Kyle Eastwood. «Les Libanais sont chaleureux et amicaux»
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Nº 3095 du vendredi 2 novembre 2018

Kyle Eastwood. «Les Libanais sont chaleureux et amicaux»

 
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    «Bien plus qu’un fils de, Kyle Eastwood est un jazzman de renom ainsi qu’un compositeur de bandes-originales réputé», écrit Rolling Stone. Kyle Eastwood donnera un concert le 7 novembre au...
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«Bien plus qu’un fils de, Kyle Eastwood est un jazzman de renom ainsi qu’un compositeur de bandes-originales réputé», écrit Rolling Stone. Kyle Eastwood donnera un concert le 7 novembre au Music Hall Starco dans le cadre de Liban Jazz. E-interview
 

Lors de votre concert, vous présenterez au public libanais votre dernier album In transit, dans lequel vous mêlez standards, des compositions des films d’Ennio Morricone et des compositions originales. Quelle est la raison de ce mélange ?
Depuis que je m’en rappelle, je suis attiré par tous les genres musicaux, et je puise mon influence de différents styles de musique. J’ai grandi en écoutant du jazz à la maison, puisque mes parents sont de très grands fans de jazz et de blues. Mais j’ai grandi aussi en écoutant la radio, dans les années 70, 80; j’ai donc aussi dans mes bagages de la pop, du R’n’B, du funk. Etant exposé au cinéma dès mon plus jeune âge, j’ai développé également un amour pour les grands compositeurs de bandes son. J’ai eu de la chance de pouvoir beaucoup voyager dans ma vie et de découvrir la musique de différents pays et cultures. Je n’ai jamais pensé à mettre des cloisons en ce qui concerne la musique, je suis mon instinct; ce que j’aime et ce que je n’aime pas. Et je citerai là-dessus, le grand Duke Ellington: «Il n’y a que deux genres de musique: la bonne et la mauvaise».

Entre le studio et le live, quelles différences?
J’aime travailler en studio, mais je crois que j’aime plus jouer en live. Pour mes multiples albums, on entre en studio avec les musiciens et on enregistre en live comme si on donnait un concert. Je crois que c’est de cette manière que le jazz est le mieux représenté.

La composition d’une bande son est sûrement différente de la composition de tout autre album, quel est votre modus operandi dans ce cas-là?
Pour la composition d’une bande son, la première chose que je fais est de visionner le film de bout en bout dans sa mouture finale ou presque finale. Puis je choisis trois ou quatre scènes que j’estime avoir besoin de musique et d’être mises en avant et que je revois à plusieurs reprises. Puis j’emporte à la maison ces scènes-là, enregistrées sur un support DVD, et je les accompagne au piano en essayant de leur trouver une belle mélodie ou un motif musical. Puis j’enregistre des demos sur mon ordinateur avant d’entamer la phase finale: l’enregistrement en studio avec musiciens et orchestre.

Vous avez grandi dans une famille passionnée de jazz, quelles ont été vos influences?
J’ai grandi avec des parents qui écoutaient beaucoup de jazz Big Band, comme Duke Ellington, Count Basie, Stan Kenton. J’écoutais également Stan Getz, Miles Davis, Oscar Peterson et Ben Webster. A partir de là, je suis parti tout seul à la découverte d’autres jazzmen et d’autres albums.

Le Jazz est souvent perçu comme une musique hermétique et complexe, comment la présenteriez-vous à une personne réfractaire à en écouter?
Comme je l’ai déjà dit, je suis influencé non seulement par le jazz mais par différents styles de musique; et cela se reflète dans mon écriture et mes compositions. Je crois que dans ma musique, il y en a pour tous les goûts. Et j’espère que les auditeurs l’écouteront avec une ouverture d’esprit pour pouvoir en juger eux-mêmes, au lieu de rester sur l’impression qu’ils n’aiment pas le jazz.

Quelle est votre relation avec la basse?
J’ai toujours aimé le drum’n bass. J’ai commencé très jeune à apprendre le piano et vers l’âge de 12 ans j’ai également appris à jouer de la guitare. Deux années plus tard environ, j’ai touché à la basse et cela m’est venu tout naturellement. Peut-être que c’est la basse qui m’a choisi!

 

Présentez-nous les musiciens de votre quintet qui vous accompagneront lors du concert au Liban. Et comment se passe la collaboration sur scène et en studio?
Mon groupe régulier est composé de Quentin Collins à la trompette, Brandon Allen aux saxophones, Andrew McCormack au piano et Chris Higginbottom à la batterie. Cela fait plus de dix ans que le pianiste et le trompettiste m’accompagnent, et quatre ans pour le saxophoniste et le batteur. Au fil des années, nous avons développé une véritable affinité musicale et une relation amicale. Nous composons de la musique ensemble et ils contribuent à l’arrangement des chansons que nous jouons et enregistrons. Nous passons de très bons moments ensemble à jouer et en tournée.

C’est votre première visite au Liban? Avez-vous des attentes particulières du public libanais?
Oui, ce sera ma première visite au Liban, et je suis très excité à l’idée de venir. J’ai entendu beaucoup de belles choses sur la ville, et j’ai d’ailleurs plusieurs amis du Liban. J’ai toujours trouvé que les Libanais étaient chaleureux et amicaux. J’aime aussi la nourriture libanaise, ainsi que l’art, la musique et la culture du Liban. Je suis donc très impatient de venir. A bientôt!

 

Nayla Rached

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Éditorial
Le réflexe de Samson

La guerre menée par les Etats-Unis et ses alliés contre le Hezbollah est entrée dans une nouvelle phase. C’est l’impression qu’ont eue des diplomates européens et des hommes politiques libanais après avoir rencontré des responsables américains ces dernières semaines. Washington durcit progressivement les sanctions contre le Hezbollah dans le but de «l’affamer». Le président Donald Trump a signé, jeudi 25 octobre, un projet de loi élargissant la liste des personnes pouvant être sanctionnées pour avoir fait affaire avec le parti chiite. «Nous allons cibler, déstabiliser et démanteler leurs réseaux opérationnels et financiers, qui étaient nombreux, et qui le sont beaucoup moins maintenant», a-t-il déclaré. Quelques jours plus tôt, le secrétaire américain à la Justice, Jeff Sessions, avait désigné le Hezbollah comme étant une «organisation transnationale criminelle contre laquelle les Etats-Unis vont mener des enquêtes approfondies et engager des poursuites». «Une équipe spéciale de procureurs expérimentés dans le domaine de la lutte contre le trafic de drogue, le terrorisme, le crime organisé et le blanchiment d’argent va enquêter sur des individus et réseaux soutenant le Hezbollah», a affirmé Jeff Sessions. Le durcissement des sanctions américaines n’est pas une surprise. Dans une interview publiée par le quotidien israélien The Jerusalem Post à la mi-août, un ancien chef du Mossad, Tamir Pardo, avait reconnu qu’il n’était plus possible de vaincre militairement le Hezbollah mais qu’il fallait imposer des sanctions au Liban pour en venir à bout. Cette nouvelle stratégie mise au point entre Washington et ses proches alliés n’a pas échappé au commandement du parti, qui les prend très au sérieux. «Le Hezbollah fait l’objet de pressions, a déclaré Sayyed Hassan Nasrallah dans un de ses discours de Achoura. C’est plutôt une menace psychologique qu’une véritable menace. Ceux qui conspirent contre notre région, comme Israël, les Etats-Unis et leurs alliés, ne reconnaîtront pas notre victoire. Ils ont échoué dans la guerre militaire contre nous, alors ils essaient de nous frapper de l’intérieur».   Le Hezbollah pense que le véritable objectif des mesures américaines est de l’isoler sur le plan interne en le coupant de sa base populaire et de ses soutiens au sein des autres communautés. C’est ce qui expliquerait le fait que les sanctions pourraient être progressivement élargies pour englober des noms et des entités qui ne sont pas forcément liés au parti mais qui appartiennent à des alliés de différentes communautés. Des sources informées affirment, qu’à terme, entre 300 et 1 000 noms seraient inscrits sur les listes américaines. Si elle est prise, une telle mesure risquerait d’avoir de sérieuses répercussions sur l’économie. C’est cela qui a inquiété les diplomates européens et les hommes politiques libanais, qui ont senti que Washington ne se souciait plus de la stabilité du Liban et avait développé un réflexe de Samson, qui a détruit le temple sur sa tête et sur celles de ses ennemis philistins. Le Hezbollah ne reste pas les bras croisés face à ce changement de tactique. Il a lui aussi entamé une nouvelle étape de son parcours politique. La première étape, en 1992, a été son entrée sur la scène politique libanaise avec sa participation aux élections législatives. La deuxième, en 2005, a marqué sa participation au pouvoir exécutif, avec, pour la première fois, des ministres nommés au gouvernement. En 2018, le Hezbollah entame la troisième étape: la conquête de l’administration publique.


 Paul Khalifeh
   

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