à la façon champenoise) qui a été goûté au Liban. En même temps nous avons aussi le vin bleu: il s’agit d’un vin blanc fermenté d’une façon spéciale et qui est coloré avec des produits naturels. Il y  même du champagne bleu!».
Selon Néda Farah, le festival Vinifest offre une bonne visibilité au vin libanais, qui grâce à cela connaît un succès grandissant à l’international: «Le vin libanais est en train de prendre une très grande ampleur. D’ailleurs la société qui organise Vinifest a déjà organisé plusieurs évènements relatifs au vin à l’étranger: en Allemagne, en Suisse, aux Etats-Unis et bientôt ailleurs. Le vin libanais est de plus en plus apprécié à l’étranger car c’est un vin qui bénéficie d’un grand ensoleillement et qui par conséquent plaît beaucoup. Le sol et le climat jouent un très grand rôle». Un succès rendu possible en outre selon l’organisatrice grâce au Ministère de l’agriculture: «Le ministère déploie un grand effort pour promouvoir le vin libanais à l’étranger, notamment en organisant plusieurs salons dans divers pays.» Aujourd’hui 40% du vin libanais est exporté à l’étranger, selon Néda Farah, qui compte bien pour l’année prochaine «faire toujours mieux!».

Margueritte Silve

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Éditorial
Le réflexe de Samson

La guerre menée par les Etats-Unis et ses alliés contre le Hezbollah est entrée dans une nouvelle phase. C’est l’impression qu’ont eue des diplomates européens et des hommes politiques libanais après avoir rencontré des responsables américains ces dernières semaines. Washington durcit progressivement les sanctions contre le Hezbollah dans le but de «l’affamer». Le président Donald Trump a signé, jeudi 25 octobre, un projet de loi élargissant la liste des personnes pouvant être sanctionnées pour avoir fait affaire avec le parti chiite. «Nous allons cibler, déstabiliser et démanteler leurs réseaux opérationnels et financiers, qui étaient nombreux, et qui le sont beaucoup moins maintenant», a-t-il déclaré. Quelques jours plus tôt, le secrétaire américain à la Justice, Jeff Sessions, avait désigné le Hezbollah comme étant une «organisation transnationale criminelle contre laquelle les Etats-Unis vont mener des enquêtes approfondies et engager des poursuites». «Une équipe spéciale de procureurs expérimentés dans le domaine de la lutte contre le trafic de drogue, le terrorisme, le crime organisé et le blanchiment d’argent va enquêter sur des individus et réseaux soutenant le Hezbollah», a affirmé Jeff Sessions. Le durcissement des sanctions américaines n’est pas une surprise. Dans une interview publiée par le quotidien israélien The Jerusalem Post à la mi-août, un ancien chef du Mossad, Tamir Pardo, avait reconnu qu’il n’était plus possible de vaincre militairement le Hezbollah mais qu’il fallait imposer des sanctions au Liban pour en venir à bout. Cette nouvelle stratégie mise au point entre Washington et ses proches alliés n’a pas échappé au commandement du parti, qui les prend très au sérieux. «Le Hezbollah fait l’objet de pressions, a déclaré Sayyed Hassan Nasrallah dans un de ses discours de Achoura. C’est plutôt une menace psychologique qu’une véritable menace. Ceux qui conspirent contre notre région, comme Israël, les Etats-Unis et leurs alliés, ne reconnaîtront pas notre victoire. Ils ont échoué dans la guerre militaire contre nous, alors ils essaient de nous frapper de l’intérieur».   Le Hezbollah pense que le véritable objectif des mesures américaines est de l’isoler sur le plan interne en le coupant de sa base populaire et de ses soutiens au sein des autres communautés. C’est ce qui expliquerait le fait que les sanctions pourraient être progressivement élargies pour englober des noms et des entités qui ne sont pas forcément liés au parti mais qui appartiennent à des alliés de différentes communautés. Des sources informées affirment, qu’à terme, entre 300 et 1 000 noms seraient inscrits sur les listes américaines. Si elle est prise, une telle mesure risquerait d’avoir de sérieuses répercussions sur l’économie. C’est cela qui a inquiété les diplomates européens et les hommes politiques libanais, qui ont senti que Washington ne se souciait plus de la stabilité du Liban et avait développé un réflexe de Samson, qui a détruit le temple sur sa tête et sur celles de ses ennemis philistins. Le Hezbollah ne reste pas les bras croisés face à ce changement de tactique. Il a lui aussi entamé une nouvelle étape de son parcours politique. La première étape, en 1992, a été son entrée sur la scène politique libanaise avec sa participation aux élections législatives. La deuxième, en 2005, a marqué sa participation au pouvoir exécutif, avec, pour la première fois, des ministres nommés au gouvernement. En 2018, le Hezbollah entame la troisième étape: la conquête de l’administration publique.


 Paul Khalifeh
   

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